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Histoire - Notre mémoire

Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 18:34

Héritage du CNR : Les élèves du lycée Buffon ont eu droit à des cours d’histoire vivante

Pcf Paris 15, le 29 mai 2013

Il s’en est passé des choses le 27 mai 2013 devant le lycée Buffon dans le 15ème.

Ce n’est pas tous les jours que le lycée est défendu par autant de forces de l’ordre.

Ce n’est pas tous les jours que les lycéens assistent sous leurs fenêtres à un grand match de catch.

C’est certainement la première fois que les plus progressistes d’entre eux (parmi lesquels nos jeunes camarades) sont supporters des … CRS ! Il faut dire qu’en face manifestaient une centaine de provocateurs, extrémistes de droite, au nom de l’opposition au « mariage pour tous ».

130531_buffon_hollande.jpg L’occasion de ce petit événement a été la venue, discrètement annoncée, du Président François Hollande au lycée pour la célébration du 70ème anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance, le CNR.

Le lieu a été choisi en hommage aux cinq martyrs du lycée Buffon, ces cinq jeunes résistants fusillés il y a 70 ans aussi, auxquels il convient d’associer la mémoire de leur inspirateur, professeur au lycée, sauvagement assassiné par les Nazis en 1944, Raymond Burgard.

C’est peu de dire que les lycéens devront approfondir et débrouiller ce qu’ils ont entendu et vu par des lectures et avec leurs enseignants d’histoire-géo.

François Hollande, qui avait invité plusieurs vétérans de la Résistance, a certes joué au prof devant les media et un parterre d’élèves de 1ère. Mais sa leçon a été voulue superficielle et imprécise, loin d’expliquer le sens et les résultats de la constitution du CNR. Quelques mots consensuels la structuraient : « Liberté », « antiracisme », « confiance en l’avenir »…

Surtout du CNR, Hollande n’a voulu retenir que  « l’unité » nationale. « Ceux qui représentaient les élites et ceux qui représentaient les milieux populaires voulaient ensemble une France plus juste ».

Chez Hollande, comme chez bien d’autres, cette recomposition de l’histoire du CNR n’est pas innocente quand l’idéologie dominante vante l’unité nationale face à la crise. En mars dernier, les sénateurs ont voté à la quasi-unanimité une proposition de loi instaurant le 27 mai comme journée national de commémoration.

Pourtant ce sont les mêmes parlementaires, leurs gouvernements successifs qui s’appliquent méthodiquement à démanteler, sous l’égide de l’Union européenne, les acquis sociaux et démocratiques inspirés à la Libération par le programme du CNR : sécurité sociale, grands monopoles publics, statut des fonctionnaires…

Le CNR a représenté la coordination réelle et effective des organisations de résistance pour la libération du pays. Dans ce combat contre l’envahisseur, on peut réellement parler « d’unité ». Le CNR a été une alliance. D’un côté s’est retrouvée une partie de la bourgeoisie, dont d’authentiques patriotes, qui, à partir d’un moment ou un autre, de Gaulle dès le départ, a refusé la mise sous tutelle allemande de l’impérialisme français puis, pour d’autres plus tard, a compris que l’Allemagne perdrait la guerre.

De l’autre côté s’est retrouvée la principale force de la résistance intérieure, représentante de la seule classe sociale qui n’a pas trahi en tant que classe, la classe ouvrière : le PCF.

Le programme du Conseil national de la Résistance est le résultat d’un compromis. Il a été rédigé pour préparer les conditions du retour à l’indépendance et le relèvement du pays. Il ne s’agit plus là d’un combat commun, comme celui de la lutte armée pour la libération, mais de l’expression d’intérêts de classe toujours aussi contradictoires mais dans un contexte qui a fortement changé en quelques années.

En 1943,44,45, le patronat, les possédants sont disqualifiés dans le pays par leurs responsabilités écrasantes dans la défaite de 1940, leur adhésion large à Pétain et à la collaboration. Les retournements de veste sont trop tardifs. De Gaulle peut certes s’appuyer sur les impérialismes américain et britannique pour prévenir une révolution prolétarienne en France mais ceux-ci lorgnent aussi sur les beaux restes de l’impérialisme français.

De son côté, la classe ouvrière est considérablement renforcée dans ses intérêts par sa forte mobilisation, ses terribles sacrifices dans la résistance, par son outil syndical réunifié, la CGT, par l’autorité de son parti d’avant-garde, le PCF, le Parti des fusillés. Il est frappant de constater combien le programme du CNR reprend les analyses de l’appel de Thorez et Duclos du 10 juillet 1940, loin de l’appel à l’armée et à l’Empire coloniale de De Gaulle le 18 juin.

Les victoires, l’héroïsme, les sacrifices, dans la lutte antifasciste, donnent à l’URSS, patrie du socialisme, un prestige immense qui irrigue et renforce les militants ouvriers du monde entier.

Le programme du CNR est le compromis issu de ce nouveau rapport de force, aussi bien dans ses orientations les plus progressistes allant jusqu’à l’affirmation de la nécessité de « l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie », que dans ses limites.

Dans la commémoration du CNR, il est complètement erroné et même trompeur de cultiver, hors contexte, la nostalgie d’une « unité nationale », « interclassiste », englobant une bourgeoisie gaulliste, faisant fi des oppositions de classe fondamentale. Allez trouver une ligne du général de brigade sur la retraite des vieux travailleurs avant 1940 !

Les conquêtes de la Libération ont pris appui sur le programme du CNR, vite réduit. Mais elles ont été obtenues avant tout par la mobilisation des travailleurs animés par la CGT et le PCF.

Dès que le rapport de force se dégrade, les acquis sont remis en cause. Dans le climat de guerre froide, PCF et CGT les défendent par des luttes très dures. Et chaque ancien résistant  retrouve son point de vue de classe d’origine et ses anciennes fidélités politiques.

Le CNR n’a rien d’un modèle politique dans la France et la situation européenne d’aujourd’hui !  

Evidemment, il n’était pas question d’attendre de François Hollande une analyse telle que la nôtre, même tracée à gros traits. Et on comprend sa timidité vu sa politique actuelle…

La manifestation des groupes nationalistes, au prétexte du « mariage pour tous » souligne encore davantage le souci de la bataille de l’histoire. Scandaleusement, ces héritiers du régime rétrograde, antipopulaire de la collaboration, n’ont pas hésité à reprendre à leur compte l’œuvre du CNR, ce que fait régulièrement le FN.

L’importance de ne pas réduire le contenu et les acquis, ni d’exagérer la forme du CNR et de son programme, est encore plus impérieuse.

Les lycéens de Buffon n’auront pas sans doute l’occasion de réviser l’histoire des CRS. Ce corps aussi est une réalisation de la Libération. Mais rapidement, l’Etat bourgeois consolidé a réussi à en exclure les éléments démocratiques, les communistes, pour en faire après 1947 l’instrument de répression que l’on sait.

Les gouvernements n’en n’ont pas encore fini, pour le compte du capital, avec la Sécurité sociale, les nationalisations, les statuts des travailleurs…

Dans les luttes qui s’annoncent, la force de l’organisation révolutionnaire des travailleurs sera déterminante pour renverser le rapport de force, comme celle qui, pendant la dure période de guerre, a permis les avancées du CNR.  

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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 10:24

Hommage aux « Dames de Javel » : ce qu’il faut voir à côté de la plaque !


Pcf Paris 15ème, 8 mai 2013

 

De 1915 à 1918, quelque 6.000 femmes ont été recrutées pour travailler à la fabrication d’obus dans les usines Citroën de Javel dans le 15ème arrondissement. La plupart des ouvriers était partie au Front.

Les conditions de travail de celles qu’on a appelées les « munitionnettes » étaient effroyables : 11 heures par jour, 7 jours sur 7. Les accidents avec les matières explosives sont nombreux.

Le patronat utilise tous les avantages de la situation de guerre et de la condition féminine de cette nouvelle main-d’œuvre ouvrière pour tirer un profit maximal de son exploitation. Les salaires sont inférieurs de 50% à ceux, déjà faibles, des ouvriers avant-guerre. Il est « interdit de faire grève et de s’asseoir » !

Il est bienvenu que mémoire soit rendu à cet épisode. La guerre impérialiste, totale, jetait leurs fils, leurs frères et leurs maris dans la boucherie des tranchées. Elle n’a pas non plus épargné les femmes.

Cependant, on ne peut que s’étonner du texte de la plaque apposée à l’entrée du collège « André Citroën », 207 rue Saint-Charles, où se trouvait une usine.

Elle rend hommage davantage à la mémoire du patron qu’à celle des « Dames de Javel » qu’il a exploitées pour son compte et celui de la guerre.

André Citroën, nom en majuscules, est présenté comme un entrepreneur patriote, un « patron social », même comme un initiateur de l’émancipation de la femme. Plutôt que de rappeler l’exploitation et les souffrances de ces femmes, on célèbre leur sacrifice à la cause de la guerre, au soi-disant « salut du pays » comme a aimé à le souligner le maire UMP du 15ème, à l’origine de la plaque avec la municipalité de gauche de Paris.

La commémoration a eu lieu le… 8 mars 2013 !  

 

Lisez le texte :

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Que cette période ait amené, de fait, à une émancipation financière et sociale de la femme travailleuse, c’est évident. Qu’il faille remercier, après coup, la guerre capitaliste et le patronat pour cela, c’est un comble !

Que l’on reconnaisse à André Citroën son travail d’ingénieur et d’inventeur, oui…

Que l’on célèbre les actes de patron de celui qui jouait au casino la paie de ses ouvriers, qui, avec ses amis banquiers, a profité de l’effort de guerre pour s’enrichir de façon éhontée et acquérir gratuitement, grâce à la puissance publique, les terrains et usines de Javel, non alors !

A propos, PSA devait revendre dans les années 70/80 ces terrains à prix d’or pour construire l’usine d’Aulnay-sous-Bois que maintenant, le groupe va revendre encore à prix d’or, toujours aux dépens des ouvriers et des ouvrières.  

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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 20:22

Nous reproduisons la une de du journal l'Humanité du 9 mai 1945. La célébration de la victoire était indissociable de la conscience de la nécessité "d'écraser les résidus du fascisme". Depuis 68 ans, cette tâche reste malheureusement toujours d'actualité en France, comme dans le monde. 


 

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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 08:33
Journée nationale du souvenir de la déportation, dimanche 28 avril 2013, cérémonie du 15ème arrondissement, devant le monument aux morts

 

Déclaration d’Emile Torner,

Ancien déporté à Buchenwald-Langenstein

Président de l’Association départementale des déportés, internés, résistants et patriotes de Paris

 

 

Mesdames et Messieurs les élus, chers camarades et amis, Mesdames, Messieurs,

Mes camarades m’ont confié la tâche de présider l’ADIRP de Paris, l’association départementale des anciens déportés-internés-résistants-patriotes.

Continuer à témoigner, c’est une bien lourde tâche pour nous, rares survivants, alors que notre nombre et nos forces déclinent inexorablement. Mais nous savons pourquoi nous le faisons et nous l’assumons encore, 68 ans après la libération des camps par les armées alliées.

Le temps presse. Jusqu’au bout, tout doit être fait pour établir, le plus incontestablement possible, la vérité, pour établir dans la société, « l’impossible oubli » de « l’indicible horreur » des camps de concentration. 

Mon camarade Charles Palant a relaté sa tragédie personnelle, les conditions de son retour. Mon ami, Maurice Obréjean, a évoqué le sort dramatique de sa famille. Notre camarade, Madeleine Rabitchov, qui regrette de ne pas être des nôtres, continue, courageusement, inlassablement à décrire ce qu’elle a vu : l’horreur absolue! Ainsi ces enfants juifs jetés vivants dans la chaux vive à Auschwitz.

A Langenstein, filiale de Buchenwald, mes compagnons et moi-même n’étions plus qu’un groupe d’esclaves destinés à être exploités jusqu’à ce que mort s’en suive, dans des usines souterraines, pour une durée calculée économiquement de 6 mois. A la Libération, 5 mois après mon arrivée, mourant, mangeant de l’herbe, je pesais 28 kilos!

Le système concentrationnaire nazi avait sa rationalité sinistre, tournée vers le profit de l’industrie et des konzerns allemands…

160.000 êtres humains, 85.000 résistants ou otages, 75.000 raflés suivant les critères raciaux de l’occupant, repris par le régime de Vichy, ont été déportés de France et conduits vers l’extermination immédiate dans les chambres à gaz ou vers l’extermination par le travail forcé. La moitié des premiers ont pu revenir grâce à la fin de la guerre, seulement 2.500 des seconds…

Saluons le travail des associations, des historiens, de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Une somme considérable de documents, de preuves, a été rassemblée. Mais contre le négationnisme, les révisionnismes, la Mémoire demeurera toujours un combat.

Le temps presse et, survivants, contrairement à nos espérances et convictions de la Libération, nous le vivons dans l’angoisse.

Pour l’instant, en France, on n’entend pas le bruit des bottes, sinon lointain et assourdi par le sable. Mais les déclarations et affiches xénophobes et racistes prolifèrent sur les ondes et les murs, sans parler d’internet. Des groupuscules extrémistes profitent de fins de manifestation pour tester leur agressivité. Des organisations, qui dissimulent bien mal leur filiation fasciste, atteignent en France, comme dans les autres pays d’Europe, des résultats électoraux inquiétants. Ils servent à détourner les peurs et détresses causées par le chômage de masse, par la crise du système économique.

Sans exagération, mais avec vigilance, voilà qui ne peut que nous rappeler un autre anniversaire. Il y a 80 ans cette année, Hitler accédait au pouvoir, en pleine crise économique. Le large soutien des tenants du système lui permet d’opérer en quelques mois un coup d’Etat aux apparences légales.

Dès 1933, les nazis ouvrent les premiers camps de concentration pour y torturer et enfermer les communistes, les syndicalistes, les antifascistes, les socialistes, puis tous les résistants démocrates. Dachau, dès le 21 mars !

s avril 1933, sont appliquées les premières mesures de discriminations antisémites.

En l’espace de 6 ans, c’est la guerre. En 12 ans, c’est le plus grand crime contre l’Humanité jamais perpétré, qui est également le pire désastre connu par le peuple allemand lui-même.

Le Parti national-socialiste n’avait rien de « socialiste » ni même de « national » !

L’horreur des camps avait une origine, une généalogie. C’est pour cela aussi, et même surtout, que nous témoignons !

En France, le fascisme n’est pas passé dans les années 30. Son avènement ne s’est produit que sous la coupe de l’occupant allemand, au sein de « l’Europe allemande », à la faveur de ce que l’historien, résistant et martyr, Marc Bloch a appelé « l’étrange défaite ».

N’oublions jamais que les 13.152 juifs, dont 4.115 enfants parqués dans le 15ème au Vel d’hiv en juillet 1942, avant de partir vers la mort via Drancy, ont été arrêtés par la police et la gendarmerie françaises !

En 2013, nous allons célébrer un autre anniversaire, celui du 27 mai 1943, le 70ème de la création du Conseil national de la Résistance, le CNR. L’importance de cette date ne doit manquer à personne.

L’unification des forces résistantes a eu des effets considérables dans la lutte pour le recouvrement de notre indépendance, pour la reconstruction du pays sur une base nouvelle.

Au cœur même des camps, le CNR a revivifié la résistance française. Ainsi à Buchenwald, un Comité des intérêts français a été constitué clandestinement, dans les pires conditions, avec à sa tête Marcel Paul, futur ministre communiste de la production et de la constitution d’EDF et de GDF nationalisés, et le colonel Frédéric-Henri Manhès, bras droit de Jean Moulin.

Une proposition de loi a été adoptée par le Sénat, le 28 mars dernier, pour faire du 27 mai une journée de commémoration nationale.

On ne peut que se réjouir de la quasi-unanimité des sénateurs de tous les partis en faveur de cette loi. Cependant, on ne peut que constater que l’œuvre du CNR est détruite pan par pan, année après années, par les majorités parlementaires successives auxquelles ils appartiennent…

Le 15 mars 1944, le CNR adoptait le programme qui allait largement inspirer les grandes réformes de la Libération.

Il estimait nécessaire « l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ». Aux yeux de tous, elles avaient trahi.

Les classes possédantes se sont révélées et disqualifiées dans la collaboration. La classe ouvrière a été la « seule classe, qui dans sa masse, sera restée fidèle à la patrie profanée » comme l’a si bien exprimé François Mauriac.

Le programme du CNR a représenté un compromis national, partant de cette expérience de la guerre, vécue par le peuple dans sa chair.

Ce compromis issu de la guerre a permis le relèvement du pays, des acquis sociaux et démocratiques aussi importants et féconds que les nationalisations des grands services publics et la sécurité sociale.

Mesdames, Messieurs, 68 ans après la Libération, la force de l’expérience de la Résistance et de la Déportation, se retrouve encore dans l’unité des votes au Sénat. Cette unité, je la retrouve au premier rang de cette cérémonie. Je m’en félicite, je vous en remercie. Je sais qu’elle reflète un sentiment fort animé par le mouvement populaire.

Du plus profond de mon expérience, parlant pour moi-même, mais certain d’exprimer le sentiment de mes camarades, je souhaite que cette unité s’exprime dans la fidélité et la défense des acquis de la Libération, si chèrement payés par la Résistance et la Déportation. Je vois à quel point notre combat pour la Mémoire rejoint les luttes d’aujourd’hui !

Mesdames, Messieurs, permettez-moi de conclure par l’avertissement célèbre d’un nos camarades allemands, déporté à Sachsenhausen et Dachau, le Pasteur Martin Niemöller.

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester livre Emile

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 06:06

Oui à la Paix ! Déclaration du PCF Paris 15, après la signature des accords d’Evian, mars 1962.

130318_cessez-le-feu-copie-1.jpg A l’occasion du 51ème anniversaire du cessez-le feu en Algérie, le 19 mars 1962, pour la première fois en 2013, journée nationale de commémoration (voir notre article), nous reproduisons l’analyse diffusée par le PCF Paris 15ème  à l’époque, avant le référendum de ratification des accords d’Evian, le 8 avril 1962.


OUI A LA PAIX,

Enfin le cessez-le-feu ! C’est le cri de toutes les mères après plus de 7 années de guerre.

Quelle victoire aussi pour tous les partisans de la paix, pour les peuples, de France, d’Algérie, du monde entier.

Quelle défaite donc, pour les colonialistes français, pour les forces de guerre dans le monde.

« Fallait-il vraiment sacrifier pendant plus de 7 ans des centaines de milliers de vies humaines et des milliers de milliards pour franchir le seuil », ainsi que l’écrit le journaliste bien-pensant, ou encore comme le dit un de nos adversaires : « la solution (les Accords d’Evian) est celle-là même que les communistes réclamaient en novembre 1954. Pour en arriver là, était-il besoin de tant de sang et de larmes ? »

Oui, il fallait écouter les communistes qui, dès le 8 novembre 1954, réclamaient la négociation et disaient qu’il était de l’intérêt de la France de reconnaître le droit à l’autodétermination du peuple algérien. Que c’est ainsi seulement que des relations nouvelles, amicales, profitables aux deux peuples peuvent s’établir en la France et l’Algérie.

Mais alors que ce soit sous les gouvernements Guy Mollet, Gaillard, Pfimlin ou de Gaulle, on calomniait et on persécutait les communistes.

René Boyer, employé communiste aux Chèques postaux, a été emprisonné deux ans. Et scandale ! Il n’est pas encore amnistié : il a perdu son travail et il n’a pas le droit de voter, pour avoir eu… le courage de lutter pour la vérité.

Et voici que Mme de Hautecloque, conseiller municipal du 15ème, M. Roux, le député UNR de Javel, font coller des affiches attribuant à de Gaulle le mérite de la paix !

Mais qu’ils relisent donc leurs circulaires électorales de 1958, où ils écrivaient : « l’UNR n’acceptera pas que soit remis en cause le destin français de l’Algérie ». C’était dans le temps où de Gaulle proclamait devant les futurs OAS au Forum d’Alger : « Je vous ai compris ».

A la vérité, quoi qu’ils en disent, ils ont été contraints de changer leurs positions et de signer les accords de paix.  

Evian, c’est donc le triomphe de notre politique, pour laquelle contre vents et marées, nous n’avons cessé de lutter pendant plus de 7 ans.

C’est pourquoi nous voterons OUI A LA PAIX le 8 avril prochain.

OUI à la paix, non à de Gaulle, car les événements ont confirmé ce que nous avions expliqué dès juin 1958 : le pouvoir personnel, celui de la haute banque et du grand capital, c’est la réaction dans tous les domaines, c’est la porte ouverte au fascisme.

C’est pourquoi aussi, nous appelons les travailleurs, tous les républicains, tous les bons Français, à agir et à ne compter que sur eux-mêmes pour imposer le respect loyal des accords et à exiger que l’OAS soit écrasée.

Les bandits fascistes, par leurs crimes d’Alger, du 18e, par le lâche attentat du Kinopanorama ne démontrent-ils pas qu’ils feront tout pour saboter la paix ?

Et le pouvoir en laissant librement agir les Baylot à l’Assemblée nationale, les Foulquier à l’Hôtel de Ville, ne montre-t-il pas une tolérance complice ?

Mme de Hautecloque (UNR) et M. Cayeux (MRP) en votant pour le maintien au bureau du Conseil municipal de Paris, de conseillers dont les sympathies OAS sont plus que connues, ne sont-ils pas dans la même ligne que les ministres de leurs partis au gouvernement ?

Mais Evian c’est aussi la preuve que « le pouvoir qui ne recule pas » est allé de recul en recul dans sa politique algérienne, pour finalement être obligé de faire la paix en négociant avec le GPRA, comme nous le proposions.

Il faut donc que l’action pour les salaires, pour le désarmement, se développe et là aussi le pouvoir reculera.

Et viendront avec les convergences de toutes les luttes contre le pouvoir personnel, la restauration et la rénovation de la démocratie dans notre pays.

André MORONI, secrétaire du Comité du XVe du Parti Communiste Français

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 15:53

Un rassemblement commémoratif aura lieu, lundi 18 mars 2013, à l'angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de l'université de 18h00 à 20h00. Il constatera le refus politique de l'Assemblée nationale de réhabiliter les Communards. Leur récupération est impossible par la démocratie bourgeoise! 

Ci-dessous un article repris de vivelepcf.fr

La Commune de Paris doit toujours éclairer le mouvement ouvrier !

18 mars 1871 – 18 mars 2013 : Il y a 142 ans, la Commune de Paris montait "à l'assaut du ciel". En mai, elle était écrasée dans le sang.

Toujours, nous célébrons le sacrifice des dizaines de milliers de Communards, hommes, femmes, jeunes massacrés aussi férocement que méthodiquement, cette semaine sanglante de 1871, par les troupes de la réaction versaillaise soutenue par les exploiteurs du monde entier.

 

130518_commune.jpg  Nous célébrons la portée profonde, grandiose, de la Commune de Paris pour l’ensemble du mouvement ouvrier international telle que Lénine l’avait déjà soulignée au début du siècle dernier:

« Le souvenir des combattants de la Commune n’est pas seulement vénéré par les ouvriers français, il l’est par le prolétariat du monde entier. Le tableau de sa vie et de sa mort, l’image du gouvernement ouvrier qui prit et garda pendant plus de deux mois la capitale du monde, le spectacle de la lutte héroïque du prolétariat et de ses souffrances après la défaite – tout cela a remonté le moral de millions d’ouvriers, fait renaître ses espoirs et gagné leur sympathie au socialisme. Le grondement des canons de Paris a tiré de leur profond sommeil les couches les plus arriérées du prolétariat et donné partout une impulsion nouvelle à la propagande révolutionnaire. C’est pourquoi l’œuvre de la Commune n’est pas morte ; elle vit jusqu’à présent en chacun de nous ».

Samedi 26 mai s’est déroulée, comme chaque année depuis 1880, la montée au Mur des Fédérés au cimetière du Père Lachaise. Le souvenir de la Commune a été et reste encore l’un des plus conflictuels.

Le pouvoir et la réaction y sont encore plus allergiques qu’à l’évocation des révolutionnaires de 1793. Dans leur inconscient collectif, les possédants ont encore peur. Ils ont raison ! L’histoire de La Commune porte en elle leur renversement. Dans les programmes et manuels scolaires, cet épisode est toujours minimisé et caricaturé. La commémoration de la Commune était d’autant plus insupportable à la droite que les expériences socialistes issues de la Révolution d’octobre 1917 étaient les héritières directes de sa remise en cause de leur domination universelle.

Depuis 1989/1991, la droite française s’est assouplie. Elle commence à envisager reléguer la Commune dans l’histoire officielle consensuelle, c’est-à-dire privée de son sens politique, un peu comme Sarkozy a été mandaté pour le faire avec le résistant communiste Guy Môcquet. En 2000, Jacques Toubon et Jean Tibéri, alors maires du 13ème et de Paris, inauguraient ainsi la place de la Commune de Paris en appelant à la réconciliation nationale…

Jusqu’alors, ce rôle était dévolu aux socio-démocrates. Après 1920, ils se sont évertués à ne pas laisser cet héritage si important du mouvement ouvrier français au PCF.

La Montée au Mur des Fédérés en 1936, dans les circonstances unitaires du Front populaire dont le PCF était à l’impulsion, en ont été le symbole avec l’intervention de Léon Blum. En 2012, même François Hollande arrive à se référer à la Commune, à côté de Delanoë à la Mairie de Paris, le jour de son investiture.

Il n’en est que plus important, pour nous communistes, de ne pas laisser avancer l’entreprise de banalisation de l’histoire et des enseignements révolutionnaires de la Commune.

Marx, dans « la Guerre civile en France – 1872 », Engels et Lénine les ont analysés. Ils ont, de façon centrale, à la lumière des Communards, pousser leur analyse de l’Etat. (Nous en rappelons quelques phrases pour inviter à l’étude de ces textes fondamentaux.)

Lénine synthétise dans « l’Etat et la révolution – 1917 ». Il cite la nouvelle préface de Marx et Engels au Manifeste de 1848 : « La Commune, notamment, a démontré que la classe ouvrière ne peut pas se contenter de prendre la machine d’Etat, toute prête, de la faire fonctionner pour son propre compte ». Il précise : « L’idée de Marx est que la classe ouvrière doit briser, démolir « la machine de l’Etat toute prête », et ne pas se borner à en prendre possession ».

Marx, Engels puis Lénine montrent la portée révolutionnaire, novatrice des décisions de la Commune dans ce sens comme « la suppression de l’armée permanente et son remplacement par le peuple en armes », la suppression du parlementarisme : « au lieu de décider tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante « représentera » et foulera aux pieds le peuple au Parlement, le suffrage universel devait servir au peuple constitué en communes à recruter des ouvriers, des surveillants, des comptables pour ces entreprises ».

A la fin de l’introduction par Engels de l’édition de 1891 de la « Guerre civile en France », largement citée par Lénine, on lit : « en réalité, l’Etat n’est rien d’autre qu’une machine pour l’oppression d’une classe par une autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie ; le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est un mal dont hérite le prolétariat vainqueur dans la lutte pour la domination de classe et dont, tout comme la Commune, il ne pourra s’empêcher de rogner aussitôt au maximum les côtés les plus nuisibles, jusqu’à ce qu’une génération grandie dans des conditions sociales nouvelles et libres soit en état de se défaire de tout ce bric-à-brac de l’Etat ».

Deux lignes plus loin, à ceux qui l’ont en « terreur », « philistins » d’hier et socio-démocrates d’aujourd’hui, Engels adresse en conclusion : « Eh bien, Messieurs, vous voulez savoir de quoi cette dictature a l’air ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat ».

Déjà en 1891, l’étude de la Commune de Paris était objet de lutte idéologique.

En 2012, un appel émanant de plusieurs organisations de gauche réclame la « réhabilitation des Communards » par l’Etat. Nous ne pouvons pas partager cet objectif.

L’Etat d’aujourd’hui, sa tutelle l’UE sont autant au service de la bourgeoisie et du capital qu’hier. Que l’Etat ait dû concéder des acquis aux travailleurs au cours de l’histoire de la lutte des classes, comme après la Commune de 1871 la forme républicaine plutôt que la forme monarchique, n’y change rien.

L’appel des associations de 2012 rappelle à juste titre que la Commune est « la première et seule fois où dans notre pays le pouvoir fut exercé par le peuple et pour le peuple. » Pourquoi aider l’Etat d’aujourd’hui à récupérer son antithèse d’hier ?

On lit dans le texte de ces organisations : « rétablir dans leurs droits les communards, c’est donner un sens à leur combat pour une société plus juste ». Leur combat n’a pas besoin pour avoir du sens d’une validation officielle de François Hollande ou d’une stèle gravée du nom de Tibéri ou Delanoë ! Au contraire !

Dépourvu largement de la théorie du socialisme scientifique, d’un parti communiste – c’était leurs faiblesses - les Communards ont donné au monde un exemple éclatant de prise du pouvoir populaire contre les possédants et leur Etat. Cette perspective révolutionnaire est plus que jamais un phare, un point d’appui dans les luttes de tous les jours.

Communistes, ne laissons pas, pas plus aujourd’hui qu’hier, le souvenir de la Commune de Paris au réformisme, même bien intentionné !

« Tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d’un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines » (Eugène VARLIN – 1839 – 1871)

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Dimanche 17 mars 2013 7 17 /03 /Mars /2013 11:03

19 mars 2013 : commémoration du 51ème anniversaire du cessez-le-feu en Algérie

Pcf Paris 15

130318_19mars.jpg La section du PCF du 15ème arrondissement de Paris appelle à participer aux commémorations de la fin de la guerre d’Algérie, le 19 mars 1962, date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les belligérants.

La cérémonie dans le 15ème aura lieu, mardi 19 mars 2013, à 11h45 devant la Mairie (monuments aux morts).

 

Nous le faisons comme chaque année.

Mais cette année, suite au vote du Sénat du 8 novembre 2012, dix ans après le vote de l’Assemblée nationale, le 19 mars est enfin devenu officiellement « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ».  

Il avait fallu déjà attendre 1999 pour que la « guerre sans nom » soit enfin reconnue comme la « Guerre d’Algérie » et non comme les « événements d’Algérie » ou des « opérations de maintien de l’ordre ».

Les négociations aboutissent enfin aux accords d’Evian, signés le 18 mars 1962. Le cessez-le-feu le lendemain en est une clause. La guerre s’est prolongée plus de 7 ans. Elle a coûté des centaines de milliers de morts, la destruction de centaines de villages, des souffrances indicibles avant que le peuple algérien accède à son droit à disposer de lui-même. 2 millions de soldats français, pour la plupart des appelés, ont été entraînés dans cette sale guerre. 27.000 sont morts, des dizaines de milliers d’autres blessés, tous ou presque marqués à jamais par les horreurs de cette guerre injuste.  

Pour tous ceux-là, Algériens et Français, le 19 mars représentante la date essentielle : l’arrêt de la guerre.

Le colonialisme français s’est acharné à défendre ses intérêts jusqu’au bout. Le pouvoir gaulliste a prolongé pendant des années, au mépris de toutes les populations algériennes, une guerre qu’il savait ne jamais pouvoir gagner, avec l’ambition de préserver les intérêts de l’impérialisme français sur le commerce, le pétrole, le Sahara.

Le 19 mars 1962, c’est enfin terminé. Enfin, la paix en Algérie, ouvrant la voie à la liberté et à la justice !

Voilà ce que nous commémorerons ce jour.

La commémoration française du 19 mars se distingue par son sens, sans s’y opposer, de celle de l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962.  

Mal intentionnés sont ceux qui proclament ou insinuent qu’elle représenterait une négation des souffrances, parfois terribles, endurées dans les mois suivants, par les Algériens, par les harkis, par les pieds noirs, par toutes les victimes de ceux qui, justement, n’acceptaient pas la paix, qui voulaient la saboter, en premier lieu les terroristes de l’OAS.

51 ans après, il se trouve encore des politiciens français pour refuser la commémoration du 19 mars 1962, parce qu’ils en refusent le sens. La mémoire de la guerre d’Algérie n’a malheureusement pas cessé d’être un enjeu politique actuel.

Il se trouve un élu du 15ème, sénateur UMP « dissident » (félon ?), M. Pierre Charron pour regretter (séance du Sénat du 8 novembre 2012) la formule fictive et hypocrite « Tous Français de Dunkerque à Tamanrasset », pour refuser qu’avec le 19 mars « une blessure soit transformée en fête nationale ».

Les gens comme M. Charron ont tous les jours de l’année pour l’Algérie française, la fin de l’exploitation coloniale, du racisme institutionnel… Qu’ils le fassent dans leur salon !

Les anciens d’Algérie apprécieront. Pour eux tous, le 19 mars, il s’agit de se souvenir du soulagement de la fin de la guerre, des compagnons morts ou blessés.

Le 19 mars est une journée importante pour les anciens combattants des deux rives, pour le peuple français et le peuple algérien, dans la promesse, encore si largement à réaliser, de développer une coopération mutuellement avantageuse, dans l’amitié.

L’actuel maire UMP du 15ème, son adjoint au monde combattant, ont toujours organisé au mieux les commémorations du 19 mars. Nous ne manquons pas de le reconnaître.

Communistes, nous y participerons, dans la suite de l’action de notre Parti, seul à s’élever du début à la fin contre le colonialisme en Algérie, porteurs de la mémoire des militants tombés pour la paix, notamment issus de nos rangs, celle en particulier de nos camarades tués à Charonne le 8 février 1962 (dont Jean-Pierre Bernard et Anne-Claude Godeau du PCF 15ème), un sacrifice qui a participé à la conclusion de la paix, quelques semaines ensuite.

Le 19 mars, nous savons ce que nous commémorons !

 

PS : Le pouvoir sarkozyste, avant de partir, a voulu transformer le 11 novembre, commémoration de l’armistice de 1918, en date de célébration indifférenciée de tous les « morts pour la France ». La volonté d’établir une confusion, à partir de l’hommage aux victimes,  entre les guerres impérialistes, les guerres coloniales, les « opérations extérieures » à la solde des multinationales, comme en Afghanistan ou en Libye, la défense du sol national d’autre part, est patente et scandaleuse.

Sur ce point aussi, François Hollande, contrairement à la position de la « gauche » avant les élections, se coule dans l’idéologie de son prédécesseur. Au Mali, en Syrie, il n’a rien à lui envier, en effet. 

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Mardi 6 novembre 2012 2 06 /11 /Nov /2012 16:39

121108_Marcel_Paul_timbre.jpeg Nous informons nos lecteurs des cérémonies en hommage de Marcel Paul, jeudi 8 novembre 2012. Notre camarade Emile Torner, ancien déporté-résistant, président de l'ADIRP de Paris, membre du bureau de l'Association de Buchenwald-Dora et Kommandos sera présent. Nous reproduisons le voeu au conseil municipal du 14ème qui a contribué à la dénomination d'une place Marcel Paul dans l'arrondissement.

 

La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes
L’Association Française Buchenwald-Dora et Kommandos
seraient honorées de votre présence à la cérémonie d’hommage à
Marcel Paul
leur président-fondateur
(1900 - 1982)
organisée à l’occasion du 30e anniversaire de son décès
Jeudi 8 novembre 2012
à 14 h 15 Place Marcel Paul (accès par 71 rue Raymond Losserand) - Métro Pernety
et à 16 h 30 au Cimetière du Père Lachaise (Entrée rue des Rondeaux) - Métro Gambetta

 

 

 

 

Voeu pour une Place Marcel Paul dans le 14ème

Intervention de Camille MARQUES, conseillère d’arrondissement communiste, à la réunion du Conseil du 4 avril 2005.




Chers collègues,

La création d’une place Marcel Paul à Paris répond au vœu réitéré à maintes reprises des élus communistes. Elle vient enfin combler une lacune injustifiable : l’absence dans la capitale d’un nom de rue honorant la mémoire et l’œuvre du grand résistant-déporté, de l’homme d’Etat de premier plan qu’était Marcel Paul. Que la future place Marcel Paul se situe dans le 14ème honore notre arrondissement.

C’est un juste retour des choses. Pour lui, d’abord. Enfant abandonné, il a fut trouvé place Denfert-Rochereau le 14 juillet 1900 et porté à l’Assistance à ce qui devait devenir l’hôpital Saint-Vincent de Paul. Pour les habitants du 14ème, ensuite. Marcel Paul fut l’élu de notre arrondissement au Conseil de Paris de 1935 à 1938. Dans cette période de crise, ouvrier lui-même, il agit inlassablement, il se démène pour la défense des travailleurs parisiens, ceux de nos quartiers, ceux de Plaisance en particulier, alors l’un des secteurs les plus miséreux de Paris.

Permettez-moi de citer quelques unes des innombrables propositions qu’il a défendues avec les élus communistes avec opiniâtreté face à une majorité réactionnaire. Certaines ne sont pas sans faire écho, souvent malheureusement, à nos débats d’aujourd’hui :

-réalisation de centres sociaux, de piscines, de bains douches, de lavoirs municipaux.
-création d’un nouveau square, déjà, à Plaisance
-organisation d’une soupe populaire dans tous les arrondissements
-amélioration de la garde et de l’éducation des enfants avant l’âge scolaire
-Municipalisation du service des assistants d’hygiène
scolaire.
-étrennes pour les enfants des chômeurs.
-Création d’hôpitaux pour les vieux.
-Création d’une commission d’enquête sur la société du gaz de Paris.

Et bien d’autres. Cet acharnement, cette passion à servir les intérêts des travailleurs les plus démunis, les victimes du système économique, la cause du peuple, Marcel Paul devait bientôt être amené à les consacrer au pays tout entier.

La reconnaissance tardive par la Ville de Paris de la personnalité de Marcel Paul tombe opportunément en cette année de 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration et de la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie.

Marcel Paul entre dans la clandestinité dès 1940. Il est alors à Nantes où il participe aux débuts de l’organisation de la résistance bretonne puis à la création de l’OS, l’Organisation secrète, qui allait être lamatrice des futurs FTP, francs tireurs et partisans. Le 13 novembre 1941, il est arrêté par la police de Vichy. Il est successivement interné à la Santé, à Fontevraud puis à Compiègne avant d’être déporté à Buchenwald via Auschwitz en avril 1944, classé NN par les nazis, “ Nuit et brouillard ”, ceux qui ne devaient en aucun cas revenir.

Au fond l’enfer de Buchenwald, Marcel Paul a joué un rôle décisif dans l’organisation de la Résistance française. Animé de l’esprit d’Union nationale de la Résistance qui continuera de caractériser son action toute sa vie, il est à l’origine de la constitution du “ Comité de défense des intérêts français ” dans le camp. Avec le colonel Mahnès, il parvient à réaliser l’union des 33 groupes de résistance dont les déportés français sont issus. Au cœur de la barbarie nazie, l’organisation, la solidarité sont essentielles pour survivre. En liaison avec les Résistants d’autres nationalités et particulièrement allemands, Marcel Paul contribue à sauver nombre de vies françaises, sans distinction d’obédience. Marcel Dassault, parmi d’autres, a su rendre hommage
à de nombreuses reprises à l’action de Marcel Paul.
Dans quelques jours le 11 avril, on célèbrera le 60ème anniversaire de la Libération de Buchenwald à laquelle la brigade française d’action libératrice, dans le cadre de l’organisation internationale de la résistance du camp a héroïquement contribué. Toute sa vie, Marcel Paul a continué à se dévouer pour ses compagnons de souffrance dans le cadre de la Fédération nationale des déportés, internés résistants patriotes, FNDIRP qu’il a fondée. Son action exemplaire d’élu parisien exemplaire, sa participation héroïque à la Résistance suffisent amplement à justifier la création d’une place Marcel Paul.

Mais c’est aussi évidemment l’homme d’Etat, l’ouvrier Homme d’Etat et son œuvre qu’il convient de célébrer. De retour des camps, Marcel Paul reprend immédiatement ses activités militantes syndicales et politiques. Depuis les années 30, il est dirigeant de la fédération syndicale CGT de l’éclairage, il le redevient. Elu député, dirigeant du Parti communiste, il est nommé par le Général de Gaulle ministre de la production industrielle le 21 novembre 1945. Il le reste jusqu’en décembre 1946, le temps d’accomplir un des pans majeurs du Programme du Conseil national de la Résistance : la nationalisation du secteur de l’énergie, de l’électricité et du gaz.

Il réussit le tour de force de regrouper 1300 compagnies privées en 2 grandes entreprises nationales, EDF et GDF. Il se bat et obtient la nationalisation de toutes les activités du secteur, de la production, du transport et de la distribution. Cette unité est nécessaire pour garantir le développement du pays en lui fournissant un équipement énergétique moderne et une énergie bon marché, en imposant à cette activité, essentielle à toute l’économie, à la vie de chacun, la logique du service public et de l’intérêt général. Marcel Paul, qui a connu lui-même les ravages du chômage, de la précarité, de la misère, profondément animé de l’esprit de progrès social, gagne également le statut exemplaire des électriciens et gaziers, et une organisation des oeuvres sociales d’EDF-GDF tout aussi exemplaire. Ce véritable modèle social inspirera et imprégnera toute les conquêtes sociales des décennies ultérieures.

Cet héritage reste infiniment précieux pour la France d’aujourd’hui, même si l’œuvre de Marcel Paul est menacée comme jamais encore depuis 1946. Aujourd’hui, malgré l’ampleur de la mobilisation des électriciens et des gaziers du printemps dernier, le soutien majoritaire de la population, la privatisation partielle d’EDF serait programmée avant la fin de l’année, celle de  GDF pour le début du mois de mai. Mais à lire la presse, elle serait reportée pour ne pas influencer (dans quel sens, je vous laisse deviner) le référendum sur le projet de “ constitution ” européenne. Il serait encore reporté si le NON l’emportait. Permettez-moi de le rappeler, la nationalisation de l’énergie est inscrite dans le préambule de la Constitution française de 1946, intégrée dans la Constitution de la 5ème République…

Dans cette période, l’inauguration de la Place Marcel Paul sera d’une actualité brûlante.

Chers collègues, elle célébrera l’œuvre d’un militant communiste qui a su servir au plus haut niveau l’intérêt national.

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Lundi 22 octobre 2012 1 22 /10 /Oct /2012 12:53

HOMMAGE A CHARLES MICHELS

 

charles-michels-2.jpg Le 22 octobre 1941, étaient assassinés le député communiste du 15ème Charles Michels, Guy Môcquet et 25 de leurs camarades à Chateaubriant. Les collaborateurs ne se sont pas trompés en les arrêtant, les nazis en les tuant. Ils savaient que les communistes avec leur Parti sont les défenseurs les plus résolus des travailleurs et du pays contre le fascisme.   

 

Nos articles sur Charles Michels:

 

Hommage à Charles Michels

Hommage au député communiste du 15ème Charles Michels (1903 – 22 octobre 1941) assassiné par les nazis – « Vive la France soviétique »

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Vendredi 10 août 2012 5 10 /08 /Août /2012 18:16

Pour l'année du 50ème anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie et de l'indépendance, nous reprenons l'opportune sélection de documents réalisée par le site vivelepcf.fr sur l'action du PCF de 1954 à 1962. 

En lien ci-dessous également plusieurs de nos articles sur le sujet, évoquant notamment Anne-Claude Godeau et Jean-Pierre Bernard, nos deux camarades tués à Charonne.

Malheureusement, contre le colonialisme, l'impérialisme, le fascisme, le racisme, ces expériences n'appartiennent pas qu'à l'histoire.

Nos derniers articles sur la guerre d'Algérie:

1962 - 2012 : Ce que, communistes, nous commémorons

50ème anniversaire du massacre du 17 octobre 1961. L’Etat impérialiste a recours au crime raciste: souvenons-nous-en et opposons-lui l’unité des travailleurs !

49ème anniversaire du massacre de Charonne

50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Documents et articles sur l’action du PCF.

Vivelepcf, 14 juillet 2012 

120715_Affiches.jpgLe 19 mars 1962, les Accords d’Evian mettaient fin à la guerre d’Algérie. Le 5 juillet 1962, le peuple algérien recouvrait son indépendance.

132 ans d’oppression coloniale prenaient fin. Une période de presque huit ans de souffrances inouïes pour le peuple algérien s’achevait, de drames aussi pour les Algériens d’origine européenne et pour l’ensemble du peuple français.

Communistes, nous participons pleinement à la commémoration et à la célébration de cet anniversaire. Notre Parti, le PCF, nos camarades du PCA, Parti communiste algérien, ont joué un rôle important, décisif dans cette grande victoire contre le colonialisme, l’impérialisme, pour l’accession d’un peuple à son droit à disposer de lui-même.

A travers plusieurs textes historiques et plusieurs analyses d’aujourd’hui, nous souhaitons, modestement, participer à cet aspect des commémorations qui nous concerne plus directement. Nous en sentons d’autant plus l’importance que l’attaque a été incessante pour nier et dévaloriser les positions et l’action, unique en France, de notre grand Parti, quand, du PS à l’extrême-droite, toutes les autres formations politiques ont défendu, d’une façon ou d’une autre, les intérêts de classe de la bourgeoisie colonialiste et couvert sa sale « guerre sans nom ».

Pour le PCF, l’anticolonialisme est un élément fondateur.  

La huitième condition de l’adhésion à la 3ème internationale au Congrès de Tours stipule : « Dans la question des colonies et des nations opprimées, il est nécessaire qu’une attitude particulièrement marquée et claire soit prise par les partis des pays dont la bourgeoisie est en possession des colonies et opprime d’autres nations. Tout parti qui désire appartenir à la IIIe Internationale est tenu de démasquer les manigances de « ses » impérialistes dans les colonies, d’appuyer, non seulement par des paroles, mais par des faits, les mouvements libérateurs des colonies, d’exiger l’expulsion de ses impérialistes nationaux hors des colonies, de cultiver dans le cœur des ouvriers de son pays des relations vraiment fraternelles avec les populations ouvrières des colonies et des nations opprimées et de mener, dans les troupes de son pays, une agitation systématique contre toute oppression des peuples coloniaux ».

De la guerre du Rif en 1923 à la guerre d’Indochine, le PCF s’est montré fidèle, dans les positions et les actes, à cet engagement fondamental. L’Appel du 10 juillet 1940 de Jacques Duclos et Maurice Thorez, au moment où le peuple français doit lui-même se battre pour son indépendance, affirme qu’il « n’y a de Paix véritable que dans l’indépendance des peuples et les communistes qui revendiquent pour la France le droit à son indépendance, proclament aussi le droit à l’indépendance des peuples coloniaux asservis par les impérialistes. »

 

120715_Thorez_1939_Alger.jpg Concernant l’Algérie, l’anti-impérialisme, l’anticolonialisme, guident Maurice Thorez, lors dès son déplacement en 1939, quand il qualifie l’Algérie de « nation en voie de formation ». Ils amènent en 1954, après le 1er novembre, le PCF à affirmer clairement le « bien-fondé des revendications nationales du peuple algérien ».

EN LIEN : La déclaration du Bureau politique du PCF du 8 novembre 1954.

Le PCF est seul contre tous les autres partis politiques français, qui se sont tous rangés du côté des intérêts impérialistes. Dans une situation idéologique défavorable, le PCF s’applique à faire grandir le rapport de force pour la paix en Algérie en partant des intérêts objectifs de la classe ouvrière et de l’immense majorité du peuple français.

En 1956, après les élections de janvier, qui donnèrent une majorité de gauche à l’Assemblée, suivant une perspective politique d’union des forces de gauche, le PCF fait le pari d’une jonction à la base des travailleurs communistes et des travailleurs influencés par la SFIO pour une autre politique, notamment en Algérie. Ce pari, exprimé par le vote de confiance à Guy Mollet, échoue. La SFIO peut utiliser les pleins pouvoirs, que le gouvernement aurait obtenus par ailleurs, pour renforcer la répression colonialiste et pousser, de façon irréversible, l’escalade guerrière, élargissant le fossé entre les peuples. 120715_Algerie_PCF_1956.jpg

Les communistes dénoncent aussitôt le double langage et ses sinistres conséquences.

EN LIEN : La déclaration du Bureau politique du PCF du 27 avril 1956, Paix en Algérie

(EN LIEN : Sur le combat des communistes du PCA en Algérie au même moment, lire un hommage à Henri Maillot, assassiné le 5 juin 1956.)


La guerre est dramatiquement meurtrière et ruineuse. Elle déstabilise le pays. L’opinion publique française se montre de plus en plus réceptive à l’analyse et à l’action des communistes. Le PCF développe la lutte, notamment dans les entreprises, également parmi le contingent. Cela comptera dans l’échec du putsch des généraux félons en 1961.

120715_soldat_refus.jpg L’engagement, le sacrifice jusqu’à plusieurs années de dur emprisonnement des « soldats du refus », ces appelés refusant de porter les armes contre le peuple algérien, est une des formes les plus conscientes et courageuses d’action de militants communistes (écouter par exemple l’interview de Jean Clavel sur France Inter).

1958 : L’impérialisme français doit changer son fusil d’épaule et désigne de Gaulle pour assurer la persistance de ses intérêts. De Gaulle comprend que la domination impérialiste devra chercher de nouvelles formes, partition du pays, maintien de la mainmise sur les matières premières, etc. Mais il perpétue la guerre encore 4 années pour cela, se jouant entre autres des « européens » d’Algérie, prolongeant toutes les souffrances, continuant à couvrir l’usage de la torture…

Là encore, le PCF est la seule organisation politique, organisation de masse, à dénoncer et combattre le jeu du pouvoir gaulliste, à mener jusqu’au bout la bataille pour la paix, contre la résurgence fasciste.

En 1960, il démonte « l’autodétermination », version de Gaulle, à laquelle celui-ci a dû se résigner tout en cherchant à préserver les intérêts de la classe capitaliste.

EN LIEN : L’article du 11 mars 1960 de Maurice Thorez sur « l’autodétermination ».

120715_paix_Algerie_meeting_SMH.jpg Pour le pouvoir gaulliste, en aucun cas, les reculs inéluctables de l’impérialisme en Algérie ne doivent se traduire par une avancée des forces progressistes en métropole. D’où la complaisance trouble du vieux réactionnaire et de son appareil pour le terrorisme fasciste de l’OAS, ses pratiques répressives jusqu’à la dernière heure, jusqu’au racisme d’Etat et aux crimes d’Etat du 17 octobre 1961 ou du 8 février 1962.

Le PCF est le premier à réagir à la répression atroce de la manifestation des Algériens en Région parisienne du 17 octobre 1961.

EN LIEN : La déclaration du BP du PCF du 18 octobre 1961.

Aussi contre la tentative de division des mémoires, l’article :  50ème anniversaire du massacre du 17 octobre 1961. L’Etat impérialiste a recours au crime raciste: souvenons-nous-en et opposons-lui l’unité des travailleurs !

 

120715_affiche_PCF_OAS.jpg Les militants communistes continuent de payer le prix fort de leur engagement pour la paix en Algérie, contre les fascistes de l’OAS et l’impérialisme gaulliste. Le massacre de Charonne en témoigne dramatiquement le 8 février 1962. Il n’empêche pas, au contraire, la montée du mouvement populaire.

EN LIEN : Le PCF après le massacre de Charonne le 8 février 1962.

La mémoire des victimes de Charonne illustre la portée du combat quotidien des communistes (et des cégétistes) dans les entreprises et les quartiers pour la paix, lire aussi Un hommage aux victimes de Charonne.

Malgré son acharnement, l’impérialisme français représenté par de Gaulle doit concéder les Accords d’Evian, signés le 19 mars 1962. 

Maurice Thorez appelle à voter « oui » au référendum d’avril 1962. EN LIEN : son appel « Oui à la paix ».

En mars 1962, le Parti communiste algérien salue le rôle décisif du PCF dans la grande victoire que les Accords d’Evian représentent pour le peuple algérien mais pour le peuple français :

« Le PCF a été le seul parti français à soutenir, avant la guerre de libération, l’aspiration de l’Algérie à l’indépendance. Au lendemain du 1er novembre 1954, il a été le seul parti français à donner les raisons politiques du soulèvement et à préconiser des négociations sur la base de la satisfaction des aspirations nationales de notre peuple.

Il n’a cessé de déployer durant ces années de guerre, des efforts patients pour rassembler les masses dans de larges actions, moyen décisif pour imposer en France la paix négociée aux colonialistes. Il a mené avec persévérance le combat politique et idéologique contre le chauvinisme et la thèse de « l’Algérie française ». Il a expliqué inlassablement aux Français le sens et la justesse de notre lutte nationale. Il a combattu les obstacles et manœuvres sur le chemin de la négociation… »

EN LIEN : L’intégralité de la lettre du PCA au PCF en lien.  

Un bel et juste hommage à une longue lutte qui doit continuer à inspirer les combats des communistes aujourd’hui contre l’impérialisme.  

 

Ce cinquantième anniversaire est bien sûr aussi l’occasion de faire le bilan de 50 années d’indépendance de l’Algérie. Ce n’est pas notre objet ici.

Nous renvoyons cependant, comme document, au programme du PCA du 18 avril 1962. On peut y lire dans l’avant-propos : « Pour que l’indépendance soit complète, les institutions coloniales doivent être remplacées par un État réellement démocratique, permettant à chaque Algérien de participer effectivement à l’exercice de la souveraineté nationale, de sortir les pays de son sous-développement et de l’amener rapidement au rang de nation moderne et prospère. »

 

EN LIEN : Le programme du PCA du 18 avril 1962.

 

A lire aussi:

1962 – 2012 : Henri Alleg répond aux questions de jeunes communistes 120715_memoire_algerienne.jpg

1962 – 2012 : Ce que, communistes, nous commémorons
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