Hôpital/AP-HP : M. Hirsch ne peut pas avoir raison contre tout le monde. La semaine de lutte va être intense. Retrait pur et simple du plan Hirsch!

23 Mai 2015 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie

Hôpital/AP-HP : M. Hirsch ne peut pas avoir raison contre tout le monde. La semaine de lutte va être intense. Retrait pur et simple du plan Hirsch!

PCF Paris 15, 23 mai 2015

Le patron d’Assistance publique, Martin Hirsch, a réussi à mettre les hôpitaux de Paris en ébullition comme jamais depuis très longtemps.

Devant le siège de l’AP-HP, à l’appel de tous les syndicats, jeudi 21 mai, entre 8000 et 10000 agents se sont rassemblés pour exprimer leur colère. Ce chiffre est d’autant plus considérable qu’une grande partie des grévistes était réquisitionnée (assignée). Les taux de grévistes dépassent 50%, 60% à peu près partout, souvent 80% dans les services.

Dans le 15ème, à Necker on a dénombré 700 grévistes parmi les personnels positionnés le matin. 323 ont été assignés. Plus de 300 sont partis en départ groupé vers l’avenue Victoria. A l'HEGP, toutes prises de service confondues, il y a eu 67% de grévistes.

Comment Hirsch a-t-il réussi à mettre le feu ainsi ? En programmant la suppression de 6 jours de repos par an et une intensification de la charge de travail quotidienne. La situation est déjà tellement tendue dans les services, les conditions de travail et de vie, la santé des personnels sont déjà tellement dégradées que cette provocation ne peut pas passer.

D’autant moins que Hirsch n’a pas d’arguments avouables.

Prévenu – sans doute par les renseignements généraux, puisqu’il n’écoute pas ses personnels – de la force de la mobilisation à venir, il s’est retrouvé extrêmement mal à l’aise jeudi matin sur RTL (voir notre réaction à chaud en lien). Il ne s’est pas trouvé un seul témoignage à l’antenne pour aller dans son sens.

Hirsch a compris qu’il ne pouvait plus asséner l’absurdité selon laquelle, en faisant travailler plus longtemps et plus intensément les agents, il sauvegarderait des emplois.

Hirsch n’ose plus expliquer qu’il faut augmenter les cadences pour pouvoir « partager les profits », notamment en direction du secteur privé et du patronat (gavé par la politique d’exonérations de cotisations sociales).

La propagande officielle a aussi échoué et renonce à monter les hôpitaux les uns contre les autres en ciblant l’AP-HP. Les agents des hôpitaux publics de toute la France subissent la même détérioration de leur travail. L’échec est aussi total de la tentative de dresser les patients contre les grévistes ! Ils sont trop attachés à la qualité des soins et trop conscients qu’elle dépend des personnels dont ils constatent, humainement, la détresse croissante.

A Hirsch, il ne reste plus que la méthode Coué : « Je fais ça pour votre bien ». C’est ce qu’il a répété aux délégations syndicales lors du rassemblement, n’ayant à proposer qu’une nouvelle méthode de négociation. C’est de l’autisme ou plutôt du mépris.

La mobilisation ne va pas faiblir. Du rassemblement a émergé un mot d’ordre unanime : « retrait pur et simple du plan Hirsch ». Les assemblées générales de vendredi ont été puissantes et déterminées. Une nouvelle journée d’action a été décidée pour le jeudi 28 mai.

Tout le monde a aussi en tête l’opération « portes ouvertes » dans tous les hôpitaux de l’AP-HP le samedi 30 mai. Elle pourrait donner une autre image – la vérité – des hôpitaux que la « valorisation de la marque AP-HP » voulue par le manager Hirsch qui avait invité, en 2014, les personnels à courir un semi-marathon…

La « méthode » doucereuse, hypocrite de Martin Hirsch, manager dans le secteur humanitaire, ancien ministre de Sarkozy, ne passe plus à l’AP-HP.

La nomination de Hirsch par Hollande fin 2013 était destinée, outre à aggraver la politique d’austérité, à aider la réélection la gauche « plurielle » derrière Anne Hidalgo aux municipales à Paris. Elle a servi à désamorcer le mouvement de protestation contre la fermeture programmée de l’Hôtel-Dieu.

Un an plus tard, le pot-aux-roses se vérifie. Seule une partie infime de l’Hôtel-Dieu sera maintenue, et encore, au prix de la fermeture scandaleuse de l’hôpital du Val-de-Grâce. Dans le même temps, dans le nord de Paris, Hirsch programme maintenant la liquidation des hôpitaux Bichat (Paris 18ème) et Beaujon (Clichy), sans doute aussi d’une partie de Lariboisière (Paris 10ème) pour financer un nouvel « Hôpital nord », l’opération se soldant par la suppression de 600 lits !

Que pense Anne Hidalgo de la politique de Martin Hirsch ? Depuis le début de la mobilisation des agents hospitaliers, elle est étonnamment silencieuse. Elle est pourtant présidente du Conseil de surveillance de l’Assistance publique… La réunion du Conseil de Paris des 26 et 27 mai sera l’occasion de lui demander !

La semaine de lutte s’annonce intense dans les hôpitaux. Militants communistes, agents hospitaliers, médecins, ou seulement patients, nous continuons à soutenir et alimenter cette lutte vitale.

Retrait pur et simple du plan Hirsch !

Hôpital/AP-HP : M. Hirsch ne peut pas avoir raison contre tout le monde. La semaine de lutte va être intense. Retrait pur et simple du plan Hirsch!

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