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Jeudi 17 février 2005 4 17 /02 /Fév /2005 19:04

Qui va imprimer les 46 millions de textes de projet de « constitution européenne »?


 

Inadmissible! Les citoyens français ne disposent toujours pas du texte sur lequel ils devront se prononcer.

 

L’Imprimerie nationale et les Journaux officiels (implantés l’une et les autres dans le 15ème) ont les compétences pour accomplir cette commande d’utilité publique qui dépend directement des prérogatives de l’Etat français. Le gouvernement s’apprêterait à livrer ce travail à des groupes privés étrangers. Au nom de quoi? De directives européens pardi! Doublement inadmissible! Avec les salariés de l’IN et des JO, défendons l’emploi, défendons le maintien d’entreprises nationales d’excellence!

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Samedi 15 janvier 2005 6 15 /01 /Jan /2005 12:41

Le droit à l’avortement a 30 ans: Défendons une liberté sans cesse menacée!

Le 17 janvier 1975, les femmes, après des décennies de luttes, arrachaient enfin une avancée fondamentale de leur droit à disposer de leur corps : la Loi Veil légalisant l’avortement était votée au Parlement. Le droit à l’interruption volontaire de grossesse, c’est plus que jamais aujourd’hui notre affaire à toutes et à tous: chaque année plus de 200000 avortements sont pratiqués en France et on estime que près d’une femme sur deux y a recours dans sa vie.

Cependant 30 ans après, l’accès à l’IVG reste parfois difficile et ce droit essentiel reste constamment attaqué:

1- Des préjugés et des tabous tenaces, insuffisamment combattus sur la place publique, continuent à peser gravement dans le sens de la culpabilisation des femmes (comme de la restriction de la diffusion des pratiques contraceptives, première cause des avortements). Plus grave encore, on assiste à la résurgence active de mouvements sectaires et obscurantistes, souvent prétendument d’inspiration religieuse. A l’image des Etats-Unis, des « commandos anti-IVG » se livrent à des tentatives d’intimidation envers les femmes et les personnels médicaux. Des groupuscules tentent aussi de faire obstacle à l’éducation sexuelle à l’école comme dans les familles.

2– L’Union européenne et le projet de « constitution européenne » font également peser une menace sur la Loi française. 5 Etats de l’UE (Portugal, Irlande, Pologne, Chypre et Malte) proscrivent l’avortement. Avec les lobbys anti-avortement omniprésents à Bruxelles, ils exercent une pression continue sur les « institutions » européennes dans le sens d’une restriction des droits nationaux.

3– La pratique de l’IVG en France fait face, également et surtout, à des obstacles matériels et financiers croissants. L’IVG souffre particulièrement de la pénurie organisée de l’offre de soins et de la casse de notre système de santé et d’assurance maladie.

L’information et l’éducation sur l’IVG et la contraception restent parcimonieuses.

La faible tarification de l’IVG par la Sécu (très insuffisament revalorisé en juin 2004) dissuade les médecins et les cliniques de s’y consacrer. A Paris, 5 centres privés d’IVG sur 11 ont renoncé à cette activité. Aussi, l’été en particulier, avec les fermetures de lits, s’apparente à un véritable parcours de la combattante pour tenir les délais légaux (12 semaines depuis 2001).

De nombreux médecins s’inquiètent publiquement du déficit de formation et du risque de non renouvellement des professionnels: « Les médecins qui pratiquent l’avortement sont mal payés et mal reconnus » ou bien « sur sept années d’études de médecine, seules deux heures de cours sur la contraception seront imposées ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aussi nous appelons à la mobilisation unitaire du samedi 15 janvier 2005 et agissons auprès des pouvoirs publics:

l pour en finir avec le tabou et la culpabilisation. 

 

l pour mettre en place des campagnes régulières d’information sur la contraception et l’avortement et donner des moyens renforcés pour la médecine scolaire. 

l pour rembourser tous les moyens contraceptifs dont les pilules de “ nouvelles générations ”.

l contre la remise en cause du système public de santé.

l pour affirmer notre solidarité avec toutes les femmes privées du droit à l’avortement dans le monde.

Dans le 15ème arrondissement, dépourvu de tout centre d’IVG (225000 habitants), nous demandons l’ouverture d’un centre à l’Hôpital européen Georges Pompidou.

 

 

 

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Mercredi 5 janvier 2005 3 05 /01 /Jan /2005 08:37

APPEL d’habitants et de salariés de Paris 15ème  


La victoire du NON en France au référendum rendrait caduc le projet de « constitution européenne ».



Pour enrayer la machine à broyer les peuples, nous appelons à voter NON.



En 1992, il n’a manqué que 1% des voix pour mettre en échec Maastricht.

Depuis, tout notre peuple a fait l’expérience de L’Europe maastrichienne. A l’inverse des promesses, le chômage s’est encore développé. La précarité, la mal-vie, l’exclusion ont explosé.

La seule liberté qui s’est développée, c’est celle du patronat de licencier, de sous-payer, de délocaliser, celle des marchés financiers de spéculer contre les hommes.

Les traités de Maastricht, Amsterdam, Nice, l’euro, les directives et règlements de Bruxelles ont servi de prétextes et de moyens au gouvernement français pour démanteler et privatiser les services publics, le système solidaire de Sécurité sociale (retraite, assurance maladie…), pour casser le code du travail, pour faire des coupes sombres dans les dépenses publiques et sociales. Il ne se passe pas un jour sans qu’on annonce la fermeture d’un hôpital, d’un bureau de poste…

Stop ou encore ?

Le projet de « constitution européenne » vise à aggraver et à rendre irréversible cette politique au service des multinationales et des marchés financiers européens et mondiaux. Le projet et ses 488 articles reprennent intégralement Maastricht, Amsterdam, Nice. Ils ont la prétention de placer définitivement tous les domaines de la vie institutionnelle, économique, sociale des pays de l’UE sous la dictature de la loi du marché derrière le sacro-saint principe, énoncé dès l’article 3 comme « objectif de l’UE » du « marché unique où la concurrence est libre et non faussée ». 

 

 

Loin de renforcer la solidarité entre les salariés et l’amitié entre les peuples, le texte organise leur mise en concurrence sur le marché du travail, encourage les délocalisations et le chantage patronal à la casse des droits sociaux. Loin d’être un contre-feux, les dispositions de la « Charte des droits fondamentaux », reprises intégralement, sont en régression sur les législations sociales de chaque pays et sur toutes les conventions internationales existantes. Elles sont en outre subordonnées à la « libre circulation de la force de travail, des biens et des capitaux ».  

Loin d’œuvrer pour la paix, le texte ordonne explicitement l’augmentation des dépenses militaires de tous les pays de l’UE, les engage, dans le sillage de l’OTAN et des USA, à des opérations militaires sur toute la planète.

Surtout, le projet de « constitution européenne » priverait les Etats nationaux, les peuples de toute possibilité légale de remettre en cause l’ordre maastrichien. Le projet de « constitution européenne » est en effet destinée à supplanter les constitutions et législations nationales. Les directives de Bruxelles s’appliqueraient automatiquement en France sans que le Parlement français puisse donner son avis.

L’enjeu du référendum pour les partisans de la « constitution », en premier lieu le MEDEF, c’est de faire voter par le peuple français lui-même les pleins pouvoirs, sa soumission à la dictature de Bruxelles/Maastricht et l’abandon de sa souveraineté.

Non à la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !

Pour les promoteurs de l’UE, les nations, par leur histoire et leur cohésion, sont des freins, non seulement économiques, mais aussi sociaux et culturels, autant d’obstacles et de résistances à la mondialisation capitaliste. Leur but est de faire table rase des acquis sociaux et démocratiques de chaque pays et d’imposer la marche vers une entité européenne supranationale sur laquelle les peuples n’auront pas de prise démocratique mais où les multinationales seront toutes puissantes.

Nous refusons la destruction de ce qui est le cadre majeur de l’expression démocratique des peuples, de la souveraineté populaire : la souveraineté nationale autrement dit le droit, souvent si chèrement acquis, des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est pourquoi nous sommes contre toute constitution européenne.

Les luttes dans chaque pays sont toujours déterminantes. Défendre en France EDF-GDF, La Poste ou la Sécurité sociale, c’est la meilleure façon de s’opposer à Maastricht et aux directives européennes et de les mettre en échec.

Nous voulons faire converger ces luttes en Europe et dans le monde. Les salariés, le peuple français ont besoin de développer des échanges entre Nations (européennes ou non) fondés sur des coopérations mutuellement avantageuses, par exemple entre services publics nationaux, dans les domaines de la recherche, des nouvelles technologies, de la protection de l’environnement, des échanges commerciaux internationaux notamment pour lutter contre le dumping social, …

L’Union européenne, basée sur le mépris des peuples et des travailleurs de chaque pays, tournée exclusivement vers l’intérêt du patronat et des marchés financiers est incompatible avec cette démarche. Plus que jamais, nous exigeons la suppression des traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice, la dissolution de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne.

Ne manquez pas ce vote historique !

La vague de fond populaire qui a failli faire capoter Maastricht en 1992 peut l’emporter en 2005. La victoire du NON dans ce grand pays incontournable qu’est la France rendrait caduc le projet de « constitution européenne ».

Elle sanctionnerait les politiques destructrices, menées en France au nom de Maastricht, des directives et de la pseudo « construction » européennes et ceux qui les mènent!

Ouvrons la perspective d’une véritable alternative politique, tout de suite !

Pour la liberté des peuples, pour la justice sociale, pour la paix, faisons gagner le NON !

Nous appellons à voter NON

parce que nous refusons la soumission du peuple français et des peuples d’Europe à la dictature des technocrates de l’Union européenne au service de l’ordre capitaliste.

parce que nous voulons sanctionner les politiques de régression sociale et économique menées en France au service du MEDEF et des marchés financiers au nom de Maastricht et des traités européens  que le projet de « constitution » européenne veut pérenniser.

parce que nous refusons de voir sacrifier sur l’autel de l’Eurodémolition de Maastricht les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple , l’héritage des luttes en France, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front Populaire, du programme du Conseil national de la Résistance , de 1968, l’égalité républicaine, la laïcité.

parce que nous refusons que la France s’intègre dans un bloc européen militarisé et aligné sur l’OTAN, ce qui est à l’opposé d’œuvrer pour la paix.

parce que nous voulons préserver le droit de notre peuple à disposer de lui-même, à pouvoir encore à l’avenir dire NON!

parce que nous voulons le développement d’échanges et de coopérations entre peuples souverains mutuellement avantageuses pour les travailleurs de chaque pays d’Europe (comme de tous les continents).


 


 


 


 

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Samedi 4 décembre 2004 6 04 /12 /Déc /2004 11:30

Contre le chômage et la précarité, NON au plan Borloo! NON à la loi antipostale, autre loi de destruction de la « cohésion sociale »

Le gouvernement accélère le démantèlement des services publics pour livrer à l’appétit des groupes privés et des marchés financiers les activités et les biens publics qui échappent encore à la Loi du Profit capitaliste. Après EDF-GDF, France-Télécom…, le gouvernement prévoit de faire passer en janvier 2005 le projet de loi dit de « régulation des activités postales » qui veut donner une pâture l’activité courrier à la concurrence et transformer les services financiers en « banque postale » fonctionnant comme une banque privée, c'est-à-dire casser un service public essentiel à la vie du plus grand nombre, à la vie économique et sociale du pays.

Le démantèlement des services publics est au centre de la politique de casse sociale. La loi antipostale, c’est:

 

 

65000 suppressions d’emplois stables et bien formés d’ici 2009 dans le cadre du « plan d’évolution des réseaux ».

L’explosion des inégalités: avec la fin de la péréquation tarifaire, de l’accès pour tous au mêmes services, la hausse des tarifs, l’instauration de la logique lucrative, l’abandon des principes du service public.

La désertification de régions entières: 6000 bureaux de plein exercice devraient fermer en 3 ans, comme l’a annoncé le PDG Bailly.  Frappées, les zones rurales mais aussi les villes et les banlieues où les queues au guichet vont s’allonger.

Extension de l’exclusion bancaire: La « banque postale » adopterait les règles du privé de sélection des « clients » selon leur « produit bancaire par tête » Premières victimes: les ménages aux ressources les plus modestes, les personnes en interdit bancaire qui n’ont que leur livret A comme compte, les personnes âgées qui ont actuellement accès, sans discrimination grâce à la Poste , aux services financiers indispensables à la vie de tous les jours.

Détournement de l’argent du logement social: Une fonction d’origine des services financiers de La Poste est de favoriser et de garantir l’épargne populaire et de la mobiliser pour le financement des priorités nationales sur le long terme: logement, équipements publics, hôpitaux… Demain, la « banque postale »  va privilégier les placements spéculatifs à court terme sur les marchés financiers. La collecte du Livret A pour le logement social serait rapidement marginalisée. De même les encours des CCP, 30 milliards d’euros, seraient définitivement dirigés vers la Bourse.

La mobilisation grandit dans tout le pays: Exigeons le retrait de la loi antipostale!

6000 conseils municipaux prennent position contre les fermetures de bureaux de poste 

 

80% des postiers votent aux dernières élections professionnelles pour les organisations syndicales qui condamnent le projet de loi de (dé-)régulation postale.

Dans des dizaines de villes, les usagers font signer des pétitions pour le maintien du service public de La Poste

A Paris, des milliers de pétitions sont signées par les postiers et la population (au dos)

Le NON à l’application par la France des directives européennes, illégitimes, adoptées par-dessus la tête des peuples (par les gouvernements successifs y compris celui de la « gauche » plurielle) et contraires à leur intérêt, monte dans le pays avec le mouvement qui progresse pour le NON  au projet de « constitution européenne ».

 

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Mercredi 1 décembre 2004 3 01 /12 /Déc /2004 14:25

PETITION: Clients du Monoprix Vaugirard,

nous disons NON à l’ouverture de notre magasin les dimanches 26 décembre 2004 et 2 janvier 2005!

Nous avons appris la volonté de la direction de Monoprix d’ouvrir son magasin de la rue de Vaugirard les dimanches 26 décembre 2004 et 2 janvier 2005. 

 

 

 

Clients réguliers ou occasionnels de ce Monoprix, nous n’admettons pas que le repos et la vie de famille des salariés, que nous côtoyons tout au long de l’année, soient bafoués pour les fêtes de fin d’année.  

 

Nous n’avons aucune intention de faire des achats un lendemain de fête, de surcroît un dimanche. Ce n’est pas l’ouverture ces jours qui augmentera notre pouvoir d’achat.  

 

Nous savons parfaitement que le travail ces jours ne se fera pas sur la base du volontariat. Les salariés, soumis à la précarité, aux bas salaires, aux pressions n’ont véritablement la liberté de refuser.

Clients, salariés, retraités, travailleurs nous-mêmes, jeunes, nous respectons les salariés de Monoprix. Nous refusons de participer à la surenchère que se livrent les enseignes aux dépens de leurs conditions de vie et de travail.

Aussi, nous demandons à la direction de Monoprix de renoncer à ouvrir le Monoprix-Vaugirard les 26 décembre 2004 et 2 janvier 2005, comme aucun autre dimanche dans l’année. Nous demandons aux pouvoirs publics, gouvernement, préfecture de police, de cesser leur politique de dérogation, notamment d’extension des classements en  « zones touristiques » qui généralisent la pratique d’ouverture dominicale.

En fonction de la réponse que nous obtiendrons de la direction de Monoprix, nous nous réservons la possibilité de mener des actions de plus grande envergure.

 

 

 

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Mardi 30 novembre 2004 2 30 /11 /Nov /2004 21:00

IMPRIMERIE NATIONALE: Mémoire d’un saccage (suite). Il est encore temps de bloquer la casse!

Le 9 novembre, près de 1000 salariés de l’IN, venus des trois sites de Paris, Douai et Evry manifestaient devant le Ministère de l’économie et des finances. Des communistes de la section étaient à leurs côtés dans le cortège dans la continuité des actions menées dans le 15ème contre le démantèlement de l’entreprise. Depuis septembre, nous avons diffusé des milliers de tracts aux salariés, à la population, aux visiteurs lors de la « Journée du patrimoine », nous avons interpellé les élus municipaux avant le Conseil d’arrondissement du 4 octobre et le Conseil de quartier le 13 octobre.

Notre intervention a deux objectifs :

1- bloquer, tant qu’il en est encore temps, la poursuite du démantèlement, de la saignée, de l’entreprise

2- dénoncer le saccage délibéré par les gouvernements successifs depuis 1993 du bien et de l’atout national que représente l’IN, prototype de la stratégie de braderie des services et entreprises publiques du pays. C’est bien à Bercy que se situent les responsabilités. C’est bien à Bercy que sont pris depuis 1992 les choix politiques qui ont organisé méthodiquement le sabotage de l’IN.  

 

CHRONOLOGIE:

1992/93 : changement de statut. Prétextant (déjà) des règlements européens sur la concurrence, le gouvernement socialiste (Charasse) dépose en mars 92 le projet de loi de changement de statut de l’IN qui sera adopté en 1993 sous le gouvernement Balladur (Sarkozy, ministre du budget) et applicable au 1er janvier 1994. 3 dispositions principales lourdes de conséquences : a- l’IN devient société de droit privé (l’Etat conserve 100% du capital). b- l’IN perd le monopole d’impression sur la quasi-totalité des travaux réalisés pour l’Etat, les administrations et les services publics qui sont livrés à la loi de la concurrence. c- Tous les nouveaux personnels embauchés le sont sous contrat de droit privé.

1994/2003 : une à une, les ministères et entreprises publiques transfèrent d’importantes commandes publiques vers le privé, notamment les pages blanches de l’annuaire téléphonique. La direction de l’entreprise, ouvertement soutenus par les ministres de l’économie successifs (dont Fabius) multiplient les « restructurations », investissements, et rachats d’entreprises (1997/1998) (Istra-Strasbourg, Mizeret,…) au nom de l’adaptation à la « concurrence ». Ces opérations coûteuses et hasardeuses plombent les comptes de l’entreprise. Des centaines d’emplois sont supprimés.

1999 : Vente et destruction de l’annexe Ménard de l’usine de Paris pour dégager des liquidités. En 2003, les murs de l’usine d’Evry sont vendus et l’IN en devient locataire.

2000 : Le PDG, avec l’aval du gouvernement de la « gauche plurielle », lance la prétendue « délocalisation » de l’usine et du siège historiques de Paris. Prétextant des « surcoûts » liés aux bâtiments, ils veulent en fait faire sauter le verrou de l’unité de l’ensemble de l’IN. Un fort mouvement de grève (3 semaines) obtient d’importantes revalorisations salariales et reportent l’échéance de la liquidation du site de Paris.

2002 : La dilapidation du carnet de commandes publiques s’accélèrent avec l’éviction de l’IN de l’impression des pages jaunes de l’annuaire de France-Télécom (entreprise contrôlée par l’Etat), livrée à des groupes étrangers.

2004 : Aujourd’hui, le gouvernement, par l’intermédiaire du nouveau PDG, M. Lenoir de la Cochetière , a planifié la fin du démantèlement, la mise à mort de l’IN, prenant prétexte des déficits qu’ils ont eux-mêmes fabriqués.  

 

D’ici 2006, le PDG envisage de :

supprimer 8 des 11 activités actuelles. Il ose prétendre « recentrer l’IN sur son cœur de métier » comme si les rotatives, l’impression elle-même n’étaient pas le métier de l’IN. C’est se moquer du monde !

se débarrasser de deux des trois sites de l’IN. L’usine d’Evry est déjà mise en vente. L’usine et le siège historiques de Paris 15ème (850 salariés en 2003) ont été vendus aux promoteurs et doivent être liquidés. L’acheteur n’est autre que le fonds de pension américain de sinistre réputation, Carlyle, directement lié aux familles Bush et Ben-Laden. Quel symbole !

Une infime partie des activités (132 salariés dit-il) se retrouveraient dans une nouvelle unité à Choisy-le-Roi, elle-même destinée à être privatisée dès 2006.

L’usine de Douai connaîtrait seule un répit mais avec à peine la moitié des effectifs actuels.

De 2003 à 2006, le nombre de salariés devrait passer de 1500 à 400! Des plans (anti)-sociaux sont programmés avec des licenciements pour les uns et des conditions inacceptables de reclassement pour les autres.

Voilà comment, les gouvernements successifs se sont relayés en 12 ans pour casser et livrer à l’intérêt privé un pan du patrimoine national. L’IN constitue un véritable cas d’école dans lequel on retrouve la connivence entre les gouvernements nationaux et l’Europe de Bruxelles/Maastricht.

Les directives européennes sur la concurrence ont été le moyen de justifier la casse des statuts en 1992/94. Aujourd’hui Bruxelles et ses « règles » proscrivant les « distorsions de concurrence » sont le moyen pour le gouvernement de refuser de payer les dettes qu’il a lui-même créées et de financer le développement de l’IN.

Autrement dit, Bruxelles autorise et encourage le gouvernement à couler la boîte mais prétend lui interdire de la sauver.

Aujourd’hui, il est encore temps d’inverser ce scénario. Le laminage de l’IN résulte de choix politiques pas d’une fatalité.

D’abord, il faut bloquer la casse. Intervenons pour exiger l’interruption du processus de vente des rotatives de l’usine de Douai (au groupe privé Maury), l’interruption de la vente de l’usine d’Evry, l’annulation de la vente de l’usine et du siège historiques de Paris !

La Ville de Paris a pris une lourde décision en accordant le permis de construire au promoteur Carlyle, elle a encore la possibilité de réviser sa position, ce qui rendrait nulle la vente et ouvrirait des perspectives d’alternative pour la défense de l’IN et de ses emplois.

Ensuite, il faut rendre à l’Imprimerie nationale ce qui revient à l’Imprimerie nationale. Intervenons pour que le gouvernement rende à l’IN ses missions et son carnet de commande publique, revoie l’attribution du marché de l’impression de l’annuaire téléphonique.

L’IN, pôle d’excellence de la filière graphique française, a toujours été en bonne santé financière avant 1993 et reversait de l’argent au budget de l’Etat. Aujourd’hui, la mobilisation des salariés, des populations, des élus peut empêcher le gâchis humain, financier, économique.

 

 

Carlyle s’attaque à la France ! Sarkozy le fait rentrer dans le 15èmeDelanoé n’y voit rien à redire !

A qui le PDG et le gouvernement veulent-ils livrer les terrains de l’IN? Au fonds de pension américain Carlyle, l’un des plus puissants du monde et des plus dangereux. Les media français (Le Monde, La Tribune …) commencent à démasquer ses agissements. Un reportage a été diffusé le 4 octobre sur Canal +, « Carlyle s’attaque à la France  », pour dénoncer les méthodes de ce groupe. Directement lié à la famille Bush (et à la famille de Ben Laden), Carlyle est régulièrement accusé de se livrer au pillage technologique, de recourir aux paradis fiscaux, de servir de levier d’influence au lobby militaro-industriel américain. Un tel rapace financier ne peut avoir d’autre objectif que de tirer un profit maximum des terrains de l’IN pour alimenter ses objectifs. Raison de plus de rejeter le bradage de l’IN et d’exiger l’annulation de la vente! La Ville de Paris, M. Delanoé ont accordé le permis de construire demandé par Carlyle. La droite et le PS ont défendu le projet immobilier de Carlyle au Conseil d’arrondissement du 15ème du 4 octobre. C’est faciliter le démantèlement de l’IN et encourager la pire spéculation immobilière. Intervenons pour que M. Delanoé révise sa position !

Le 13 octobre, lors d’un Conseil de quartier consacré à l’IN, un cadre dirigeant, M. Madou, représentant le PDG, interrogé par nos camarades sur le démantèlement de l’entreprise, s’est permis de décrier de façon scandaleuse et mensongère devant la population le travail des salariés: « là où la concurrence a besoin de 2 personnes, à l’IN, nous en avons besoin de 4. On ne peut sauver que ce qui est sauvable ».  

 

 

Impensable ! Pendant que les salariés, les communistes du 15ème et même le Comité de défense du patrimoine graphique de l’IN luttent contre la liquidation du siège et de l’usine historiques de Paris 15ème, préalable au démantèlement de toute l’entreprise, des élus du Val de Marne dont le Maire de Choisy-le-Roi, M. Daniel Davisse et Mme Hélène Luc, sénatrice n’ont cessé depuis 2 ans de défendre le pseudo-projet de délocalisation de la direction de l’IN qui a servi de leurre pour mieux faire passer la casse du site de Paris. Résultats des courses : la future unité de Choisy ne regroupera au mieux selon la direction que 132 emplois (contre 850 à Paris en 2003) et sera privatisée en 2006 (voir le journal La Tribune du 24 août). Ce n’est pas en laissant déshabiller Pierre qu’on habille Paul. 

Par PCF - Section Paris 15ème - infos 15 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 novembre 2004 1 22 /11 /Nov /2004 22:33

Main basse sur Beaugrenelle et le Front de Seine :  

 Avec la population et les associations, nous disons NON au projet de centre commercial gigantesque et à la spéculation immobilière.

 

 

« Un magnifique projet capitaliste », voilà comment l’a décrit M. Destrem conseiller de Paris UMP. Les promoteurs immobiliers Gécina, le plus puissant groupe foncier de France, et Apsys ont racheté le centre commercial Beaugrenelle qu’ils laissent délibérément dépérir depuis 1999.

Ils veulent maintenant le démolir et construire à sa place (et bien au-delà) un immense nouveau Centre commercial deux fois plus grand en surface et quatre fois plus en volume, d’une surface commerciale équivalente à celle du Forum des Halles et à Italie 2.

Il serait destiné à drainer une zone de chalandise d’un million d’habitants (source Apsys) et viserait une fréquentation annuelle de 25 millions de visiteurs, c’est à dire 70000 par jour, dimanches compris.

Ce projet complètement démesuré aurait de très lourdes conséquences, dénoncées par les associations de riverains, en premier lieu par la CNL.

Le centre commercial serait totalement enclavé dans une zone résidentielle très densément peuplée. Aux nuisances de toutes sortes (circulation, stationnement, bruit, bétonnage, déficit d’équipements publics,…), à la démolition du cadre de vie des riverains (10000 personnes dans la première zone concernée) s’ajoutent une grave remise en cause de la « mixité sociale » qui existe encore réellement dans ce quartier et un nouvel encouragement à la spéculation.

Le statut de certains ensembles HLM/ILN pourrait être remis en cause et le niveau des loyers sociaux fortement revu à la hausse notamment dans le cadre des nouvelles règles du conventionnement global des offices et organismes HLM qui prévoit d’adapter les loyers en fonction « de la qualité du bâti, de sa localisation et de son environnement ». La presse spécialisée se fait déjà les gorges chaudes des futures possibilités d’investissement spéculatif.

L’opération se situe à l’opposé des besoins de la population du quartier comme du 15ème. Elle ne correspond en rien, contrairement à la propagande mensongère des promoteurs (diffusée tout l’été par une dizaine de distributeurs appointés!) à la réhabilitation du Centre Beaugrenelle que tout le monde souhaite.

Quant aux créations d’emplois avancées par les promoteurs, le solde pourrait bien être négatif : les 800 à 1000 emplois promis ne compensant pas le départ des commerces, du centre médical existant sur le site, du ministère du tourisme (200 emplois), les pertes d’emplois dans les autres commerces du 15ème et de Montparnasse.

Malgré la véritable débauche publicitaire des promoteurs, le projet rencontre l’hostilité massive de la population, propriétaires et locataires, secteur privé et HLM confondus. Ils l’ont exprimé dans le cadre de l’enquête publique préalable à la modification du Plan local urbain par 1427 avis négatifs (contre 26 !), par des milliers de pétitions et lors des réunions des conseils de quartiers.

Le PCF 15ème est avec eux et s’exprime dans ce sens. La majorité des élus de Paris refuse encore de les entendre. Le projet est entièrement porté depuis le départ par la municipalité de Paris et en particulier par Anne Hidalgo (PS), également présidente de la société d’économie mixte SEMEA 15 chargée de la gestion de la dalle Beaugrenelle qui semble être en manque de fonds.

Mme Hidalgo a tenté de dissimuler à la population l’ampleur de l’opération. La municipalité a choisi de précipiter l’affaire en sortant cette modification locale du Plan local urbain (PLU, ex-POS, Plan d’occupation des sols) de la révision d’ensemble pour tout Paris qui donne lieu en ce moment à une vaste concertation jusqu’en 2005.

Elle va maintenant jusqu’à défendre l’idée d’un « partenariat public/privé » avec les promoteurs suivant l’ordonnance que vient d’édicter Chirac !

Les actions des riverains avec leurs associations ont commencé à porter et à peser sur le Conseil de Paris lors du vote sur la modification locale du PLU pour Beaugrenelle.

Les élus Verts ont voté contre le projet.

La droite s’est également divisée. Le Maire du 15ème Galy-Dejean a voté contre espérant sans doute canaliser le mécontentement de la population.

Malgré les éléments que nous leur avons apportés, les élus PCF tout en souhaitant un centre commercial « pas aussi grand » et en soulignant la « nécessité de poursuivre la concertation » ont continué à suivre le PS et ont voté pour. Cette position est extrêmement malencontreuse et place les élus du PCF en porte à faux avec une grande partie de la population dont nos électeurs, avec des associations aux côtés desquelles nous nous retrouvons dans le 15ème comme ailleurs, notamment la CNL ou ATTAC.

Rien n’est joué.

Le projet est bien loin d’être le fait accompli que les promoteurs et Mme Hidalgo présentent. La mobilisation peut et doit maintenant se concentrer sur l’enquête publique sur l’étude d’impact. Les élus, la Ville de Paris doivent enfin entendre les habitants du 15ème et - refuser de vendre aux promoteurs les droits à construire qui appartiennent à la collectivité (via la SEMEA 15) - refuser d’accorder le permis de construire à ce projet colossal qui menace d’écraser ce quartier du 15ème. Nous continuerons à nous investir pleinement dans cette bataille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 30 septembre 2004 4 30 /09 /Sep /2004 18:51

France-Télécom: le personnel relève la tête

 

Des mouvements se développent partout dans le pays contre la dégradation des conditions de travail, la « chasse à l’emploi », le programme TOP, les « restructurations ». Le puissant mouvement de janvier/février en Corse a montré que les personnels pouvaient mettre en échec la direction et sa prétention à mettre en place les « performances individuelles comparées », les PIC.

Ce 30 septembre, une grève nationale est lancée par les syndicats sur les plateformes Wanadoo. Le 7 septembre, la journée d’action nationale contre la nouvelle étape de la privatisation, a été marquée par un renforcement de la mobilisation.

 

Dans ce contexte, le livre « France Télécom, la machine à broyer », dénonçant la dégradation dramatique de la situation sanitaire et sociale des salariés de FT, vient aider les personnels dans leur lutte. 15000 exemplaires ont été vendus depuis le 2 septembre. Il circule dans toute l’entreprise. Des initiatives syndicales sont organisées autour du livre dans plusieurs villes. A la Fête de l’Huma, plus de 200 personnes ont participé au débat avec l’auteur, « France Télécom, laboratoire antisocial de la privatisation »,organisé par la section du PCF Paris 15ème dont plusieurs membres ont participé à l’élaboration du livre dès l’origine.

 

Le livre a brisé le silence

 

sur le drame humain qui se déroule à France-Télécom dans la perspective de la privatisation totale.

 

Sur la base de centaines de témoignages et de documents provenant de salariés, de syndicalistes, de membres de CHSCT, de médecins du travail, « la machine à broyer » fait le diagnostic et l’analyse de l’explosion du « phénomène global de souffrance au travail » dénoncé par les syndicats, allant du développement du stress, de la dépression, des maladies, jusqu’à des actes suicidaires.

 

Il établit le lien entre cette situation et les méthodes de gestion des « ressources humaines » à l’œuvre dans l’entreprise depuis le début de la privatisation: restructurations incessantes, casse des collectifs pour pousser à l’extrême l’individualisation et la compétition entre salariés mais aussi fichages, mutations d’office, pressions hiérarchiques, placardisation, harcèlement…

 

« Cette violence délibérée avec laquelle la direction de l’entreprise s’est attaquée à son personnel » résulte directement de la volonté du gouvernement d’achever la privatisation et de casser définitivement, d’éradiquer le service public des télécommunications.

 

C’est ce que Marie-Claude BEAUDEAU, sénatrice communiste, interpellant à plusieurs reprises cette année le gouvernement pour dénoncer la situation des salariés de FT, a pointé soulignant entre autres 2 objectifs des pratiques de « gestion » du personnel sans états d’âme à FT:

 

Faire payer par les salariés le plus rapidement possible 15 milliards d’euros de la dette accumulée depuis le début de la privatisation (le plan TOP). Rappelons que cette dette colossale (69 milliards d’euros fin 2002), immense cadeau aux banques, est le résultat de la politique de rachats tout azimut d’opérateurs à l’étranger et n’a rien à voir avec l’activité des salariés en France (le résultat opérationnel a toujours été positif). Le reste de la dette est apuré par les contribuables et les usagers.

2– Se débarrasser de milliers d’agents fonctionnaires par tous les moyens parce qu’ils constituent une large majorité des personnels (75%) et que leur statut est un obstacle à la privatisation et à la prise de contrôle par un opérateur privé. Cet objectif va de pair avec la volonté d’éradiquer l’esprit de service public de l’entreprise.

 

Le 9 juillet, la direction de FT, mal à l’aise, avait refusé d’auditionner Marie-Claude BEAUDEAU à la réunion du CHSCT national où elle avait été dûment invitée en tant que personnalité qualifiée par les syndicats CGT, SUD et CFTC.

 

Aujourd’hui, la direction de France Télécom et le gouvernement ne peuvent plus faire la sourde oreille.

 

Lorsque le PDG de FT, M. Thierry BRETON, se vante partout des performances notamment financières de sa gestion et se prépare même à gratifier quelques « hauts dirigeants » de « stock options », c’est une insulte à l’égard des personnels. Comment peut-il parader notamment dans les media alors que c’est précisément ses choix de « gestion », à la suite de ceux de Michel BON qui détruisent le service public, broient les salariés de FT, leurs compétences et hypothèquent l’avenir de l’entreprise?

 

ARRETONS LE GACHIS HUMAIN, RESISTONS A LA PRIVATISATION :

 

Exigeons de la direction de FT et du gouvernement le respect et la considération des salariés, l’arrêt immédiat des plans de suppressions d’emploi, de délocalisations, de la mobilité forcée, de toutes les méthodes, et pratiques d’organisation du personnel , vécues comme du harcèlement moral,  basées sur la mise en concurrence, la fragilisation des individus. Dénonçons les systématiquement sur chaque site de FT!

 

         A l’heure où le gouvernement entend accélérer le démantèlement de tout le secteur public et de la fonction publique, France Télécom représente un laboratoire qui préfigure directement ce qui commence à La Poste, à EDF-GDF, au ministère des finances… Cette situation appelle plus que jamais une riposte convergente des salariés, des usagers.

 

         L’alternative politique, c’est plus que jamais la réappropriation publique intégrale de FT avec sa renationalisation. Les personnels qu’on veut écraser constituent l’atout décisif du service public pour l’intérêt général.

 

C’est dans cet esprit que la section du PCF15ème, dont plusieurs membres ont étroitement collaboré au livre la « machine à broyer » entend continuer à militer. L’expérience de 1997 avec le choix, dès son arrivée, de « la gauche plurielle » que nous avons ouvertement combattu, d’entamer la privatisation de FT, (avec le soutien appuyé de JC Gayssot), montre que l’alternative politique se construit

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Mardi 7 septembre 2004 2 07 /09 /Sep /2004 18:39

Voir aussi 2004. Conditions de travail et privatisation: le personnel relève la tête!


France-Télécom: Résister à la privatisation, à la casse du service public et à l’écrasement des femmes et des hommes qui le font vivre

 

Juste au moment où le gouvernement annonce la vente de 9,6% supplémentaires du capital de France-Télécom et le passage de la part de l’Etat en dessous de la barre des 50%, est publié le livre « France Télécom, la machine à broyer » dénonçant la dégradation dramatique de la situation sanitaire et sociale des salariés de FT.  Ce sont deux aspects d’un même processus mis en œuvre depuis 1997 par les gouvernements successifs et les dirigeants de FT qu’ils ont nommés: la privatisation.

 

Brisons enfin le silence sur le drame humain qui se déroule à France-Télécom dans la perspective de la privatisation totale!

 

Sur la base de centaines de témoignages et de documents provenant de salariés, de syndicalistes, de membres de CHSCT, de médecins du travail, « la machine à broyer » fait le diagnostic et l’analyse de l’explosion du « phénomène global de souffrance au travail » dénoncé par les syndicats, allant du développement du stress, de la dépression, des maladies, jusqu’à des actes suicidaires.

 

L’auteur, Dominique DECEZE, journaliste, avait déjà écrit « Les truands du patronat »  au sujet des conditions de travail et des méthodes de répressions chez Citroën à la fin des années 70.

 

Pour FT, il établit le lien entre cette situation subie par les salariés et les méthodes de gestion des « ressources humaines » mises en œuvre dans l’entreprise depuis le début de la privatisation, notamment: les restructurations incessantes, la casse des collectifs pour pousser à  l’extrême l’individualisation et la compétition entre salariés (ex: les PIC, indices de « performance individuelle comparée ») mais aussi les fichages, mutations d’office, pressions hiérarchiques, placardisation, harcèlement…

 

« Cette violence délibérée avec laquelle la direction de l’entreprise s’est attaquée à son personnel » résulte directement de la volonté du gouvernement d’achever la privatisation et de casser définitivement, d’éradiquer le service public des télécommunications.

 

C’est ce que Marie-Claude BEAUDEAU, sénatrice communiste, interpellant à plusieurs reprises cette année le gouvernement pour dénoncer la situation des salariés de FT, a pointé soulignant entre autres 2 objectifs des pratiques de « gestion » du personnel sans états d’âme à FT:

 

1- Faire payer par les salariés le plus rapidement possible 15 milliards d’euros de la dette accumulée depuis le début de la privatisation (le plan TOP). Rappelons que cette dette colossale (69 milliards fin 2002), immense cadeau aux banques, est le résultat de la politique de rachats tout azimut d’opérateurs à l’étranger et n’a rien à voir avec l’activité des salariés en France (le résultat opérationnel a toujours été positif). Le reste de la dette est apuré par les contribuables et les usagers.

 

2– Se débarrasser de milliers d’agents fonctionnaires par tous les moyens parce qu’ils constituent une large majorité des personnels (75%) et que leur statut est un obstacle à la privatisation et à la prise de contrôle par un opérateur privé. Cet objectif va de pair avec la volonté d’éradiquer l’esprit de service public de l’entreprise.

 

Le 9 juillet, la direction de FT, mal à l’aise, a refusé d’auditionner Marie-Claude BEAUDEAU à la réunion du CHSCT national où elle avait été dûment invitée en qualité de personnalité qualifiée par les syndicats CGT, SUD et CFTC.

 

Aujourd’hui, la direction de France Télécom et le gouvernement ne peuvent plus faire la sourde oreille.

 

Lorsque le PDG de FT, M. Thierry BRETON, se vante partout des performances notamment financières de sa gestion et se prépare même à gratifier quelques « hauts dirigeants » de « stock options », c’est une insulte à l’égard des personnels. Comment peut-il parader notamment dans les media alors que c’est précisément ses choix de « gestion », à la suite de ceux de Michel BON qui détruisent le service public, broient les salariés de FT, leurs compétences et hypothèquent l’avenir de l’entreprise?

 

ARRETONS LE GACHIS HUMAIN, RESISTONS A LA PRIVATISATION :

 

Exigeons de la direction de FT et du gouvernement le respect et la considération des salariés, l’arrêt immédiat des plans de suppressions d’emploi, de délocalisations, de la mobilité forcée, de toutes les méthodes, et pratiques d’organisation du personnel , vécues comme du harcèlement moral,  basées sur la mise en concurrence, la fragilisation des individus. Dénonçons les systématiquement sur chaque site de FT!

 

         A l’heure où le gouvernement entend accélérer le démantèlement de tout le secteur public et de la fonction publique, France Télécom représente un laboratoire qui préfigure directement ce qui commence à La Poste, à EDF-GDF, au ministère des finances… Cette situation appelle plus que jamais une riposte convergente des salariés, des usagers.

 

         L’alternative politique, c’est plus que jamais la réappropriation publique intégrale de FT avec sa renationalisation. Les personnels qu’on veut écraser constituent l’atout décisif du service public pour l’intérêt général.

 

C’est dans cet esprit que la section du PCF15ème, dont plusieurs membres ont étroitement collaboré au livre la « machine à broyer » entend continuer à militer. L’expérience de 1997 avec le choix, dès son arrivée, de « la gauche plurielle » que nous avons ouvertement combattu, d’entamer la privatisation de FT, (avec le soutien appuyé de JC Gayssot), montre que l’alternative politique se construit avant tout dans la lutte.

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Vendredi 18 juin 2004 5 18 /06 /Juin /2004 12:48

Actions de 100000 agents d’EDF-GDF: Ils défendent le service public. Avec eux, défendons-nous!

 

 

Coûte que coûte, Sarkozy, Chirac et Raffarin veulent faire passer, contre la volonté populaire, leurs contre-réformes de régression sociale et économique.

 

Ils sont ainsi en train de faire voter au Parlement la casse du statut d’EDF-GDF pour permettre la privatisation partielle puis totale de ces services publics essentiels aux besoins des usagers et de la Nation et commencer à livrer les activités cruciales (et potentiellement juteuses) de l’électricité et du gaz aux appétits des multinationales. Le mouvement déterminé et spectaculaire de 100000 électriciens et gaziers contre le projet de loi du gouvernement met en évidence et combat les dégâts programmés par la privatisation contre les salariés, les usagers, les intérêts du pays. En toute connaissance de cause, soutenons-les! Intervenons!

 

 

A votre avis?

 

Pourquoi le MEDEF et les marchés financiers lorgnent-ils avec tant d’avidité sur EDF et GDF? Pourquoi le gouvernement de Raffarin et Sarkozy cherche-t-il avec tant d’empressement à leur en ouvrir le capital? Pour renforcer le service public ou bien pour créer à leur avantage un nouvel espace de profit aux dépens des salariés, des usagers, du pays?

 

EDF et GDF sont des entreprises florissantes, maîtresses des technologies les plus performantes. EDF est le premier acteur mondial de l’électricité en même temps que « l’entreprise préférée des Français ». Leur nationalisation, à la Libération, il y a 60 ans, a permis sans discontinuer la réduction des inégalités sociales et territoriales, d’assurer l’égalité de traitement des usagers par la péréquation tarifaire, l’indépendance énergétique de la France, l’essor de l’industrie et de toute l’économie nationale au  moindre coût (en moyenne aujourd’hui 14% moins cher que dans le reste de l’Europe). 

 

Il n’y a aucune fatalité à ce que cela prenne fin.

 

Le changement de statut, c’est la privatisation.

 

EDF et GDF sont depuis 1946 des EPIC: établissements publics à caractère industriel et commercial. L’objet principal du projet de loi de M. Sarkozy est de les transformer en sociétés anonymes. Son intention, même s’il multiplie les effets d’annonce, seulement sur le calendrier, est de privatiser rapidement 30 à 50% du capital des deux entreprises.

 

Le prétexte avancé ne tient pas: les groupes privés, soucieux de rentabilité à court terme, ne voudront pas financer les investissements industriels d’équipements lourds nécessaires à long terme. C’est d’ailleurs pourquoi l’électricité et le gaz ont été nationalisés en 1946. Par ailleurs tout investissement privé revient beaucoup plus cher aux usagers et à la Nation (dividendes des actionnaires). Le projet de loi prépare aussi le démantèlement d’EDF avec la séparation de la production, du transport et de la distribution avec l’intention finale de laisser au public les activités coûteuses (ex: gestion des déchets nucléaires).

 

La privatisation: contre les usagers, les salariés, le pays

 

La logique du privé, c’est la recherche de la rentabilité financière maximale à court terme. Elle est incompatible avec le maintien du service public. Ainsi la privatisation même partielle d’EDF conduirait à: la hausse, la flambée des tarifs, encore davantage pour les particuliers. On l’a constaté partout où l’électricité a été privatisée (+60% en Suède, +43% en Grande Bretagne, +33% en Finlande…). Le phénomène est déjà visible en France pour les « gros clients » qui ont accès à la concurrence: les prix se sont élevés de 50% en un an. EDF facture actuellement ses prestations aux usagers peu au dessus du prix de revient. Demain EDF privatisée, comme les opérateurs privés, pourront d’autant plus facilement augmenter leur prix que l’électricité est un bien à la fois indispensable, non stockable et  dont le transport est difficile sur de longue distance: les « clients », bien loin de profiter des bienfaits fictifs de la concurrence, seront en fait captifs des intérêts privés.

 

la montée des inégalités avec la fin du principe de péréquation tarifaire (même tarif sur tout le territoire). Le tarif tendrait à être calculé en fonction de l’éloignement de l’unité de production, de la difficulté d’approvisionnement. Les bénéfices réalisés dans les zones « les plus rentables » ne serviraient plus à garantir les dessertes plus coûteuses. De même, les usagers les moins solvables seraient délaissés.

 

à la remise en cause des considérations de sécurité, de sûreté (nucléaire), de respect de l’environnement, de renouvellement des ressources ou d’aménagement du territoire auxquelles répond l’entreprise publique EDF-GDF. A terme, ce sont les conditions du développement économique du pays et notre indépendance énergétique qui seraient menacées. Chirac et Sarkozy priveraient ainsi le pays d’un instrument collectif décisif.

 

La privatisation de l’énergie est un non-sens social et économique. Le besoin d’investissements lourds et la réponse immédiate aux besoins des usagers sont incompatibles avec la recherche du profit immédiat.

 

Les électriciens et gaziers défendent le service public!

 

Les privatisations ont conduit à un vaste mouvement de précarisation et à la suppression de 250000 emplois dans le secteur de l’électricité en Europe depuis 1990 (source UE). Ces dégâts sociaux sont directement la contrepartie de l’abandon de missions de service public et de la volonté de maximiser le profit contre l’emploi, les salaires, la formation, les qualifications. Les salariés d’EDF-GDF ont raison de s’opposer à un tel scénario en France. Ils sont le fer de lance de la défense de tous les services publics, de l’intérêt national!

 

Ils ont raison de défendre leur système de retraite dont le projet de Sarkozy, contrairement à ses affirmations, ne garantit pas l’avenir. Sarkozy prévoit de faire payer à 80% leurs retraites correspondant au régime général par l’ensemble des salariés en dégageant les futurs actionnaires privés.

 

Le statut public des agents d’EDF et GDF est gage d’impartialité et d’indépendance. Ces salariés servent l’intérêt général suivant une éthique de service public. On l’a vu après la tempête de décembre 1999.

 

Non à l’Europe de Maastricht et au projet de constitution européenne!

 

La casse programmée d’EDF et GDF est conditionnée par les directives européennes que les gouvernements successifs ont choisi d’adopter. A Barcelone en 2002, Chirac et Jospin signaient ainsi la mise en concurrence totale du marché de l’électricité.

 

Au nom du sacro-saint principe, placé dès l’article 3 du projet de constitution, de « la concurrence libre et non faussée », la Commission de Bruxelles, qui n’a aucune légitimité démocratique, si elle n’exige pas explicitement la privatisation d’EDF-GDF, entend proscrire tout choix de service public au prétexte de concurrence déloyale.

 

Défendre le service public en France, défendre EDF et GDF, entreprises nationales d’excellence, c’est combattre cette Europe antisociale au service du capital, c’est promouvoir un modèle de coopération entre services publics nationaux de l’énergie dans l’intérêt du développement économique et social de chaque pays.

 

Etendons le mouvement des électriciens et gaziers!

 

Exigeons que le Président de la République retire le projet de loi de changement de statut d’EDF et GDF!

 

 

En Grande-Bretagne: 6 millions d’énergétiquement pauvres:

 

En réponse à la question sociale des impayés, les compagnies privées ont instauré le compteur prépaiement à clé, installé dès que les arriérés atteignent 100 livres (150 euros). Les familles rechargent leur clé avec quelques livres. Si elles n’ont pas de quoi: pas de chauffage, d’éclairage, de repas chauds.

 

Ces compteurs à pièces sont le symbole du « débranchement social » et qui plus est l’électricité est facturée plus chère aux pauvres qui doivent payer les frais d’installation et d’entretien du compteur...

 

Privatisation = coupures assurées demain!

 

La privatisation a plongé dans le noir ces dernières années toute l’Italie pendant plusieurs jours, l’Espagne, la Suède, Londres…

 

En Californie, les producteurs ont délibérément cessé d’investir dans le renouvellement des moyens de production pour faire monter les prix. Résultats: de 2001 à 2002, les prix ont augmenté globalement de 66%.

 

Les coupures sont devenues fréquentes. En août 2003, 50 millions d’habitants ont été privés d’électricité pendant 39 heures, parce que certains producteurs privés ont sciemment couru le risque de surcharger les lignes, mal entretenues, afin de tirer un profit maximal de la demande d’électricité.

 

Aujourd’hui, la consommation d’électricité en Californie fait  l’objet d’un rationnement. Les consommateurs qui le peuvent achètent des groupes électrogènes. L’Etat a dû s’endetter de 9 milliards de dollars pour se substituer aux opérateurs.

 

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