Evidemment que nous ne défilerons pas derrière Mélenchon le 18 mars !

17 Mars 2017 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #PCF 15ème

Evidemment que nous ne défilerons pas derrière Mélenchon le 18 mars !

Billet, PCF Paris 15, 17 mars 2017 

Nous n’irons pas, communistes de la section du PCF Paris 15ème, défiler derrière Mélenchon le 18 mars. Et ce n’est pas parce que Mélenchon prétend interdire les drapeaux rouges au rassemblement derrière sa personne.

Non, c’est parce que notre drapeau, orné de la faucille et du marteau, porte une perspective révolutionnaire et une voie pour y arriver qui sont totalement contradictoires avec la fumeuse « 6ème république » de MM. Mélenchon, Montebourg (et plus discrètement de M. Hamon).

Il est significatif que, jamais dans les 120 pages du programme de Mélenchon, « L'Avenir en commun », n’apparaissent le mot « capitalisme » et l’expression « lutte des classes ». Communistes, la raison d’être de notre engagement conscient est justement de rompre avec le premier en élevant le niveau de la seconde.  

Au contraire, Mélenchon voudrait entraîner les aspirations populaires au changement vers une hypothétique réforme, un colmatage de la démocratie bourgeoise.

Marx et Lénine ont le plus clairement démontré combien la démocratie bourgeoise, formelle, cachait la dictature de fait de la classe dominante.

Bien conscients de cette vérité, communistes, nous défendons pied à pied les libertés démocratiques conquises et nous battons pour en arracher d’autres. Mais nous ne nous trompons pas de sens. C’est le rapport de classe dans la production et la société qui oblige la classe dominante, l’Etat bourgeois, à concéder des libertés, qu’ils tentent incessamment de reprendre. Ce n’est pas l’inverse : un bon prince qui octroierait des libéralités, fût-il élu dans un scrutin (contrairement à l’arrivée de De Gaulle au pouvoir en mai 1958), hors de tout rapport de force de classe organisé dans le pays.

Oui, communistes, nous combattons, entre autres, les intercommunalités, les communautés d’agglomération, les grandes régions qui servent à éloigner les lieux de décision des citoyens. Oui, nous nous battons pour le service public, élément essentiel de la démocratie. Oui, nous nous battons pour l’accès au droit, pour la proportionnelle, pour la suppression du Sénat etc. Nous ne désertons aucun terrain de lutte.  

Parfois aussi, nous nous battons contre l’inflation d’institutions et de modalités en reprenant les formes de la démocratie bourgeoise pour mieux étouffer l’expression des salariés dans l’entreprise, le droit des syndicats révolutionnaire. Une pseudo-démocratie formelle envahit les relations sociales à l’entreprise où elle prétend établir la validité de « votes » soumis à la prépondérance de l’influence patronale (ex : certaines conséquences des nouvelles règles de « représentativité syndicale »).

Une de nos batailles principales est aussi de nous opposer au déplacement vers l’Union européenne des lieux de décision, notamment depuis et avec l’euro. Les rapports de classe s’étant formés et existant dans le cadre national – pour une longtemps encore -, l’alliance capitaliste et impérialiste qu’est l’UE, sert à contourner les acquis sociaux et démocratiques des classes ouvrières de chaque pays pour renforcer l’exploitation des travailleurs, les mettre en concurrence.

Tout cela, aussi, nous sépare fondamentalement de Mélenchon. Nous ne ferons pas l’affront à celui qui aspire aux plus hautes fonctions de ne pas avoir compris le sens du Traité de Maastricht, quand il en a défendu la philosophie comme porte-parole du PS au Sénat.

Devant la crise de légitimité de l’UE, aujourd’hui, il met en avant une perspective alambiquée et trompeuse, déjà parce qu’elle est conditionnée à son impossible élection. Un « plan A » propage l’idée, l’illusion, d’une réforme possible de l’UE du capital par une renégociation : un « plan A » comme Tsipras ! Un « plan B », conditionné à la fois à l’élection de Mélenchon et à l’issue des tractations du « plan A », envisage une rupture avec l’UE mais seulement une renégociation de son instrument le plus contraignant, l’euro. C’est un « plan B » comme Varoufakis ! La 6ème République est bien loin de l’émancipation de la tutelle de l’UE du capital, de la rupture avec l’application de ces directives que nous prônons !

Non seulement Mélenchon détourne l’aspiration au changement sur le terrain erroné de la réforme de la démocratie bourgeoise, mais il le fait dangereusement avec jeux  et postures politiciens, son « populisme » assumé.

 

Interrogé, entre autres, par la presse, sur les mesures à prendre contre la corruption, Mélenchon répond qu’il faut limiter la succession des mandats électoraux des parlementaires, lui qui a été 23 ans sénateur, 3 ans ministre et qu’il est depuis 8 ans député européen… Comment l’opinion, les électeurs vont-ils apprécier ce cynisme ?

Avant les législatives, la « France insoumise », comme le « Parti de gauche » avant les élections précédentes, se déploie en tractations, jeux et coups politiciens pour les candidatures et les places, inspirée par les pratiques des courants du PS ou de la figure de référence de JLM, François Mitterrand. Comment l’opinion, les électeurs (notamment les communistes qui ont de la mémoire) vont-ils apprécier cette peu alléchante préfiguration de la « 6ème république » ?

La désignation de Hamon, au lieu de Valls, à la primaire a largement dégonflé la posture de radicalité à gauche de Mélenchon. Les similitudes entre les deux socio-démocrates apparaissent clairement. Mélenchon confirme qu’il observe un « pacte de non-aggression » avec Hamon. Mais l’on ne se dirige pas vers un désistement de l’un sur l’autre qui, seul, laisserait envisager la possibilité d’une victoire. A l’émission « On n’est pas couché » de France 2, Mélenchon explique que cela permettra de capter des électorats plus larges. De plus en plus clairement, on constate que les candidatures Hamon et Mélenchon préparent une recomposition politique à gauche, une cure d’opposition pour retrouver un peu de crédibilité d’ici 2022, canaliser aussi le mouvement social. Ils ne sortent pas du schéma politicien de l’alternance : leur « 6ème république » est tout sauf une rupture du côté social-démocrate !  

Enfin et, c’est le plus grave, Mélenchon qui prétend rompre avec la 5ème République et le pouvoir personnel, mène la campagne la plus personnelle, frisant le culte de la personnalité. Il met en avant la fiction dangereuse d’une « relation directe » entre le dirigeant et le peuple, affiche son mépris notamment des partis.

Dans un autre contexte, la candidature de Mélenchon nous laisserait à peu près indifférents. Pour deux raisons, ce n’est pas le cas en 2017.

Premièrement parce que  son « populisme de gauche », que célébrera le rassemblement du 18 mars, alimente gravement le populisme de droite. Deuxièmement – et là Mélenchon n’y est pour rien – parce que la direction de notre parti, le PCF, a choisi, faute de vouloir défendre des positions communistes, de s’aligner sur lui et de jouer le rôle du dindon de la farce en espérant s’en sortir dans la recomposition politique à gauche qui suivra les législatives.

Mais ce n’est pas le choix et la perspective des militants communistes que vous rencontrez dans les quartiers et entreprises du 15ème !    

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SNOWDEN 29/03/2017 18:01

Il est évident que c'est Hamon qui a eu le tort de ne pas maintenir la ligne qui l'a fait triompher à la primaire du PS.
Si au lendemain de celle-ci Hamon avait décider le refus de tout soutien de la droite du PS, et donc toutes les candidatures aux législatives des Valse, el khomri, et j'en passe, en fait tous les droitiers du PS qui ont soutenus les lois scélérates ultralibérales pro-Medef d'Hollande/Valls/macron, il aurait forcé il y a 2 mois toute la droite du PS à se réfugier chez Macron ce qu'ils auraient fait de toute façon, et ce qu'ils font maintenant depuis 2 mois chaque semaine.
Cela aurait aussi pu contribuer à faire apparaître Macron pour ce qu'il est : le candidat de la continuité de la politique à droite menée pendant 5 ans par Hollande.
Là c'est Hamon qui c'est plombé lui-même en ne coupant pas les branches mortes du PS.
Il n'a plus qu'une seule solution : rallier Mélenchon, pour lequel je ne voterai pas contrairement à 2012. Je voterai LO, NPA ou plus certainement Asselineau, seul candidat pro-brexit, Gaulliste anti-impérialisme US, et pour la renationalisation complète des secteurs stratégiques comme les Télécoms.

SNOWDEN 28/03/2017 23:26

Mélenchon n'est pas si bon que cela à la télé. Et il a peur de Poutou, d'Artaud et d'aSSélineau qui risquent de le rendre bien fade.
Il refuse d'aller au débat à 11 sur FRance 2 : c'est un trouillard Mélenchon, un poltron.

SNOWDEN 28/03/2017 19:54

Petites précisions avec les derniers sondages:

Je vous donne le résultat vrai de vrai des élections présidentielles en France :

1er Tour : Participation : 68%. Abstention record : 32%
Le Pen : 34%
Fillon : 16%
Mélenchon (qui est pour la 6e République mais sans proportionnelle intégrale, et contre le nucléaire civil et EDF mais pour le nucléaire militaire): 14%
Asselineau : 18%
Hamon : 8%
Artaud : 6%
Poutou : 4%
Le reste est négligeable.
Qu’est devenu Macron, me direz-vous : il a dû se retirer suite à scandale dévoilé du cabinet noir.
Hollande et Valls sont mis en cause pour avoir soutenu ce cabinet noir.
Quant à Dupont Aignan il a appelé à voter Asselineau étant doublé dans les sondages dans les derniers jours.
2e tour
Participation 86%
Macron, Hollande, Valls, Cazeneuve, Cohn-Bendit, Hamon, Mélenchon, Fillon, Sarkozy, etc… appellent à voter Le Pen pour battre Asselineau qui veut sortir de la bouse mafieuse UE/OTAN/EURO (le FREXIT) et pour renationaliser tous les secteurs stratégiques qu’avait nationalisé le CNR (Télécoms, SNCF, RATP, Sécurité sociale, Postes, EDF/GDF, Renault, Banques/assurances, etc...)
Pierre Laurent et le PCF appellent à voter FN pour sauver les « communs », l’UE, l’Euro et l’OTAN, et contre les risques de révolution bolchévique et le collectivisme qu’il condamne cent ans après octobre 1917 (il est à noter que Asselineau illustre inconnu qui prône des renationalisations massives de secteurs entiers (Télécoms, transports publics, Energie, Eau, Poste, Banques/assurances comme le CNR en 1945, nationalisations que le bobo Laurent et sa clique combattent a fait un excellent score, idem pour les trotskistes de LO et NPA qui font 10% à eux deux, ce qui veut dire qu’un candidat réellement communiste comme Duclos aurait fait plus de 20% comme en 1969)
LO, NPA et DLR appellent à voter Asselineau.

Résultat du second tour : Asselineau élu avec 54%% contre 46% à Le Pen.
Le FN ne reconnait pas le résultat porte un recours auprès des tribunaux pour tripatouillage.
La CGT appelle à la grève Générale et à l’occupation des usines et bureaux pour combattre le FN et sauver la République.
Après le second tour Braouezec, Hue, et Laurent dissolvent le PCF et adhèrent à la secte de Macron comme Mélenchon afin de combattre les risques de révolution prolétarienne bolchévique.
Poutou, NPA et Asselineau signent une alliance stratégique aux législatives où ils dépassent les 36% au premier tour et font élire 280 députés.
Tous les candidats PS, EELV, sont battus les candidats de la droites du PS qui ont soutenu la réforme ultralibérale El conneries font moins de 5%.
En marche comme FI n’ont aucuns députés.
Tous les députés communistes sortants (une dizaine) sont réélus.
Le FN fait hélas élire 150 députés.
LR en fait élire 100 avec l’UDI.
Asselineau appelle Poutou comme premier ministre, Laguiller comme Ministre de la condition féminine, et Artaud comme Ministre de l’économie. Krivine est nommé ministre des affaires étrangères, Mercier (ouvrier CGT à PSA) comme Ministre de l’Industrie, et Dupont Aignan ministre de l’éducation, et Martinez Ministre des affaires sociales. Le député LR Georges Fenech accepte le Ministère de la Justice, de la lutte contre la corruption et les sectes, de la lutte contre les paradis fiscaux. L’acteur et comédien Depardieu accepte le Ministère de la Culture.
Jérôme Kerviel accepte le Ministère de l’Intérieur et Ségolène Royal qui a rompu avec le PS, le Ministère des armées.
Les milliardaires corrompus Niel, Bouygues, Bolloré, Drahi sont expropriés et leurs filiales SFR, Bouygues Télécom et Free sont fusionnés avec Orange qui devient propriété à 100% de la nation, ainsi que les filiales internationales des 3 groupes. Idem pour les annuaires, TDF, et Eutelsat.
Canal+ et TF1 sont nationalisés comme M6 et intégrés à France Télévision, dont le PDG sera François Ruffin, le réalisateur du film « Merci Patron » et créateur du journal Fakir.
A noter que si l’on fait la somme des résultats des candidats qui prône la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’Otan ou qui demande une meilleure coopération avec la Russie, la Syrie et la Chine, on frôle les 90%.

SNOWDEN 28/03/2017 09:06

JE vous donne le résultat vrai de vrai des élections présidentielles en France :

1er Tour : Participation : 68%. Abstention record : 32%
Le Pen : 34%
Fillon : 16%
Mélenchon (qui est pour la 6e République mais sans proportionnelle intégrale, et contre le nucléaire civil et EDF mais pour le nucléaire militaire): 14%
Asselineau : 18%
Hamon : 8%
Artaud : 6%
Poutou : 4%
Le reste est négligeable.
Qu’est devenu Macron, me direz-vous : il a dû se retirer suite à scandale dévoilé du cabinet noir.
Hollande et Valls sont mis en cause pour avoir soutenu ce cabinet noir.
Quant à Dupont Aignan il a appelé à voter Asselineau étant doublé dans les sondages dans les derniers jours.
2e tour
Participation 86%
Macron, Hollande, Valls, Cazeneuve, Cohn-Bendit, Hamon, Mélenchon, Fillon, Sarkozy, etc… appellent à voter Le Pen pour battre le Asselineau qui veut sortir de la bouse mafieuse UE/OTAN/EURO (le FREXIT) et pour renationaliser tous les secteurs stratégiques qu’avait nationalisé le CNR (Télécoms, SNCF, RATP, Sécurité sociale, Postes, EDF/GDF, Renault, Banques/assurances, etc...)
Pierre Laurent et le PCF appellent à voter FN pour sauver les « communs », l’UE, l’Euro et l’OTAN, et contre les risques de révolution bolchévique et le collectivisme qu’il condamne cent ans après octobre 1917 (il est à noter que Asselineau illustre inconnu qui prône des renationalisations massives de secteurs entiers (Télécoms, transports publics, Energie, Eau, Poste, Banques/assurances comme le CNR en 1945, nationalisations que le bobo Laurent et sa clique combattent a fait un excellent score, idem pour les trotskistes de LO et NPA qui font 10% à eux deux, ce qui veut dire qu’un candidat réellement communiste comme Duclos aurait fait plus de 20% comme en 1969)
LO, NPA et DLR appellent à voter Asselineau.

Résultat du second tour : Asselineau élu avec 54%% contre 46% à Le Pen.
Le FN ne reconnait pas le résultat porte un recours auprès des tribunaux pour tripatouillage.
La CGT appelle à la grève Générale et à l’occupation des usines et bureaux pour combattre le FN et sauver la R2publique.
Après le second tour Braouezec, Hue, et Laurent dissolvent le PCF et adhèrent à la secte de Macron comme Mélenchon afin de combattre les risques de révolution prolétarienne bolchévique.
Poutou, NPA et Asselineau signent une alliance stratégique aux législatives où ils dépassent les 36% au premier tour et font élire 270 députés.
Tous les candidats PS, EELV, sont battus les candidats de la droites du PS qui ont soutenu la réforme ultralibérale El conneries font moins de 5%.
En marche comme FI n’ont aucuns députés.
Tous les députés communistes sortants (une dizaine) sont réélus.
Le FN fait hélas élire 150 députés.
LR en fait élire 100 avec l’UDI.
Asselineau appelle Poutou comme premier ministre, Laguiller comme Ministre de la condition féminine, et Artaud comme Ministre de l’économie. Krivine est nommé ministre des affaires étrangères et Dupont Aignan ministre de l’éducation.

A noter que si l’on fait la somme des résultats des candidats qui prône la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’Otan ou qui demande une meilleure coopération avec la Syrie, on frôle les 90%.

SNOWDEN 26/03/2017 16:08

Mélenchon=Hamon=MAcron= bobisime ultralibéral anti-communiste Miterandien.