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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 15:57

Hidalgo : Son « combat pour Paris » (titre de son livre) n’est guère le nôtre.


Pcf Paris 15, 22 mai 2013

 

130522_hidalgo.jpgLa droite a-t-elle une chance de reconquérir la mairie de Paris ? Un récent sondage plaçait Mme Kosciusko-Morizet à 49% au second tour face Mme Hidalgo.

Il n’est pas impossible que l’électorat plus pauvre, les salariés et retraités aux petits revenus, pris à revers par la politique gouvernementale du PS, se détourne de la municipalité sortante.

Il n’est pas impossible que les motivations « éco-sociétales » d’une population moins concernée par les problèmes matériels et les questions locales (en court, l’électorat « bobo ») se traduisent par un vote plus équilibré entre droite et gauche. D’autant que les innovations les plus médiatiques (et superficielles) de la municipalité sortante sont très liées à la personnalité du partant : Bertrand Delanoë. 

Si la droite reprend la municipalité, elle pourra s’appuyer sur le social-libéralisme pratiqué depuis 12 ans pour aggraver lourdement la politique parisienne. Ce n’est évidemment pas ce que nous souhaitons.

Le récent livre de la candidate Anne Hidalgo, « Mon combat pour Paris », ne vient pas annoncer de changement de cap.

Le livre s’applique à humaniser la personnalité d’Anne Hidalgo. Ressentie souvent comme hautaine et méprisante, elle a une histoire familiale, de la culture. Elle aime faire du vélo avec son plus jeune fils dans les rues du 15ème. En même temps, elle possède une stature de femme d’Etat puisqu’on a pensé à elle pour un poste au gouvernement, qu’elle a décliné.

Tout cela fait partie de l’exercice de style convenu. Il est plutôt bien fait sur le plan littéraire. Mais cela n’a rien à voir avec les préoccupations des Parisiens, qui sont les nôtres.

La valorisation du bilan de la municipalité sortante tient principalement de projet. Elle est quasiment sans autocritique mais non sans omissions.

Nous dirions même que tous les sujets les plus polémiques ont été oubliés, surtout ceux qui donnent lieu aux luttes locales et sociales les plus dures.

Le dernier en date, délicat, où Mme Hidalgo, pourtant déjà candidate, s’est trouvée mise en première ligne par Delanoë est celui des rythmes scolaires. Elle prend plusieurs paragraphes pour vanter les bienfaits physiologiques de la semaine de 4,5 jours, les activités périscolaires de la ville et la concertation « engagée très en amont avec le ministre Peillon ». Mais on ne trouvera aucun élément de réponse aux questions et revendications portés massivement (80%) par les enseignants, les directeurs d’écoles, les agents de la Ville et les parents.

Le malaise social est presque général parmi les personnels de la Ville dans tous les secteurs, des piscines au nettoiement. Qu’il y ait confrontation entre les revendications et les réalités gestionnaires, on pourrait le comprendre. Mais Mme Hidalgo ne fait même pas allusion à ces conflits sociaux récurrents. Au détour d’une phrase, on peut juste lire à propos des ouvertures le dimanche : « Nous n’avons pas pu aller aussi loin que nous le souhaitions même si les agents de la Ville ont compris les enjeux ». L’ouverture de davantage d’équipement le dimanche, oui, mais pas dans les conditions imposées aux personnels : voilà la réalité, soulevée par exemple par les personnels et les syndicats des bibliothèques (ou des crèches pour les heures extrêmes).

Mme Hidalgo se garde bien de revenir sur les justifications municipales des externalisations du ramassage des ordures dans 3 arrondissements, qui ont soulevé de fortes luttes. Dans sa langue de bois, on suppose que cela rentre dans le « dépassement du clivage public/privé » ardemment défendu par la prétendante à l’Hôtel de Ville.

La santé est une question essentielle pour les Parisiens. Pendant toutes les années de droite au pouvoir, la municipalité de gauche, en particulier ses adjoints successifs à la santé, ont dénoncé bruyamment les restrictions budgétaires et la dégradation de l’offre et de la qualité des soins en particulier dans les hôpitaux de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Maintenant que la gauche est au pouvoir, la même logique destructrice est à l’œuvre, aggravée, avec 150 millions d’euros de coupes budgétaires en un an contre l’AP-HP, symbolisées par la liquidation de l’Hôtel-Dieu. Quelle action de la municipalité actuelle et future dans ces nouvelles conditions ? On ne le lit pas dans le « Combat pour Paris » de Mme Hidalgo. Se réjouir de l’ouverture de centres de santé serait légitime si l’on n’ignorait pas les lourdes conséquences de la fermeture d’autres, comme dans le 15ème, celui de la Cité de l’Air et celui de Beaugrenelle, directement liée au projet immobilier de la Ville.

Adjointe à l’urbanisme, Anne Hidalgo se répand longuement sur les bienfaits de la construction de nouvelles tours, faisant appel à l’intelligence des Parisiens. Ne nous considérant pas comme stupides, nous regardons d’abord à quoi sont destinées les nouvelles tours projetées. La Tour Triangle à la Porte de Versailles doit abriter principalement des bureaux et le projet, qu’il se réalise ou non, s’accompagne de nouvelles concessions au promoteur Unibail.

Des bureaux, il y en a des centaines de milliers de mètres carrés en trop à Paris, au point que l’on songe, Mme Duflot elle-même, à en transformer en logements. Quel besoin de tels projets spéculatifs de plus ? Pour que « Paris tienne son rang » dans les capitales du monde répond Anne Hidalgo ! Quelle vision conformiste ! Paris devrait rentrer dans la mise ne concurrence des villes dans la mondialisation capitaliste en cédant toujours plus aux puissances d’argent ? D’où l’extension des ouvertures du dimanche, les aides aux entreprises privées etc. Non merci ! 

Quant à la performance architecturale, on croirait relire dans les lignes de Mme Hidalgo les emphases qu’elle décrie des partisans de la tour Montparnasse…

Dans les sujets qui fâchent, à raison, figure la démolition et reconstruction, pour 200 millions d’euros, du stade Jean Bouin. Un aménagement du stade Charletty aurait largement suffit aux 6 matches annuels du Stade français. On risque de se retrouver avec 4 stades de rugby de grand gabarit, en plus du Stade de France et du Parc des Princes, avec les projets dans le Val-de-Marne et dans l’Essonne. Pas un mot de Mme Hidalgo sur cette question si débattue et controversée.

Evacuer toutes les questions qui font mal, ce n’est pas aborder en confiance la campagne électorale ! Comment espérer, avec le PS aux commandes de l’austérité dans le pays, s’en tenir à des généralités ?

Continuons. Unibail et son centre commercial sont aussi les principaux bénéficiaires de la rénovation si contestée des Halles. Cet aspect central semble échapper à la mémoire de Mme Hidalgo, alors que le coût de la « Canopée » (structure suspendue au-dessus du nouveau quartier) s’envole. Elle réduit l’opposition éclairée des riverains et de leurs associations à des questions de plantes vertes.

Ceux-ci riront aussi jaune que nous à la lecture du long chapitre concerné à la nouvelle « gouvernance » de Paris, à la démocratie participative, emprunt des lieux communs de la parité, du non cumul des mandats, des nouvelles pratiques citoyennes, auxquelles elle intègre … les primaires du PS !

Mme Hidalgo compte se présenter dans le 15ème. Cela rend son silence actuel sur le scandale Beaugrenelle encore plus choquant, projet qu’elle a porté à bout de bras. Dans le livre, elle n’évoque pas les 7 ans de retard. On ne lit nulle part le nom du promoteur Gécina, profiteur de l’opération, également spécialiste de la vente à la découpe (voir dernièrement le 191 rue Saint-Charles). Gécina a annoncé qu’il allait se débarrasser du futur centre commercial d’ici 2 ans avec 200 millions de profits. Advienne que pourra pour ce projet incertain économiquement et complètement nuisible socialement (services publics, circulation, environnement, logement…). Dire que Mme Hidalgo nous avait dépeint ces promoteurs comme des « investisseurs » durables !

Non, on ne lira de Mme Hidalgo que quelques lignes sur la création d’une « mission locale pour l’emploi ». Encore heureux qu’il y ait quelques embauches après tant de gâchis ! Mais combien d’emplois ont été ou seront détruits ailleurs, notamment dans ce commerce de proximité qu’elle prétend défendre !

Candidate dans le 15ème, Mme Hidalgo n’hésite pas à rendre un petit hommage à l’ancien maire René Galy-Dejean, dont elle « respecte l’honnêteté ». Elle est belle la « nouvelle façon de faire de la politique » en jouant des divisions de la droite et en louant un technocrate réactionnaire qui a tant fait pour détruire le 15ème populaire.

La question pour nous ne consiste pas à décrier tout le bilan de la gauche municipale. Son inspiration d’ensemble, social-libéral, ne nous convient pas.

En se mettant d’abord au service du système et des possédants, on laisse peu de place pour le « social ». « 70.000 logements sociaux financés depuis 2001 » se targue Mme Hidalgo. Mais combien de construits réellement : beaucoup moins une fois que l’on a retranché les logements sociaux de fait rachetés par la Ville ou les logements rachetés, parfois à prix d’or sur le marché. Comment justifier que des zones d’aménagement du 15ème comme Boucicaut, la rue de la Fédération, la rue Viala n’aient pas donné lieu à la création, outre les équipements publics, de 100% de logements sociaux dans ces quartiers archi-déficitaires ? Et pas des logements à « loyers maîtrisés » obtenus par d’autres grâces octroyées aux promoteurs, comme Mme Hidalgo en promeut le principe.

Nous ne pouvons pas mesurer la politique de l’équipe Delanoë sortante aux outrances antisociales, anti-HLM de la droite qu’elle autorise de fait, dans un glissement à droite général des idées.

Vu de la vie du 15ème, Mme Hidalgo atteint le sommet de l’hypocrisie sur une question très précise et locale : le Patronage laïque. Elle y consacre un long passage, en forme d’hommage à la classe ouvrière dont le Patronage serait le dernier vestige dans le 15ème.

Rappelons au passage, puisqu’elle la cite, que la destruction de l’Imprimerie nationale n’est pas du tout indépendante de l’œuvre de la gauche au pouvoir et même de la décision de Delanoë de délivrer le permis de construire au promoteur Carlysle laissant la voie livre à la liquidation de l’emploi et à l’un scandale immobilier. Le PCF Paris 15 l’avait seul dénoncé alors…

La droite a cherché à détruire maintes fois le Patronage laïque, la dernière en 2001. Elle a toujours échoué grâce à la mobilisation populaire autour de l’Association du Patronage qu’il l’avait construit et constamment animé.

En 2001, il avait fallu forcer la main à Mme Hidalgo nouvellement arrivée pour qu’elle s’engage. Sauvé in extremis, le Patronage n’a pas obtenu de la municipalité Delanoë/Hidalgo le renouvellement de son bail historique (origine 1895). En 2012, ce que la droite n’avait jamais réussi à faire, la gauche le détruit. Elle entreprend la reconstruction d’un bâtiment « de prestige »,  destiné à être contrôlé administrativement, à mille lieues de l’espace de liberté, de culture, de démocratie réelle, de laïcité que représentait le Patronage.  Elle exclut, pour l’instant, l’association historique de son fonctionnement futur. Mme Hidalgo, il est inacceptable de votre part d’affecter un sentiment pour feu le 15ème ouvrier en vous servant de cette opération !

Communistes du 15ème, nous sommes clairs, nous ne souhaitons pas le retour de la droite à la municipalité, d’une droite dopée par la politique antipopulaire nationale de Hollande et par l’héritage social-libéral de Delanoë. Pour cette raison même, nous ne pouvons que condamner l’esprit et la ligne politiques de début de campagne de Mme Hidalgo. La question pour nous n’est pas de participer à jouer les rabatteurs à gauche. Elle d’obtenir et rapidement, tant que la gauche est aux commandes à Paris des inflexions véritables.

Hôpital, centres de santé, équipements publics, situation des personnels, pour le 15ème, Beaugrenelle, Patronage laïque,…  il est encore temps pour l’exécutif PS-EELV-Front de gauche d’amorcer un virage dans l’intérêt des travailleurs, des habitants, de la « diversité urbaine » si chère à Mme Hidalgo. 

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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 19:42

Un an de pouvoir de Hollande, pourquoi se montrer déçu ? Les forces existent, aujourd’hui comme hier, pour stopper cette politique !

Tract, 16 mai 2013


Communistes, nous ne faisons pas partie des déçus de Hollande. Nous n’attendions rien de mieux de son avènement à la Présidence, il y a un an. Nous ne faisons pas partie de ceux qui se sont faits des illusions, surtout pas de ceux qui ont propagé des illusions sur ses projets.

Aujourd’hui, notre détermination est entière à nous opposer à la poursuite de la politique d’austérité, bientôt de super-austérité, menée au service du capital, sous l’égide de l’Union européenne.

Le mécontentement, la colère, la volonté d’agir de la plus grande part des salariés, retraités et jeunes sont plus élevés que jamais. Il est possible de reconstituer les mobilisations massives, convergentes, de 2009, contre l’austérité déjà, de 2010 contre la casse des retraites, alors que justement le nouveau gouvernement les attaque à nouveau.

L’expérience est flagrante pour tous : La perspective de « changement » n’est pas dans tel ou tel changement institutionnel lointain. Pas de diversion, modérée ou pseudo « radicale » ! Elle est dans le mouvement populaire lui-même, dans sa capacité à faire reculer la politique du pouvoir tout de suite, à faire prévaloir des choix de rupture. 

François Hollande a globalement tenu ses promesses ! Celles qu’il a faites au patronat et à l’Union européenne !

Aux travailleurs, il a très peu promis, sinon des phrases creuses et des « efforts », sans obligation de résultat, comme à Arcelor-Florange. Il a effectué quelques rectificatifs à la politique de son prédécesseur (ex : carrières longues). Sa politique frappe moins fort certains secteurs, comme l’éducation (et encore).

Sur les questions de société qui ne coûtent rien financièrement, utilisées comme diversion, il est à la moitié de son programme.

Mais en termes d’austérité, au nom de la « réduction des déficits » et du respect des « engagements européens », Hollande et le gouvernement Ayrault, sous leurs airs d’impuissance font du zèle ! Le Medef n’a pas à être déçu !

Avec le Crédit d’impôt « compétitivité », les contribuables, les salariés et retraités paieront eux-mêmes  6% des salaires (inférieurs à 2,5 fois le SMIC) en lieu et place des employeurs : 20 milliards d’euros de cadeaux par an, davantage qu’aucune mesure de Sarkozy. Le relèvement de l’impôt le plus injuste, la TVA, servira à cela ! La TVA antisociale est de retour !

Avec le Medef et la CFDT, la majorité a fait passer une casse sans précédent du droit du travail, avec l’accord pour faciliter les licenciements, indument appelé ANI (Accord national interprofessionnel).

La « gauche » au pouvoir reprend les privatisations « partielles » comme au temps de Jospin et annonce un vaste programme de « cessions de participations ». 15 ans après France Télécom, EDF, Areva, puis, qui sait, la SNCF ou La Poste ?

Dans le même temps, le gouvernement couvre et accompagne les plans de destruction d’activité et d’emploi dans l’automobile (PSA, Renault), la sidérurgie, les raffineries etc.

Il programme une nouvelle contre-réforme des retraites, deux ans à peine après que le PS a participé aux manifestations contre la remise en cause de la retraite à 60 ans (mais pas contre l’augmentation du nombre d’annuités…).

Hollande poursuit aussi la politique impérialiste de Sarkozy avec l’intervention au Mali.

N’en jetons plus !

Si changement il y a, c’est dans le ton. A l’arrogance de son prédécesseur a succédé la pédagogie du profil bas, de la résignation, de l’impuissance.

Hollande peut aussi aller plus loin que Sarkozy dans l’implication à sa politique des syndicats de collaboration comme la CFDT.

Si déception il y a, c’est par rapport à l’absence de changement malgré l’éviction de Sarkozy.

De 2007 à 2012, l’idéologie dominante, les médias se sont appliqués à identifier la politique antisociale à la personne de Sarkozy. On a renvoyé l’échec des mouvements sociaux, pour les retraites, pour La Poste, pour l’hôpital, à l’intransigeance d’un seul homme…

Travailleurs, en face de nous, nous n’avions pas un individu, Sarkozy, mais une politique cohérente, défendue en France et en Europe aussi bien par la droite que par une certaine « gauche ».

En aucun cas, bien sûr, il ne fallait laisser à Sarkozy la légitimité d’aggraver sa politique. Mais, il était prévisible que Hollande n’apporterait aucun changement sur le fond. Hautement irresponsables et trompeurs sont ceux qui l’ont laissé entendre ! Ils ont nourri l’abstention, la résignation, la tentation du populisme d’aujourd’hui.

N’acceptons pas ces perspectives ! 

En l’absence d’alternative sur le fond économique et social, la droite peut déjà essayer de se remettre en selle en mobilisant sur la question du « mariage pour tous », qui pourtant n’est ni de gauche, ni de droite.

L’extrême-droite aggrave sa démagogie « sociale » pour détourner la colère des travailleurs et déconsidérer notamment la question de la rupture nécessaire avec l’UE, faire le jeu du retour de la droite. Elle renvoie également tout aux élections et à des alliances avec l’UMP aux municipales (on voit le « social » !).

D’autres, à gauche, se placent dans la perspective d’un changement de premier ministre. Les mauvais coups ont toujours lieu en début de quinquennat. Dans le calendrier européen, c’est au tour des travailleurs de France de passer à la moulinette !

Ensuite, certains imaginent un gouvernement d’apaisement. Avec un Montebourg, le ministre de la casse industrielle, comme premier ministre? Avec d’autres ont soutenu « sans conditions » Hollande et accompagné sa politique? Il y a peu à attendre de ces « déçus » d’aujourd’hui ou de demain.

Communistes, notre préoccupation n’a rien à voir avec ces calculs politiciens ! Nous ne cherchons pas à participer à une majorité social-démocrate de secours quand on aura laissé passer la pire phase de l’austérité.

Contre la politique du capital, contre une droite qui mobilise, contre l’extrême-droite, nous portons des propositions de rupture tout de suite dans les entreprises, dans les quartiers et les villages :

Abrogation de l’accord de facilitation des licenciements (ANI) et du Crédit d’impôt « compétitivité » aux entreprises (CICE)

Retour aux 37,5 annuités pour une retraite pleine. Refus de toute augmentation de la CSG. Remboursement des 30 milliards d’euros, par an, d’exonérations de cotisations sociales patronales.

Baisse des tarifs du gaz et de l’électricité, de l’ensemble des services publics. Retour aux monopoles nationalisés acquis à la Libération.

Vaste programme de nationalisations, incluant l’automobile, la sidérurgie, l’énergie, le secteur bancaire et la grande distribution.

Rupture avec l’Union européenne et abandon de l’euro.

Plus que jamais, l’heure est aux luttes, pour faire échec à la politique au service du capital et ouvrir une perspective de changement réel !

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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 20:36

 

En septembre, nous avions dénoncé le vote des "emplois d'avenir" par les parlementaires socialistes, auxquels s'étaient associés les élus du front de gauche : 

« Emplois d’avenir » : à la précarité de l’emploi des jeunes, le gouvernement répond par plus de précarité.

Nous reprenons ci-dessous un article de la CGT du dépôt Croix-Nivert de la RATP, qui illustre les menaces que fait peser ce dispositif sur l'emploi statutaire et le service public :

Des mécanos et des conducteurs de bus au SMIC, voici les « emplois d’avenir » !


Créés à l’automne dernier, la RATP annonce l’embauche de plusieurs centaines d’ « emplois d’avenir » en 2013-2014. Nous alertons l’ensemble des agents sur l’extrême dangerosité de cette manoeuvre contre l’emploi statutaire à la Régie.

Sous prétexte de faciliter l’emploi des jeunes en difficulté, les « emplois d’avenir » sont en fait des CDD de 12 mois, renouvelables 3 fois, ultra-précaires. Payés sur la base du SMIC, ils seront pris en charge à 75% par le contribuable !

Une aubaine à l’heure où la direction de la RATP ne cesse de parler d’économie et de productivité. Bien évidement la possibilité d’embaucher ces jeunes à l’issue de leur contrat est laissé au bon vouloir de l’employeur.

On est plus très loin du CPE de M. de Villepin. 

 Bien pires que les emplois-jeunes de 1997, ces contrats n’ont pas vocation à créer de nouveaux postes d’agents non-qualifiés, mais bien de remplacer des postes d’agents qualifiés, sous statut, à la RATP-Bus, sur le réseau ferré ! RATP 39

Sont concernés dans un premier temps les métiers de mécanicien d’entretien, d’électromécanicien, de poseur de voie, de contrôleur… Mais la direction annonce aussi l’embauche d’ « emplois d’avenir » pour les postes de « régulateur de proximité » et de machinistes (conducteurs de bus). 

C’est donc avec une main-d’oeuvre sous-payée et corvéable à merci que la RATP compte pallier au sous-effectif ? 

 

 

Aujourd’hui les « emplois d’avenir », demain les CDD et l’intérim !

Laisser faire revient à mettre le doigt dans un engrenage qui conduira inévitablement à l’arrêt des embauches statutaires, comme cela a été le cas à la Poste il y a 12 ans. En tant qu’entreprise publique, la RATP a le devoir de montrer l’exemple en terme de salaire, de formation, de non-discrimination et de stabilité de l’emploi. Au contraire, aujourd’hui, main dans la main avec le gouvernement et le patronat, elle fait office de précurseur dans la précarisation de l’emploi des jeunes.

La majorité des jeunes rentre sur le marché du travail avant 21 ans, mais ils n’obtiennent un emploi stable qu’après 27 ans. Pour nous, la précarité qu’ils subissent entre temps ne résulte pas d’un problème « d’employabilité » qui justifierait des aides publiques et des statuts spéciaux comme le patronat le demande. Mais c’est au contraire l’existence de ces contrats précaires qui permet au patronat d’être en position de force par rapport aux jeunes.

Le « contrat d’avenir » est une nouvelle arme, contre les jeunes, contre le statut, contre l’entreprise publique.

A Croix-Nivert, nous nous opposerons résolument à sa mise en application !

 

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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 20:23

Précarisation, éducation au rabais, casse de l’université publique

 

Retrait du projet de loi Fioraso: non à la LRU 2!

 

 

Article-Tract de la JC Paris 15

 

 

Avec le projet de loi Fioraso, le gouvernement retire 250 millions d’ du budget des facs. Plus d'autonomie avec moins de moyens: le plan Fioraso va plus loin que la LRU

 

La fusion-disparition des universités : c'est maintenant !

 

Une université sur quatre est au bord de la faillite, avec la course aux financements d’ « excellence » (IDEX), il s’agit de pousser à la fusion des facs ou à leur regroupement: à terme, il n’y aura plus qu’une université par région, trois ou quatre à Paris.

 

Ce regroupement arbitraire, c’est la disparition de deux facs sur trois. La conséquence finale de l’ « autonomie », c’est la fin de l’indépendance des universités, leur disparition pure et simple

 

A Aix, comme à Strasbourg, les facs ont fusionné: elles sont désormais en déficit, suppriment des heures de TD et des filières en sciences humaines et imposent aux personnels des charges de travail inhumaines.

 

La suppression des filières et la fin du diplôme national : c'est maintenant !

 

6 000 masters et 3 000 licences supprimés pour « simplifier l’offre de cours » selon la ministre : c’est autant de filières en moins et de TD supprimés par fac.

 

A Paris-7, les projets « IDEX » et le déficit creusé par la LRU ont conduit en 2013 à la suppression d’une vingtaine de postes, de dizaines d’heures de TD tandis que la fusion des UFR est toujours envisagée.

 

C’est aussi la fin du diplôme national. Une « accréditation » publique permettra à chaque « pôle » universitaire d’avoir son diplôme avec ses propres mentions, options, certifications. Plus rien de commun entre le diplôme de deux facs françaises. Dans la fac à « la carte » : le menu n’est pas le même pour tous, mais tout le monde paie l'addition !

 

La « licence Bac -3 », l'université à plusieurs vitesses : c'est maintenant !

 

Le projet veut faire de la fac la suite du lycée: « Bac – 3/Bac + 3 ». Avec le « socle de compétences » (lire, compter, cli-quer du collège!), on abandonne l’ambition d’un savoir pointu de qualité pour une formation vague sans qualification.

 

Une formation dévalorisée en licence pour des « masters pro » au service des entreprises ou des « masters enseigne-ment » où la maîtrise de sa discipline est négligée.

 

C’est l’éducation à plusieurs vitesses: la suite d’une éducation au rabais post-lycée pour tous; des BTS et IUT post-lycée pro conçus comme des branches de seconde zone pour les élèves en difficulté et une éducation « compétitive » pour la minorité des lycéens de prépa: car les partenariats prépa-grandes écoles-facs sélectives ne connaissent pas la crise!

 

 

Plus de précarité pour les personnels : c'est maintenant (et c’était déjà hier) !

 

A la fac, on compte plus de 50 000 précaires. L'autonomie a permis l'embauche illimitée sous statut précaire ... mais avec des moyens limités. Le gel des emplois titulaires et un plan social déguisé en non-renouvellement des cher-cheurs précaires: la loi Fioraso, c’est la poursuite de la précarisation des personnels.

 

La fac au service des entreprises privées : c'est maintenant !

 

« Il faut ouvrir les universités aux entreprises », pour Fioraso. La loi LRU a créé les « fondations », avec les « chaires privées » financées par les entreprises. Une aubaine pour Total, GDF-Suez ou Sanofi qui externalisent leur recherche: les « dons » pour les projets de recherche sont défiscalisés à 60% et le personnel de recherche payé par l’Etat.

 

Les cadeaux fiscaux pour la recherche privée – Crédit d'impôt recherche (CIR), Investissement-Avenir (IA) – coûtent cha-que année des dizaines de milliards d’ à l’État (4,7 milliards pour le seul CIR!). Qui a dit que les caisses étaient vides?

 

Fioraso va plus loin, elle légalise : « le transfert des résultats de la recherche publique vers le monde économique ».Recherche publique, profits privés !

fiorase.jpg

 

Pour Fioraso, il faut aller vers une «gouvernance à l’américaine » avec un pouvoir accru pour les représentants des en-treprises au Conseil d’Administration (CA) et limité pour ceux du personnel. L’ « autonomie », c’est moins que jamais l’ « indépendance » face aux puissances de l’argent! 

 

La hausse des frais, la suppression des aides : c'est demain !


 

Avec la LRU, il faut augmenter les frais prétendent les présidents d’universités. La ministre répond: « pas d’augmentation significative des frais ». C'est quoi, pas significatif ? 150  comme l’an dernier ou 1 500  comme au Québec?

 

Le gouvernement parle déjà de « redéployer les bourses et aides sociales actuelles ». Ca veut dire quoi ? La fin de l'allo-cation-logement (APL) ? La suppression des bourses du CROUS pour financer une « allocation d'autonomie » au rabais?

 

Pécresse et la droite en ont rêvé, le PS et Fioraso le font : la fac au service des grandes entreprises, le service public bradé, la précarité des personnels légalisée, l'éducation au rabais, ça suffit ! Non à la loi LRU 2!

 

Nous réclamons :

 

- Retrait du projet de loi Fioraso et l'abrogation de la loi LRU ;

 

- Refus de toute ingérence du capital privé dans l'université, retour à une gestion nationale du Service public de l'enseignement supérieur ;

 

- Titularisation, sous statut de fonctionnaires, des personnels précaires avec plan de création de 5 000 postes d’enseignants-chercheurs par an pendant cinq ans ;

 

- Maintien du cadre national des diplômes: la même éducation, le même diplôme partout!

 

- Des moyens pour notre éducation supérieure : réallocation des milliards des crédits pour les entreprises— IA, CIR, Crédit Compétivité-Emploi pour les facs publiques!

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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 11:00

La CGT régionale et de nombreuses fédérations syndicales appellent à un

Rassemblement

Le 16 mai 2013, à 12h30

Devant l'Assemblée nationale

 

Contre les politiques d'austérité à l'occasion de l'examen par l'Assemblée de la proposition de loi sur l'aministie sociale votée au Sénat, mais à laquelle s'oppose maintenant le gouvernement.

 

Après la manifestation du 1er mai, c'est un nouveau moment pour la convergence des luttes sur des propositions de ruptures.

 

Nos positions et propositions: 

 

TRACT DU 1er MAI: "la lutte maintenant"

 

130501_manif.JPGSur l'amnistie sociale:Amnistie sociale : le coup tordu du gouvernement

 

Sur la proposition de loi, étudiée le même jour, sur les "licenciements boursiers":Licenciements « boursiers » : une notion indéfinissable et dangereuse


Le brouillage sera d'autant plus grand que le gouvernement annonce un projet de loi sur l'obligation de "reprise des sites économiques rentables"...

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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 10:24

Hommage aux « Dames de Javel » : ce qu’il faut voir à côté de la plaque !


Pcf Paris 15ème, 8 mai 2013

 

De 1915 à 1918, quelque 6.000 femmes ont été recrutées pour travailler à la fabrication d’obus dans les usines Citroën de Javel dans le 15ème arrondissement. La plupart des ouvriers était partie au Front.

Les conditions de travail de celles qu’on a appelées les « munitionnettes » étaient effroyables : 11 heures par jour, 7 jours sur 7. Les accidents avec les matières explosives sont nombreux.

Le patronat utilise tous les avantages de la situation de guerre et de la condition féminine de cette nouvelle main-d’œuvre ouvrière pour tirer un profit maximal de son exploitation. Les salaires sont inférieurs de 50% à ceux, déjà faibles, des ouvriers avant-guerre. Il est « interdit de faire grève et de s’asseoir » !

Il est bienvenu que mémoire soit rendu à cet épisode. La guerre impérialiste, totale, jetait leurs fils, leurs frères et leurs maris dans la boucherie des tranchées. Elle n’a pas non plus épargné les femmes.

Cependant, on ne peut que s’étonner du texte de la plaque apposée à l’entrée du collège « André Citroën », 207 rue Saint-Charles, où se trouvait une usine.

Elle rend hommage davantage à la mémoire du patron qu’à celle des « Dames de Javel » qu’il a exploitées pour son compte et celui de la guerre.

André Citroën, nom en majuscules, est présenté comme un entrepreneur patriote, un « patron social », même comme un initiateur de l’émancipation de la femme. Plutôt que de rappeler l’exploitation et les souffrances de ces femmes, on célèbre leur sacrifice à la cause de la guerre, au soi-disant « salut du pays » comme a aimé à le souligner le maire UMP du 15ème, à l’origine de la plaque avec la municipalité de gauche de Paris.

La commémoration a eu lieu le… 8 mars 2013 !  

 

Lisez le texte :

130510_dames_de_Javel.jpg


Que cette période ait amené, de fait, à une émancipation financière et sociale de la femme travailleuse, c’est évident. Qu’il faille remercier, après coup, la guerre capitaliste et le patronat pour cela, c’est un comble !

Que l’on reconnaisse à André Citroën son travail d’ingénieur et d’inventeur, oui…

Que l’on célèbre les actes de patron de celui qui jouait au casino la paie de ses ouvriers, qui, avec ses amis banquiers, a profité de l’effort de guerre pour s’enrichir de façon éhontée et acquérir gratuitement, grâce à la puissance publique, les terrains et usines de Javel, non alors !

A propos, PSA devait revendre dans les années 70/80 ces terrains à prix d’or pour construire l’usine d’Aulnay-sous-Bois que maintenant, le groupe va revendre encore à prix d’or, toujours aux dépens des ouvriers et des ouvrières.  

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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 20:22

Nous reproduisons la une de du journal l'Humanité du 9 mai 1945. La célébration de la victoire était indissociable de la conscience de la nécessité "d'écraser les résidus du fascisme". Depuis 68 ans, cette tâche reste malheureusement toujours d'actualité en France, comme dans le monde. 


 

130508_Une-de-l-Humanite.jpg

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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 21:40

656 ouvriers du textile tués au Bangladesh dans l’effondrement d’un immeuble – L’esclavage (et la mort) là-bas, le chômage ici, les profits dans les poches des capitalistes !

L’esclavage (et la mort) là-bas, le chômage ici, les profits dans les poches des capitalistes !

Article pcf Paris 15

Le 24 avril, un immeuble de huit étages, le « Rana Plaza », s’est effondré à Savar, ville du Bangladesh. 3000 ouvriers y travaillaient dans 5 ateliers textiles. Au moins 656 sont morts écrasés.

Les causes directes du drame sont connues.

L’immeuble de 8 étages était construit sur un terrain instable de marais. Il avait été surélevé illégalement de 3 étages. La veille de l’effondrement, les ouvriers constatent des fissures. Mais leurs patrons, leurs négriers doit-on dire, les obligent à revenir travailler sous peine de licenciement.

Voilà le prix accordé à la vie humaine au Bangladesh pour 4 millions d’ouvrières et d’ouvriers qui subissent un quasi-esclavage moderne. Le pays est devenu le 2ème exportateur mondial d’habillement. Sa ressource est l’exploitation maximale d’une main d’œuvre abondante: des semaines de 60 heures, pour 32 euros par mois en moyenne, sans aucune condition de sécurité.

Pour que les jeans « de marque » importés en Europe aient l’air délavés, des ouvriers bangladeshi pulsent toute la journée du sable sur les tissus, à en tomber rapidement malades de silicose…

Quelques possédants locaux bâtissent des fortunes inouïes sur ce système. L’Etat les aide à contenir les velléités revendicatives des ouvriers. Après le drame, les autorités ont accéléré la reprise du travail dans l’ensemble des usines du pays arrêtées huit jours sous le coup de l’émotion et du deuil. Elles ont mâté les importantes manifestations ouvrières, notamment à l’occasion du 1er mai. 130508-bengladesh-premier-mai.jpgLes salaires réels sont désormais 4 à 5 fois inférieurs à ceux pratiqués en Chine.

Mais les plus gros profiteurs sont ailleurs. Les marques occidentales, telles Beneton, H&M, ou les marques distributrices comme Carrefour, se défendent toutes d’être clientes des usines de l’immeuble effondré. Qu’importe ! Elles le sont de leurs voisines. Les importations en France de produits textiles en provenance du Bangladesh ont atteint 1,1 milliards d’euros en 2011, 18% de plus qu’en 2010.

La libéralisation totale des échanges mondiaux, en 2005 pour le textile-habillement, a accéléré le mouvement.

Pendant ce temps, en France, le secteur perdait encore des dizaines de milliers d’emplois. La baisse, très relative, des prix de l’habillement ne comprend pas le coût du chômage, de la surexploitation des unités délocalisées, des profits gigantesques des trusts capitalistes.

Pour le peuple du Bangladesh, la situation est désastreuse. La dépendance vis-à-vis de l’étranger est totale. Le potentiel agricole n’est pas exploité, faute d’investissements suffisants. La construction d’infrastructures contre les catastrophes naturelles est stoppée.

Cette situation nous concerne en France, bien au-delà de l’émotion devant les crimes du capitalisme.

Pour nous communistes, la solution ne consiste pas à établir tel ou tel « code éthique » hypocrite mais à faire cesser ce système nuisible à tous les peuples : la mise en concurrence des travailleurs de chaque pays, de tous contre tous.

L’Organisation mondiale du commerce, présidée par le politicien PS Lamy, l’Union européenne, poussent au « libre » échange dans l’intérêt des multinationales.

Voilà comment, sans drame heureusement, on se retrouve à manger du cheval de Roumanie passé par les Pays-Bas à la place de bœuf dans nos raviolis !

Dans l’immédiat, le gouvernement français doit encadrer les importations en provenance du Bangladesh, rendre public le nom des importateurs.

ACCUSONS PUBLIQUEMENT les marques et enseignes qui importent et commercialisent des vêtements fabriqués dans de telles conditions !

A terme, remettons en cause, en France, les règles de l’OMC et l’UE. Le « libre » échange est contradictoire avec le développement de coopérations mutuellement avantageuses entre les peuples.

Le Livre noir du capitalisme n’en finit plus de s’écrire.

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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 21:25

"En 2007, je ferai les départs d'une façon ou d'une autre, par la fenêtre ou par la porte" (Didier Lombard, alors PDG de France-Télécom, extrait d'un document interne de 2006, révélé par la presse).

En 2006, le processus est déjà bien engagé par les prédécesseurs de Lombard, selon une méthode de "gestion du personnel" par la souffrance, connue, dénoncée et combattue.

Nous vous renvoyons ci-dessous à notre dossier et à nos interventions sur la question.

 

 

Souffrance au travail à France Telecom : toujours la machine à broyer le service public

 

Faire très attention lorsqu'on évoque les suicides "professionnels"

 

Dans les années 2003/2004, avec Marie-Claude Beaudeau, alors sénatrice communiste du Val d’Oise, nous avons été amenés à étudier le développement de la souffrance au travail à France Telecom et ses causes. Ce travail a conduit notamment à la plusieurs actions, et à la publication du livre de Dominique Decèze, « France Telecom, la machine à broyer », conçu comme témoignage et comme outil politique.

Nous sommes en effet arrivés à la conclusion que les méthodes de « gestion des ressources humaines » utilisées à France-Télécom, souvent aberrantes au premier regard quels que soient les critères d’efficacité envisageables, visaient avant tout à casser irrémédiablement le service public, sa culture et les personnels qui la portent, notamment vu la proportion, toujours majoritaire aujourd’hui, de fonctionnaires parmi eux.

Nous vous renvoyons vers plusieurs de nos tracts qui le décrivent et sont toujours d’actualité.

2004. Conditions de travail et privatisation: le personnel relève la tête!

France-Télécom: Résister à la privatisation, à la casse du service public et à l’écrasement des femmes et des hommes qui le font vivre

Lutter contre la souffrance au travail à France-Télécom, c’est toujours lutter contre le processus de privatisation, France-Télécom étant des grands services publics, l’un des premiers à avoir été attaqué, notamment à cause de la rapidité des changements technologiques.

 

Un point très important par rapport à la médiatisation, à nouveau, ces jours-ci des cas de suicides. Le suicide est à la fois un drame et un acte totalement contreproductif.

Rien n’est plus faux et irresponsable que de laisser courir l’idée que les suicides seraient des signaux d’alerte qui permettraient d’accélérer la recherche d’une solution. C’est le contraire.

Un suicide a toujours plusieurs origines, même quand une cause professionnelle est évidente. C’est un acte désespéré de renoncement, aussi à la lutte. Même s’il fait parler, il n’aide pas à la riposte collective mais contribue à aggraver le climat de fatalisme et de résignation.

Syndicalistes de terrain, médecins du travail, le savent et savent combien il est délicat d’accompagner le deuil des familles et des collègues tout en poursuivant et amplifiant l’action collective.

 

Aucun politicien responsable, même croyant bien faire, ne saurait utiliser les cas de suicides.

Seul le développement de la lutte dans et hors de l’entreprise, en pointant le processus de privatisation dans tous ses caractères, permet de contrecarrer la « machine à broyer ».

 

EDT pour section PCF Paris 15
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 20:57

Tract Poste 1er mai, PCF Paris 15


Dans chacune de nos entreprises, le même constat depuis 2012: 1-Pas de changement (sans surprise) 2- Mais le potentiel de lutte est toujours là

A LA POSTE :

Le nouveau gouvernement confirme la politique de suppression d’emplois, de dégradation des conditions de travail et du service, la généralisation du J+2, courrier en deux jours, la banalisation de la Banque postale etc. C’est ce qui ressort du projet de « contrat d’entreprise » que l’Etat s’apprête à signer avec l’entreprise. Celle-ci, qui tient le record de suppressions d’emploi, 90.000 depuis 10 ans, recevra même une récompense annuelle de 270 millions d’euros au titre du « Crédit d’impôt compétitivité emploi ». Pour continuer !

Les élections de 2012 n’ont rien changé. Elles ont été utilisées pour détourner la force de l’opposition à cette politique QUI EXISTE TOUJOURS. 130507_poste.jpg

En 2009, par millions, les usagers et les salariés ont participé à la « votation » pour défendre le service public postal. Pas une semaine ne se passe sans une lutte dans les centres, dernièrement au centre de tri de Gonesse. Elles parviennent toujours à repousser une partie des prétentions de la direction.

La réalité actuelle est la suivante. Le « capital » de La Poste est toujours 100% public entre l’Etat et la Caisse des dépôts. L’expérience est faite des prétendus investissements qui avaient servi de prétexte au changement de statut. Ils n’ont servi qu’à casser l’emploi et le service public.

La votation de 2009 n’avait mis en cause une partie du principal, les directives européennes de « libéralisation », sans doute pour que le PS s’associe. Maintenant, l’illusion d’une unité avec le PS (si elle a jamais existé – souvenir de la loi Quilès) est tombée. L’opposition à l’UE, ses directives, sa monnaie qui écrase les peuples est de plus en plus forte.

Alors OUI, nous pouvons faire reculer la politique du gouvernement, loin de toutes les diversions politiciennes, dans la convergence des luttes, sur une perspective de rupture claire.

 

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29 mai 2013: Assemblée PCF Paris 15

22 mai 2013: Grève nationale et manifestations pour le retrait de la loi Fioraso (Université)

16 mai 2013: rassemblement pour l'Amnistie sociale

1er mai 2013: Journée internationale du Travail

28 avril 2013: Journée de la Déportation

24 avril 2013: CD du PCF Paris

 

 

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