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Une analyse des résultats des élections européennes


Un point de large convergence: faire capoter la loi Bachelot contre l'hôpital public
Vendredi 26 juin 2009

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, section Paris 15ème

 

Dans la période, plus que jamais, nos priorités doivent être d’alimenter la contre-offensive idéologique face à la politique du gouvernement, de créer les conditions de rassemblements pour mettre en échec ses contre-réformes, tout cela passant par le renforcement du PCF.

J’ai bien entendu ces objectifs repris par le rapport et par plusieurs interventions.

 

Mais la stratégie du Front de gauche telle qu’elle a été appliquée et telle qu’on a déjà annoncé qu’on la prolongerait n’y correspond pas.

 

Je reviens sur trois points :

 

1- D’abord, l’interprétation du résultat électoral.

Il vaut mieux éviter de se payer de mots. Le rapport abonde de superlatifs. Mesurons précisément les choses !

Le résultat des listes du Front de gauche marque une faible progression par rapport aux listes présentées par le PCF en 2004. L’action des militants communistes - et pas seulement dans le cadre de la campagne - les ressorts du vote communiste, ont été déterminants pour maintenir ce chiffre [comme aux cantonales de 2008 : 9%]. Les résultats dans le détail le montrent indiscutablement.

Mais ils n’ont pas suffi globalement à faire du Front de gauche une alternative à l’abstention, notamment parmi les jeunes, les milieux populaires, le monde ouvrier. Malgré l’action du Parti en 2005 dans la campagne du NON, malgré le développement des luttes à un niveau sans précédent depuis le début de l’année, malgré la crise du capitalisme, malgré le discrédit du PS. C’est un constat.

 

2- Ses causes sont notamment à rechercher dans les orientations nationales du Front de gauche. Il s’est globalement détourné des luttes, des préoccupations et des perspectives immédiates qu’elles portent.

Dit rapidement, la campagne a été enfermée dans des perspectives institutionnelles (importance disproportionnée du Parlement européen) sinon politiciennes (peser sur la « gauche », forcément dans l’attente de 2012).

Sur l’Europe, elle a été en retrait sur la dynamique du NON à l’UE du capital que nous avions fortement contribué à animer en 2005.

 

3- Contrairement à ce qui est mis en avant, notamment par le rapport, le Front de gauche, avec ces orientations, ne correspond pas à une démarche véritablement unitaire.

L’unité, ça se construit, entre différentes organisations politiques, sur la base d’accords, même de compromis, discutés en vue d’objectifs politiques bien déterminés.

 

Avec le « Front », nous avons une union décrétée en préalable par la direction du PCF, le 24 octobre 2008, sans d’ailleurs avoir demandé leur avis aux communistes alors en pleine préparation du congrès.

Nous sommes face à une union pour l’union. Il a fallu attendre plusieurs mois avant d’avoir une plateforme politique un peu identifiable qui ne concerne qu’un objectif : les élections européennes.

Nous avons une soi-disant union avec des organisations qui, au sens propre du terme, sont non significatives : des groupes dissidents du PS et du NPA, à peine créés, comptant selon leurs propres chiffres quelques centaines d’adhérents [2800 pour le Pg, 200 à 300 pour la « Gauche unitaire].

 

On est très loin d’un processus politique répondant à l’aspiration à la convergence des luttes et à la perspective politique qu’elle ouvre !

On est bien plus près de la poursuite du processus d’effacement du PCF auquel les communistes viennent encore de montrer leur opposition.

 

Être la voiture balais, à « gauche », du PS, de la social-démocratie en général et de l’intégration européenne, c’est sans doute le rôle que Mélenchon s’est assigné dans ou hors du PS. Ce n’est pas le rôle de notre parti, le PCF !

 

En Allemagne, le nouveau parti « die Linke », partenaire du PGE et modèle affiché de Mélenchon, affiche franchement son option sociale-démocrate. L’expérience s’essouffle déjà électoralement avec un résultat national décevant et des reculs à l’est.

 

Pour la suite, impulsons, en s’appuyant sur les communistes et le parti, atout en tant que tel, les campagnes nationales, les Fronts de lutte qui peuvent mettre en échec le pouvoir et débloquer la perspective politique ! La situation et même ces élections montrent qu’il existe des forces et une attente pour cela.

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Jeudi 25 juin 2009

Affaire de la burqa : Sarkozy saisit une perche qu’un communiste n’avait pas à lui tendre.

 

déclaration de la section PCF Paris 15

Mais qu’est-ce que le sujet de la Burqa pouvait bien avoir à figurer dans le discours de politique générale de Nicolas Sarkozy à Versailles ce 22 juin 2009 ? La crise du capitalisme, l’explosion du chômage, même les quelques débats de la campagne des élections européennes n’avaient vraiment pas placé cette affaire au premier plan des préoccupations du pays.

 

Mais Sarkozy n’allait pas se priver de se saisir de la perche tendue complaisamment, entre autres, par ses amis du pôle sécuritaire et anti-immigration de l’UMP, Eric Raoult, Thierry Mariani ou Pierre Lellouche, ce dernier déjà récompensé d’un strapontin ministériel. 

 

Dans un discours à la tonalité savamment calculée, d’où ressort la détermination à poursuivre les (contre-) réformes mais sans la surenchère verbale que les propos de Fillon pouvaient laisser imaginer (retraite à 70 ans), la burqa a représenté une excellente diversion. Cette tenue « n’est pas bienvenue en France ».

 

Il est de tout profit pour le pouvoir d’essayer de détourner l’attention de l’opinion publique vers ce type de sujets malsains.

 

L’amalgame est si vite fait entre burqa, religion musulmane et immigration. L’immigration est si facilement transformée en bouc émissaire, en exutoire. On connaît.

 

De surcroît, voilà un sujet qui ne peut qu’embarrasser la gauche en général, et les militants communistes en particulier, parce qu’ils refusent les affirmations simplistes et sont directement confrontés aux conséquences, si complexes dans les quartiers populaires, des tensions sociales fabriquées par le système.

Avec la création d’une simple « mission d’information parlementaire », Sarkozy et la droite donnent même l’impression quant à eux de ne pas y toucher !

 

On peut aussi voir facilement une arrière-pensée plus perverse encore de Sarkozy dont on connaît l’allergie politique à la laïcité républicaine. Après son ami Bush, Obama vient de l’inciter à aller plus loin dans l’acceptation des signes religieux dans la sphère publique et précisément du voile islamique.

Dans les colonnes de la quasi-totalité des journaux, les exégètes se répandent : la burqa ne serait pas un signe religieux, donc, sous-entendu, on peut l’interdire. Donc, deuxième sous-entendu, les vrais signes religieux, comme le voile, on doit les accepter..., partout.  

 

La montée en épingle de l’affaire de la burqa est ainsi une diversion malsaine, une nouvelle atteinte déguisée à la laïcité républicaine. Pour les femmes à qui l’on impose cette désocialisation, cette camisole de force, rien ne sera réglé avec cette campagne qui exacerbe les affirmations identitaires.

Espérons qu’elle sera sans lendemain ! Faisons en sorte qu’elle le soit !

 

Communistes, un dernier point nous concerne avec cette question : c’est André Gerin, député communiste du Rhône qui s’est trouvé lancer l’affaire dans les media.

Dans le PCF, nous sommes amenés à travailler avec André sur un certain nombre d’autres sujets. Raison de plus pour ne rien cacher de ce genre de divergences de fond !

 

Nous désapprouvons l’initiative prise par André Gerin dont l’étiquette politique rend objectivement service à notre ennemi politique Sarkozy.

Nous avons déjà eu l’occasion de le faire : nous exprimons notre total désaccord avec l’idée selon laquelle les problèmes, qui se manifestent de façon plus aigüe dans certains quartiers et certaines banlieues, soient de nature spécifique et puissent être réglés en commun avec nos ennemis de classes. Ainsi, nous ne comprenons pas qu’André Gerin ait fait préfacer son livre les « Ghettos de la République » par Eric Raoult ou qu’il y affirme sa compréhension pour des propos anciens de Jacques Chirac (« le bruit et les odeurs ») qui suscitèrent et suscitent toujours aujourd’hui notre indignation.

 

« Mettre les pieds dans le plat », c’est une méthode qui ne doit pas supplanter l’analyse et l’action politique conséquentes.

 

Le secrétariat de la section du PCF Paris 15ème

Pour compléter: la position que nous avions soutenue lors de la discussion, imposée par Chirac, sur le port du voile.

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Lundi 22 juin 2009

ADHEREZ AU PCF!


Tract en version PDF


Le Président de la République s’apprête à tenir le 22 juin devant les parlementaires son « discours du trône », mis en scène à Versailles.

Les ministres ont annoncé la couleur. Sécurité sociale, services publics, droit du travail, le statut des salariés : la crise du capitalisme va servir de prétexte pour attaquer encore tous les acquis qui permettent justement à notre pays d’y résister.

178.000 chômeurs de plus en 3 mois mais Fillon envisage de garder les salariés au travail jusqu’à 70 ans. Faillite des institutions financières : la Poste publique y a échappé, privatisons-là ! Des milliards d’euros pour les banques et les patrons délocalisateurs : rien pour le SMIC, les salaires, la consommation populaire.

Sarkozy saura agrémenter son discours d’une pointe ou deux sur la sécurité (dont il a la charge depuis 7 ans !) et sur l’immigration pour mieux faire diversion.

 

Pourtant, rien ne devrait permettre à Sarkozy et au Medef de continuer à nourrir leurs prétentions à casser les atouts de notre pays dans l’intérêt du plus petit nombre.

 

Une grande majorité des salariés, de la population a montré qu’elle rejette leurs choix politiques. Par millions, ils ont fait grève et manifesté notamment le 29 janvier, le 19 mars. 75% des Français soutiennent les actions pour la défense de l’hôpital public et le retrait de la loi Bachelot. D’une manière générale, la crise et ses effets disqualifient au niveau mondial cette politique « néo-libérale ».

Les luttes continuent de se développer. Ces derniers jours, les agents d’EDF ont alerté sur les conditions de travail et sur l’avenir des centrales nucléaires à cause de la privatisation rampante. Les agents du « pôle emploi » ont fortement manifesté le 17 juin contre le manque de moyens pour accompagner les chômeurs.

 

En rien, le résultat des élections européennes ne saurait légitimer le gouvernement. Le scrutin du 7 juin a confirmé au contraire l’opposition massive du pays à sa politique.

Moins de 1 électeur sur 9 a voté pour l’UMP, 10,83% des inscrits exactement.

L’abstention massive, 6 électeurs sur 10, davantage encore parmi les jeunes, les ouvriers et les employés a une signification politique forte. Elle prolonge le NON référendum de 2005 (obtenu avec plus 70% de participation). Elle confirme le rejet de l’Union européenne, de ses traités, de ses directives et règlements au service du patronat et des marchés financiers. Le Traité de Lisbonne, adopté dans le dos du peuple, n’a aucune légitimité pour servir de prétexte et d’instrument à la politique de casse économique et sociale du gouvernement.

 

En fait, le pouvoir sarkozyste exploite l’absence de perspective apparente d’alternative politique.

 

La perspective politique ne peut pas résider dans l’attente d’une nouvelle alternance aux élections de 2012. Le scrutin l’a confirmé aussi. Le PS connaît un lourd désaveu électoral (recul de 11% sur 2004 et sur les cantonales de 2008). Sa posture d’opposant n’arrive plus à convaincre, même par défaut. Fervent défenseur du Oui en 2005 puis de Lisbonne, il n’affronte pas sur le fond les contre-réformes du gouvernement. En période de crise du capitalisme, l’option sociale-démocrate d’aménagement du capitalisme perd encore plus de crédibilité.

 

La mise en avant de l’ultralibéral Cohn-Bendit, qui s’est découvert récemment écologiste, sert habilement de fausse opposition, de diversion.

 

Les élections européennes ont à nouveau apporté un démenti à ceux qui rêvent de la disparition de notre parti, le PCF. Même si l’étiquette « Front de gauche » avec des dissidents du PS n’a pas permis d’améliorer son résultat de 2004 (6%) malgré le contexte de luttes, en brouillant certaines de nos positions, notamment sur l’UE et le rassemblement à « gauche ». 

 

Communistes, nous mettons nos analyses, nos propositions, nos actions et nos organisations dans les entreprises et les quartiers au service de la contre-offensive politique et idéologique. Sans attendre.

 

L’aspiration à l’unité de ceux qui luttent, face à la cohérence de la politique au service du capital est toujours aussi forte. La puissance des manifestations des 29 janvier et 19 mars en a témoigné. Mais comment passer de la juxtaposition des luttes à leur convergence, à l’addition des forces, dans un mouvement solide, déterminé et continu sur des revendications précises, pour commencer à mettre en échec tout de suite le gouvernement ? Le désarroi révélé par l’échec de la journée de manifestation du 13 juin a souligné ce questionnement, sans changer les données. Comme il pose la question du rassemblement des salariés par rapport aux compromis de l’unité syndicale.

 

Pour nous, dans la période, c’est là que se situent la perspective d’alternative politique et l’urgence alors que le Medef poursuit le démantèlement de l’appareil productif.

 

L’été est la saison des vacances. Pour le gouvernement, c’est la saison des mauvais coups. Nous vous proposons d’en faire aussi une saison de lutte et de préparation des luttes décisives à venir.

 

Dans le 15ème: notamment

 

- Pour l’hôpital public: nous en sommes à 1450 signatures de la pétition pour le retrait de la Loi Bachelot. L’affaire est loin d’être pliée, même si le gouvernement avance en toute discrétion (un nouveau vote vers le 25 juin). La convergence des résistances contre cette logique demeure toujours aussi grande (personnels hospitaliers, médecins, chercheurs, patients,…).

 

- Défense du service public de La Poste: les annonces se succèdent contre la Poste : changement de statut pour préparer la privatisation d’ici la fin de l’année, notamment des services financiers, remise en cause de la distribution du courrier le lendemain (J+1), fermetures et déstructuration des bureaux, suppression programmée de 30.000 emplois.

Des résistances montent de partout. L’association de défense de Beaugrenelle a réuni 1600 signatures pour que la modernisation du bureau de ce quartier ne soit pas dirigée contre les usagers.

Nous réengageons une campagne contre la privatisation de La Poste en nous appuyant sur le rejet des directives européennes de mise en concurrence.

- Nous vous proposons d’agir avec nous pour la défense de tous les services publics, notamment du monopole public RATP/SNCF des transports urbains parisiens.

 

- Logement (contre l’application de la loi Boutin), école, universités, emplois, salaires :

ensemble agissons au plus prêt de nos entreprises et de nos quartiers pour une vraie alternative politique !

 

Renforcer le PCF !

Son contenu est prévisible. A la veille de l’été, il va asséner la poursuite de ses réformes antisociales.
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Jeudi 18 juin 2009

60% d’abstention aux européennes : le rejet de la politique du pouvoir et de l’UE est confirmé.

La responsabilité du PCF pour engager la contre-offensive politique et idéologique demeure entière.

 

 

Le résultat marquant de l’élection européenne du 7 juin est le niveau atteint par l’abstention. 6 Français sur 10 ont boycotté le scrutin. L’abstention culmine dans les quartiers populaires. A bien des égards, elle a exprimé un message politique fort auquel notre parti doit accorder toute son attention.

 

Les électeurs ont refusé d’apporter une caution démocratique à l’UE au service du capital et aux forces politiques qui en font la promotion. Ce vote prolonge la victoire du NON au référendum de 2005 et sanctionnent ceux qui ont méprisé l’expression du peuple en signant le Traité de Lisbonne. L’intégration européenne, les traités, les directives et les règlements européens n’ont aucune légitimité pour continuer à servir de prétextes aux gouvernements pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux, les services publics, la protection sociale, l’agriculture…

 

Deuxième enseignement du scrutin, le pouvoir sarkozyste ne peut pas se prévaloir d’un soutien populaire. Avec 28% des 40% de participants, l’UMP n’obtient le suffrage que d’un Français sur 9 (10,83% des électeurs inscrits). Ce résultat confirme le niveau d’opposition à la politique du gouvernement, démontrée par le développement des luttes, dans toutes les catégories sociales, par l’ampleur des mobilisations du 29 janvier et du 19 mars.

 

Avec 17%, le PS chute de 11% par rapport à 2004 comme aux cantonales de 2008. Sa posture d’opposant n’arrive plus à convaincre, même par défaut. Fervent défenseur de la « constitution » européenne en 2005, il est un des fers de lance de sa réplique, le Traité de Lisbonne. En cohérence, il n’affronte pas sur le fond les contre-réformes du gouvernement. L’option social-démocrate perd de la crédibilité en période de crise du capitalisme. C’est un constat.

 

Les listes attrape-tout de Cohn-Bendit et Bové ont servi à racoler, au nom de l’écologie, vers des positions « pro-européennes » et « libérale ».

 

Malgré ce contexte, le « Front de gauche » n’arrive pas à dépasser le résultat des listes PCF de 2004 : 6,05% des exprimés, 2,35% des inscrits contre 5,90% et 2,43%. Avec 1.041.000 voix, il est très en retrait sur les cantonales de 2008, 9,08% et 1.150.000 voix, obtenues sur seulement la moitié du territoire.

 

L’action des militants communistes a été déterminante dans la mobilisation et dans la réélection de deux députés européens PCF, le même nombre qu’en 2004, Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric.

Les communistes sont d’autant plus autorisés à tirer le bilan critique de la stratégie du « Front de gauche », imposée « d’en haut » en court-circuitant le 34ème congrès. Plus que jamais, nous refusons la conception d’adhérents porteurs de seaux de colle pour des choix décidés sans eux.

 

Pour notre part, nous estimons que le Front de gauche a empêché de donner sa force et son utilité au vote communiste. Il a détourné le PCF de ses responsabilités pour dégager la perspective politique et répondre aux attentes du monde du travail, dans une période de crise du capitalisme et de développement d’un très fort mouvement de lutte.

 

L’union ne se décrète pas et l’union pour l’union n’a aucun sens. Le Front de gauche, association avec deux petits groupes dissidents du PS et du NPA représente une démarche « unitaire » factice. Elle n’a entraîné qu’un nouvel effacement du PCF et de son identité et la promotion de Jean-Luc Mélenchon.

 

Avec ce partisan historique de Maastricht, le message de « réorientation » de l’Europe du Parti de la gauche européenne s’est encore un peu plus décalé de la force du rejet populaire du l’UE du capital, exprimé en 2005 et alors porté par notre parti.

La campagne nationale a réduit la perspective politique à l’enjeu électoraliste du scrutin européen, aux institutions, en définitive à la perspective d’une alternance un peu plus à « gauche » en 2012. Alors que des millions de salariés défilent dans la rue !

Si M. Mélenchon veut continuer à être la voiture balais « à gauche » de l’UE et du PS, ce doit être sans nous !

 

Dès le soir des élections, Marie-George Buffet affiche sa volonté de poursuivre la démarche du « Front de gauche ».

Militants et dirigeants d’organisations du PCF, soucieux de l’importance pour notre pays de faire vivre et renforcer notre parti, nous pensons au contraire qu’il faut se dégager de cette nouvelle étape de la mutation-dilution du PCF et de son identité, dans le sens de la « métamorphose » du Parti rejetée par les camarades au 34ème congrès.

 

Dès à présent, nous demandons à la direction du Parti d’éclaircir plusieurs points.

Nous invitons les communistes à intervenir pour qu’elle exclue sans ambiguïté le projet de fédération puis de fusion du PCF dans un « parti de gauche » suivant le modèle de « die Linke » en Allemagne tel que certains dirigeants du PCF et J.L Mélenchon le mettent en avant avec insistance.

Sur le plan électoral, suivant les conditions propres à chaque région, nous nous prononçons pour la préparation de listes communistes de rassemblement aux régionales de mars 2010.

 

Après comme avant les élections européennes, les luttes sociales portent la perspective politique, face aux prétentions accrues du pouvoir sarkozyste. Le PCF doit y tenir toute sa place comme force politique de proposition, mais aussi d’impulsion des luttes sur des objectifs politiques immédiats.

 

Cela ne cesse de se vérifier : l’affaiblissement du PCF depuis 25 ans nourrit les prétentions du patronat et du capital. La crise actuelle du capitalisme mondialisé vient souligner la justesse de nos fondamentaux théoriques marxistes, de notre forme d’organisation historique au plus près de ceux qui ont intérêt à abattre le système capitaliste, de notre parti pris de la lutte des classes dans le camp du monde du travail. 

 

Autant de raisons de faire vivre et de renforcer le PCF, de lui rendre son identité révolutionnaire, pour se démarquer totalement du consensus des forces de l’idéologie dominante et de leurs combinaisons politiciennes.

Sans hésiter et sans compter, l’heure pour les communistes est à s’impliquer entièrement dans les luttes pour commencer à mettre en échec le programme de contre-réformes du pouvoir pour mener la contre-offensive politique et idéologique. Contre les lois Bachelot contre l’hôpital public, Boutin contre le logement social, l’accompagnement de la casse industrielle… Notamment dans les manifestations du 13 juin à l’appel des organisations syndicales.

 

Nous assumerons toutes nos responsabilités de militants et dirigeants communistes dans cet objectif.

 

Texte proposé par: Corinne Becourt (02), Emmanuel Dang Tran (75), Claude Fainzang (75), Dominique Negri (38), membres du Conseil National du PCF

Par Bécourt - Dang Tran - Fainzang - Negri - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009

Tract en version PCF

Après les européennes,
les possibilités sont toujours aussi grandes
de mettre en échec la politique du pouvoir sarkozyste

 

Le gouvernement tente d’exploiter le résultat des élections européennes pour légitimer la poursuite de ses réformes antisociales et leur aggravation. C’est de bonne guerre mais le scrutin du 7 juin a exprimé le contraire et confirmé l’opposition massive du pays à cette politique, de même que le développement des luttes (industrie, hôpital, EDF-GDF…) ne s’est pas démenti pendant la campagne électorale.

 

Moins de 1 électeur sur 9 a voté pour l’UMP, 10,83% des inscrits exactement. Davantage de salariés ont fait grève et manifesté depuis le début de l’année que le parti du pouvoir ne compte d’électeurs. Le soutien aux luttes est largement majoritaire et se renforce : plus de 75% au mouvement pour l’hôpital public, contre la loi Bachelot.

 

L’abstention massive, 6 électeurs sur 10, davantage encore parmi les jeunes, les ouvriers et les employés a une signification politique forte.

Elle prolonge le NON référendum de 2005 (obtenu avec plus 70% de participation). Elle confirme le rejet de l’Union européenne, de ses traités, de ses directives et règlements au service du patronat et des capitalistes. Le Traité de Lisbonne, adopté dans le dos du peuple, n’a aucune légitimité pour servir de prétexte et d’instrument à la politique de casse économique et sociale du gouvernement.

 

Pour autant, la question primordiale demeure : qu’est-ce qui permet au pouvoir sarkozyste de nourrir de nouvelles prétentions (nouvelles attaques contre les retraites, le statut des salariés et la fonction publique…) ? Sur quoi bute le mouvement social ?

 

La perspective politique ne peut pas résider dans celle d’une nouvelle alternance en 2012. Le scrutin le confirme aussi.

 

Le PS connaît un lourd désaveu électoral (recul de 11% sur 2004 et sur les cantonales de 2008). Sa posture d’opposant n’arrive plus à convaincre, même par défaut. Fervent défenseur du Oui en 2005 puis de Lisbonne, il n’affronte pas sur le fond les contre-réformes du gouvernement. En période de crise du capitalisme, l’option sociale-démocrate d’aménagement du capitalisme perd encore plus de crédibilité.

Les élections européennes ont à nouveau apporté un démenti à ceux qui rêvent de la disparition du PCF. Ceci dit, la stratégie du « Front de gauche » avec des dissidents du PS, en effaçant à nouveau l’image de notre parti n’a pas permis d’améliorer son résultat de 2004 (6%), malgré le contexte de luttes. Elle a brouillé son identité et ses positions, notamment contre l’UE et le rassemblement à « gauche ».

 

L’aspiration à l’unité de ceux qui luttent, face à la cohérence de la politique au service du capital est très forte. La puissance des journées de grèves et de manifestations des 29 janvier et 19 mars l’a montré. Mais comment passer de la juxtaposition des luttes à leur convergence, à l’addition des forces, dans un mouvement solide, déterminé et continu sur des revendications précises, pour commencer à mettre en échec tout de suite le gouvernement ? Cet objectif de rassemblement devra dépasser les compromis de l’unité syndicale.

 

Pour nous, dans la période, c’est là que se situent la perspective d’alternative politique et l’urgence alors que le Medef poursuit le démantèlement de l’appareil productif (180.000 chômeurs encore en plus en trois mois !).

Nous mettons nos analyses, nos propositions, nos actions et nos organisations dans les entreprises et les quartiers au service de la contre-offensive politique et idéologique.

C’est la raison d’être de notre parti le PCF. Nous vous appelons à vous saisir de son utilité, à venir le renforcer.

 

 

Les communistes qui vous distribuent ce tract, de plusieurs cellules, sections et fédérations du PCF, ont participé à la constitution d’un réseau, au sein de leur parti, dénommé « Faire vivre et renforcer le PCF ». Ils refusent tout processus d’effacement ou de dilution de leur parti et de son identité, outil indispensable pour dégager une perspective politique de rupture avec la politique au service du capital. Au contraire, ils entendent réaffirmer l’actualité des fondamentaux théoriques, marxistes, du PCF, l’importance cruciale de l’organisation communiste dans la lutte des classes. Et participer à revitaliser leur parti, ses organisations de bases, cellules, sections dans les quartiers et les entreprises.

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Lundi 8 juin 2009
L’alternative introuvable : 60% d’abstentions aux européennes. La nécessité, plus que jamais, de renforcer le PCF

Première analyse de la section du PCF Paris 15ème, 8 juin 2009

 

 

Un résultat des élections européennes éclipse tous les autres. 60,2% des électeurs inscrits se sont abstenus, auxquels il faudrait ajouter les 2% de bulletins blancs et nuls.

 

Deux comparaisons aident à interpréter ce chiffre jamais atteint :

 

1- Au référendum de 2005, l’abstention n’avait été que de 30%. On sait comment l’UE et les partis dominants en France ont décidé d’ignorer la décision démocratique du peuple français, comme celle du peuple néerlandais puis des Irlandais en réintroduisant la Constitution européenne rejetée avec le traité de Lisbonne. Il est logique que les peuples refusent de donner une caution démocratique aux politiciens et aux structures de l’UE qui les méprisent. Le Parlement européen sortant s’était lui-même prononcé à 90% pour la Constitution. L’abstention massive porte la persistance, la montée, du rejet de l’UE du capital. Ses traités, directives et règlements sont plus illégitimes que jamais pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux.

 

2- Le 1er mai, l’Humanité titrait « 72% des Français soutiennent les revendications ». Ces derniers mois ont été marqués par des luttes de grande ampleur dans notre pays, dans un contexte de crise du capitalisme. A plusieurs reprises, le 29 janvier, le 19 mars, les travailleurs ont manifesté par millions. Le soutien à ce mouvement qui met en cause directement la politique du Président et du gouvernement et ses contre-réformes n’a cessé de s’étendre. Force est de constater que ce mouvement de fond, qui porte la perspective d’une alternative politique, ne s’est pas retrouvé dans la campagne des élections européennes. C’est l’autre enseignement de l’abstention qui atteint des sommets, parfois 75%, dans les villes ouvrières et les quartiers populaires.

 

Pour autant, en aucun cas, le gouvernement ne peut se prévaloir de l’expression d’un soutien majoritaire à sa politique. Ses partisans se sont logiquement davantage mobilisés. L’UMP arrive largement en tête mais son résultat, 28% des exprimés, ne représente guère qu’un Français sur 8.

 

Le PS subit, avec 17% des voix, la lourde sanction de son défaut d’opposition sur le fond à la politique européenne et aux choix nationaux du pouvoir. Les politiciens qui se présentaient comme « écologistes », ont, ce n’est pas la 1ère fois aux européennes (cf 1989), été mis en avant comme vote défouloir sans conséquence. Les travailleurs n’ont rien à en attendre. L’engagement ultralibéral et anticommuniste de M. Cohn-Bendit ne s’est jamais démenti pendant que l’opportunisme politicien de M. Bové s’affirme.  

 

Comme des milliers de communistes dans tout le pays, nous avons mis au centre de notre action pendant la campagne électorale le contenu du vote communiste qui seul pouvait donner un sens au vote lui-même.

Dans la suite des campagnes de notre parti en 1992 contre Maastricht, en 2005 contre la constitution européenne, nous avons affirmé le refus de l’intégration dans l’UE du capital et de sa fatalité.

Nous avons mis en avant les possibilités de rassemblement et de convergences de tous ceux qui luttent pour commencer à faire plier le pouvoir dès maintenant.  

 

Cette campagne militante, qui continue, a permis de multiplier les contacts, de réaliser des adhésions, de collecter des milliers de signatures pour le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public…

 

Mais nous vérifions aujourd’hui que la stratégie du « Front de gauche » a empêché notre parti de jouer pleinement son rôle pour l’alternative politique dans ces élections. Tous les communistes devront y réfléchir.

 

Malgré la force du NON de 2005 et le rôle qu’a joué le PCF dans cette victoire, malgré la crise du capitalisme et l’actualité renouvelée de nos fondamentaux idéologiques, malgré l’ampleur des luttes sociales, malgré le discrédit du PS (28% en 2004), les listes du « Front de gauche » stagnent par rapport aux les listes de rassemblement présentées par le PCF en 2004 : 6,05% des suffrages exprimés (2,4% des inscrits) contre, en 2004, 5,90% des exprimés (2,5% des inscrits). Elles n’ont pas détourné de l’abstention. Avec 1.038.000 voix, le Front de gauche sur toute la France fait moins que le vote communiste aux cantonales de 2008 dans une moitié du pays (1.150.000 voix rien que sur les 50% de cantons renouvelables).

 

Une première analyse dans le détail tend à montrer le Front recule souvent dans les villes ouvrières et les quartiers populaires, malgré l’action militante des communistes, mais capte une parti du vote socialiste, notamment dans les centres-villes. Ces résultats et l’émiettement des votes pour les autres listes permettent de faire réélire le même nombre de députés PCF, Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric, et de faire élire à Strasbourg Jean-Luc Mélenchon et une militante associative, Marie-Christine Vergiat.

 

Le choix, imposé aux communistes par la direction du PCF, de la stratégie du « Front de gauche » et la campagne nationale ont brouillé nos positions, d’autant que Jean-Luc Mélenchon s’est rapidement imposé, c’était prévisible, comme porte-parole national. L’engagement « pro-européen » de la campagne (Mélenchon a été un ardent partisan de Maastricht), la perspective politique reportée à une victoire de la « gauche » en 2012 (déjà Mélenchon tend la main à Cohn-Bendit), la priorité donnée aux enjeux institutionnels ont dilué le sens du vote communiste.

 

Le caractère « unitaire » du Front de gauche, mis en avant malgré l’insignifiance de nos partenaires (2800 adhérents pour le Parti de gauche, 250 pour la « Gauche unitaire »), a révélé davantage un glissement sur les positions de fond historiques du PCF et un appel du pied à l’électorat socialiste qu’une démarche de rassemblement correspondant à l’aspiration à la convergence des luttes.

 

Nous continuerons à nous opposer à toute perspective de poursuite de la dilution du PCF dans ce type d’alliances aux contours et aux contenus incertains. La direction du PCF doit écarter sans ambiguïtés et définitivement le scénario de fusion dans un « parti de gauche » tel que Mélenchon et certains dirigeants du PCF le proposent. La place de notre parti est plus que jamais dans la lutte des classes.

 

Sans attendre, nous continuons notre action dans les luttes, dans les entreprises et les quartiers du 15ème. Le 13 juin a lieu une nouvelle et très importante journée nationale de manifestations à l’appel des organisations syndicales.

Dès cette occasion, montrons que le rapport de force pour mettre en échec la politique de Sarkozy-Fillon est toujours bien là. Les élections européennes ne pouvaient pas sonner l’heure de l’alternative politique. Les luttes et leurs convergences si !

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Lundi 8 juin 2009

Abstention : 47,2%

 

Blancs et nuls : 0,84%

 

 

UMP - Nouveau Centre :               25.856 voix – 37,60%

Cohn-Bendit :                                  15.379 voix – 22,37%

PS :                                                   8.874 voix – 12,91%

MODEM :                                          6.333 voix – 9,21%

Divers droite (Rivière) :                  2.355 voix – 3,42%

Front de gauche :                           2.062 voix – 2,99%

FN :                                                   1.934 voix – 2,81%

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Dimanche 7 juin 2009

Pour le retrait de la loi Bachelot !

 

Semaine décisive pour faire capoter la loi Bachelot

 

En force mais en sourdine. Le gouvernement continue à manœuvrer pour tenter de faire passer sa loi contre l’hôpital, malgré l’ampleur de l’opposition du monde hospitalier et, de plus en plus, de l’ensemble de la population.

Il a ainsi fait voter la loi par le Sénat discrètement dans la nuit du 5 juin 2009, deux jours avant les élections européennes. Utiliser une échéance politique, qui ne remet pas en cause sa politique, pour en occulter une autre…

 

La procédure parlementaire va se poursuivre maintenant par l’examen de la loi par la Commission mixte paritaire réunissant des députés et des sénateurs puis par le vote de ses conclusions par les deux assemblées. La loi ne sera en tout état de cause pas promulgué d’ici plusieurs mois.

 

Le temps est plus que jamais à faire capoter la loi Bachelot, au lendemain d’une élection où le parti au pouvoir n’est soutenu que par 1 Français sur 7, alors que l’opposition à la Loi Bachelot et à la marchandisation de la santé rassemble au moins 5 Français sur 7.

 

Cette semaine sera décisive. Le 13 juin est organisée une nouvelle journée d’actions et de manifestations interprofessionnelles à l’appel des organisations syndicales. C’est une nouvelle étape pour faire encore monter la convergence pour faire capoter la loi Bachelot, pour ouvrir la perspective politique par une première défaite de la politique du pouvoir au service du Medef.

 

L’alternative politique part des luttes aujourd’hui. Le résultat des élections européennes le montrent.

 

Dans le 15ème, notre pétition a déjà rassemblé 

 

dans les hôpitaux :

-          337 signatures à l’hôpital Necker

-          278 signatures à l’hôpital Pompidou

-          75 signatures à l’hôpital Vaugirard

 

dans d’autres entreprises :

-          143 signatures à la RATP-Croix-Nivert

-          112 signatures aux Chèques Postaux

-          55 à l’Institut Pasteur

 

dans les quartiers (marchés et métros):

-          6000 tracts distribués, 227 signatures

 

Nous continuons ! Comme des camarades dans toute la France.

 

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Vendredi 5 juin 2009

M. Tienzin Giatso, homme politique et dirigeant religieux du bouddhisme tibétain, plus connu sous la dénomination de Dalaï Lama, est en visite à Paris ces 6 et 7 juin 2009. Il doit y être honoré par la remise de la médaille de "citoyen d'honneur de la ville de Paris". Nous reproduisons ci-dessous notre déclaration d'avril 2008 dans laquelle nous exprimions notre opposition à cette décision de Bertrand Delanoë.

Nous condamnons l’attribution au Dalaï-Lama de la qualité de « citoyen d’honneur de la Ville de Paris ».

Le Conseil de Paris, réuni le 21 avril 2008, a décidé d’accorder le titre de « Citoyen d’honneur de la Ville de Paris » au Dalaï-Lama. Le vœu a été adopté à l’unanimité, mais seuls les élus des groupes PS et Verts ont participé au vote. Bertrand Delanoë est intervenu personnellement au conseil et dans les media pour le défendre.

Nous déplorons cet acte politique, par lequel le maire de Paris et la majorité municipale ont jugé bon d’hurler avec les loups et d’associer la Ville de Paris à la campagne médiatique contre le gouvernement chinois, orchestrée au niveau mondial par l’impérialisme occidental, au nom des « Droits de l’Homme », une nouvelle fois instrumentalisés en toute hypocrisie.

La montée de tensions, manifestée sur la question du Tibet et à l’occasion des Jeux olympiques, entre les grandes puissances capitalistes occidentales et le régime chinois révèle une situation complexe et évolutive.

L’explication de la non participation au vote du groupe UMP au Conseil de Paris par Jean-François Lamour en témoigne, allant jusqu’à citer un exemple de coopération harmonieuse entre Chinois et Tibétains.

Nous regrettons que les élus étiquetés PCF n’aient pas voté contre le vœu et se soient bornés à contester la personnalité du Dalaï-Lama tout en affirmant « comprendre et respecter »  la démarche du Maire et partager la condamnation de la Chine.

En lien, notre analyse sur le sujet.

PCF Paris 15

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Vendredi 5 juin 2009


L'entrée des locaux d’EDF et GDF, 127 boulevard de Grenelle, murée pour un jour, le 28 mai.

 

- Pour les usagers, depuis deux ans, la porte de l’agence clientèle de Grenelle est bel et bien fermée, à défaut d'être murée. L’accueil clientèle a été définitivement fermé, suivant, rien que dans le sud-ouest parisien, les agences de la rue du Hameau et de la rue d’Alésia.

- Pour les personnels d’EDF et GDF Paris Ouest (Tour Eiffel), des centaines d’emplois doivent encore être supprimés, des services fermés ou externalisés au fil des restructurations, des filialisations.


La privatisation, c’est bien fermer et murer le service public.

 

Depuis des semaines, à nouveau, les agents d’EDF et de GDF avec leurs organisations syndicales alertent sur les conséquences de ces choix et disent stop, au démantèlement sur service public, de l’emploi statutaire, aux bas salaires.

 

Leurs actions déterminées et fortement symboliques, comme ici dans le 15ème, frappent d’autant plus l’opinion que les profits d’EDF et de GDF-Suez ont très fortement augmenté, comme les tarifs et les salaires des hauts patrons.

Conscients de la force de ce mouvement, comme face aux ouvriers des industries en lutte, patronat et gouvernement ont répondu par la répression (voir le communiqué de l’UL-CGT du 15 mai).


Ce mouvement a vocation à s’intensifier. Nous le soutenons et le soutiendrons en mettant en avant l’exigence de la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF et du rétablissement de leurs monopoles publics.
Moins que jamais, les directives européennes n’ont de légitimité pour justifier une politique de sape des acquis économiques et sociaux fondamentaux de notre pays, qui sont la condition de coopérations internationales entre services publiques mutuellement avantageuses.

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RETOUR D'ACTUALITE

23 juin : l'adjoint de la Mairie de Paris au logement s'émeut de l'application "brutale" des surloyers.
Pourquoi avoir anticipé le mouvement ? Pourquoi augmenter les loyers de 2,68% à Paris-Habitat?
Notre dossier contre l'ensemble de la Loi ex-Boutin.

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