Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Jeudi 8 mai 2008

Etat et avenir du mouvement communiste : la situation en Italie après les dernières élections générales

DEBAT PUBLIC

avec 

Andrea CATONE, du Parti de la Refondation Communiste, signataire de la motion « L’Ernesto », historien

Emmanuel DANG TRAN, Claude FAINZANG, membre du Conseil national du PCF

Samedi 17 mai à partir de 16h30 à l'Ecole Normale Supérieure,
46 Rue d'Ulm, Salle de conférences (entrée sur la rue par le petit escalier), 75005 Paris (Métro Place Monge ou RER Luxembourg).
 

« Les récentes élections législatives italiennes ont été marquées par le retour au pouvoir de la droite berlusconienne et post-fasciste. Les composantes du gouvernement Prodi sont en échec. La sanction est sans appel pour les formations communistes italiens. Pour la 1ère fois depuis la Libération, elles n’ont plus aucun parlementaire.

Quelques semaines avant les élections anticipées, les dirigeants des deux partis communistes italiens, Refondation communiste (PRC) et Parti des Communistes Italiens (PdCI), avaient annoncé leur intention de former avec les écologistes et une aile des « Démocrates de gauche » un nouveau "sujet politique", la "Gauche arc-en-ciel", étiquette inaugurée pour le scrutin.
Le débat est actuellement très vif au sein des deux organisations. La stratégie de participation au gouvernement Prodi et le processus de dissolution de la référence communiste et des partis qui la portent dans un rassemblement de "forces de gauche" soulèvent de plus en plus d’opposition. Comme le contenu même du combat communiste. Andrea CATONE fait partie de ceux qui rejettent depuis plusieurs années, notamment à travers la revue « L’Ernesto », la disparition du communisme organisé en Italie.

Emmanuel DANG TRAN et Claude FANINZANG, signataires du texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » s’oppose à la même dérive dans le PCF. Le « parti de la gauche européenne », PGE, est d’une certaine façon la matrice de ces évolutions, en Italie, en France, en Allemagne…

Lien vers une série de textes l’état du mouvement communiste italien.

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Mercredi 7 mai 2008

Position commune sur la « représentativité syndicale » : grave étape d’un syndicalisme de lutte vers un syndicalisme de compromis

Par Stéphane Auriol, militant syndical à la RATP, membre du CN du PCF

Voilà  des années que le patronat et les gouvernements nous rabattent les oreilles sur le « dialogue social », l’essor de la « démocratie sociale ». La réalité tranche avec ces envolées : licenciements, délocalisations, blocage des salaires, démantèlement des service public, du statut des fonctionnaires…

Aujourd’hui Sarkozy se réjouit que « le dialogue social n’a jamais été aussi dense ni aussi constructif en France qu’au cours des derniers mois » et se félicite de la « position commune » sur la « représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme », adoptée le 9 avril par des représentants syndicaux et patronaux.

L’enthousiasme présidentiel rejoint celui du Medef qui salue « un texte historique, innovant et équilibré ». Cette convergence ne surprend pas. De façon plus inhabituelle, elle s’étend à la CFDT et surtout à la CGT dont la direction s’apprête à ratifier majoritairement le texte.

Comment imaginer une « position commune » avec le Medef au moment où la situation exige de faire converger les luttes, la riposte des salariés du privé et du public ? Comment admettre que le Medef dicte ses conditions sur des dispositions qui ne concernent que les syndicats de salariés ?

Le texte de cette « position commune » ne doit surtout pas passer inaperçu.
Militants politiques communistes à l’entreprise, il doit retenir toute notre attention. Parce que nous sommes tous également militants syndicaux, pour la plupart à la CGT. Mais aussi à titre de militants politiques décidés à animer la lutte des classes sur le lieu de l’exploitation.

L’analyse du texte confirme l’inquiétude intuitive ! Il porte sur des aspects différents de l’activité syndicale. Mais dès le préambule, paraît l’idéologie du texte : la négation de l’affrontement de classe et du rapport d’exploitation dans l’entreprise. On y lit que syndicats et patrons s’entendent pour « développer le dialogue social au regard des évolutions actuelles de la société et de ses composantes économiques et sociales ».

Validation des accords : une fausse avancée

Ne nous laissons pas illusionner : un accord d’entreprise, de branche, national est fondamentalement l’expression du rapport de forces dans l’entreprise, la branche et le pays, du niveau des luttes. Les postures de l’éventail des organisations réformistes n’en sont que le reflet de l’action des travailleurs et de leurs organisations de classe.

Ceci étant rappelé, la possibilité actuelle d’adoption d’un accord par la signature d’une seule organisation syndicale, largement instrumentalisée par le patronat, n’en est pas moins inacceptable.

Le texte envisage une modification des conditions de validation des accords. L’amélioration n’est qu’apparente. Les syndicats signataires devront représenter au moins 30% des voix aux élections professionnelles pour que l’accord soit validé. C’est déjà le cas en général. A la RATP, ce système existe déjà (35%) et la direction trouve sans mal les signataires…

En revanche, les possibilités d’opposition des organisations syndicales majoritaires ne sont pas améliorées. L’article 6 est même encore plus restrictif. Un accord, une fois adopté, ne pourra être dénoncé, qu’à l’unanimité des organisations reconnues représentatives.

Le Medef a mis des garde-fous. Il amène les syndicats à la logique de compromis mais la « position commune » lui confère de nouvelles possibilités d’influence sur les syndicats.

C’est ainsi que nous interprétons la refonte des règles de représentativité syndicale. Rien ne justifie qu’elle soit associée à la nouvelle validation des accords.

Nouvelle définition de la « représentativité syndicale » : un vrai recul pour un syndicat de classe

Aujourd’hui, héritage de l’après-guerre, quatre confédérations syndicales, CGT, CFDT, FO et CFTC (+ CGC pour les cadres) sont reconnues représentatives à tous niveaux. Elle bénéficient d’une « présomption irréfragable » de représentativité ; ce qui leur permet notamment de désigner dans toute entreprise un délégué syndical disposant de protection, d’heures de délégation, d’une capacité à négocier. Les autres syndicats doivent faire la démonstration de leur représentativité.

La « position commune » supprime la présomption irréfragable. La représentativité sera réexaminée périodiquement (article 1) selon 7 critères dont « l’audience établie à partir des résultats aux élections professionnelles » et la « transparence financière ».

Du point de vue du syndicat de classe, tel que nous concevons la CGT, ces nouveaux critères constituent un recul. La représentativité nationale de la CGT est un fait incontestable. Demain, dans certaines branches et entreprises l’implantation de la CGT (délégués syndicaux) sera handicapée par le seuil de 10% (8% au niveau national) qui serait désormais nécessaire pour être reconnu. Ce sera particulièrement le cas dans des entreprises, notamment des  PME, où le patronat et les syndicats de collaboration disposent des plus grands moyens de pression.

On ne voit pas par ailleurs l’intérêt pour les révolutionnaires à pousser les organisations syndicales réformistes à se regrouper.

Le caractère déterminant des résultats électoraux amènera les syndicats à faire rentrer les salariés dans des pratiques délégataires sinon électoralistes. Et renforcera les patrons ! Chaque travailleur sait combien les élections professionnelles sont placées sous influence (contrairement aux prud’homales). Le Medef se félicite que le texte impose aussi que les délégués syndicaux soient désignés parmi les candidats.

La « position commune » institutionnalise ces pratiques syndicales et en fait l’élément structurant de l’activité syndicale, aux dépens de la construction de rapports de forces et de la lutte.

Des syndicats institutionnellement, financièrement, sous influence patronale !

Connaissons-nous un patron qui soutient et finance un syndicat de lutte de classe ? L’expérience du mouvement ouvrier nous apprend que tout droit syndical ne peut être le résultat que d’âpres luttes et que le patronat s’efforce immédiatement de le retourner à son profit.

Dans le cas présent, l’article 12 invite les entreprises à « apporter des moyens aux organisations syndicales de salariés » qui « devront prioritairement prendre des formes favorisant l’adhésion, telles que des formes d’abondement de celle-ci » (ex : le chèque syndical). Le même article envisage la possibilité de « réserver certains avantages conventionnels aux adhérents des organisations syndicales » comme « piste à explorer de nature à développer les adhésions ». Comment continuer à parler d’indépendance, de liberté syndicale ?

Symbole et instrument de cette collaboration entre patronat et syndicat, l’article 13 prévoit même la création d’une « Fondation du dialogue social ». Tout un programme !

Le souci, apparemment louable, de « transparence financière », qui deviendrait condition de la reconnaissance de la représentativité, conduit en fait à une mise sous tutelle des organisations syndicales. On notera ainsi que l’article 1-5 prévoit qu’elle s’exerce au niveau confédéral, fédéral ou régional, ce qui limite l’autonomie des unions départementales, locales ou des syndicats d’entreprise. Un moyen de contenir l’autonomie du syndicalisme de proximité.

Les normes de certification des comptes sont par ailleurs renvoyées à la loi que concocte Xavier Bertrand. Le pire est à redouter.

Le Medef explique pourquoi le texte s’intitule « position commune » et non « accord » : pour que le gouvernement dans sa loi ne soit pas tenu d’en respecter la lettre. Il aura notamment loisir, s’appuyant sur la légitimité que les signataires lui auront donnée, d’imposer une nouvelle « hiérarchie des normes », privilégiant le « contrat » sur la loi, l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, en un mot les échelons où la dictature patronale pèse le plus fortement.

L’article 17 ouvre la voie. Il prévoit « qu’à titre expérimental », des accords d’entreprise puissent déroger aux plafonds du contingent d’heures supplémentaires fixés par des accords de branche. Autrement dit, l’une des dernières dispositions acquises avec les 35 heures est remise en cause. De l’expérimentation à la règle : combien de temps ?

Après un tel examen, encore très partiel, on ne peut que s’interroger sur la décision majoritaire des organes dirigeants de la CGT de ratifier ce texte, de le faire aussi vite sans lancer le débat de fond auprès des syndiqués. On ne peut s’empêcher de faire le lien avec plusieurs expériences récentes marquant la mutation du syndicat historique de lutte de classes engagée par sa direction.

Dans la suite d’une évolution impulsée par la direction de la CGT

Après le 48ème congrès de la CGT, le mot « compromis » figurait dans le projet de résolution.  Maryse Dumas, secrétaire confédérale a déclaré après son rejet par les délégués: « les mots ont leur histoire. Certains délégués sont favorables à la démarche de négociation, mais pas au «compromis.» C'était la première fois que le terme était employé dans un document d'orientation. Il a fait débat. Au prochain congrès, il choquera moins.»

Nous avons été confrontés ces derniers mois, sur des sujets politiques très importants, à la manifestation de ces nouvelles pratiques syndicales. Sur la question des retraites et de la remise en cause des régimes spéciaux, préalable à la nouvelle phase du démantèlement de l’ensemble du système par répartition, la négociation entreprise par entreprise, proposée par les directions syndicales, a interrompu la grève de novembre. Objectivement, sans aucun résultat sur les revendications que les grévistes portaient.

La loi actuellement en discussion sur le contrat de travail porte une régression sociale et démocratique historique. Le gouvernement (et le PS) s’appuie sur l’accord du 11 janvier 2008 entre patronat et 4 centrales syndicales pour la faire passer (ne pas s’y opposer). La CGT n’a pas signé l’accord mais a accepté de négocier « a priori » le recul social.

Ne doit-on pas voir une adaptation du patronat correspondant à la mutation de la direction de la CGT ? On avait du mal à imaginer que le souci de probité motive l’activisme de Mme Parisot contre M. Gautier-Sauvagnac. L’éviction des anciens cadres de l’UIMM marque vraisemblablement un passage :

d’une culture patronale de « partenariat » avec des syndicats réformistes minoritaires, qui a succédé au paternalisme d’antan vers 68, à une culture de cogestion avec l’ensemble des syndicats dont la CGT. Exit Gautier ! Mais pas les salariés militants de classe !

Aujourd’hui que faire ?

En tant que militants politiques, il ne nous appartient pas d’intervenir en tant que tel dans les débats syndicaux. Malgré la précipitation, la ratification de la « position commune » a rencontré l’opposition de plusieurs fédérations et unions départementales CGT. Nous le constatons avec satisfaction.

Il nous appartiendra d’intervenir fortement sur le projet de loi du gouvernement qui émanera de ce texte. Nous le jugerons et le combattrons sur le fond et non sur la qualité historique des signataires.

Dès à présent, sur les dossiers politiques imminents comme les retraites, l’assurance chômage, nous ne saurions nous aligner, dans notre action dans le monde du travail, sur la logique de négociation du moindre mal. Pas de courroie de transmission à l’envers !

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Mardi 6 mai 2008

La défense de l’enseignement professionnel public : une priorité

 

La mobilisation des lycéens tient bon malgré les campagnes de dénigrement. Le retour de vacances a été marqué dans chaque académie par des actions significatives. La manifestation du 6 mai à Paris a réuni près de 6000 lycéens. Elle constitue un jalon dans la préparation de la journée de grève du 15 mai qui s’annonce décisive, réunissant lycéens, enseignants, personnels techniques en convergence avec l’action des autres agents de la fonction publique.

N’en déplaise à M. Darcos, l’action des lycéens montre un sens élevé de la responsabilité. Ceux qui les taxent d’inconscience savent bien qu’ils veulent défendre leur avenir, défendre les conditions de leur formation et de leur réussite, dans l’intérêt du pays.

La mise en échec du plan de suppressions de 11200 postes, préalable à celle de 85000 autres d’ici 4 ans, est l’objectif capital (voir notre tract).

La défense de l’enseignement professionnel public est également un souci prioritaire.

Le projet de généralisation à partir de 2009 des bac pro en 3 ans, au lieu de 4 aujourd’hui, fait en effet peser une lourde menace pour l’ensemble du système.

Aujourd’hui, la préparation du bac professionnel comprend 2 ans de BEP puis 2 ans pour le bac pro proprement dit.

Le passage général à 3 ans, avec soi-disant le même contenu du diplôme (est-ce possible ?), va conduire à diminuer la qualification moyenne, à laisser encore davantage de jeunes sur le bord de la route. Pour deux raisons :

-         Un grand nombre d’élèves risquent de ne plus décrocher le bac. Déjà aujourd’hui, 61% des titulaires du BEP ne vont pas jusqu’au bac et 20% ont besoin de 5 ans pour construire leur qualification professionnelle et y arriver. Ce sera encore plus difficile en trois ans.

-         L’avenir et la valeur des BEP sont directement menacés. Après avoir laissé entendre leur disparition pure et simple, le ministère reste dans le flou et évoque un système d’obtention automatique par contrôle continu. Le BEP risque en fait de cesser d’être un diplôme en tant que tel, valorisable dans la vie active. La recréation éventuelle de CAP marquerait le recul de la qualification polyvalente.


Pour former 3 ans au lieu de 4, il y aura besoin de moins d’enseignants et de moins de moyens. Il n’est pas difficile de voir là une des motivations principales du gouvernement. Faire des économies pour compenser les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches. Des milliers de postes, des établissements entiers sont menacés

L’autre objectif est de drainer des élèves vers les formations privées, payantes, entièrement contrôlées par le Medef suivant ses intérêts immédiats, à l’image de l’apprentissage à 14 ans, aux dépens notamment de la formation générale.

Le Medef déjà guidait en 2001 le gouvernement de « gauche plurielle » vers l’ouverture de filières « expérimentales » de préparation du bac pro en 3 ans. Les résultats traduisent le développement d’une forme de sélection. Les rapports officiels eux-mêmes estiment que l’expérience n’est pas généralisable.

Devant la mobilisation des lycéens et des enseignants, le pouvoir essaye de louvoyer. Il reporte certains transferts de 4 à 3 ans à 2009, suivant les rectorats. Il temporise pour laisser passer l’orage de la mobilisation générale de l’éducation nationale pour le maintien des 11200 postes.

Raison de plus pour amplifier et élargir la mobilisation, pour que le 15 mai sonne le recul de Sarkozy et Darcos.

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Mardi 6 mai 2008

Rendons à Paris sa rue et sa place Robespierre !

Il y a 250 ans naissait Maximilien Robespierre. Ce doit être l’occasion pour la Ville de Paris d’honorer enfin la figure du grand révolutionnaire et de réparer l'injustice commise en 1950.

Il y eut en effet dans le Ier arrondissement de Paris à partir du 8 juin 1946, époque à laquelle les communistes étaient au gouvernement, une rue et une place Robespierre mais, le 6 novembre 1950, elles reprirent leur ancien nom de rue et place du Marché-Saint-Honoré, le réactionnaire centriste Pleven étant président du Conseil.

La réaction triomphante montrait ainsi la haine qu’elle nourrissait et continue de nourrir aujourd’hui encore contre l’Incorruptible, comme l'écrivit Jacques Duclos dans ses mémoires.

Le texte de l’historien Albert Mathiez, fondateur de la Société d’Etudes Robespierristes, écrit il y a plus de 75 ans, reste à ce propos d’une vibrante actualité:

« Il serait temps enfin, citoyens, de rendre justice à ce grand homme dont la vie fut un perpétuel sacrifice au bien public et dont la chute ébranla la République jusqu’à la base, et laissa désormais la voie libre aux profiteurs et, derrière eux, aux généraux et à Bonaparte. Les conventionnels, même les plus médiocres, ont aujourd’hui leurs statues. Leurs noms sont gravés sur les plaques des rues. Seul Robespierre reste un réprouvé. Celui qui fut jusqu’au dernier souffle le défenseur ardent et convaincu des travailleurs, celui dont la vie privée comme la vie publique furent transfigurées par les plus hautes vertus ; celui qui a illustré la tribune française par une éloquence qui atteint parfois le sublime, celui dont les vainqueurs eux-mêmes, les Cambon, les Barère, les Barras, regrettèrent plus tard la défaite comme une calamité nationale ; celui dont les écrits et l’exemple inspirèrent par-delà le tombeau tous les démocrates et tous les socialistes de la première partie du XIXème  siècle, ceux de l’étranger comme ceux de France ; celui que la vigoureuse génération républicaine de 1830 instruite par Buonarroti et les derniers survivants de la Montagne, adora comme la parfaite incarnation de la démocratie sociale, celui que la jeune Allemagne de Boerne et de Gutzkow, que la jeune Italie de Mazzini et de Garibaldi et le chartisme anglais d’O’Connor et d’O’Brien adoptèrent comme un porte-drapeau ; celui que George Sand, avant Anatole France, proclamait « le plus grand homme de la Révolution et l’un des plus grands de l’Histoire » ; celui qui inspira les révolutionnaires de 1848 et ceux de la Commune ; celui que les révolutionnaires russes d’aujourd’hui, plus soucieux de nos gloires que nous-mêmes, honorent comme un ancêtre et un précurseur ; celui dont Lénine, qui lui ressemble à bien des égards, a dressé l’effigie devant le Kremlin ; le profond politique dont la clairvoyance égala le courage et le désintéressement, Robespierre, enfin, est aujourd’hui presque inconnu, quand il n’est pas méconnu de cette foule qui devrait pourtant garder pieusement sa mémoire, puisque c’est pour son affranchissement et pour son bonheur qu’il a vécu et qu’il est mort… »

 
Demandons maintenant au Conseil de Paris de rendre à la capitale de la France une rue et une place en l’honneur de Maximilien Robespierre !

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Lundi 5 mai 2008

Développer la campagne internationale de soutien à la démocratie bolivienne !

Les forces réactionnaires, directement épaulées les services de l’ambassade des Etats-Unis, ont engagé une vaste entreprise de déstabilisation du régime démocratique bolivien, dirigé par le Président Evo Morales.

Dimanche 4 mai, elles organisaient un référendum, parfaitement illégal et anticonstitutionnel, en vue de justifier une soi-disant « autonomie » de la province de Santa-Cruz qu’elles régissent toujours. Trois autres référendums devraient suivre en juin dans trois autres provinces.

Les classes possédantes entendent ainsi détacher les régions orientales, les plus riches notamment en matières premières et en ressources agricoles, du reste du pays. Les réformes économiques et sociales du gouvernement bolivien ne s’y appliqueraient pas.

Malgré d’intenses pressions politiques et financières, les capitalistes félons et leurs tuteurs étrangers ne devraient pas, au vu des premiers résultats, tout à fait sujets à caution, obtenir une large majorité des votes des électeurs inscrits à Santa-Cruz, les appels au boycott ayant été plutôt bien suivis. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une attaque politique majeure menaçant toute la démocratie bolivienne.

La politique de justice sociale, de réappropriation par la nation des richesses du pays, d’émancipation des masses indiennes conduite sous l’impulsion d’Evo Morales, président ouvertement socialiste et anti-capitaliste, est insupportable aux classes possédantes et aux multinationales. L’impérialisme tente aussi ici en Bolivie de contenir l’ensemble de la poussée émancipatrice et révolutionnaire en Amérique Latine, suivant les exemples du Venezuela et de Cuba.

La solidarité des progressistes français s’impose. Un appel international de soutien « Nous dénonçons la conspiration visant à diviser la Bolivie » a été lancé à l’initiative de personnalités, telles Oscar Niemeyer, Rigoberta Menchu ou Noam Chomsky. Relayons-le !

En tournée en Amérique latine jusqu’au 3 mai, Bernard Kouchner n’a pas eu un mot pour condamner les manœuvres sécessionnistes en Bolivie, donnant un gage supplémentaire d’alignement sur les Etats-Unis.

Intervenons pour demander que la diplomatie et le gouvernement de notre pays apportent le soutien de la France à la Bolivie, à son peuple et à son Président !  

 

Lire aussi : Bolivie: "l'épreuve du feu" pour le socialisme et la démocratie

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Vendredi 2 mai 2008

L’alternative politique tout de suite se situe dans les luttes et leur convergence

A ce rythme là, salariés, retraités, jeunes combien de temps tiendrons-nous ? Pas une semaine ne s’écoule sans que de nouvelles attaques directes sur notre pouvoir d’achat, notre vie quotidienne, notre travail, notre santé, nos droits soient annoncées par le gouvernement ou le Président de la République. La majorité des ménages ne peut pas se permettre d’attendre un très hypothétique adoucissement de politique en 2012.

L’opposition et la résistance à la politique du pouvoir montent.

Le gouvernement, sévèrement désavoué aux élections locales, ne peut plus se prévaloir d’un soutien de la population. 79% des Français estiment que rien ne s’est amélioré depuis un an.

Ses prétextes abusent de moins en moins de monde : les déficits fabriqués du budget de l’Etat ou de la sécurité sociale, l’UE… D’autant moins devant les milliards empochés par les actionnaires des grandes entreprises : les quarante première de France, celle du CAC, s’apprêtent à en distribuer 31,6 milliards d’euros, en hausse de 23% sur l’an passé !

D’importantes luttes se développent dans des secteurs d’activité très différents : éducation, audiovisuel, transports… dans de multiples entreprises publiques et privées pour les salaires…

Paradoxalement, la perspective semble toujours bouchée, ce qui alimente résignation et renoncement. 

Les media orchestrent une personnification du pouvoir sur Sarkozy.

Pourquoi? Pour persuader qu’on devrait encore subir, le subir 4 ans ! Mais la politique qu’il mène à un rythme effréné n’est pas la politique d’un seul homme, ni même d’un seul parti, c’est celle de tous ceux qui cèdent aux intérêts du Medef et des puissances d’argent.

Les salariés, les retraités, les jeunes ne peuvent pas se contenter de patienter et se satisfaire des postures d’opposition du PS et de ses satellites. Ils viennent de voter le nouveau traité européen derrière Sarkozy et contestent bien peu sur le fond les mesures gouvernementales que leurs partis frères socio-démocrates appliquent dans les autres pays.

L’alternative politique, dans les conditions actuelles est ailleurs: dans les luttes, dans la possibilité que la convergence des mouvements sociaux fasse reculer le gouvernement tout de suite. Sans vouer un culte à l’histoire, c’est ce qui s’est passé en 1968 et a ouvert une période de 15 ans de conquêtes sociales.

C’est ce que redoute le plus le pouvoir. C’est pourquoi, il s’applique à diviser les salariés, à les opposer les uns aux autres.

Il s’est ainsi attaqué d’abord aux retraites des salariés des grandes entreprises publiques pour lever un verrou à la poursuite du démantèlement de l’ensemble du système par répartition (notamment les 41 annuités) et tenter de désamorcer la combativité de leurs salariés.

C’est pourquoi, il s’efforce d’intégrer les salariés et leurs syndicats à sa politique au nom du développement « dialogue social », de l’amélioration de la « représentativité syndicale », à les inciter à négocier pour « limiter les dégâts ». Le projet de loi de remise en cause du contrat de travail, une régression historique, a ainsi été négociée en amont entre Medef et syndicats (seule la CGT n’a pas signé). Déjouons les calculs du pouvoir, construisons les convergences de lutte!

En tant que communistes, notre préoccupation première est de dégager cette perspective politique :

Notre but est d’abord de mettre en échec le gouvernement, et non en premier lieu de préparer les élections et une nouvelle alternance en 2012. Une seule grande victoire peut changer la donne pour tous. Celle des lycéens pour le maintien des 11200 postes d’enseignants et de personnels éducatifs que veut supprimer Darcos, le rejet de l’allongement de la durée de cotisation, la préservation du statut de la fonction publique, la défense de la nationalisation de GDF…

Pour le coup, l’exigence d’un « Grenelle des salaires et des retraites » a un sens, en référence à 68, et à l’augmentation de 10% de tous les salaires et de 30% du SMIC.

Nous avons des propositions pour briser le consensus politique. La subordination à l’UE du capital n’est pas une fatalité. L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales rendrait 30 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale. Des moyens pour l’école, c’est un investissement pour l’avenir !

Nous mettons notre organisation à la votre disposition pour construire le rapport de force et la riposte politiques dans les quartiers et les entreprises, dans chaque lutte.

Cette journée du 1er mai, la manifestation cet après-midi (14h30 République-Nation) peuvent être le signal annonciateur d’un « printemps des luttes ». Cela dépend de l’engagement de chacun. La lutte des classes bat son plein !


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Mardi 29 avril 2008

Comment faire avaler le traité de Lisbonne aux Irlandais ?

Réflexions entre eurocrates.

Le peuple irlandais sera le seul à pouvoir se prononcer sur la ratification du nouveau traité de l’UE, cette copie quasiment conforme de la « constitution » rejetée en France en 2005. La constitution nationale irlandaise l’impose. Le vote aura lieu le 12 juin prochain.

Ce pays de 4 millions d’habitants devient l’objet de toutes les sollicitudes des eurocrates. Angela Merkel et José-Manuel Barroso sont déjà venus soutenir le premier ministre Bertie Ahern et vanter le texte sur lequel ils ne veulent pas que leurs propres peuples votent. C’est la face publique, habituelle, de leur propagande concertée.

Une fuite, un « courriel » mal adressé, publié par le quotidien Irish Daily Mail, en a révélé la face cachée. Il s’agit d’un compte-rendu, rédigé par une diplomate britannique, d’une réunion au ministère des affaires étrangères irlandais regroupant des eurocrates de plusieurs de pays de l'UE. A l'ordre du jour : comment  favroriser le vote Oui?

La diplomate relate comment la vice-présidente de la Commission européenne Wallström s’est ainsi engagée à reporter des projets qui ne seraient pas « favorables » à l’adoption du traité.

La diplomate explique que le gouvernement irlandais compte que les électeurs n’auront pas le temps d’étudier le texte et se laisseront influencer par les politiciens à qui ils font confiance, qu’il cherche éviter que la campagne ne porte sur le Traité lui-même mais sur les bienfaits supposés de l’UE.

Elle donne aussi la justification du choix de la date du référendum : juin plutôt qu’octobre parce que Sarkozy serait « complètement imprévisible » et que la présidence française de l’UE à compter du 1er juillet présenterait un « risque d’évolutions » préjudiciables, surtout en matière de politique de défense commune.

Doublement inquiétant ! Pour la démocratie et sur les perspectives internationales !

Le gouvernement irlandais craindrait aussi les accords de l’OMC.

Le texte dévoilé par l’Irish Daily Mail a suscité la colère des partisans du NON et d’une grande partie de la population devant le mépris que la classe politique dirigeante lui porte.

Pour l’instant, les sondages sont indécis. Mais certaines réalités pourraient prévaloir ici comme ailleurs.

L’Irlande est souvent citée comme 1ère bénéficiaire de l’intégration européenne. Quelle illusion ! La forte croissance de son PIB depuis le milieu des années 80 est loin d’avoir correspondu à une amélioration correspondante du niveau de vie. Le pays a en fait servi de tête de pont aux multinationales américaines en Europe. Mais les taux d’imposition très bas ont privé l'Irlande de la majeure partie des rentrées envidageables en même temps qu’ils ont tiré vers le bas les politiques publiques des autres pays. Maintenant, les gouvernements des nouveaux entrants des pays de l’est concurrencent à leur tour l’Irlande sur le terrain du moins-disant fiscal et menace son « modèle ».

En 2000, les Irlandais avaient déjà voté contre le traité de Nice. Ils avaient été rappelés aux urnes ensuite. Cette fois-ci ils ne seront pas seuls. Les Néerlandais et les Français les auront précédés.

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Mardi 29 avril 2008

Publié le 11 avril sur http://vivelepcf.over-blog.fr/


Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

Nous sommes peut-être les mieux placés pour savoir que ce résultat ne résout pas tout. Mais la nette remontée du PCF, 9,3% aux cantonales, sur la base de 1300 campagnes locales ne masquant pas l’identité communiste, est une bonne nouvelle pour tous les militants révolutionnaires.

Il ne reste à ceux qui spéculent sur le « déclin inéluctable » du PCF que les colonnes du Monde pour expliquer qu’un bon score en est en fait un mauvais (Martelli, Grador…) ou celle de Rouge, l’hebdomadaire de la LCR. Alain Krivine, en politologue, s’y évertue à relativiser la « résistance au déclin » du Parti communiste.

Viendrait-elle contrecarrer les plans de la direction de la LCR ? Dans la motion majoritaire de son congrès, le « déclin du PCF » est présenté comme « continu et irréversible », notre parti comme « une force du passé », « incapable de rassembler » etc. Cet effacement du PCF serait l’une des principales validations de la constitution du NPA, le Nouveau parti anticapitaliste.

Alain Krivine, Olivier Besancenot, si vous voulez vraiment renforcer la lutte politique anticapitaliste en France, vous faites fausse route.

Militants aguerris, comment ne vous inquiétez-vous pas de l’extraordinaire complaisance médiatique dont vous bénéficiez, à l’heure où tout ce qui bouge un peu trop dans le mouvement social subit étouffement et répression ?

Aux élections municipales (il n’y avait quasiment pas de candidats aux cantonales), télévision et presse rangent la LCR parmi les gagnants, sinon les grands gagnants alors qu’ils minorent les résultats du PCF. Pourtant les listes LCR ou apparentées n’étaient présentes que dans un nombre limité de communes et obtiennent des résultats contrastés. 

A y regarder de près, les listes LCR+ dépassent 5% dans une trentaine de ville (sur 80 où elles étaient présentes) avec quelques pointes au dessus de 10, mais aussi des résultats décevants par rapport à 2001. Surtout, l’extrême gauche dans son ensemble (LCR+LO+PT) est en repli sur 2001 dans la majorité des villes : Paris (3,3% à 2,7%), Angers (9,3 à 6,4), Blois (8 à 6), Bordeaux (4,4 à 3,6) ; Caen (5,3 à 4,8) ; Créteil (10,5 à 5,5) ;  Lille (9,4 à 6,3) ; Le Havre (4,7 à 2,9 où une liste conduite par le PCF a obtenu 29%)…

Certes, la LCR supplante souvent LO mais l’irruption de l’extrême gauche aux élections municipales se produit de façon nettement atténuée par rapport à 2001. Des alliances étonnantes, par exemple avec des nationalistes régionaux, qui n’ont pas grand’ chose à voir avec la gauche, faussent aussi certains résultats.

Il ne fait pas de doute pour nous que les votes pour vos listes sont à ranger, comme ceux pour les candidats PCF, dans l’expression du refus de la politique au service du Medef et nous les apprécions comme tel, mais à leur juste niveau.

Pendant des années, la LCR a cherché les mots les plus durs pour fustiger l’électoralisme supposé des communistes. N’avez-vous pas conscience de tomber en plein dans cette déviation ? Olivier est sur tous les plateaux, dans tous les magazines. Sa figure stylisée est devenue un logo sur toutes vos affiches de France. Une chose est de se saisir d’une opportunité après la présidentielle, une autre de tomber dans le piège conduisant à l’opportunisme. Là encore, vous ne pouvez pas ne pas avoir mesuré cet aspect.

Construire un « grand parti anticapitaliste » sur les bases de résultats électoraux fugaces (voir l’expérience de Laguiller) et de la complaisance des media du capital : c’est illusoire.

Votre démarche nous frappe sur un autre point. Pendant des années, vous avez critiqué, souvent violemment, les reculs idéologiques sinon les compromissions, selon vous, du PCF. Maintenant vous n’imaginez pas constituer un parti de masse sans effacer les mots « communiste » et « révolutionnaire » du nom de votre parti. Pourtant l’anticapitalisme ne désigne pas un projet de société, encore moins la formule « 100% à gauche ». Si nous sommes pour redonner son sens au mot « gauche », force est de constater qu’il ne porte pas aujourd’hui une perspective politique anticapitaliste.

Pour ne prendre qu’un exemple, votre campagne pour une meilleure « répartition des richesses » relève du plus pur réformisme. Pour un parti marxiste, la remise en cause de la production capitaliste et de l’exploitation est centrale. L’expérience, notamment du PCF, montre qu’elle arrache aussi des concessions concrètes au capital.

La LCR existe sous une forme ou une autre depuis 40 ans. Depuis 40 ans, elle n’a jamais réussi à devenir un parti de masse et de classe comme le PCF. C’est un constat. Elle compte aujourd’hui officiellement 3100 adhérents dans toute la France, c’est moins que le nombre de candidats communistes aux dernières élections locales.

Nous pensons qu’un positionnement en apparence extrémiste s’est montré non productif dans la lutte des classes, qu’une forme d’organisation élitaire s’est avérée incompatible avec un ancrage dans les masses. Tenir des discours déterminés à la porte des entreprises qui sont liquidées et contribuer à organiser la lutte sont deux choses différentes. Nous pourrions en écrire beaucoup plus long sur nos différends historiques, mais ce serait vain aujourd’hui. L’une des constantes historiques de la LCR aura quand même été aussi d’attaquer le PCF…

Aujourd’hui, vous décidez de changer et de lancer un nouveau parti. C’est votre choix. Vous savez d’où vous partez et combien les « mutations » des formations politiques sont lentes. L’idée d’un changement de nom de la LCR n’est d’ailleurs pas nouvelle. La direction l’a avancée il y a déjà plusieurs congrès. Il est prévu aussi que le « nouveau » parti reste adhérent de la 4ème internationale, trotskyste.

Nous nous retrouvons le plus souvent en ce moment du même côté dans les luttes. Des alliances politiques locales ont pu se nouer. Pas de problème. Mais si vous êtes des révolutionnaires, il serait irresponsable (en plus d’être illusoire) d’imaginer fonder le développement de votre parti sur le déclin du PCF.

Le PCF connaît une crise interne. Nous pensons que la ligne de la direction d’effacement de l’identité et des positions de notre parti en est principalement la cause. Elle laisse un grand espace vide dans les media et aussi dans le pays. Momentanément. Encouragés par les résultats des élections locales, déterminés devant l’aggravation de la politique au service du Medef, des milliers de communistes dans toute la France entendent faire vivre leur Parti et ses organisations sur une base de lutte.

Par sa théorie, sa forme d’organisation, les combats de ses militants, le PCF a fait ses preuves et a contribué de façon déterminante à toutes les avancées sociales et démocratiques dans notre pays. Le capital le sait bien et ne relâche jamais ses campagnes anticommunistes.

Si vous voulez vraiment lutter contre la politique du patronat et du pouvoir, vous n’avez pas intérêt à rechercher l’affaiblissement du PCF, à livrer, même à votre corps défendant, avec l’aide des relais du capital, une « concurrence faussée et déloyale » au parti historique des travailleurs en France.

Nous ne vous y aiderons pas !


par Emmanuel Dang Tran, secrétaire du PCF Paris 15, membre du CN du PCF
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Lundi 28 avril 2008
LE MUGUET DES LUTTES, LE MUGUET DES COMMUNISTES DU 15EME!

Nos camarades iront à votre rencontre:

POINTS DE VENTE DANS LES ENTREPRISES (mercredi 30 midi)

- Aux Chèques postaux
- à la RATP Croix-Nivert (mardi 29)
- à l'hôpital Necker

Dans d'autres entreprises, auprès des camarades

POINTS DE VENTE DANS LES QUARTIERS (jeudi 1er mai - de  9h30 à 12h30, plus tôt sur certains postes)

- Angle des rues Saint-Charles et Javel
- Métro Boucicaut
- Métro Convention, devant le manège
- A la Motte-Piquet, devant le Monoprix
- A la Porte Brancion, devant le Franprix

Et au porte à porte
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Lundi 28 avril 2008

Conseil national du PCF du 25 avril 2008 

Résumé sommaire pour l'Huma de l’intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

Après avoir proposé, au CN de juin, de pousser l’effacement du PCF jusqu’à la disparition, la direction met en sourdine cette visée. Pour mieux rester en place et continuer ? Les désaveux se suivent: ANE, élections locales, naufrage des mêmes choix en Italie. Poser dès maintenant les questions de congrès: nécessité pour l’avenir du Parti et pour dégager la perspective politique. Impossible sans remise en cause de l’alignement sur le PS, retour à nos positions de classe, rejet total de l’idéologie de l’UE. Le PCF dans les luttes, pas « à côté » ! Besoin d’initiatives nationales. Eviter les pièges de la personnification sur Sarkozy et du « dialogue social ». Lycées, retraites, GDF : une victoire changerait la donne.

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AVENIR DU PCF

http://vivelepcf.over-blog.fr/ 

« PAS D’AVENIR SANS PCF » - 1207 signataires de l'appel au 3 Mai

CN DU PCF DES 29 ET 30 Mars