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GREVES à partir du 24 novembre

Vendredi 20 novembre 2009
L'assemblée de section du PCF Paris 15ème a lieu ce soir avec comme ordre du jour :

- Notre intervention dans les luttes, notamment en soutien des grèves du 24 novembre.

Derniers tracts: Poste - Education nationale - Société générale - ... Convergences 1 - Convergences 2

- Elections régionales - Consultation des communistes

Notre motion pour une liste  de rassemblement présentée et conduite par le PCF

Conférences régionales du PCF : la mascarade continue. Exemple en Ile-de-France.

Le compte-rendu de notre dernière assemblée du 3 novembre 2009
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Vendredi 20 novembre 2009
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Avec les postiers, les enseignants, les employés de banques à partir du 24 novembre,

CONVERGENCES pour une autre politique tout de suite

 

Pendant que le gouvernement endette le pays de 150 milliards d’euros rien que pour 2010, aux dépens des dépenses publiques et sociales utiles au plus grand nombre, mais pour alimenter les profits des multinationales et les revenus des plus riches,

 

Pendant que le chômage progresse de 50.000 victimes par mois, que les salaires réels baissent, que la vie de tous les jours devient plus difficile pour la majorité des salariés,

 

Pendant la vie politique médiatisée se concentre sur des rivalités de personnes et des combinaisons politiciennes pour les élections de 2012 pour nous laisser subir,

 

Des centaines de milliers de salariés résistent et se battent.

Leurs luttes affrontent toutes la politique du pouvoir au service du patronat et portent une exigence de rupture. Elles présentent toutes un caractère d’intérêt général.

 

Ainsi à partir du 24 novembre, les postiers engagent une grève reconductible avec leurs organisations syndicales face au projet de loi qui veut transformer La Poste en SA et casser le monopole public subsistant en « transposant » une directive européenne.

Des millions d’usagers ont déjà apporté leur soutien à cette bataille contre cette nouvelle étape de la privatisation, pour la défense d’un service public essentiel à la vie quotidienne, à la vie économique, à l’aménagement du territoire, à l’accès de tous aux services bancaires,etc aussi pour la défense de dizaines de milliers d’emplois directement menacés.

Un rapport de forces existe pour gagner le retrait du projet de loi, commencer à inverser le processus de privatisation. Une telle victoire débloquerait de nombreuses aux luttes et la perspective politique.

 

Le 24 novembre aussi, les enseignants et autres personnels de l’éducation nationale, des universités et de la recherche sont également appelés à la grève. Encore 16.000 suppressions d’emplois sont programmées pour 2010, cela fera 50.000 en cinq ans. Le projet de réforme du lycée le confirme : le pouvoir veut accélérer l’éclatement de l’éducation nationale, la marchandisation de l’enseignement. Des formations plus inégalitaires, plus chères pour les familles et les étudiants, répondant aux besoins à court terme d’un patronat qui organise le déclin de l’économie du pays : voilà son projet à long terme. Pour l’immédiat comme pour l’avenir, l’immense majorité de la population a intérêt à soutenir les profs.

 

Toujours ce 24 novembre, les employés de la Société Générale sont également appelés à la grève. La banque, comme ses sœurs, a repris de plus bel ses activités spéculatives, tout en continuant à facturer au prix fort ses services aux clients ordinaires. Elle affiche un profit insolent de 450 millions d’euros pour le seul 3ème trimestre.

Mais côté salaires, la direction de la Société générale propose 0,7% d’augmentation en 2010 tout en agitant la menace de suppressions d’emploi et en alourdissant la charge de travail.

Alors encore qu’on apprend que certains traders ont touché des millions d’euros de bonus, 10,75 millions pour un seul individu, en pleine « crise ». Inacceptable ! D’autant plus que le gouvernement lui a octroyé généreusement un prêt de 4 milliards d’euros qui a permis de faire considérablement remonter le cours de l’action et qu’il a renoncé à surtaxer de 10% les bénéfices des banques. Les revendications des agents de la Société Générale sont plus que légitimes. Elles posent la question de la reconquête d’un secteur financier nationalisé et souligne l’importance de la défense de La Poste publique.

 

Salariés, toutes ces batailles sont les nôtre. Dans le bassin d’emploi de la Plaine Balard, qui n’est pas concerné ? Certainement pas les salariés des Banques populaires après la fusion avec les Caisses d’épargne et la politique spéculative désastreuse téléguidée depuis des années par le pouvoir (Natixis)?

Certainement pas les agents de l’HEGP alors que 1150 suppressions d’emploi sont annoncées à l’Assistance publique !

Certainement pas les salariés de France Télévisions sur lesquels pèse la contre-réforme du financement du service public de l’an dernier !

Certainement pas les agents du PMU menacés par la perte du monopole sur les paris hippiques !

 

La libéralisation des jeux d’argent :

tout un symbole de la politique au service du Medef et du capital !

 

Ensemble, gagnons une rupture politique tout de suite ! Soutenons les luttes des uns et des autres et réciproquement !

 

 

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Jeudi 19 novembre 2009

Le tract en PDF

Avec les postiers, à partir du 24 novembre, on peut gagner !

 

Les cinq principaux syndicats de La Poste appellent à la grève mardi 24 novembre. D’ores et déjà, comme à Paris, leurs organisations départementales appellent à un mouvement reconductible jusqu’au retrait du projet de loi.

 

Les communistes, dans la suite de leurs actions depuis des mois, apportent leur entier soutien à ce mouvement et feront tout pour qu’il aboutisse à une victoire.

L’avenir du service public de la Poste est une question primordiale. La défense de La Poste constitue aussi un point de convergence de toutes les luttes qui animent le pays face à la politique au service des puissances d’argent.

 

Les forces existent pour gagner tout de suite.

 

Gagner quoi ? L’arrêt, l’inversion du processus de privatisation de La Poste.

 

Comment ? En obtenant, comme nous avons gagné le retrait du CPE en 2006, le retrait du projet de loi du gouvernement et des deux dispositions qu’il porte : la transformation de La Poste en société anonyme et la transposition de la directive européenne de mise en concurrence totale de la distribution du courrier.

 

Le gouvernement et la direction de l’entreprise sont de plus en plus sur la défensive et essaient de tromper l’opinion publique, de gagner du temps pour faire passer le projet dans la période de Noël.

 

Mais personne ne croit le ministre Estrosi quand il prétend que le projet de loi rend La Poste « imprivatisable ». Le changement de statut a été le moyen d’ouvrir le capital, c'est-à-dire de privatiser progressivement, France Telecom, EDF, GDF… La même recette est à l’œuvre. Il est apparu dans le débat au Sénat que, précisément parce que le projet de loi casse tout ce qui reste du monopole public de La Poste, la privatisation partielle cesse d’être anticonstitutionnelle.


Confronté à la colère et à la mobilisation croissantes des usagers dans les bureaux, à une mobilisation sans précédent depuis très longtemps des personnels de l’enseigne (45% de grévistes dans les bureaux parisiens le 21 septembre), le PDG Bailly relance une campagne, complaisamment relayée dans les media, sur les bienfaits de la restructurations des bureaux en ville. Mais l’expérience est têtue ! La fermeture des guichets, le manque de personnel exaspèrent les usagers et allongent les queues que les écrans de télévision publicitaires et les espaces boutiques ne diminuent en rien. Le congrès des maires de France doit constater aussi que plusieurs milliers de bureaux de plein exercice, encore, sont menacés en zone rurale.

 

Rien que depuis le début novembre, des dizaines de luttes se développent dans les centres de distributions, les centres de tri ou de préparation du courrier : à Plougastel, à Rennes, à Dardilly dans le Rhône, à Saint-Quentin, à Beauvais, à Gif-sur-Yvette… Les directions locales hésitent entre répression et apaisement. Des avancées importantes sur les revendications ont été obtenues par le mouvement comme au centre de distribution de Paris 17.

 

Tout cela reflète le potentiel énorme de rassemblement pour défendre le service public de La Poste.

Le 22 septembre, 100.000 postiers étaient dans l’action.

Le 3 octobre, deux millions d’usagers ont exprimé leur volonté d’agir avec eux contre tout projet de privatisation.

 

Ces possibilités de rassemblement des salariés, des usagers dépassent largement les limites de l’union des organisations politiques.

 

La discussion au Sénat a permis, grâce en particulier aux sénateurs communistes, de faire durer les débats, de pousser le gouvernement dans ses retranchements. Mais l’issue du vote au Parlement est connue d’avance.

Tous les soutiens politiques aux luttes sont bons à prendre. Mais, il faut être clair sur l’objectif. Ce n’est pas de reconstituer la « gauche plurielle » mais de faire échec au gouvernement tout de suite. Le PS approuvant les directives européennes, les initiatives politiques communes sont bridées sur le fond. On ne peut plus se cantonner à réclamer un référendum, que Sarkozy n’octroiera pas, sur un sujet indéfini pour ne gêner aucun parti. Ce n’est pas notre conception de l’unité dans l’action ! Certains politiciens renvoient même toute issue aux élections et à 2012.

 

Non ! C’est maintenant que cela se joue et que l’on peut gagner.

 

Le 24 novembre, les postiers ne seront pas seuls dans l’action. Les enseignants et personnels de l’éducation nationale seront aussi en grève notamment contre les suppressions de postes. A la SNCF, après le succès de la grève du 20 octobre, à la RATP, à EDF et GDF, des hôpitaux dans l’ensemble du service public, le mouvement s’étend. La perspective d’un nouveau « novembre/décembre 95 » est réaliste. D’autant que les salariés du privé, notamment de l’industrie sont aussi passés à l’action.

 

La perspective politique peut se débloquer par les luttes et leur convergence !

Communistes, nous mettons nos propositions et notre action à leur service.

 

Nous avons rassemblé pour l’instant dans les entreprises et les quartiers du 15ème 2950 signatures sur la pétition « arrêtons la privatisation de La Poste, non à la casse du statut public de La Poste, non à l’application des directives de marchandisation, retrait du projet de loi Lagarde ».

 

 

(puces hors texte)

 

Défendons le statut public de La Poste et son unicité = exigeons l’intégration de la banque postale dans l’établissement public.

 

Partout en France : une forte combativité des postiers, de premières victoires partielles!

Extraits et rien qu’en novembre :

 

Beauvais (60). 7 jours de grève à la distribution : 5 embauches.

Saint-Quentin (02). 60% de grévistes contre la réorganisation : 35 heures supplémentaires payées.

Gif-sur-Yvette (91). 80% de grévistes chez les facteurs : un poste et des horaires fixes gagnés

Dardilly (69). Grève des facteurs (85%) depuis le 9 novembre pour l’emploi et les horaires.

Landivisiau (29) : 58% de grévistes contre la réorganisation

Le Port (Réunion) : début le 16 novembre d’une grève contre le plan « Facteurs d’avenir »

Dunkerque (59) : depuis le 19 novembre, 90% de grévistes contre la suppression de 10 tournées

Toulouse (31) : grève massive des guichetiers contre 20 suppressions de poste

Et à Paris, rappel : les 9 jours de grève à plus de 70% des facteurs du 17ème en octobre a déjà permis notamment de sauver 11 emplois, d’obtenir 6 titularisations, de faire reporter la réorganisation,…

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Lundi 16 novembre 2009

Conférences régionales du PCF : la mascarade continue.

 

Exemple en Ile-de-France.

 

Analyse et compte-rendu du PCF Paris 15

 

 

La conférence régionale du PCF en Ile-de-France des 14 et 15 novembre était entièrement prévisible.

Les quelque 350 participants avaient été soigneusement choisis par les directions départementales, peut-être trop bien au vu du résultat caricatural : 94% d’approbation de « l’offre de la direction nationale pour le Front de gauche.

Les adhérents sont maintenant appelés à plébisciter à leur tour ce choix entre le 19 et le 21 novembre. En toute ignorance de cause !

Car de véritable débat dans le Parti avec les communistes sur la stratégie aux régionales, il n’y en pas eu et il n’y en aura pas avant le vote interne.

Prudemment, la direction a annulé le Conseil national de fin septembre qui devait lancer la discussion.

Après le CN des 24 et 25 octobre, les communistes ont disposé de quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre politique » avant désignation des délégués à la conférence régionale. Maintenant ils ont 4 jours pour se prononcer sur ses conclusions, par ailleurs toujours aussi troubles.

La conférence régionale a donné lieu à un interminable verbiage destiné à escamoter les questions de fond que notre unique délégué, avec 2 autres camarades des sections de Paris 5ème et de Meaux ont été presque seuls à soulever.

D’abord sur le bilan des régions de gauche à participation communiste. C’est devenu une formule rituelle notamment des élus sortants : « on ne gagne pas les élections sur des bilans ». On doit conclure qu’on les gagne sur des promesses que l’on n’est pas obligé de tenir !

Il y a une réalité que la direction du Parti, en particulier en Ile-de-France, ne veut pas entendre, ne veut surtout pas que les communistes entendent : c’est que les élus de la liste de la « gauche populaire et citoyenne » en 2004, conçue exactement suivant le principe du Front de gauche, ont cautionné jusqu’au bout, au sein de l’exécutif avec leurs vice-présidences, toutes les orientations sociales-libérales de la majorité du Président PS, Jean-Paul Huchon.

Nous avons pris, les premiers, l’initiative de propager très largement depuis août les conceptions politiques de Huchon exprimées dans son livre de 2008 (voir en lien). Elles sont si « énormes », si outrancières dans l’approbation du libéralisme et de l’Europe des régions, qu’enfin, le rapport introductif de la Conférence régionale les a citées.

Mais en oubliant la participation active des élus du Front de gauche (PCF, PG, alternatifs, divers…) !

Sur les rapports avec le PS à l’avenir, la conférence régionale, comme « l’offre politique » s’efforcent de tromper sur la marchandise. Le « Front de gauche » est présenté comme une façon de s’émanciper du PS, mais pour mieux construire des majorités dans les institutions derrière lui, autant dire pour ratisser plus large à gauche, aux régionales puis en vue d’une nouvelle alternance stérile en 2012.

Quelles sont les conditions d’une participation éventuelle au prochain exécutif régional après les élections ? Il n’y en a pas !  Des esprits fumeux vont même jusqu’à prétendre que négocier un accord sur les contenus avec le PS, ce serait s’enchaîner ! Non, il faut pouvoir continuer à tout se permettre comme depuis 2004, sans contrôle des communistes.

Très drôle : pour essayer de démarquer le « Front de gauche » de la social-démocratie, la tribune de la conférence a proposé de mettre sur le bulletin de vote une case pour une liste d’union de toute la gauche dès le 1er tour. Mais problème : comme l’a judicieusement fait remarquer le camarade de Meaux à l’assistance, il faudrait qu’au moins un délégué l’ait proposé. Aucun de ceux qui collaborent avec le PS dans les institutions n’a bien entendu voulu se mouiller et se discréditer ! Il a fallu qu’une déléguée quasi inconnue se dévoue !

Il faut dire aussi qu’en Ile-de-France, contrairement à d’autres régions, les sondages garantissent un score au dessus de 5% permettant la fusion avec le PS et Europe-écologie et qu’une répartition des places a eu lieu en 2004.

C’est de nouveau, comme d’habitude, sur les questions de candidatures que le débat s’est avivé.

Autant les communistes sont privés de débat de fond, autant les débats entre composantes du Front de gauche, même complètement groupusculaires, font rage et autant ils sont abreuvés de prises de position personnelles dans les media, notamment l’Huma.

Il y a de quoi complètement s’y perdre.

Il y a d’un côté Robert Hue qui s’affiche avec Peillon, le Modem et Huchon et qui devrait être candidat dès le 1er tour sur sa liste.

D’un autre côté, il y a le maire de Sevran, Stéphane Gattignon, maire PCF mais qui conteste la raison d’être du PCF depuis vingt ans, qui annonce qu’il figurera sur la liste d’Europe-Ecologie.

Il y a aussi Mélenchon qui évoque sa candidature en Ile-de-France comme chef de file, histoire d’ajouter au trouble des communistes.

Il y a encore Patrice Braouezec qui fait don de sa personne comme chef de file du Front de gauche dans notre région parce que, en somme, il est communiste, un peu mais pas trop et que donc il peut mieux incarner le Front de gauche. Parmi ses soutiens, on trouve Jean-Jacques Karman d’Aubervilliers dont la seule cohérence est de changer tout le temps de camp (on voit quel crédit accorder à de tels « opposants » de « gauche » au processus de disparition du Parti).

Dans tout ce micmac, apparaît au grand jour la nature et l’objectif du « Front de gauche », dans la suite des collectifs antilibéraux, de la candidature de la « gauche populaire antilibérale » de MG.Buffet en 2007 : au nom d’un pseudo rassemblement, il s’agit d’accélérer l’effacement et la décomposition du PCF.

Avec ses alliances à géométrie variable au plan national, avec ce que nos propres partenaires vont dénoncer comme des compromissions avec le PS, avec un tel spectacle, notre parti, le PCF, sortira encore un peu plus discrédité des élections régionales. D’autant plus que les préoccupations institutionnelles et politiciennes l’écarte des fronts de lutte et de ses positions fondamentales.

Pour les communistes désorientés, mais qui veulent que leur Parti continue d’exister et se renforce, la direction tend une fausse perche. Elle les invite à peser dans le Front de gauche pour que Pierre Laurent, futur secrétaire national, soit tête de liste du Front en Ile-de-France. Implicitement, c’est essayer l’impliquer les communistes attachés à leur parti au processus qui le saborde.

A la conférence, à peu près un quart des délégués, défendant plus ou moins Braouezec se sont prononcés pour que la tête de liste régionale ne soit pas un dirigeant communiste. Dans l’autre sens, défendant Pierre Laurent, la tribune a fait ajouter au bulletin de vote sur la case « front de gauche » cette phrase étonnante : « Considérant la place et l’influence du PCF en Île de France, les communistes proposent que la tête de liste soit issue du PCF dans une conception de campagne collective et à plusieurs voix. »

Destinée à rassurer trompeusement les communistes, cette phrase devrait susciter une réaction de bon sens : mais pourquoi donc si l’on veut une tête de liste communiste, la direction du PCF se place-t-elle elle-même dans la situation de ne pas l’avoir ?

Le choix de bon sens pour ces élections serait logiquement de présenter et de conduire une liste PCF largement ouverte aux acteurs des luttes. C’est ce qu’ont défendu notre camarade du 15ème (voir son intervention) et un camarade du 5ème. C’est l’option que nous défendons depuis le début.

La direction régionale, en Ile-de-France, comme dans d’autres régions, a décidé de la laisser apparaître (avec un intitulé déformé) sur le bulletin de vote. Ne pas le faire l’aurait déconsidérée et elle peut escompter influencer suffisamment le résultat du vote pour minimiser cette position naturelle.

Pour prendre une précaution de plus dans ce sens, elle a strictement rejeté que le bulletin de vote soit accompagné de quelques explications des partisans de cette option, spécialement en Ile-de-France où elle ne veut certainement pas qu’on montre que le Front de gauche existe déjà depuis 2004.

Conscients du contexte antidémocratique, en cohérence avec nos positions exprimées en Assemblée, nous appelons les camarades à voter pour des listes de rassemblement présentées et conduites par le PCF.

Plus que jamais, nous voulons tout faire pour contribuer à ce que les communistes, à cette nouvelle étape intermédiaire du processus de disparition du PCF, se réapproprient leur parti, prennent dans leurs fédérations, leurs sections, leurs localités la responsabilité de le faire vivre et de le renforcer.

C’est pourquoi notre ordre du jour prioritaire de la semaine est la préparation des grands mouvements programmés la semaine prochaine : grève des postiers, des enseignants, etc…

L’essentiel n’était pas à la conférence régionale !

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Lundi 16 novembre 2009
La section du PCF Paris 15ème apporte son soutien plein et entier au rassemblement organisé par l'Union locale CGT du 15ème :

HALTE À LA CASSE DE LA SÉCU!

RENDEZ-NOUS NOS CENTRES DE SANTÉ
!
HALTE À LA RÉPRESSION ANTISYNDICALE !



MARDI 17 NOVEMBRE 2009 À PARTIR DE 12H
RASSEMBLEMENT CENTRE DE SÉCU
3 PLACE CHÉRIOUX 75015 PARIS (métro Vaugirard)

Mensonges d’État sur le déficit de la SECU

Le gouvernement prétend continuer la casse de la SECU en prétextant un pseudo déficit. En effet, alors que celui-ci est estimé  à 11 milliards d’euros, le rapport de la Cour des comptes est clair :

 

une partie des taxes sur le tabac n’est pas reversée à la Sécurité sociale, manque à gagner 7,8 milliards ; Sur l’alcool, idem, - 3,5 milliards ; sur les primes d’assurance, - 1,6 milliards.

la taxe des industries polluantes n’est pas reversée : manque à gagner, 1,2 milliards, idem pour la part de la TVA, - 2 milliards ; les retards de paiement pour les contrats aidés, - 2,1 milliards, et pour les entreprises, - 1,9 milliards.

Il faut rajouter à ces 20 milliards de recettes non perçues, les dizaines de milliards des exonérations patronales non compensées. La Sécurité sociale est viable à condition qu’on lui verse ce qui lui est dû.

 

Cependant aujourd’hui le gouvernement est forcé de reconnaître que ce ne sont pas les dépenses qui sont en cause mais bien les recettes qui se réduisent de façon importante. C’est l’aveu que ce ne sont pas les excès des assurés qui plombent la Sécu mais le pillage organisé par le gouvernement et ses cadeaux au patronat. Il veulent faire le même coup pour les retraites et ce dès 2010. Il faut agir !

 

Démolition de l’hôpital public,

Les hôpitaux publics sont étranglés financièrement. Le plan d’économie de 3007 millions d’euros imposé aux établissements de l’Assistance Publique, intervenant après les précédents, année après année met maintenant en danger de mort notre système de santé. Ce sont une nouvelle fois des fermetures d’hôpitaux, des restructurations, des suppressions d’emplois : 1200 sont supprimés rien que pour 2009. Il faut agir, personnel et usagers, et arrêter cette spirale infernale.

 

Et des centres de Sécu…

Les fermetures des centres de Sécurité sociale posent désormais un problème considérable aux usagers sociaux et aggravent les conditions de travail du personnel. Il faut savoir qu’en 1982 la CPAM de Paris comptait 55 centres de Sécurité sociale qui jouaient pleinement leur rôle de proximité et rendaient des services de grande qualité. Au 31/12/2008 il n’en restait que 22 à 26 (en comptant les points d’accueil spécifiques). Dans les 6e et 15e arrondissements existaient 6 centres au 31/12/2008, il n’en reste que 2 aujourd’hui. Les assurés sociaux sont ainsi obligés d’effectuer des déplacements plus longs (comme les usagers des hôpitaux) et, anomalie supplémentaire, ne sont même pas informés de la fermeture de leur centre. La direction de la CPAM Paris, comme La Poste, pensait qu’en installant des machines cela allait supprimer la venue des assurés sociaux à l’accueil. Paris raté !

 

Le traitement des dossiers fait, lui, l’objet d’un dépeçage monstre :

 

les nombreuses feuilles (saumon) des médecins sont dédiés à une boite postale dans le 10e. Il faut bien entendu payer un timbre !

les appels téléphoniques sont traités sur une plateforme en composant un seul numéro (3646),

les dossiers d’accidents du travail sont traités en un seul point dans le 12e et les assurés n’ont pas le droit de s’y rendre ni même d’appeler un interlocuteur.

Les dossiers d’indemnités journalières sont traités en 6 secteurs sur Paris sans là aussi que les assurés puisse s’y rendre ou téléphoner.

La nouvelle carte vitale est éditée par une entreprise privée et cela pose de nombreux problèmes de dysfonctionnements en cas de retour et de rejet de la demande de carte.

Le changement d’affiliation de caisse prend 1 mois à 1 mois et demi par manque de personnel. Idem pour les dossiers CMU.

 

Depuis juin tous les centres sont fermés le jeudi pour traiter les dossiers mais le problème n’est pas pour autant résolu alors que les prestations sont réduites, ce qui est anormal. Il y a besoin urgent de création massive d’emploi. Le personnel fait des efforts considérables, subit le mécontentement légitime des assurés mais voit chaque jour la situation s’aggraver…

 

Répression et harcèlement moral pour imposer ces mauvais coups

Il est bien évident qu’une telle politique antisociale engendre logiquement de forts mécontentements comme ont pu l’attester de nombreuses luttes. Il est tout aussi évident que pour faire passer ces mesures toutes les pratiques sont bonnes, pressions, intimidations, harcèlement moral, sanctions, répression antisyndicale puisque ce sont les délégués syndicaux qui animent les luttes…

 

A l’association Protection Sociale de Vaugirard, Fonds Marie-José Chérioux, 91 bis rue Falguière, atelier protégé, le délégué syndical CGT qui avait protesté contre le changement arbitraire de poste d’une jeune handicapée se voit harcelé de lettres de reproches à répétition (+ de 8 en quinze jours) et sanctionné d’un avertissement. Dans le même temps, il lui est demandé de réaliser des études les plus diverses, en plus de son travail, qu’il n’arrive pas à rendre à temps subissant de nouveaux reproches. La tension est telle qu’il se voit prescrire un congé de maladie pour cause d’angoisse.

 

Alors, qui est responsable de ces congés maladie et du coût qu’ils engendrent ? La gestion par le stress n’est-elle pas une cause de ces entreprises de démolition humaines qui peuvent se terminer, l’actualité récente nous le rappelle, par l’autodestruction du salarié ? Une personne qui ne peut plus lutter, se défendre, qui subit les brimades, les injustices quotidiennes, le harcèlement n’est-elle pas par nature sujette à ce type de comportement ?

 

Il s’agit là d’un système qui, partant de la logique de la valorisation de l’argent détruit l’être humain. La démolition de la SÉCU, celles des hôpitaux, la fermeture de Caisses répondent à cette logique. La réalisation de ces noirs desseins implique la mise au pas de l’Homme, c’est ce qui explique le harcèlement et la répression antisyndicale. C’est pour organiser la lutte sur ces questions, en lien avec le vécu quotidien de chacun, au plus proche du terrain que l’union locale CGT de Paris 15e de organise ce rassemblement durant lequel sera tenue une conférence de presse.

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Lundi 16 novembre 2009

Conférence régionale du PCF en Ile-de-France, 14 et 15 novembre 2009

 

Intervention de Anthony CREZEGUT,

Fédération de Paris, Section du 15ème arrondissement

 

Tout d'abord, j'aimerais signaler au camarade Patrice Bessac que le « débat n'est pas clos » puisque, pour moi, il n'a jamais commencé.

Les conditions de vote, ce matin, sont complètement anti-démocratiques. Personne ne sait sur quoi il vote, on ne compte même pas les votants et quand on ne vote pas « comme il faut », comme c'était le cas ce matin sur l'adoption par la conférence de la première option (Front de Gauche), ou dans un premier temps seul 1/10ème de la salle avait voté (pour), on fait revoter, après un petit sermon venu de la tribune. Je trouve ces méthodes scandaleuses.

J'aimerais maintenant expliciter le contenu de la deuxième option, qui n'a pas eu la parole jusqu'à maintenant.

Pour nous, il est essentiel qu'un bilan soit fait de six ans de majorité régionale « de gauche » avec participation des élus communistes à l'exécutif. La brochure de publicité, éditée par le Conseil Régional lui-même, qui nous a été fournie hier ne nous convient pas. La question est, nationalement comme régionalement, celle-ci : les majorités de gauche ont-elle été un pôle de résistance à la politique du capital et de la droite ? La réponse est non, ce qui est même reconnu à demi-mot dans l'offre politique. Au contraire, elles ont accompagné voire impulsé des politiques de libéralisation et de privatisation. En ce sens, Jean-Paul Huchon a un mérite, celui de mettre ses discours – sur la régionalisation de l'Education Nationale, la remise en cause des monopoles publics – en accord avec ses actes.

Deuxième question: le Front de gauche constitue-t-il une alternative à la ligne d'alignement derrière le PS, de participation à des exécutifs qui n'ont de gauche que le nom?

Encore une fois, non. Déjà en 2004, la liste de la « gauche populaire et citoyenne » s'inscrivait dans cette démarche, une liste sans étiquette PCF et ouverte à d'autres organisations groupusculaires, et elle avait mené à cette ligne de soumission au PS dont on ne cherche visiblement pas à tirer les leçons. Aujourd’hui encore, nous laissons entendre que nous participerons inconditionnellement à l'exécutif régional, et que nous offrirons une caution de gauche à des politiques en opposition aux intérêts des travailleurs.

C'est pourquoi nous proposons une véritable alternative, une liste communiste de rassemblement, présentée et conduite par le PCF, et ouverte aux acteurs du mouvement social, aux travailleurs impliqués dans les luttes. Pour nous, la campagne électorale ne doit être qu'un moment de notre action politique, qui doit être tournée vers les luttes et notre volonté de les faire triompher. En ce sens, cette campagne peut être un moyen de les relayer, comme de bons résultats électoraux et des élus gagnés de la sorte peuvent constituer un point d'appui pour ces luttes.

Il est essentiel, dans cette perspective, que nous mettions du contenu derrière cette liste, que nous allions au-delà des rassemblements sans projet, des dynamiques sans but. Ce contenu ne peut être que l'expression de positions communistes:

- défense et reconquête des services publics, des monopoles publics, des entreprises nationalisées, notamment la RATP et la SNCF dans le domaine des transports sous la responsabilité de la Région.

- rejet de l'Europe des régions, et de la réforme des collectivités territoriales qui en est directement inspirée.

- mise en échec du projet de « Grand Paris » au-delà de ses aspects institutionnels, dans sa conception répondant aux intérêts de la finance internationale et du patronat

 

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Mardi 10 novembre 2009

Il s’en prend à la lauréate du Prix Goncourt au nom de la « cohésion nationale ». Aucune tolérance pour les dérapages calculés d’Eric Raoult (UMP).

 

Dans les débats nauséabonds lancés par le gouvernement autour de la notion « d’identité nationale », le député UMP Eric Raoult trouve à déployer tous ses vices politiciens.

Instiller la haine, la haine de l’immigré, les bas instincts racistes, sans pouvoir être directement pris en faute, voire même en se parant des valeurs détournées de la République ou de la laïcité, voici ce qui devenu la spécialité de son populisme au service du pouvoir.

 

Dernière démonstration en date : la question écrite au ministre de la culture qu’il rend publique ce 10 novembre 2009.

Il y prend à partie la romancière Marie N’Diaye. Il lui reproche d’avoir affirmé dans une interview à la presse qu’elle trouvait « monstrueuse » la France de Sarkozy et « monstrueux » les ministres Besson et Hortefeux.

Raoult a vu dans ces tournures une occasion de remuer la boue comme il sait faire.

Il accuse donc Marie N’Diaye de ne pas respecter « la cohésion nationale et l’image de notre pays ». Il demande au ministre d’appeler la romancière à un prétendu « devoir de réserve » qui s’imposerait à elle depuis qu’elle a reçu le prix Goncourt, non sans ajouter qu’une « personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France (comme le mot est subtilement choisi !) se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions ».

 

S’en prendre à la liberté d’expression en insinuant qu’une personnalité française d’origine sénégalaise ne respecte pas l’identité nationale, la façon pour Raoult de faire d’une pierre deux coups.

Dans le même registre, Raoult a été dernièrement l’un des initiateurs de la mission parlementaire sur le port de la « Burqa » dont il est maintenant le rapporteur à l’Assemblée.

 

Face à ces dérapages calculés, il n’y a aucune place pour la naïveté, la tolérance et encore moins pour la complaisance.

Il n’y a pas à rentrer dans les débats douteux vers lesquels Raoult, Besson ou Hortefeux tentent de détourner l’attention et la colère sociale.

On ne doit que dénoncer leurs intentions et leur politique avec la plus grande fermeté.

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Dimanche 8 novembre 2009

Ce texte a été distribué ce matin sous forme de tract sur les marchés du 15ème avec un accueil globalement positif.


Célébration de la destruction du Mur de Berlin : le capitalisme en crise à la recherche de légitimation 

 

Quel matraquage ! Depuis des semaines, on n’entend plus parler que de ça dans les postes. Autant ils avaient été assez discrets, il y a dix ans pour commémorer le 10ème anniversaire, autant les dirigeants politiques et les media sont prolixes et dépensiers pour célébrer le 20ème anniversaire de la destruction du Mur de Berlin. Jusqu’à M. Delanoë qui avance les éclairages de Noël sur les Champs Elysées avant que Mme Merkel soit invitée aux fêtes du 11 novembre par Sarkozy.

 

Communistes, nous sommes bien les derniers à nous désintéresser de ces événements et de leur signification. Pourquoi et comment le pouvoir soviétique de Gorbatchev a-t-il organisé la fin des expériences socialistes issues de la Révolution d’octobre 1917 ? Pourquoi et comment, entre autres, a-t-il laissé tomber la RDA, orchestré la chute du Mur de Berlin et permis l’incorporation de la RDA dans l’Allemagne capitaliste ?

 

Aujourd’hui, les media s’efforcent de tout mélanger.

En 1989, cela faisait déjà longtemps que les communistes, à l’est et à l’ouest, en particulier les communistes français, avaient engagé l’analyse critique du socialisme à l’est, qu’ils avaient commencé à faire la part des choses entre :

la postérité féconde de la révolution de 1917 pour le mouvement révolutionnaire de tous les pays, le rôle décisif de l’URSS et des peuples soviétiques dans la victoire contre le fascisme, le point d’appui jusqu’au bout que le « camp socialiste » a représenté dans la lutte des classes mondiale contre l’impérialisme, pour les travailleurs des pays capitalistes, pour les peuples opprimés (pensons à la décolonisation…)

les acquis nombreux, réels, en URSS et dans les pays de l’est, pour les travailleurs et la population

les erreurs, les déformations du socialisme qui ont conduit à des épisodes tragiques de leur histoire.

les dysfonctionnements durables d’un système que nous avons soutenu jusqu’au bout parce qu’il pouvait être réformé dans un sens socialiste.

Nous continuons à analyser cette expérience. Sans tabou ! Dans le « bilan », les éléments négatifs n’annulent pas les éléments positifs et vice versa.

Sans accepter les jugements de ceux qui crachent dans la soupe, de ceux qui sont passés du jour au lendemain, de dirigeants « communistes » à dirigeants des nouveaux régimes capitalistes. Ils sont une illustration du problème.

Nous continuons à analyser cette expérience parce que c’est une nécessité dans la poursuite de notre combat de tous les jours pour la justice sociale, contre le capitalisme, pour le socialisme. Parce que nous sommes et restons marxistes et communistes !

 

Aujourd’hui, nous constatons que le capitalisme ne cesse pas d’avoir besoin d’exorciser le seul système qui lui a tenu tête au 20ème siècle pour essayer de retrouver une légitimité.

 

Combien de millions de chômeurs en plus depuis le début de la « crise » ?

Le capitalisme la fait payer très cher, sa « crise », aux peuples. Depuis que sa domination est unilatérale sur le monde, que de reculs pour le plus grand nombre des salariés, retraités, jeunes de France, en termes d’accès aux soins, à l’éducation, aux services publics, aux vacances, à la culture, en terme de niveau de vie, d’assurance pour son avenir et celui de sa famille !

Sécurité, emploi, logement, éducation… tout ce qui était garanti par exemple en RDA…

 

L’Union européenne a été fondée en 1957 à l’instigation des USA dans l’intérêt des multinationales et dans l’hostilité pays socialistes. Elle est devenue depuis 1989/91 un relais zélé de la mondialisation capitaliste, une machine à broyer systématiquement les acquis sociaux et démocratiques des pays membres.

L’élargissement de l’UE à l’Europe de l’est a été le moyen d’établir une concurrence libre et soi-disant «  non faussée » avec des travailleurs qualifiés mais sous-payés, tirant l’ensemble des salaires et droits sociaux vers le bas. Pour les pays de l’est, l’élargissement s’est fait sur la base de la destruction de quasiment tout leur appareil productif et leur système social antérieur. Bravo à « l’unification » de l’Europe sous le joug de la finance capitaliste !

 

C’est cette réalité que les Sarkozy, Merkel, Clinton… veulent masquer sous un feu d’artifices, cette réalité qui a conduit 55% des Français à voter contre le projet de « constitution européenne » en 2005, 65% des électeurs des pays de l’UE ont refusé de voter aux dernières élections européennes, malgré l’engagement et les pressions de la quasi-totalité des politiciens.

Car en termes de démocratie politique, de choix entre blanc bonnet et bonnet blanc dans les pays capitalistes « libres », il y aurait beaucoup à dire et à relativiser.

 

La destruction d’un mur coupant une ville en deux est évidemment un symbole fort.

Mais combien de nouveaux murs depuis 1989, matérialisation des dominations capitalistes et impérialistes? 18.000 kilomètres ! entre les Etats-Unis et le Mexique, en Palestine occupée, etc…

 

L’anticommunisme, primaire ou non, se déchaîne aujourd’hui, du côté de ceux qui exploitent les travailleurs. Travailleurs, jeunes, retraités : adhérez au PCF !

 

Lire aussi:

A la Porte de Versailles, devant le Palais des expositions, au moment du salon Batimat.

Un bout de Mur de Berlin disposé dans le 15ème : non au consensus droite/gauche au service de la vision capitaliste de l’Histoire ! 

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Vendredi 6 novembre 2009

Inauguration plutôt discrète des nouvelles rames du Transilien par G.Pépy et JP.Huchon.

 

Pas de quoi être fiers de leurs choix politiques en effet !

 

Le 4 novembre 2009 ont été présentés aux officiels et à la presse les premières rames des 172 nouveaux trains de banlieue qui commenceront à circuler sur la ligne Paris-Luzarches à partir du 13 décembre et dont la livraison s’étalera jusqu’en 2015.

On aurait pu imaginer inauguration plus fastueuse, plus publique, pour un matériel qui représente, objectivement, une modernisation par rapport aux anciens trains « petits gris » des années 60/70.

Non, les flonflons et les confettis sont restés confinés au « technicentre » de Joncherolles à Villetaneuse.

Nous pouvons aisément imaginer pourquoi.

 

Les choix d’éclatement de la SNCF, conduisant à des filialisations, notamment de l’activité fret, sont très contestés par les cheminots, dont la première journée nationale de grève le 20 octobre, à l’appel de trois syndicats, a été fortement suivie, notamment sur le réseau Paris-Nord. Les défenseurs du service public auraient pu gâcher la fête du patron, Guillaume Pépy.

 

Jean-Paul Huchon, président sortant PS de la Région Ile-de-France et du Syndicat des transports, STIF, est, quant à lui, de plus en plus rattrapé par sa décision de 2006 d’attribuer le marché du renouvellement des trains de banlieue au groupe canadien Bombardier contre Alstom.

 

Huchon, celui-là même qui se vante d’accorder (sans contreparties) des aides publiques aux entreprises franciliennes, a fait le choix de la délocalisation, du dumping social. La conception et la majorité de la fabrication des trains Bombardier sont faites à l’étranger, au Canada et en Europe de l’est, une minorité seulement sur le site de Crespin dans le Nord (auquel Alstom aurait pu sous-traiter une partie du marché, s’il l’avait obtenu).

 

Avec la crise, l’attribution de ce marché géant, de 2,7 milliards d’euros (4 milliards avec les rames en option) est encore plus gênante politiquement. D’autant que 8 régions de province viennent justement de faire le choix d’Alstom et de la production en France pour une commande groupée de 100 TER.

 

Pour la deuxième tranche du renouvellement des trains de banlieue parisienne, gagnons que la production en France l’emporte !

Faisons de la politique des commandes publiques un sujet de la campagne des prochaines élections régionales.

De même que la lutte contre la marchandisation des transports en Ile-de-France, pour le monopole public RATP/SNCF. 

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Jeudi 5 novembre 2009

Section du PCF du 15ème arrondissement de Paris

 

Compte-rendu et conclusions de l’assemblée générale du 3 novembre 2009

 

Notre assemblée de section s’est tenue ce 3 novembre 2009, à la suite des réunions de notre Comité de section du 26 octobre, du Conseil national des 24 et 25 octobre, avant celle du Conseil départemental du 4 novembre.

 

 

Le développement de la mobilisation des ouvriers de l’industrie, des cheminots après la première journée d’action du 20 octobre, des enseignants en vue de la grève du 24 novembre… permettent d’envisager un mouvement rassemblé dans les prochaines semaines.

 

- Dans les entreprises et les quartiers du 15ème, nous allons, à l’occasion de l’examen du budget de la Sécurité sociale, reprendre notre action pour la défense de l’hôpital public, après la campagne menée au printemps contre la Loi Bachelot.

 

- Nous poursuivrons nos initiatives dans la bataille pour le service public de La Poste et notamment la signature de la pétition « arrêtons la privatisation de la Poste, retrait du projet de loi ». Plusieurs camarades relatent l’excellent accueil de nos initiatives et la qualité des échanges sur le fond, notamment avec les postiers : 2900 signatures par la section.

Le succès des mobilisations récentes, des postiers et des usagers, montrent le potentiel de rassemblement sur cette question majeure et les possibilités de victoire, à condition de poser les vraies questions :

l’objectif immédiat = le retrait du projet de Loi,

le fond = l’arrêt du processus de privatisation par la mise en échec du changement de statut et de l’instauration de la concurrence intégrale avec la transposition de la directive européenne

les acteurs essentiels : les postiers, les salariés des autres services publics, les usagers et non les parlementaires surtout pas ceux de « gauche » qui refusent de mettre en cause la marchandisation et les directives.

Des camarades de La Poste ont évoqué l’expérience de la trahison de 1997 sur France Télécom.


- En lien avec nos camarades de la RATP, et dans le cadre du début de la campagne des élections régionales et du projet de « Grand Paris », nous nous associons à leurs actions pour la défense du service public national, la défense et la reconquête du monopole public RATP/SNCF des transports d’Ile-de-France.

La section se propose de s’associer à toute initiative syndicale dans la période (ex : pour la sécu) ou de prendre elle-même des initiatives poussant à la convergence des luttes.

Dans la période immédiate, nous sommes demandeurs d’une expression nationale du Parti sur plusieurs sujets.

 

- Pour contrer la campagne écœurante du pouvoir, autour de la notion dangereusement ambiguë et malsaine « d’identité nationale », destinée à détourner contre les immigrés la colère populaire dont sa politique de casse de la cohésion sociale, de la souveraineté nationale, des acquis républicains est à l’origine.

- Pour contrer le matraquage médiatique, à l’occasion du 20ème anniversaire de la destruction du Mur de Berlin, portant une vision caricaturale de l’histoire et un anticommunisme primaire destinés notamment à valider l’UE du capital. Nous le ferons dans le 15ème après le choix de la municipalité de Paris d’ériger un pan de mur de Berlin à la porte de Versailles et d’illuminer les Champs-Elysées le 9 novembre.

- Par ailleurs :

Plusieurs intervenants ont exprimé leur insatisfaction par rapport à la nouvelle formule de l’Huma.

Un camarade a dressé un tableau de la crise politique à Madagascar. 

 

Ligne du PCF pour les prochaines élections régionales des 14 et 21 mars 2010.

 

A l’unanimité, nous repoussons « l’offre politique » nationale proposée par le CN et nous nous prononçons pour la constitution de listes de rassemblement, présentées par le PCF, sur un programme national et régional communiste.

 

D’abord, nous déplorons les conditions peu démocratiques dans lesquelles la consultation des communistes est organisée dans le Parti.

 

Les communistes disposent d’à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre politique » du CN et se prononcer sur elle dans les sections. Autant dire que l’immense majorité sera tenue à l’écart.

 

Il est anormal que la réunion du CN des 26 et 27 septembre qui devait lancer la discussion ait été annulée, qu’aucune réunion du Conseil départemental de Paris n’ait été convoquée depuis le 2 septembre.

Ce calendrier précipité imposé aux communistes contraste avec toutes les tractations entre partis de « gauche » dont la presse a fait écho dans la période.

 

Pour ceux qui ont pu les lire, le texte « d’offre politique » et le rapport de MG. Buffet ne fournissent pas, au-delà de phrases vagues ou creuses, de bases réelles, notamment en termes de bilan et de contenu, à la réflexion des communistes. Au plan régional, un seul texte est arrivé à la direction de section le 30 octobre pour préparer la « conférence régionale » : aucun compte-rendu de mandat depuis 2004, notamment des élus parisiens !

 

Nous émettons également les plus grandes réserves sur les prochaines étapes de la consultation.

Le mode de désignation des délégués à la Conférence régionale relève de la cooptation par les directions départementales.

Nous attirons l’attention, que tel que « l’offre » politique le conçoit, les communistes ne pourront pas se prononcer sur la tête de liste de la liste soutenue par le PCF, ni même savoir comment elle sera désignée, tout cela revenant aux tractations futures avec le PG.

De même, les communistes risquent d’être empêchés de se prononcer pour un choix pourtant naturel : une liste de rassemblement présentée par la PCF relayant l’exigence de rupture politique exprimée dans les luttes.

Notre section retient unanimement cette dernière option. Voici la réflexion qui l’y conduit.

 

Nous insistons aussi sur le besoin que ce soit une stratégie nationale et sur les dangers d’arrangements opportunistes à géométrie variable selon les régions.

 

b- Aucune rupture politique possible en restant à la remorque du PS dans les institutions, nationalement comme régionalement.  

 

Le constat, mis en évidence par la complicité du PS dans la ratification du Traité de Lisbonne en 2008, demeure. Ses orientations ne portent pas de rupture sur le fond avec la politique au service du patronat et du capital. Son absence d’opposition (plan d’aide aux banques, loi Bachelot, loi LRU…) ou son opposition tronquée (acceptation des directives de concurrence par exemple sur La Poste) aux contre-réformes les plus graves du gouvernement le montrent. Il reste entièrement dans un schéma d’alternance, les yeux de ses prétendants rivés sur 2012.

 

Autre constat : 20 régions de « gauche » depuis 2004 dont 16 à participation communiste n’ont pas constitué un point d’appui pour s’opposer à la politique du pouvoir, ni au plan national, ni même au plan régional. Au contraire, globalement, elles ont accompagné, dans leurs domaines de compétence, la marchandisation des transports, la « régionalisation » des personnels techniques des lycées…

 

Le bilan en Ile-de-France est encore plus sombre avec le président sortant Huchon.

Sa profession de foi libérale dans son livre de 2008 « De battre ma gauche s’est arrêtée » est éloquente. Il s’affiche comme partisan de la régionalisation de l’éducation nationale, adversaire des nationalisations, estimant que les services publics sont mieux effectués par le privé, chantre de l’Europe des régions contre la souveraineté nationale…

Sa politique est en cohérence : il accompagne activement la marchandisation des transports (dont il veut seulement que la Région ait le contrôle), il accorde des aides inédites à l’enseignement privé…

De plein pied dans la logique de concurrence des territoires, Huchon et sa majorité accordent des cadeaux, sans contrepartie, au patronat d’Ile-de-France tout en faisant jouer le moins-disant social dans les commandes régionales comme avec le marché du renouvellement des trains de banlieue attribué au canadien Bombardier contre Alstom et à une production en France.

Etc…

 

A propos du Grand Paris, les divergences entre la majorité régionale et le gouvernement ne portent pas sur le choix d’aménagement au service de la finance et des multinationales mais seulement sur la future « gouvernance ».

 

Force est de constater que les élus de la liste de la « gauche populaire et citoyenne » de 2004, dont les élus communistes auront cautionné jusqu’au bout au sein de l’exécutif régional ces choix néfastes.

 

Cette analyse nous amène à nous prononcer :

contre une alliance électorale avec le PS (et les Verts) et la présence de candidats du PCF sur une liste au 1er tour derrière lui en Ile-de-France comme dans l’ensemble des régions.

contre toute position de principe de participation à un exécutif dirigé par le PS. La définition préalable des conditions d’une éventuelle participation est nécessaire.

Puisque ce n’est pas le cas, à la lumière de l’expérience, nous nous opposons à une participation à un exécutif dirigé par le PS et Huchon.

 

L’absence d’ouverture au Modem ne saurait être un critère suffisant. Même sans le Modem, les exécutifs à direction PS suivent des choix « sociaux-libéraux ».

 

Si l’on veut battre la droite, il faut s’opposer à toute politique de droite d’où qu’elle vienne.

 

c- Contre la poursuite de l’effacement du PCF et de ses positions avec la ligne du « Front de gauche »

 

La liste sur laquelle figuraient les candidats du PCF en 2004 en Ile-de-France, intitulée « gauche populaire et citoyenne », correspondait déjà à la stratégie du « Front de gauche ».

Les militants communistes ont fait l’essentiel de la campagne pour une liste effaçant leur parti, pour obtenir une moitié d’élus non membres du PCF, non représentatifs, sur une ligne politique qui a amené, malgré « l’antilibéralisme » annoncé, à une collaboration docile, jusqu’au bout, avec le social-libéral Huchon.

 

Nous refusons la poursuite de cette stratégie du « Front de gauche » au plan régional ou au plan national comme l’offre politique du CN le propose unilatéralement.

 

Le « Front de gauche » ne représente pas une émancipation vis-à-vis de la social-démocratie. Au contraire. On l’a vu avec l’exemple francilien.

Mélenchon est un social-démocrate. « L’offre politique » s’inscrit strictement dans la seule perspective d’une union « majoritaire » dans les institutions.

 

Le « Front de gauche » ne présente aucun intérêt comme alliance électorale pour ce que doit défendre le PCF.

Les partenaires, « gauche unitaire » et PG, sont des groupuscules qui ne pèsent rien dans le pays. Aux européennes, les listes du « Front de gauche » n’ont pas amélioré les résultats des listes PCF de 2004.

En revanche, les positions de Mélenchon (partisan de Maastricht notamment) ont contribué à brouiller le message des communistes et à laisser de côté, dans l’abstention, une bonne part de ceux qui s’opposent à l’UE du capital.

Les élus régionaux sortants du PG sont tous des ex-adhérents du PS.

 

Nous analysons le « Front de gauche » comme étant le nouvel instrument, après les collectifs antilibéraux, pour poursuivre la stratégie d’effacement de l’identité du PCF et de ses positions, de transformation en une deuxième mouvance social-démocrate, complémentaire du PS. Le NPA pourrait rapidement, aux lendemains des régionales, rentrer dans ce schéma de recomposition sur la base de la disparition progressive du PCF et de la captation de son héritage.  

Nous continuons à refuser résolument cette perspective qui prive le monde du travail, les couches populaires de la seule force historique conséquente pour affronter la politique au service du capital.

 

d- Pour des listes de rassemblement présentées par le PCF, en particulier en Ile-de-France

 

Les élections régionales devraient être l’occasion de relayer pendant la campagne et lors du vote l’exigence de rupture politique exprimée avec force dans les luttes. Elles doivent contribuer à développer ce mouvement pour gagner de premières victoires et non à alimenter des combinaisons politiciennes en vue de 2012. Il est temps de montrer une « opposition véritable à gauche » a résumé un camarade, pas un « altercapitalisme » comme la direction du parti commence à utiliser la formule.

 

Le programme régional doit, en cohérence, partir du bilan sans fard de la participation des élus PCF-Front de gauche à la politique « libérale » de Huchon, porter des contenus de résistance à la politique du gouvernement.

Notamment pour les services publics, en particulier les transports, principale attribution des régions, pour refuser d’accompagner le processus de marchandisation-privatisation, en Ile-de-France en promouvant la défense et la reconquête du monopole public RATP/SNCF.

Nous devons nous opposer totalement au développement de l’Europe des régions et au projet de réforme territoriale qui lui correspond.

Pour cela, nous devons nous opposer à toute tentative d’étendre les prérogatives des régions, contre l’échelon démocratique national, son relais départemental et les communes.

Nous nous opposons par exemple totalement à toute régionalisation de personnels de l’éducation nationale, au détournement de fonds régionaux pour faire des cadeaux au patronat, ou encore pour financer le logement en acceptant le désengagement de l’Etat et le démantèlement du modèle de financement du logement social.

En cohérence, nous estimons que les régions doivent s’opposer à toute hausse des impôts locaux pour compenser les cadeaux accordés nationalement aux plus riches et au patronat.  

 

Nous avons mandaté nos représentants au Conseil départemental et nos éventuels représentants à la « conférence régionale » pour exprimer l’ensemble de ces points de vue. Nous nous efforcerons de les mettre en œuvre dès les prochains jours en partant du calendrier d’actions proposé par le secrétariat de section.

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