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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 09:38

Logement social : nous exigeons des garanties pour les locataires de la Tour Beaugrenelle

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La situation de la Tour Beaugrenelle devrait être évoquée au Conseil d’arrondissement du 9 mai 2011. Nous reproduisons ci-dessous la position du Comité de défense de Beaugrenelle – Front de Seine – Charles Michels à laquelle nous adhérons entièrement.

 

« Gecina a récupéré, en rachetant l’ancien Centre Beaugrenelle, la Tour Beaugrenelle comprenant 180 logements locatifs intermédiaires. Evidemment le logement social, cela n’intéresse pas Gécina parce que ça ne rapporte pas assez.

Notre action a imposé en 2006 que la propriété du terrain reste publique et échappe à Gecina. Maintenant, Gecina veut se débarrasser de l’immeuble et a annoncé son projet de vendre avant la fin 2011.

Nous devons être très vigilants. Les logements doivent rester des logements sociaux. Gecina n’a jamais effectué les travaux de réhabilitation qui lui incombent. Il a déjà bénéficié de multiples largesses de la Ville de Paris. Il serait scandaleux que Gecina fasse encore du profit avec la vente de l’immeuble aux dépens d’un bailleur social ou de la collectivité.

Les loyers ne devront pas être majorés, d’autant que les charges sont déjà très lourdes. »

 

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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 09:37

Impôts : devrons-nous faire la queue sur le trottoir de la rue du Général Beuret ?

Les déclarations de revenus 2010 commencent à arriver. Contribuables, nous allons subir cette année encore plus durement les conséquences des milliers de suppressions d’emploi au ministère des finances avec le processus de fusion entre le Trésor public et les Impôts.

Dans le 15ème, les personnels de plusieurs sites ont été regroupés rue du Général Beuret, avec au passage une bonne centaine de suppressions de poste. L’immeuble, déjà exigu, sera encore moins à même de recevoir les contribuables ayant besoin d’aide ou d’information. Ils feront la queue sur le trottoir, avant d’être accueillis, tant bien que mal, dans des box.

Les organisations syndicales dénoncent cette situation qui n’est qu’un aspect de la remise en cause d’un service public fondamental. Une fiscalité toujours plus injuste, toujours moins de moyens pour assister les « petits » contribuables mais toujours plus d’aide pour les grosses fortunes ou pour régulariser la situation des gros fraudeurs.

Notre soutien est total à l’action des personnels des finances publiques.

 

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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 12:27

« Prime sur dividende » : une arme de plus contre les salaires

 

Par pcf paris 15

 

Pour le président autoproclamé « du pouvoir d’achat », tout est bon pour attaquer les salaires.

 

Au nom de la « compétitivité », il pousse à la modération salariale dans le privé, pour le plus grand plaisir du patronat.

Au nom de la réduction des déficits publics, que sa politique ne cesse de creuser au profit du capital, il gèle les salaires dans le public depuis deux ans.

Pour des millions de salariés, de ménages, la situation devient de plus en plus intenable avec l’augmentation de toutes les dépenses essentielles que le pouvoir encourage (tarifs gaz, électricité…).

 

Président et gouvernement essaient maintenant de tirer profit de cette situation, dont ils sont largement responsables, pour enfoncer un nouveau coin dans les salaires.

C’est comme cela qu’il faut comprendre la « prime sur les dividendes » annoncée pour les prochains mois.

 

Toutes les précautions sont prises pour qu'elle ne coûte quasiment rien aux patrons.

A peine un tiers des salariés, ceux des entreprises privées de plus 50 salariés qui versent des dividendes à leurs actionnaires (au passage, la prime est une façon aussi d’attaquer les fonctionnaires) seront potentiellement concernés.

Encore beaucoup moins le seront dans les faits car la prime n’existera que dans les entreprises qui auront augmenté les dividendes versés par rapport à la moyenne des deux années précédentes : une usine à gaz !

Précaution supplémentaire : le montant ne sera pas fixé par la loi mais « négocié » dans l’entreprise.

 

Non seulement, elle ne va rien coûter aux patrons, mais elle va leur rapporter. Ces entreprises qui font tant de bénéfices et qui les versent à leurs actionnaires sont les mêmes qui compriment au maximum les salaires.

La prime sur les dividendes va être pour elles un moyen de plus pour détourner les revendications salariales. Par rapport aux salaires, la « prime sur dividende » aura tous les avantages pour les patrons. Elle sera variable, aléatoire selon les années et largement exonérée de cotisations sociales (autant en moins pour la Sécurité sociale !).

 

Mais pour le gouvernement, le but de la mesure est fondamentalement politique et idéologique.

Il s’agit de faire semblant de répondre aux préoccupations en matière de pouvoir d’achat.

Il s’agit d’essayer de masquer l’opposition fondamentale entre le salaire, rémunération du travail, et les dividendes, le profit extorqué sur le travail au profit des actionnaires, qui ne travaillent pas.

43 milliards d’euros de dividendes versés cette année rien que par les entreprises du CAC 40…

 

Prenons l’exemple de la BNP-Paribas. Cette banque a renoué avec des profits record en 2010, non sans l’aide de l’Etat : 7,843 milliards d’euros. Là-dessus, 2,6 milliards ont été distribués aux actionnaires en dividendes.

BNP-Paribas compte 65.000 salariés en France. Même si on leur accordait une « prime sur dividende » de 1000 euros, cela ne représenterait qu’un quarantième des dividendes distribués…

En 2010, les salariés n’ont obtenu en moyenne que moins de 2% d’augmentation de salaires, moins que l’évolution du coût de la vie. Les bénéfices de l’entreprise sont tellement outranciers et indécents qu’elle a dû céder aussi une prime de 1200 euros. Il y a tout à parier que la « prime sur dividende » se confondra avec cette prime.

Dans le même temps, quelques traders se sont partagés 500 millions d’euros de « bonus », soit 8 fois plus que le total de la prime pour tous les salariés.

 

Le problème, la revendication juste, c’est le salaire !

 

Communistes, nous demandons :

-          l’augmentation du SMIC à 1600 euros net

-          la reconnaissance des qualifications et le rétablissement d’une échelle mobile des salaires, des augmentations pour tous les salariés

-          la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales, cette part socialisée du salaire, qui doit revenir à la Sécurité sociale.

-          L’augmentation de l’impôt sur les sociétés, une sur-taxation des bénéfices distribués en dividendes et une intégration des dividendes dans le revenu imposable.

 

Tout travail mérite salaire et non des pourboires !

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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 16:13

Un plan de travail pour les gogos ?


Les militants de l'union locale du 15e ont depuis longtemps pointé la nocivité de la méthode qui consiste à brasser une revendication sans la formuler clairement. Cela équivaut à faire de l'agitation et à conduire à l'échec.


Ainsi, "augmenter les salaires" anonné de manière générale sans exprimer la revendication précise interdit d'agréger autour de celle-ci. De la sorte, se construit l'attentisme (alors que le patronat avance comme le prouve l'exemple d'EDF sur les acquis) d'où découlent ensuite le découragement et la renonciation.

La situation exige :


1/ une revendication clairement affichée : par exemple 500 euros (ou 300 ou autre à débattre) de plus par mois pour tous ! Les salariés parisiens (et d'ailleurs) ont depuis longtemps mesuré que le SMIC à 1600 euros brut par mois ça ne fait pas le compte !


2/ une orientation solide en la matière : par exemple l'échelle mobile ou l'indexation des salaires sur la hausse de prix. Revendications que portait la CGT il y a une dizaine d'années et qui ont bizarrement disparu sans débat ni décision de congrès (observons qu'une camarade d'EDF les a proposées dans un amendement, écarté par la direction de l'UD lors du dernier congrès). De la même manière un tour de passe-passe a fait disparaitre l'indice des prix relevé par la CGT sur les produits nécessaires qui fournissait un point d'appui aux militants.


3/ Une organisation rassemblée et dynamique pour gagner sur les revendications : qui nécessite un fonctionnement d'une tout autre qualité en matière d'orga, de politique des cadres et de moyens militants et financiers de la part de l'UD.


4/ Ne pas se faire "promener" par des fausses pistes : à qui va-t-on faire croire que les NAO [négociations annuelles obligatoires] vont résoudre le problème du pouvoir d'achat ? Croit-on que c'est entreprise par entreprise (de surcroît avec le rapport des forces que l'on connaît) que la captation de la plus-value dans le sens des salariés va pouvoir se réaliser ?


5/ Les millions de salariés qui se sont engagés dans la lutte pour la retraite en automne dernier, les dernières luttes à EDF/GDF et à La Poste plaident pour un syndicat qui porte une réponse globale et rassembleuse et non secteur par secteur, stratégie qui, de manière générale, reste favorable au patronat.

Fraternellement.

Alain Casale

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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 15:56

Oussama Ben Laden est mort : l’injustice de l’ordre impérialiste persiste !

 

Oussama Ben Laden est mort. Nous ne regretterons pas le propagandiste de l’obscurantisme, de la haine, du crime terroriste.

Mais la disparition de l’ancien agent de la CIA dans la guerre antisoviétique ne règle rien. Non, justice n’est pas faite, contrairement à ce que prétend le nouveau visage de l’impérialisme américain, Barak Obama.

 

Quelle conception « civilisée » de la justice est-ce déjà que d’assassiner un assassin, en évitant soigneusement toute autre forme de procès !

 

Justice ? L’impérialisme, avec l’impérialisme américain toujours en tête, fait plus que jamais régner un ordre mondial basé sur l’exploitation, la domination, la guerre, toutes ces formes de terreur contre les peuples.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont servi à justifier la guerre, depuis 10 ans, en Afghanistan, l’anéantissement de l’Irak, le recours à la force étendu partout dans le monde.

Le lobby militaro-industriel américain a réussi à faire passer les dépenses militaires de 305 à 750 milliards de dollars de 2001 à 2011. Quelle belle croissance économique ! Que de profits !

L’injustice, la négation du droit des peuples persistent et s’aggravent, notamment pour le malheur du peuple palestinien, toujours à l’épicentre des tensions impérialistes.

 

L’élimination de Ben Laden permettra-t-il aux Etats-Unis de se sortir du bourbier afghan, en arrivant faire passer un accord avec les Talibans ? Rien n’est moins sûr.

 

Ici comme ailleurs, la préoccupation de l’impérialisme est la défense et la consolidation des intérêts des multinationales.

 

En Tunisie, en Egypte, au Yémen, au Bahreïn, des révoltes sociales ont commencé à changer la donne. L’impérialisme s’efforce, pour l’instant avec succès, de maintenir l’ordre capitaliste quitte à changer d’équipe dirigeante.

En Libye, il compte y gagner en pétrole en remplaçant un dictateur récalcitrant par des fantoches plus dociles.

 

Mais rien n’y fait. Même dépourvus d’organisations révolutionnaires, les peuples arabes indiquent à nouveau aux peuples du monde une voie : celle de l’émancipation sociale, de la révolution.

A mille lieues du terrorisme impérialiste et de son fils le terroriste Ben Laden.

 

Voilà qui vaut aussi pour le peuple français.

Continuons à nous battre pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, pour l’arrêt de la guerre française en Libye et en Côte d’Ivoire, pour la sortie de la France de l’OTAN !

Continuons à nous battre pour la libération de notre peuple de l’impérialisme et du capitalisme, d’où qu’ils viennent !

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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 14:51

Transformer la colère en luttes pour ROMPRE avec la politique au service du capital

Sinon : attendre en vain 2012…

 

Depuis deux ans, la crise sert de prétexte et d’instrument à un nouvel écrasement des salaires directs, à une remise en cause accélérée des acquis sociaux, des services publics.

Le pouvoir sarkozyste mène ces choix politiques en France comme tous les autres gouvernements, de droite ou de « gauche », en Europe. L’UE les coordonne notamment au moyen de l’euro (« Pacte pour l’euro »). Le FMI, présidé par un certain Strauss-Kahn, les préconise. Les capitalistes font payer par les peuples leur propre crise, faute de luttes populaires suffisantes.

Pourtant les conditions du rapport de force existent pour rassembler les travailleurs et mettre en échec cette politique dans notre pays.

Le discrédit du gouvernement est plus grand que jamais. Il y a même de plus en plus discrédit du capitalisme lui-même. La politique à son service est largement rejetée.

Les exemples concrets sont multiples. Qui encore peut croire aujourd’hui au « travailler plus pour gagner plus » ? 75% de la population se sont opposés à la contre-réforme des retraites. L’opinion publique s’oppose massivement à la privatisation de l’électricité, aux hausses de tarifs, aux menaces sur la sûreté du nucléaire. Elle n’accepte pas la hausse de 20% du gaz en un an alors que GDF-Suez réalise plus de 4 milliards d’euros de profits. Comment accepter des sacrifices sur les salaires, les pensions, l’accès aux soins, l’école etc. quand on sait que 140 milliards d’euros d’argent public sont distribués aux entreprises et aux plus riches ?

Les luttes continuent de se multiplier dans des secteurs de plus en plus divers : de la justice à l’agro-alimentaire, des grandes surfaces à la chimie. Elles portent l’alternative politique et n’aspirent qu’à converger dans de grandes campagnes nationales.

Au premier semestre 2009, les manifestations intersyndicales « face à la crise », puis à l’automne 2010, les manifestations pour les retraites ont rassemblé des millions de travailleurs. Mais leur absence de résultat pèse lourdement aujourd’hui. L’analyse des causes de ces échecs reste essentielle.

Clairement, le mouvement populaire s’est heurté et se heurte plus que jamais à l’enfermement de la perspective politique dans l’échéance institutionnelle de 2012, dans les jeux politiciens qui la préparent, dans le choix entre le pire (Sarkozy) et le moins pire (Strauss-Kahn/Hollande). Le niveau de l’abstention aux élections cantonales vient de montrer cette impasse pour les revendications populaires.

Dans le même temps, le système n’hésite pas à faire la promotion effrénée de Le Pen pour dévoyer la colère sociale, pour écraser le débat politique. Le FN sert de repoussoir pour faire accepter le consensus droite/PS existant sur les questions économiques et sociales principales, à commencer par le Traité de Lisbonne et l’euro.

Communistes, nous considérons qu’il est indispensable de sortir du carcan politicien de 2012.

Soyons clairs. Le programme du PS, quel que soit son futur candidat en 2012, n’est pas « timide » ou insuffisant : il va dans le mauvais sens. La perspective de reconstitution d’une « gauche plurielle » pèse très négativement sur le rassemblement dans les luttes.

Par exemple, on ne peut pas défendre la retraite à 60 ans, rassembler le plus largement les travailleurs, avec ceux qui proposent d’augmenter le nombre d’annuités, de financer la Sécu toujours plus par la CSG (fusionnée avec l’impôt sur le revenu), c'est-à-dire d’en finir avec le financement solidaire par la cotisation sociale prélevée directement sur la création de richesse.

De même, on ne défendra pas des services publics comme La Poste ou l’énergie sans remettre en cause les traités et directives européennes qu’approuve la social-démocratie.

Communistes, nous entendons contribuer à lancer des campagnes de lutte concrète pour faire reculer immédiatement le pouvoir. Cela suppose de mettre en avant des choix de rupture incompatibles la logique d’accompagnement du capitalisme.

Le rassemblement qui compte pour nous est celui des salariés dans des luttes efficaces contre la politique au service du capital. La recherche d’une unité d’organisations n’a de sens que dans ce but. Il ne peut pas être question pour nous d’être un « aiguillon » pour tirer un peu à gauche une future gauche plurielle alignée sur la social-démocratie. C’est pour cela que nous ne nous situons pas dans la perspective d’effacement de notre parti, le PCF, dans le « Front de gauche » derrière le politicien socialiste et maastrichien Mélenchon.

Dans les prochaines semaines, nous voulons continuer à faire monter les exigences  :

· De renationalisation démocratique des grands services publics, avec reconquête des monopoles publics,

· De nationalisation du secteur financier,             

· Du rétablissement d’une échelle mobile des salaires partant d’un SMIC à 1600 euros net,

· De la défense inflexible du financement de la Sécurité sociale par la cotisation sociale,

· De la sortie de l’OTAN.

· De même, nous posons la question de la remise en cause de l’euro.

Cela va dans le sens de batailles immédiates, comme celles contre les augmentations de l’électricité et du gaz, pour le retrait des lois Boutin contre le logement social et Bachelot contre l’hôpital, contre les suppressions de postes dans la fonction publique, pour l’arrêt immédiat de la guerre impérialiste en Libye.

Les mouvements émancipateurs dans le pays arabes montrent que les peuples peuvent reprendre la main mais aussi que les travailleurs ont besoin d’organisations révolutionnaires pour se battre.

En France, le PCF est l’organisation historique au service des travailleurs dans la lutte des classes. Nous vous proposons de venir la faire vivre, la renforcer. ADHEREZ !

 

 

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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 20:55

1er mai : que les luttes convergent, sans attendre 2012!

 

MANIFESTATION: 14h30—République-Nation par le Boulevard Voltaire

 

 

Muguet-des-communistes.jpg Le matin : achetez le muguet des luttes, le muguet des communistes ! Soutenez l’action du PCF dans le 15ème arrondissement !

 

Points de rendez-vous dans les quartiers:

 

Saint-Charles/Javel, de 9h30 à 12h30

 

Motte-Piquet, devant Monoprix, de 9h00 à 12h00

 

Convention/Vaugirard, à côté du manège de 8h00 à 12h30, à côté du kiosque de 9h30 à 12h00

 

Bld Lefebvre/Brancion, devant le Franprix, de 8h30 à 12h00

 

Porte Brancion, devant la pharmacie, de 9h30 à 12h00

 

Des camarades vous proposeront aussi le muguet au porte-à-porte ou dans votre entreprise, faites leur bon accueil !

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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 12:09

France Telecom : enrayer la machine à broyer par la lutte. Renationalisation intégrale !

 

Par Emmanuel Dang Tran

 

Une nouvelle fois, à Bordeaux, dans des conditions particulièrement atroces, un salarié de France Telecom a mis fin à ses jours à cause de son travail. La presse donne un large écho à cet acte personnel qui suscite une importante émotion.

Il faut marquer le coup syndicalement, politiquement après un tel acte, sans oublier que le suicide est la négation de la lutte, qu’il renvoie à la désespérance et à la résignation individuelle.

 

En 2004, avec Marie-Claude Beaudeau, alors sénatrice du Val-d’Oise, avec qui je travaillais, nous avons brusquement découvert l’étendue de la souffrance au travail à France Télécom. A la suite d’une question parlementaire alertant contre l’existence de système de fichage illégal, nous avons reçu des centaines de mails et de courriers qui voulaient dénoncer, briser le silence. Nous avons rencontré des dizaines de salariés de toutes les catégories, des responsables syndicaux. Nous avons organisé plusieurs réunions, sorti des tracts. Notre travail est à l’origine du livre de Dominique Decèze, auquel j’ai contribué, « France Telecom, la machine à broyer ». Depuis, beaucoup d’autres livres sont sortis sur le sujet.

 

Mais notre préoccupation n’était pas de faire de la compassion mais bien d’alimenter une lutte collective, à tous les niveaux, contre le processus de privatisation et ses conséquences.

machinebroyer-s-480813.jpg En 2011, le constat est que le problème malheureusement se pose toujours de la même façon. La création d’un « observatoire du stress », la reconnaissance par l’entreprise de sa responsabilité dans certains cas de dégâts humains représentent peu de chose. Mais 30.000 emplois en France ont été supprimés. 

 

Nous avons identifié que la souffrance presque généralisée au travail résultait d’une stratégique réfléchie de « gestion des ressources humaines ». Mutations forcées, déqualification, entretiens d’évaluation humiliants, objectifs professionnels inaccessibles… tout cela est organisé dans deux objectifs : renforcer l’exploitation pour dégager plus de profits mais aussi casser l’emploi en France, éradiquer l’esprit de service public. Les fonctionnaires, qui représentent encore plus de 60% du personnel aujourd’hui, sont particulièrement la cible d’une politique dont les contractuels sont tout autant victimes.

 

France Telecom reste le laboratoire avancé du processus de privatisation des grands services publics.

 

Dans ce contexte de médiatisation, les luttes syndicales sont parvenues à améliorer la situation localement, à recréer des solidarités. Le PDG Lombard a dû quand même démissionner après avoir parlé en 2009 de « mode du suicide ». Mais la politique de l’entreprise reste la même et le fatalisme et le repli individuel continuent à peser.

 

Quelles revendications devons-nous porter sur le plan politique, également pour élargir la lutte ?

Je pense que poser la question de la renationalisation intégrale est plus que jamais d’actualité. L’Etat reste le premier actionnaire (à 25%) et les gouvernements successifs sont pleinement responsables de la situation à France Telecom. Il est nécessaire de le rappeler.

D’ « ouvertures du capital » en « privatisations partielles », ils ont réussi à faire prédominer l’intérêt capitaliste dans ce service public historique. N’oublions pas au passage que c’est la gauche plurielle, reniant la promesse de Jospin, qui a lancé la privatisation du capital en 1997.

Depuis 10 ans, tel une vache à lait, France Telecom a rapporté près de 30 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires. Elle a aussi rapporté 30 milliards d’euros d’intérêts à la finance suite à la politique délibérée d’endettement et de rachats au prix fort d’opérateurs étrangers. Les marges réalisées notamment sur les portables, sur le dos des usagers, sont éhontées, alors que l’accès le plus large aux nouvelles technologies de la communication est décisif pour le développement du pays.

 

Autant d’éléments qui peuvent faire, à côté des batailles courageuses site par site pour les conditions de travail, de la revendication politique de la renationalisation de France Télécom une lutte rassembleuse et efficace.

Et que l’on ne nous resserve pas le prétexte « européen » pour s’y opposer !

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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 19:08

Journée nationale de la déportation  dimanche 24 avril 2011 - Commémoration devant le monument aux morts du 15ème arrondissement.


Allocution d'Emile TORNER ancien déporté résistant à Buchenwald et Langenstein, président de l’ADIRP de Paris, représentant de la FNDIRP au comité d’entente du 15ème.

 

Monsieur le Député,

Monsieur l’adjoint au Maire du 15ème chargé des anciens combattants

Madame la Première-adjointe au Maire de Paris,

Mesdames et messieurs les élus du 15ème arrondissement,

Mes chers camarades anciens déportés,

Mesdames et messieurs représentant les associations d’anciens combattants et membres du comité d’entente du 15ème,

Mesdames et messieurs les représentants des organisations syndicales et partis politiques du 15ème,

Chers élèves du conservatoire municipal de musique du 15ème,

Messieurs les musiciens de la police nationale,

Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, chers camarades,

 

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour votre présence.

Présents parmi nous, Charles Palant, ancien déporté à Buna-Monowitz-Auschwitz III et Buchenwald, qui lira l’Appel commun des associations, Maurice Obréjan, ancien déporté à Auschwitz, Buchenwald et Langenstein s’associent à moi.

Je transmettrai notre salut à Madeleine Rabitchov, déportée à Auschwitz et Ravensbrück, membre du comité international de Ravensbrück, et André Hallery, déporté à Auschwitz-Sachsenhausen- Buchenwald, qui regrettent de ne pouvoir être des nôtres.

 

Ce dernier dimanche d’avril nous rendons hommage aux victimes du plus grand crime jamais perpétré contre l’Humanité.  Cela fait 66 ans que les camps de concentration et d’extermination ont été libérés.

 

Jusqu’aux derniers jours de la guerre, les nazis n’ont cessé de convoyer des cargaisons humaines vers l’enfer concentrationnaire.

160 000 êtres humains ont été déportés de France. 76 000 le furent au titre des critères racistes de l’occupant. Plus de la moitié furent exterminés dès leur arrivée. 2 500 seulement sont revenus.

Plus de 80 000 ont été déportés pour faits de résistance ou à titre de répression. Moins de la moitié sont revenus, libérés à temps par les armées alliées de la mort certaine que leur promettait le régime d’esclavage, de torture, de froid, de faim, le régime d’extermination par le travail qu’ils ont enduré au profit de l’effort de guerre nazi et de l’industrie allemande.

Le 23 juillet 1944, les troupes soviétiques entraient à Majdanek, premier camp libéré et découvraient avec effroi l’enfer organisé des camps de concentration. Les nazis en déroute n’avaient pas eu le temps d’éliminer toutes les traces de leurs crimes, dont 800 000 paires de chaussures. 

Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libère l’infâme complexe de concentration et d’extermination d’Auschwitz- Birkenau.

Le 11 avril 1945, les déportés du camp de Buchenwald parviennent à se libérer eux-mêmes à l’approche des troupes américaines. Marcel Paul est alors parmi eux dirigeant de la Brigade française libératrice. Il deviendra le ministre à qui notre pays doit la constitution d’EDF et de GDF.

L’ensemble des camps ne sera libéré qu’après le 8 mai.

Soviétiques, Anglais, Américains, autres alliés, nous gardons une reconnaissance éternelle à nos libérateurs et nous n’accepterons jamais les tentatives honteuses de les assimiler à nos bourreaux.

 

Le 15ème arrondissement a payé son tribut à la barbarie nazie. Les plaques sur nos murs en témoignent, nos rues portent les noms de nombreux martyrs de la liberté.

C’est aussi dans notre arrondissement que se situait le Vélodrome d’hiver.  Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs, dont 4 115 enfants sont raflés par les policiers et gendarmes français, au petit matin, à leur domicile, les enfants à la porte des écoles. Plus de 7000 d’entre eux furent parqués dans des conditions épouvantables au Vélodrome d’Hiver. Presque tous finirent assassinés dans les chambres à gaz de Birkenau.

 

Il y a 66 ans, rescapés, nous rentrions hagards, décharnés, méconnaissables à nos familles, pour ceux qui en avaient encore. Chacun de nous est resté partagé entre la volonté de taire l’indicible pour gagner un impossible oubli et la nécessité de témoigner pour que cela ne se reproduise plus jamais.

Les images de l’horreur côtoyée durant des mois hantent toujours nos souvenirs. Rares survivants, de moins en moins nombreux, de plus en plus fatigués, jamais la nécessité de rester fidèles aux serments prononcés sur les places d’appel des camps et de témoigner ne nous a paru aussi impérieuse.

Nous jurions alors de  « suivre le chemin de la participation à la grande œuvre de l’édification d’un monde nouveau, libre et juste pour tous… en souvenir de nos millions de frères assassinés par le fascisme nazi et de ne jamais quitter ce chemin… »

Ce monde dont nous rêvions à la Libération n’est pas devenu réalité. Nous avons compris que nous devrions sans cesse lutter, aujourd’hui encore.

Lutter pour la paix quand les guerres de dominations frappent plusieurs parties de la planète et que la course au surarmement s’emballe à nouveau.

Lutter encore et toujours pour le respect de la dignité humaine dont l’obsession de nos bourreaux était de nous priver.

Quelle désillusion de voir la torture continuer d’être pratiquée par tant de pays, dont certains se disent démocratiques.

Lutter encore et toujours contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

Lutter encore et toujours contre le fascisme. Car rien n’est jamais acquis.

Vous imaginez notre indignation devant la banalisation des propos xénophobes et racistes. Républicains, à quelque obédience que nous appartenions, dans la même unité que dans la Résistance, notre devoir est de ne tolérer aucune dérive !

Comment un individu condamné pour incitation à la discrimination raciale peut-il encore être invité à la télévision publique !

Vous imaginez notre effroi de voir monter les résultats électoraux des partis néofascistes, en Autriche, en Finlande, mais aussi en France, qu’ils avancent à découvert ou bien masqués. Le « ventre est encore fécond d’où surgit la bête immonde » a écrit le dramaturge.

Pour nous, anciens déportés, la course contre la montre est engagée. Mais, même dans l’urgence, nous ne confondons pas vitesse et précipitation.

Militants de la mémoire, notre préoccupation est d’asseoir définitivement des réalités historiques.

Un document authentique vient d’être retrouvé. Il atteste de façon incontestable que Pétain a personnellement approuvé la discrimination antisémite et aggravé le « Statut des juifs » de septembre 1940.

En 1945, une ordonnance signée par le Général de Gaulle nationalisait les usines et confisquait les biens de Louis Renault parce qu’il avait collaboré avec l’ennemi. Il est intolérable que cette vérité soit remise en doute.

Notre vigilance est permanente pour que l’intégrité des sites concentrationnaires soit respectée.

Défendre efficacement la mémoire, porter les enseignements de ces heures sombres,  c’est s’adresser d’abord à la raison et non au sentiment, c’est démonter le système concentrationnaire et ses causes. 

Cette conviction nous anime lorsque nous témoignons dans les classes des écoles.

 

Dès 1943, le Conseil National de la Résistance, fondé dans la clandestinité par Jean Moulin à l’initiative du général de Gaulle, analysait les causes de la montée du fascisme et du nazisme. Son programme, le programme du CNR devait inspirer la reconstruction du pays à la Libération. Il visait à restaurer une république sociale, centrée autour du progrès et de l’intérêt général.

Ne laissons pas remettre en cause les acquis sociaux et démocratiques majeurs remontant à cette époque, fruit de la dure expérience de notre Nation.

Souvenons-nous que c’est en partant de préoccupations sociales, de la détresse et de la désespérance, du chômage de masse que le nazisme a obtenu le soutien populaire dans l’Allemagne des années 30. Beaucoup comparent la crise économique que nous connaissons avec cette période. Soyons donc encore plus vigilants !

Nous refusons l’injustice sociale et l’écrasement des plus faibles qui firent le lit du fascisme.

Nous nous sommes battus, beaucoup de nos camarades sont morts pour la restauration de l’indépendance de notre pays et de la souveraineté de son peuple, pour un monde de fraternité, pour la coopération sincère entre tous les peuples, contre tout nationalisme.

Nous nous sommes retrouvés dans les camps, patriotes de différents pays, y compris l’Allemagne. Comme le fascisme avait tenté de diviser sur le sol national Français juifs et Français non juifs, Français et étrangers, les nazis s’appliquèrent à nous jeter les uns contre les autres, à nous soumettre à une concurrence sordide, devant l’extermination par le travail, devant la mort. Ils avaient établi une odieuse hiérarchie des « races » et des peuples dont dépendait un système de quotas de déportés par pays.

Beaucoup de ceux qui ont survécu des camps le doivent à la solidarité, à l’union dans la lutte des patriotes de tous les pays.  Ne l’oublions pas !

Aujourd’hui, nous commémorons le plus monstrueux crime contre l’Humanité.

Les jeunes sont plus que jamais l’objet de toute notre attention. Nous voulons leur donner tous les moyens de constituer la relève pour transmettre notre mémoire, contre les entreprises toujours renouvelées des révisionnistes et négationnistes.

 « Ce que nous pouvons laisser comme message aux jeunes, ce que la Résistance nous a appris, c’est que lorsqu’une cause nous paraît juste, il faut lutter pour elle, quels qu’en soient les risques pour soi ».

Faisons nôtre cette parole de Marie-Claude Vaillant-Couturier comme l’a fait, entre autres, un de nos compagnons décédé en septembre dernier : Georges Charpak, déporté à Dachau.

Le citoyen qui s’est engagé dans l’antifascisme à 15 ans, qui a résisté jusqu’au bout de l’enfer pour notre pays, dont les découvertes scientifiques ont valu un Prix Nobel à la France, ce patriote a grandi dans un quartier « sensible ». Il était un petit immigré.  

Mesdames et Messieurs,

Cette journée est un moment intense de témoignage et de mobilisation contre l’oubli, contre toute résurgence de l’idéologie nazie.

Ce combat doit être permanent. Ce n’est pas que le nôtre, mais celui de vous tous, celui de la Nation tout entière.

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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 09:46

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