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15ème

Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 13:28

Des luttes locales dans le 15ème pour 2011

 

2011 annonce la poursuite et l’intensification d’importantes luttes dans nos quartiers.

 

Contre la spéculation immobilière et ses effets, notre soutien restera entier aux riverains de Beaugrenelle.

110106_Beaugrenelle.jpg Leur mobilisation ne se dément pas, bien au contraire. Près de 300 personnes ont fait le déplacement à la Mairie du 15ème le 9 décembre 2010 pour la réunion spéciale du Conseil d’arrondissement que les associations ont réussi à obtenir. Le Parisien en a même compté précisément 160. La principale responsable, côté mairie de Paris, Anne Hidalgo, a « séché » la séance.

Avec des années de retard, qui ont confirmé tous les doutes sur la viabilité du projet officiellement annoncé d’immense centre commercial, l’opération est entrée dans une nouvelle phase depuis 2009 et surtout 2010.

Les riverains subissent toutes les nuisances du plus important chantier en cours à Paris, qui plus est en zone inondable, pour un projet qu’ils n’ont pas souhaité et qui ne leur apportera rien de positif. Il est impensable que le promoteur Gecina et la municipalité de Paris qui lui a laissé les terrains et toutes les autorisations ne fassent rien pour réduire les nuisances et ne pensent même pas à les dédommager. Il s’agit d’une opération de plusieurs centaines de millions d’euros conduite par une société dont le patrimoine s’élève à 11,4 milliards d’euros. Une pétition circule, nous la soutenons et la relayons.

La suppression des équipements publics révoltent les habitants, alors même que la fréquentation du site est censée être décuplée. Seule leur lutte a permis de retrouvé un bureau de Poste (mais trop petit et sans receveur).

Le centre de santé conventionné, ouvert à tous (tiers payant, CMU), a été rasé. La Ville n’y voit toujours rien à redire. Les promoteurs sont prêts à installer un nouveau centre ailleurs dans le quartier, mais un centre lucratif, à honoraires libres ! La filiale de santé de Gecina, Gecimed, pèse déjà 700 millions d’euros. Le combat continue et rejoint une priorité pour tout Paris.

Le commissariat de police n’a toujours pas été rétabli depuis mars 2007. La vidéosurveillance, coûteuse et inefficace (ce sera aussi une de nos luttes d’ensemble à Paris cette année), 180 caméras à Beaugrenelle, co-décidée par la droite et le PS (la préfecture de police et la municipalité) ne saurait le remplacer. Pour rassurer, le commissaire principal du 15ème a repris une vieille promesse de la Préfecture de réouverture, mais maintenant, ce serait pour début 2012 au lieu de la mi-2011, toujours sans fonctionnement après 19h00… On y croira quand on l’aura vu. Qui plus est, ce serait la collectivité qui paierait pour les locaux et non le promoteur.

Sur les conséquences sociales et économiques de l’implantation du centre, promoteurs et Ville de Paris gonflent encore un peu plus les chiffres d’arrivée d’emplois en 2014 (on est passé de 800 à 1200) en ignorant les 700 emplois détruits et délocalisés depuis 7 ans et tous les emplois qui disparaîtront dans les autres commerces du 15ème. Comme les associations le dénonçaient, les équilibres du quartier commencent à être bouleversés, notamment rue Saint-Charles. La lutte que nous avons alimentée de notre côté a permis de préserver la propriété publique des emprises foncières des ensembles de HLM. Mais la vigilance s’impose.

 

La bataille contre la politique qui fait le jeu de la spéculation, dans le cadre de la concurrence des capitales européennes de la finance, est une bataille d’ensemble.

triangle Le 15ème, par sa localisation est durement frappé, avec l’avancée aussi du projet d’immense tour Triangle à la Porte de Versailles auquel nous continuerons à nous opposer à 2011. Ici, c’est le promoteur Unibail qui sévit, celui qui est gavé par le projet choisi de restructuration des Halles.

 

La question de la défense des centres de santé ne se pose pas qu’à Beaugrenelle. La fermeture du centre de santé de Balard, avenue de la Porte d’Issy, est annoncée avant la fin de l’année dans le cadre du projet immobilier du « Pentagone ». Les salariés et les patients ont rassemblé des milliers de signatures. Ce centre doit être maintenu ou réimplanté sans interruption de fonctionnement.

 

Avec le projet de « Pentagone », le 15ème va être le lieu d’un des plus grands scandales immobiliers de l’ère Sarkozy.

  110106_pentagone.jpg La démolition des bâtiments a déjà commencé (dont celle du bassin des carènes historique). En 2011, le gouvernement va choisir la firme privée de BTP qui va bénéficier du « partenariat public privé », en or pour elle. Le patrimoine du ministère de la défense dans tout Paris (comme le superbe Hôtel de la Marine, place de la Concorde) est en train d’être bradé à des fonds de pension et autres prédateurs. Les investissements des dernières années auront été financés à perte. A Balard, le ministère de la défense sera locataire pendant 30 ans d’un groupe privé qui assurera aussi la maintenance des locaux. Celui de Bouygues, Vinci ou Eiffage qui se verra attribuer la construction récupérera plusieurs fois sa mise, entre 600 millions et 2 milliards d’euros, aux frais de l’Etat. Comme si le ministère de la défense avait vocation à être aussi privatisé. Même la Cour des comptes s’est émue de ce gâchis des deniers publics. En 2011, nous serons au premier rang pour dénoncer cette opération, aux conséquences nationales, encore bien plus grave que le scandale de la vente et du rachat par l’Etat, quatre fois le prix, de l’Imprimerie nationale que nous avions été malheureusement les seuls à dénoncer dès le départ.

 

En 2011, nous devrons aussi relancer la bataille pour la sauvegarde du Patronage laïque du 15ème.

090723_PL15.gif 10 ans après, la « gauche », que nous avions entraîné en 2001 à défendre le Patronage, reprend le projet de la droite. Le projet de démolition a déjà été voté. Qu’on ne s’y trompe pas, la reconstruction d’un « patronage laïque du 21ème siècle », agrémenté de peur de notre lutte, de quelques logements pour travailleurs, signifie la fin du Patronage actuel, du bâtiment historique et l’éviction de l’association, qui l’a construit en 1907 et qui fait de ce lieu un espace unique de liberté dans le 15ème au service de la vie culturelle, sociale et démocratique. La logique est la même que celle qui a conduit la municipalité de Paris à permettre un projet de centre de conférence de luxe à la place des salles de réunion accessibles de la Mutualité. La droite du 15ème enrage de ne pas mettre elle-même la main du le Patronage. Evidemment, nous ne nous faisons pas d’illusion sur sa prétendue opposition. Pour la défense du Patronage, pour le maintien des activités de l’association, 2011 sera une année décisive.

 

Sur le logement, les services publics, l’école, les crêches, l’emploi, nos luttes locales dans le 15ème s’inscrivent dans nos luttes générales.

 

Il y aura beaucoup à faire pour les communistes en 2011 dans les quartiers du 15ème !

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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 02:24

Delanoë dans le 15ème : mépris et anticommunisme.

 

(thèmes abordés entre autres : Les Halles, Beaugrenelle, la grève des agents du nettoiement, la vie politique à Paris…)

 

Le Parisien-Aujourd’hui en France publie une interview de Bertrand Delanoë le 5 novembre 2010. Le maire de Paris s’y flatte d’être à l’aile « gauche » du PS.

La veille au soir, il était dans le 15ème arrondissement pour son « compte-rendu » annuel de mandat, une sorte de faire-valoir de la « démocratie participative ». Il y a montré un autre visage, celui de la superficialité et du mépris pour masquer une politique parisienne subordonnée aux puissances d’argent.

 

Il faut dire qu’il y avait peu de monde pour l’écouter. L’affluence était à peu près deux fois moindre que les années précédentes.

101105_hiddel.jpg La municipalité du 15ème, le député-maire P.Goujon, le député Lamour ont fait le choix de boycotter le rendez-vous. Nous y voyons la difficulté de la droite à s’opposer sur le fond à la politique de Delanoë. Ne viennent-ils pas tous ensemble, UMP et PS, Sarkozy et Delanoë de pactiser pour travailler à l’impunité de Chirac ?

Beaugrenelle, Tour Triangle, Boucicaut : l’opposition de l’UMP locale tient avant tout de la posture pour tenter de ne pas se déconnecter d’un électorat frappé par les conséquences de la spéculation immobilière dans le 15ème. Delanoë s’est même aligné sur le sécuritaire Goujon en installant 100 caméras de vidéosurveillance, aussi coûteuses qu’inefficaces et attentatoires aux libertés.

 

Jeudi 4 novembre, il s’est trouvé des habitants, des représentants associatifs de différents quartiers, également des militants communistes pour porter les vrais débats, obtenir de vraies réponses.

 

Dans sa brève introduction, B.Delanoë a jeté quelques considérations, toutes contestables, sur les aides personnelles au logement de la Ville, sur le développement de bureaux et pépinières d’entreprises, du commerce (qui lui vaut les félicitations de la Chambre des métiers, « pas des gauchistes pourtant »). Il a été en fait plus long que sur tout autre sujet à décrire dans le détail les clichés pornographiques de Larry Clark dont l’exposition au Palais de Tokyo a suscité une polémique microcosmique. Personne n’a rebondi dans la salle.

 

Seize personnes ont pris ensuite la parole, en général pour poser des questions.

 

Pour ne pas répondre sur les sujets les plus sensibles, Delanoë a eu recours à l’invective et à la caricature.

Il a voulu évacuer d’abord par cette méthode le problème des grandes opérations immobilières qui défraient justement la chronique, notamment les Halles et Beaugrenelle.

 

Il s’en est pris d’emblée à la « dame à la chemise rouge, militante communiste » qui a soulevé cette question et se lance dans une critique complètement déplacée des centres commerciaux étatisés en URSS et en Chine (« dont le Président est en visite en France… ») pour conclure avec une phrase aussi rédhibitoire qu’élégante: « vous êtes à côté de vos pompes ».

Avec ces pirouettes lourdes, aux relents d’un anticommunisme nauséabond, Delanoë a été content d’esquiver toutes les vraies questions.

 

Aux Halles, le promoteur Unibail paie 238 millions d’euros à la Ville de Paris pour en récupérer en définitive 260, outre le contrôle sur un emplacement clef au cœur de la Ville. Pas de réponse de Delanoë, qui se garde de réfuter ces chiffres ! Pourtant, c’est sérieux. Non, il préfère attaquer personnellement la présidente de l’association de défense des Halles « Accomplir ».

La grande braderie des droits à construire et des baux à construction à Beaugrenelle, au profit en particulier du promoteur Gécina ne suscite pas de réponse  du maire.

Sur le projet largement contesté, irréaliste, comme en témoignent les années et années de retard et d’hésitation des promoteurs, de centre commercial régional à Beaugrenelle : pas de commentaire.

Sur l’emploi : la méthode Coué ! Toujours les mêmes annonces d’emplois qui ne viennent jamais. Où est la « mission  pour l’emploi » promise à l’époque à Beaugrenelle pour faire passer le projet ?

La Tour Cristal sur le Front de Seine et ses 120 mètres de bureaux sont vides depuis 2 ans mais il faut construire plus haut encore à la Porte de Versailles avec la Tour Triangle (au bénéfice d’Unibail) : pas d’appréciation de Delanoë.

Les emprises cédées à la Cogedim dans le 7ème (ancien hôpital Laënnec) et le 17ème (Batignolles) pour des appartements de grand luxe dont les prix dépassent l’imagination, jusqu’à 20.000 euros le m2 : le Maire ne relève pas.

Quand Mme Marie-Claude Beaudeau, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, dénonce les prédateurs financiers et une politique au service de l’argent, M. Bertrand Delanoë l’accuse d’être communiste et de ne pas le suivre. Il n’aime que les « communistes » qui sont à sa botte. Lamentable !

Il se trouve que personnalité communiste, Marie-Claude Beaudeau est aussi présidente de l’Association de défense de Beaugrenelle – Front de Seine – Charles Michels, une association on ne peut plus pluraliste, dont le combat inlassable a permis d’assurer l’avenir de plusieurs immeubles de logement sociaux, d’empêcher la construction de tours aéroréfrigérantes malsaines, de sauvegarder plusieurs équipements publics, de faire connaître la réalité des projets des promoteurs et de la Ville…

 

Toutes ses batailles restent malheureusement toujours d’actualité.

Aux riverains des Tours de logements sociaux Beaugrenelle et Keller et des immeubles Sageco, frappés pour des mois et des mois pas les nuisances, bruit, poussière, circulation d’un chantier gigantesque, en zone inondable, qu’ils n’ont pas réclamé et qui ne leur rapportera rien, Delanoë répond : « je compatis, moi-même j’ai vécu près d’un chantier. Paris est en mouvement ». Merci ! Mais pas question de dédommagement pour les riverains dont la vie est impossible ! Sur une opération de plusieurs de centaines de millions d’euros, facilitée par la Ville : pas une miette pour les gens !

La dégradation des services publics, la diminution des équipements, à cause de l’opération spéculative : Delanoë s’en lave les mains. « Je ne suis pas PDG de La Poste ou Préfet de police ».

A propos de l’exigence du rétablissement d’un centre de santé conventionné, accessible à tous, sans dépassement d’honoraire, à la place de l’ancien Centre médical Beaugrenelle, abattu par les bulldozers, Delanoë et Hidalgo ne s’embarrassent plus de promesses dilatoires. Les belles phrases dans la brochure distribuée ne valent pas ici ! Les promoteurs veulent un centre lucratif.

 

Sur Boucicaut, interrogé par un riverain, Delanoë ose encore parler de concertation alors que cela fait 10 ans que les réunions se suivent et que les projets sont figés : 50% de logements livrés au marché privé (les plus grands), pas de maison médicalisée pour les personnes âgées comme promis initialement (juste une poignée d’appartements aménagés)…

 

Un de nos camarades a soulevé une question d’actualité, la grève des agents du nettoiement et l’occupation de l’usine de traitement des déchets d’Ivry.

Delanoë s’est montré dans les manifestations pour la défense des retraites mais il n’apporte aucun soutien aux éboueurs, au contraire.

En réponse, Delanoë se fait le chantre du dialogue social. Il « respecte » les agents, il les reçoit, va à leur rencontre. C’est eux « qui ne donnent pas de nouvelles ».

Mais il ne suffit pas de se voir (et encore, la CGT du nettoiement donne une toute autre version du « dialogue » pratiqué, du « silence radio » d’Anne Hidalgo !), encore faut-il s’entendre !

Le Maire se garde bien de dire aux habitants du 15ème qu’il refuse d’augmenter les salaires, qu’il a étendu la privatisation du ramassage des ordures à 3 autres arrondissements, que la Ville sollicite des sociétés privées qui écrasent les conditions de travail et de rémunération de leurs salariés et nuisent d’autant au financement des retraites.

Non, pour M. Delanoé, pour être de « gauche », il suffit d’être contre Sarkozy. Les éboueurs ne devraient rien dire parce qu’ils risquent de « dédouaner Sarkozy ».

Puis il galèje, toujours avec la même finesse. « D’un côté, on me dit que je finance des permanents de la CGT, de l’autre, on me reproche de ne pas accéder aux demandes de la CGT, il y en a bien un qui dit des conneries (sic), sans doute les deux ».

 

Quelle classe, ce Maire !

Surtout quand il parle de « beauté » ! Avec sa municipalité, tout n’est que « beauté », les voies sur berges, les futures Halles, les réalisations culturelles. Il répare les « massacres à la beauté » d’un « 20ème siècle débile ». Il offre aux « pauvres » la « beauté qu’ils ne peuvent pas se payer », aux pauvres, aux salariés dont les loyers et les impôts ne cessent d’augmenter, qui doivent payer leur abonnement de transports 7% plus cher que l’an dernier, comme l’a fait remarquer un autre intervenant.

 

Quelle contraste entre l’image que les media s’efforcent de donner de Delanoë et la réalité de sa politique !

En entamant sa série de réponses à la salle, Delanoë a regretté la nature des questions et les limites de ce type de réunion. Il aurait préféré que soit organisé un débat thématique. Il aurait préféré en somme que ses services écrivent eux-mêmes les questions. C’est beau la démocratie participative.

 

Communistes, nous pratiquons la lutte par et pour les travailleurs, la population, en cherchant à rassembler sur chaque combat tout ceux qui y ont intérêt. A Beaugrenelle, à Boucicaut, partout dans le 15ème, à la RATP, avec les agents du nettoiement, avec nos amis et camarades des autres arrondissements, nous continuerons.

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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 18:40

A LA POSTE :

 

Enfin une boîte aux lettres à l’angle de la rue Emériau et de la rue Linois !

Ce n’est peut-être pas un acquis considérable, quoique que facilitant la vie de centaines de riverains. Mais c’est ça le devient vu la lutte qui a permis de l’obtenir. Dans le secteur Beaugrenelle, frappé par l’immense projet immobilier spéculatif que l’on sait, le service public postal s’est fortement dégradé. Le bureau de poste a été relogé dans une incroyable exiguïté. La restructuration (suppression des guichets et des guichetiers, automates…) y est encore plus mal vécue par les usagers. Il y a des doutes sur la pérennité après le chantier du bureau qui n’a pas de receveur en propre. Dans ce contexte les associations de riverains ont collecté plus de 2000 pétitions pour le service public postal. Comme d’autres améliorations, limitées malheureusement, la boîte aux lettres est à mettre au crédit de cette lutte que nous soutenons depuis le départ.

 

Le manque criant de personnel est incompatible avec les horaires à rallonge des bureaux

Le journal municipal du député-maire Goujon se félicite à nouveau du prolongement des horaires d’ouverture des bureaux de poste le soir et le samedi. Deux nouveaux bureaux du 15ème vont être frappés par les restructurations : François Bonvin et Saint-Lambert. Le relais local des privatiseurs oublie qu’une grande partie des prestations ne sont pas assurées dans les nouveaux horaires. Il oublie aussi que 200 emplois ont été encore supprimés en 2010 aux guichets, diminuant d’autant l’offre de services. Cet été, le manque de personnel a été si criant que plusieurs bureaux du 15ème ont dû fermer de façon inopinée, ballotant les usagers dans l’arrondissement. L’Union locale CGT a sorti une pétition contre les suppressions d’emploi dans les bureaux du 15ème. Nous la soutenons. 

 

Les bibliothécaires de Yourcenar en grève le dimanche:

Les agents de la bibliothèque Yourcenar, rue d’Alleray, poursuivent la grève, commencée en août, des dimanches à l’appel de leurs organisations syndicales. Ils réclament une prime de 100 euros net par dimanche travaillé. Le Conseil de Paris a adopté un vœu appelant à un accord dans l’intérêt des personnels et du public. Mais l’adjoint à la culture de la Ville de Paris, M. Girard, reste toujours aussi obtus. Nous considérons que l’ouverture de certaines bibliothèques le dimanche est justifiable, en tant qu’équipement culturel. Mais, en matière de travail du dimanche, devant les menaces qui pèsent d’élargissement des zones touristiques et les nouvelles dispositions légales, la municipalité de Paris doit être exemplaire. Nous soutenons l’action des agents.  

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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 18:58

36 places d’hébergement d’urgence supprimées en 2005 rue Duranton, 60 casiers de consigne pour SDF inaugurés en 2010, rue de Javel : le compte n’y est pas !

 

Le 6 octobre 2006 a été inaugurée une « consigne pour SDF » à l’angle de la rue de Javel et de la rue Lecourbe. Un curé et une élue, Mme Hidalgo, ont assisté au baptême de cette œuvre charitable.

60 casiers seront mis à la disposition de personnes sans domicile fixe pour qu’elles puissent entreposer un peu d’affaires quelque temps. Trois heures par jour, des bénévoles assureront un accueil.

Loin de nous l’idée de nier le dépannage que cela peut représenter. Mais comment accepter que la question des sans-logis à Paris ne puisse trouver que des solutions aussi dérisoires, notamment du côté des responsables politiques.

 

A deux pas de là, 22 rue Duranton, un centre d’hébergement d’urgence accueillait jusqu’à 36 personnes dans des conditions d’encadrement propices à une réinsertion sociale. En 2005, la tutelle, la DDASS, décrète que le centre n’est pas aux normes en termes de superficie et le fait fermer. Malgré l’action d’associations, de syndicats, de riverains et celle de notre parti, le centre est fermé. Le gérant, l’Armée du Salut n’a pas insisté. La municipalité de Paris (la Ville est propriétaire) a laissé faire en promettant la reconstruction rapide d’une nouvelle structure adaptée.  

5 ans après, fin 2010, le projet n’a débouché qu’à la destruction du bâtiment.

 

Plutôt que d’inaugurer des casiers pour SDF, il serait temps d’accélérer la reconstruction du Centre Duranton.

 

Pour nous, la bataille en faveur des sans-logis est indissociable de l’ensemble de la bataille pour le logement, pour le logement social et contre la spéculation qui sévit à nouveau de plus belle à Paris malgré la « crise ».

La politique du gouvernement aggrave délibérément la situation. Cette année encore, il opère de nouvelles coupes claires dans le budget du logement, il ponctionne indûment les offices HLM de 340 millions d’euros par an, il permet aux banques de détourner l’argent du Livret A.

Nous y reviendrons comme sur les choix de la Ville de Paris qui encouragent les opérations immobilières spéculatives (Beaugrenelle, Samaritaine, Porte de Versailles…).

 

Au Japon, des SDF dorment dans des tiroirs.

Des tiroirs, des casiers : est-ce ce qui attend les personnes de bonne foi que des bailleurs vont réussir à expulser avant la trêve hivernale ?

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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 21:10

Le coup de poignard dans le dos de la municipalité de Paris au Patronage laïque du 15ème ! Usagers, habitants, ne laissons pas faire !

 

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Ce que la droite n’a pas réussi en 2001, devant la mobilisation populaire, la « gauche » municipale s’apprête à la perpétrer : la destruction du Patronage laïque du 15ème.

 

Le Conseil de Paris vient d’adopter les 7 et 8 juin 2010 deux délibérations, l’une accordant à la Régie immobilière de la Ville un bail emphytéotique sur les terrains et bâtiments qui y sont situés, l’autre mandatant cette RIVP pour une opération de destruction du Patronage et de construction d’un bâtiment « mixte » à usage de salle de réunion et d’habitation.

 

L’objectif est clair. C’est le même que celui de la droite en 2001.

Il s’agit de supprimer un lieu d’animation sociale, culturel, aussi syndical et politique indépendant, échappant au contrôle du pouvoir municipal, ouvert à tous et utilisé par tous, à des tarifs très accessibles. Dans une capitale et un arrondissement qui en sont scandaleusement dépourvus.

Il s’agit précisément d’évincer l’association du Patronage laïque, indissociable historiquement du bâtiment et garante de sa vocation. L’association a fondé le Patronage en 1892, construit le bâtiment en 1908, en le finançant par souscription populaire auprès des habitants du 15ème. Elle n’a jamais cessé de l’animer dans l’intérêt de la jeunesse et de l’ensemble de la population du 15ème, ce que tout le monde est obligé de reconnaître. Elle a donné le bâtiment à la Ville en 1929 (si les ancêtres avaient su !) en échange d’un loyer symbolique.

 

Aujourd’hui, la municipalité choisit de donner le bail emphytéotique, retiré en 2001 suite à l’action de la droite, à une de ses sociétés d’économie mixte au lieu de le restituer à l’association du Patronage.

 

Ses représentants, MM. Dargent et Alayrac, puisque Mme Hidalgo était absente pendant la discussion du conseil de Paris, n’ont pas lésiné dans l’utilisation de la langue de bois, dans l’hommage hypocrite à ceux qu’ils veulent éliminer : « Laïcité du 20ème siècle », « modernité », « préservation d’une tradition de générosité ». Patati et patata…

 

La vérité, c’est le bulldozer ! C’est l’arbitraire !

 

Le prétexte de vétusté ? Pourquoi les experts en 2001, puis en 2004 et en 2006 ont chaque fois reconnu que le bâtiment était structurellement sain.

La valeur historique du bâtiment a été défendue plusieurs fois, contrairement aux affirmations de M. Dargent, notamment par la sénatrice communiste Marie-Claude Beaudeau et par nous-mêmes lors de l’enquête sur le PLU en 2003/2004.

 

La population a montré à de nombreuses reprises combien elle refusait le bétonnage effaçant l’histoire de nos quartiers.

 

Le « comité de pilotage » de Mme Hidalgo ? Pour donner un semblant de concertation, on ne ferait pas mieux ! Le projet était ficelé avant. Le Comité a discuté dans le vide et n’a obtenu aucune réponse à ses questions. Surtout, population et usagers ont été tenus prudemment à l’écart de toute consultation et même de toute information.

 

Ce n’est pas un détail, en ces temps de disette financière, le programme de démolition est évalué à 5 millions d’euros (pour commencer), soit bien plus que la réhabilitation que l’association ne cesse de réclamer.

 

La droite du 15ème s’est opposée à la délibération. Mais il apparaît vite que ce qui la préoccupe c’est que l’équipement prévu ne soit pas placé sous le contrôle de l’arrondissement.

 

Face à ce coup de force, usagers du patronage, habitants attachés à ce lieu et à ses animateurs, épris de la liberté qu’ils offrent, nous n’avons d’autre choix que de réagir vigoureusement, d’exiger d’être consultés, d’imposer une alternative, celle que l’association défend et réclame depuis des années : la réhabilitation avec maintien permanent du fonctionnement du Patronage et reconnaissance des droits historiques de l’association centenaire.

 

Face à l’arbitraire, faisons vivre le Patronage laïque du 15ème !  

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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 13:04

Le cas de l’immeuble du 180 rue de la Croix-Nivert : évitons les diversions politiciennes sur la question du logement

 

Comme nous l’avons déjà écrit dans un précédent article, le cas du bel immeuble du 180 rue de la Croix-Nivert, scandaleusement vide depuis 25 ans, revient périodiquement dans l’actualité, cette fois plus fortement que d’habitude.

Il en a encore été question au Conseil de Paris et dans la presse ces 7 et 8 juin 2010.

 

L’association « Droit au logement » (DAL) a lancé une nouvelle action depuis le 9 mai pour dénoncer la situation présente, poursuivre sa bataille pour le relogement de ménages en grande difficulté et notamment pour l’application de la loi sur le « droit au logement opposable » (DALO)  et pour des réquisitions.

 

Nous lui avons apporté notre soutien en soulignant qu’il ne s’agissait que d’un cas très particulier soulignant un aspect des problèmes de logement qui pèsent sur une large part de la population parisienne et de la politique qui en est la cause.

 

Depuis, l’affaire est montée en épingle à droite et à gauche, de façon malheureuse.

 

Une section du PS et ses satellites se sont emparés de l’affaire pour attaquer l’Etat (qui pourrait seul réquisitionner).

Le retour de bâton n’a pas manqué. Comme nous le signalions dans notre tract, la municipalité de Paris a enlevé la réserve « logement social » dans la révision du PLU de 2009 et renoncé à son droit de préemption sur l’immeuble.

 

La droite l’a bien sûr repris. Elle a l’occasion de dénoncer la « gauche » et de faire oublier ses déclarations honteuses contre l’extension du parc social dans l’ouest parisien.

 

Par ailleurs, les propriétaires, responsables de la déshérence du bâtiment pendant 30 ans, ont fini par faire réellement des travaux lourds, de toute évidence pour vendre l’immeuble, appartement par appartement, au prix fort du marché.

 

C’est l’issue hautement probable de l’affaire. Les propriétaires, défaillants, coupables, vont réaliser une très belle affaire. L’immeuble ne sera certes plus vide mais pas un logement social supplémentaire sera venu détendre le marché immobilier spéculatif dans le 15ème. Ce ne sera pas une victoire pour les défenseurs du droit au logement !

 

Sur la question du logement, si sensible, au moins autant que sur les autres, la bataille politique ne saurait se réduire à jeu de postures.

 

Pour notre part, nous continuons à demander, entre autres, que tous les programmes municipaux dans le 15ème intègrent 100% de logements sociaux, que soient abandonnées les opérations immobilières spéculatives, démesurées à Beaugrenelle et à la Porte de Versailles.

Le droit de préemption doit être exercé avec beaucoup plus d’efficacité, comme cela aurait pu être le cas pour la tour Flatotel, sur le Front de Seine, en 2005 (350 logements laissés à Pierre et Vacances pour une résidence hôtelière de luxe).

Nous continuons aussi à combattre l’application de la loi Boutin qui sape les fondements mêmes de la définition du logement social et le détournement du financement du logement social via le Livret A.

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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 11:53

Insécurité dans le 15ème : M. Lamour pointe scandaleusement des familles du « nord de Paris » pour mieux masquer la faillite de la politique de Sarkozy

 

Comme malheureusement dans tout le pays, certains actes de délinquance sont en recrudescence dans notre 15ème arrondissement, notamment le trafic de stupéfiants, les agressions armées. A la mi-mai, une bagarre a dégénéré vers la Cité des Périchaux et deux jeunes ont été blessés par balle, suscitant un grand émoi dans la population.

Bien moins visible, la délinquance « en col blanc », fraude fiscale, escroquerie financière est également en plein développement. Gageons que c’est aussi le cas dans le 15ème !

 

Depuis 2002 et son long passage au ministère de l’intérieur, Sarkozy a fait son fonds de commerce de l’insécurité. On peut se demander s’il ne fait pas tout pour l’alimenter.

La police de proximité a été supprimée en 2003. Rien que depuis 2007, 7400 postes ont été supprimés dans la Police nationale, plus de 4000 doivent l’être d’ici 2013.

L’attaque générale contre les services publics, de l’école notamment, accroît les difficultés d’insertion sociale et professionnelle des plus vulnérables, de plus en plus nombreux avec l’explosion du chômage, de la pauvreté, les coupes claires dans les allocations...

 

Devant les habitants du 15ème qui s’inquiètent légitimement de la montée de l’insécurité, comme leur mentor Sarkozy, les représentants du l’UMP désignent des boucs émissaires.  Répondant au journal « Le Parisien » du 25 mai 2010, le député Jean-François Lamour accuse ainsi : « depuis six ou sept ans, la mairie de Paris nous envoie dans le 15ème des familles du nord de Paris en grande difficulté, avec, chez certains, des délinquants récidivistes ».

 

On ne peut pas mieux fuir ses responsabilités. Bien sûr, dans chaque quartier, à un moment, il y a des familles « à problèmes ». Qu’est-ce que Lamour propose de faire ? De les reléguer dans d’autres secteurs ! Ce faisant, il attise les tensions à l’intérieur des cités, les peurs irrationnelles des habitants de nos quartiers.

« Des familles du nord de Paris », n’est-ce pas aussi une façon de pointer du doigt, par euphémisme, une partie de la population, originaire de bien plus loin ?

 

M. Lamour et votre collègue maire d’arrondissement M.Goujon, que proposez-vous pour la sécurité dans le 15ème ?

Rien sauf de réclamer de la vidéosurveillance (et de l’obtenir malheureusement grâce à la municipalité de M. Delanoë) : des caméras coûteuses, attentatoires à la vie privée et inefficaces, ne faisant que déplacer la délinquance de quelques dizaines de mètres.

 

Mais que faites-vous pour le rétablissement d’un commissariat de police à Beaugrenelle, pour le retour d’une police de proximité, pour le renforcement des services sociaux dans l’arrondissement ?

 

Nous ne rentrerons pas dans les querelles politiciennes (entre arrondissements de gauche ou de droite) que vous voulez déclencher.

Mais nous combattons la logique gouvernementale de ségrégation sociale que vous relayez. Nous combattons votre politique criminogène.

Et dans l’immédiat, nous dénonçons le démantèlement des missions des services publics, dont celui de la police nationale. Dans le 15ème comme ailleurs. Sans jamais oublier la criminalité en « col blanc » que la politique du gouvernement favorise dans les faits, en sapant les moyens de contrôle et de sanction, et qui coûte 10 fois plus cher à la société que la petite délinquance. 

 

PS : Les vigiles des « groupements publics d’intervention sur la sécurité », les GPIS, scandaleusement financés à 40% par les locataires du parc social, et à 60% par la Ville de Paris, ne peuvent pas remplacer la police.

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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 19:55

La cité des 4 Frères Peignot au Conseil de Paris – 10 mai 2010

 

Récemment, à nouveau, nous nous faisions l’écho des inquiétudes, que nous partageons, pour l’avenir de l’ensemble HLM des 4 Frères Peignot, 613 logements situés dans le secteur sensible, hautement spéculatif, du Front de Seine.

 

Le 10 mai 2010, le Conseil de Paris a abordé la situation de la « Cité des 4 » en adoptant une délibération pour le financement d’un programme de réhabilitation des logements. La discussion a eu rapport avec certains de nos sujets de préoccupation mais la vigilance va encore être de mise.

 

D’abord, le programme de réhabilitation des logements (intérieurs) s’annonce lourd : 5.690.000 euros, soit près de 10.000 euros par logement. Jean-Yves Mano, adjoint au maire, le justifie par la mauvaise qualité de la réhabilitation des années 86/89, les travaux successifs de 2000 et 2009 n’ayant pas concerné les logements eux-mêmes.

Paris-Habitat et la Ville s’engagent à ce qu’il n’y ait pas d’augmentation de loyer à la suite de ces travaux qualifiés « d’amélioration » et non de « mise aux normes ». Nous prenons note et nous saurons le rappeler.

 

Une de nos inquiétudes porte aussi sur le nombre, anormalement, élevé de logements vacants.

Une élue de droite (G. Poirault-Gauvin) les chiffre à 25. Des riverains en ont dénombré beaucoup plus. Elle s’élève contre la durée excessive des procédures d’attribution. On ne peut qu’être d’accord.

On croit saisir du débat que les logements sont laissés vacants pour permettre le relogement sur place des personnes déplacées, à tour de rôle, le temps des travaux. Ceci dit, cela dure depuis des mois et les travaux ne vont pas commencer avant des mois, sinon plus.

Les rumeurs de transformation de certains appartements en duplex semblent donc démenties, également par le maintien annoncé du nombre de logements.  Là aussi, nous ferons attention.

 

Nos craintes d’une modification de la population de la cité, dont certains habitants ont déjà été contactés pour laisser la place, ne sont ni démenties, ni attestées. On notera seulement que la Ville de Paris disposera en direct (hors Paris-Habitat) de 20% des attributions pendant 20 ans, en contrepartie de sa garantie financière.

 

Le débat en Conseil de Paris a également abordé la question de la sécurité dans la « rue des 4 ». L’adjoint minimise les problèmes actuels, pourtant réels. L’UMP voit dans la vidéosurveillance, idée déjà reprise par la municipalité de Delanoë, la solution imparable. Toutes les expériences montrent au contraire qu’elle s’avère très coûteuse pour le contribuable, très profitable pour quelques sociétés privées et qu’elle ne fait que déplacer la délinquance éventuelle de quelques dizaines de mètres. 

 

Enfin, il y a eu aussi un échange sur la situation des commerces. La perspective de l’implantation à proximité de la Cité de l’immense nouveau Centre commercial Beaugrenelle, opération spéculative que nous ne cessons de combattre, a déjà causé une désertification commerciale, un « mitage » dans la rue. Il y aura bientôt plus de lieux de cultes (« église » évangéliste dans la rue et lieu de prière musulman mis à disposition par Paris-Habitat dans les anciens bains-douches) que de commerces du quotidien. L’adjoint au maire promet que Paris habitat va y réfléchir…

 

Comme toujours, seule la vigilance permanente permettra de garantir l’intérêt des habitants, du quartier et du logement social. Ils savent qu’ils peuvent compter, depuis des décennies, sur l’action des communistes. Que la municipalité de « gauche » cesse  de prendre nos interventions pour des attaques, elles visent à ce que sa politique soit de gauche.

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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 15:42

Anne Hidalgo prise dans les pattes du Canard enchaîné !

 

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Le Canard enchaîné est loin d’être aussi innocent que l’animal qui le représente. Ses articles satiriques, dénonciateurs n’arrivent pas comme ça, innocemment.

Dans son numéro daté du 5 mai 2010, on trouve un article accusateur sur Anne Hidalgo : « la dauphine de Delanoë les doigts dans le béton ».

Nous ne chercherons pas à identifier quel clan du PS ou de l’UMP cherche à régler des comptes.

 

Pour nous, restent les faits décrits et ils sont frappants. Ils correspondent entièrement aux collusions entre la municipalité de Paris, représentée par Anne Hidalgo en tant que 1ère adjointe à l’urbanisme, et tous les promoteurs immobiliers dont nous combattons les projets, en particulier dans le 15ème arrondissement.

 

Le Canard constate, comme nous, que le bulletin du « groupe de gauche » dans le 15ème (incluant les satellites du PS du « Front de gauche »), intitulé « Objectif 15 », regorgent de publicités des groupes immobiliers que la politique de M. Delanoë et de Mme Hidalgo sert. Le Canard écrit ainsi à juste titre : « des bétonneurs ont ainsi acheté la quasi-totalité des 10 pages de pub (sur 32) du dernier numéro d’Objectif 15, destiné aux électeurs du 15ème. Bouygues, Vinci ou Nexity figurent sur la liste des bienfaiteurs. Tout comme le groupe Unibail… ».

Le Canard fait bien de faire remarquer que la foncière Unibail est le gros profiteur des projets de rénovation des Halles et de la Tour Triangle à la Porte de Versailles dans le 15ème.  Ne manque à la liste que Gécina qui a profité de même à Beaugrenelle de la complaisance et du zèle de Mme Hidalgo (voir notre dossier), mais qui doit considérer qu’il ne craint plus rien. Même la Semparisseine (regroupant l’ex-Semea15) dont Anne Hidalgo est administratrice finance Objectif 15.

Décidemment, Anne Hidalgo manque d’expérience dans tous les domaines, l’architecture, l’urbanisme, la politique, la courtoisie avec ses contradicteurs et même le financement des partis politiques.  

 

Le Canard cite de façon amusante la réaction de son cabinet, aussi ingénue : « il n’y a pas eu de contrepartie pour les promoteurs ».

 

Le Canard fait bien aussi de mettre la droite, et notamment la droite du 16ème de M .Bernard Debré, dans le même paquet pour son bulletin « Paris 16 » qui utilise la même agence de com avec les mêmes méthodes.

 

Revenons au principal, pour lequel cet article peut être utile ! A la Samaritaine, au Palais de la Mutualité, au Forum des Halles, à la Porte de Versailles, à Beaugrenelle, etc. la politique de Bertrand Delanoë, avec Anne Hidalgo comme potiche, sert les intérêts des promoteurs, des multinationales de l’immobilier et de la finance.

 

Nous sommes communistes. Nous faisons partie de ceux dont la boussole est l’intérêt collectif et non les calculs d’alliances politiciennes.

C’est pourquoi nous pensons que tout cela doit être dénoncé, notamment par la gauche honnête, sans compromission avec la municipalité, sans ambiguïté avec ces profiteurs, pour que les Parisiens de tous les arrondissements, même ceux qui n’habitent pas à proximité de ces projets qui écrasent les travailleurs et les riverains, puissent peser pour d’autres choix, pour les choix qui les ont fait durablement sortir la droite de la municipalité de Paris.

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 10:00

 

Les représentants de la section du PCF Paris 15 sont venus apporter leur soutien aux salariés des entreprises de nettoyage, auxquelles la Cité de l'Air sous-traite, dans des conditions d'exploitation indécentes, le ménage d'un site majeur de la Défense nationale. Voilà qui ne peut plus durer!

Tous les salariés des sous-traitants doivent être intégrés dans les personnels de la Défense!

 

Ci dessous le tract de l'Union locale CGT du 15ème.

 

 

SIN ET STES (NETTOYAGE DE LA CITÉ DE L’AIR) REFUSE DE NEGOCIER

CHACUN D’ENTRE NOUS DOIT REFUSER L’INTOLERABLE!

 

Société de nettoyage Sin et Stes, une gestion de personnel intolérable.

Cette société a repris, début février 2010, le marché du nettoyage sur le site de la Cité de l’Air et a aussitôt entrepris une restructuration entraînant réduction des effectifs et mutations, pour des salariés qui travaillent depuis 20 ans, à l’autre bout de la région parisienne. Par exemple, habitant de Noisy le grand à la limite de la Seine et marne, l’entreprise expédie ce salarié à Chateaufort, à l’autre bout des Yvelines ; ou celui-ci habitant Montreuil se voyant imposé d’aller œuvrer à Vélizy Villacoublay. Quand chacun sait les difficultés des conditions de transport (quand ce n’est pas le manque de moyens de transport) pour des salariés se levant tous les jours à 4h30 pour assurer le ménage des bureaux. Autant dire que l’entreprise met sciemment les salariés dans des conditions de vie et de travail impossible. On se rappelle la phrase de Marlon Brando dans « Le Parrain » : « je leur ferai une offre qu’il ne pourront pas refuser ». Dans notre cas, ce sont des salariés que l’entreprise pousse à la démission ou au licenciement dans le seul but de réduire ses effectifs et de faire faire le même travail par moins de personnel. Mais avec une qualité de service qui sera forcément amoindrie.

Des conditions de travail d’une autre époque.

Pour des temps de travail de 6h, 4h, 7h, ces personnes assurent déjà dans des conditions exténuantes celle-là 180 bureaux, celui-ci 6 étages, cette autre 3 bâtiments. Nettoyer les bureaux, faire la poussière, vider les poubelles, faire les toilettes, laver les couloirs, passer l’aspirateur (l’employeur poussant sa soif de profit jusqu’à leur demander de vider les sacs aspirateurs pour éviter d’avoir à en acheter d’autres)…

Les salariés de Sin et Stes sont en grève. Ils exigent par leurs revendications reconnaissance et dignité, eux qui ont enrichi notre pays depuis des années dans des conditions déjà très difficiles.

L’Etat doit donner l’exemple.

Administration d’État, la Cité de l’Air a passé un marché public avec la société SIN et STES. Nous nous élevons contre le fait que les services de l’État pratiquent de la sorte quand on s’attendrait à ce qu’ils donnent l’exemple d’une gestion des activités humaines qui allient Dignité des salariés et qualité de service. En l’occurrence, le « travailler plus pour gagner plus » se traduit par « travailler plus, dans de plus mauvaises conditions pour gagner la même chose » (au mieux). Les ministères doivent contrôler ce qui est fait de l’argent public et non se contenter de payer moins des services qui sont de moins en moins bien rendus et oppriment les salariés. Ce type de gestion vaut hélas pour chacun d’entre nous et la mise en concurrence des salariés tend à baisser les salaires, casser les statuts et les conventions collectives et laminer l’emploi pour générer sans cesse davantage de profits pour les employeurs.

 

L’union locale CGT appelle tous les salariés de l’arrondissement, tous ses syndicats à refuser ce recul de société ; à lutter chacun dans son entreprise pour ses propres revendications ; à créer et étendre toutes les solidarités nécessaires et à participer au rassemblement du 30 mars.

Paris le 29 mars 2010

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