Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Jeudi 31 janvier 2008
Le gouvernement a admis dans un rapport que 41 milliards d’euros échappent aux cotisations sociales :


Rendez à la Sécurité sociale ce qui revient à la Sécurité sociale


Plus que jamais, les citoyens doivent apprendre à compter en milliards pour défendre leur droit. Les opérations financières de la seule Société générale ont coûté au total en un an 7 milliards d’euros volatilisés sur les marchés financiers, 7 milliards issus des frais bancaires, des intérêts payés par les salariés, de leur travail. Cela donne un ordre de grandeur.

 

Le déficit de la Sécurité sociale pour 2007 devrait atteindre au total 11 milliards d’euros dont 4,6 au titre des retraites. Le pouvoir le présente avec bruit comme abyssal et utilise ce chiffre pour justifier de nouveaux sacrifices sur notre protection sociale.

Beaucoup plus discrètement, il doit parfois reconnaître que beaucoup d’autres milliards d’euros ne rentrent pas dans les caisses de la Sécu alors qu’ils le devraient.

 

Dans un rapport remis fin décembre au Parlement, le gouvernement a ainsi dû admettre que 41 milliards d’euros échappent chaque année au paiement des cotisations sociales. On appelle ces dispositifs des « niches sociales ».

On devine ceux qui aiment se lover dans ces niches : les patrons ! Le coût pour la sécurité sociale de la diminution de l’assiette des prélèvements sociaux, que le gouvernement s’est refusé à chiffrer, s’élève entre 10 et 15 milliards d’euros par an, autant de profits supplémentaires pour le MEDEF et les actionnaires.

 

Tout travail mérite salaire !

 

Ces « niches sociales » correspondent à des rémunérations du travail concurrentes au salaire.
Les patrons ont tout intérêt à y recourir puisqu’elles sont exemptées du financement solidaire de l’assurance maladie, de l’assurance vieillesse, des allocations familiales et l’indemnisation des accidents du travail et des maladies professionnelles.
De leurs côtés, les salariés paient la note du déficit fabriqué de la Sécu. Ils ont tout intérêt à ce battre pour leur salaire, seule rémunération juste du travail.


Les principales « niches » sont les dispositifs de participation et d’intéressement (13 milliards), de prévoyance et de « retraites » complémentaires (14 milliards). Cet ensemble est d’autant plus intéressant pour le patronat que les sommes concernées sont dirigées vers le capital des sociétés, la bourse et la finance.
Il s'agit aussi des stock-options (2,1 milliards) par lequels les dirigeants d'entreprise se rémunèrent eux-mêmes en s'exonérant de la solidarité nationale.

Il s’agit encore entre autres des tickets restaurant (2,1 milliards).

 

Ces dispositifs qui coûtent davantage à la Sécu que son déficit toutes branches confondues sont loin d’être les seuls.
Le rapport ne prend pas en compte pas parmi eux les 4,6 milliards d’euros (2006) que représente la Prime pour l’emploi, part de la rémunération du travail directement financée par la collectivité à la place des employeurs, sans donner lieu à cotisation.

 

Il ne compte pas non plus les exonérations nettes de cotisations sociales patronales qui auront coûté 23 milliards d’euros à la Sécu en 2007 (30 milliards prévus en 2008): le plus gros des scandales!

 

Décidément, emparons-nous des chiffres ! Exigeons que soit rendu à notre protection sociale l’argent qui lui revient, qui nous revient !

 
par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 30 janvier 2008

Qui peut bien encore douter que les idées de Delanoë et de Bayrou sont compatibles ?

La responsabilité des communistes : ne pas, ne plus cautionner la dérive sociale-libérale du PS à Paris.

Communiqué du secrétariat de la section du PCF Paris 15, mercredi 30 janvier 2008 

Bertrand Delanoë a déclaré la semaine dernière qu’il était prêt à s’allier avec le MODEM au second tour des municipales à Paris. « Sur des idées et pas sur des combinaisons » a-t-il précisé après avoir salué les « idées intéressantes du MODEM » qu’il prend au sérieux.

 

Sur l’absence de « combinaisons », on aura peut-être du mal à le croire. Il est à prévoir que les négociations pour les fusions des listes « de gauche » avec celles de Mme de Sarnez seront âpres entre les deux tours.

 

Sur la compatibilité des idées de M. Delanoë avec celle des candidats du MODEM, on a malheureusement moins de peine à l’imaginer. Et le MODEM, c’est bien en effet la droite. Parmi les candidats « centristes », on compte notamment l’ancien Maire du XXème Bariani ou l’ancien maire du XIXème Bulté (candidat maintenant dans notre arrondissement) qui ont laissé de sinistres souvenirs comme ultra-« libéraux » et réactionnaires.

 

Sur plusieurs aspects, et non des moindres, du bilan et des propositions du PS parisien, il n’y a effectivement pas contradiction avec le MODEM.

 

La municipalité a décidé de ne pas affronter la spéculation immobilière mais de l’accompagner. L’emprise sur la ville des trusts immobiliers, notamment des foncières, ne cesse de s’accroître considérablement avec la bénédiction de la Ville.

 

La politique du logement social a été très insuffisante en terme de constructions, malgré les chiffres annoncés qui mélangent constructions, réhabilitations et rachats d’immeubles occupés. Nous sommes totalement en désaccord avec le dispositif de paiement par la collectivité des intérêts d’emprunt des locataires qui quitteraient leur HLM pour accéder à la propriété. Comme le crédit d’impôt de Sarkozy, cette disposition dope les prix du marché et contredit l’objectif de mixité sociale des ensembles HLM.

 

Sur les transports, les vélibs, si lucratifs pour JC Decaux, l’amélioration réelles de certaines dessertes, ne peuvent pas cacher l’absence d’opposition au Syndicat des transports d’Ile-de-France (dont la Ville nomme un tiers des administrateurs) au processus de marchandisation, bientôt de privatisation des réseaux historiques de la RATP et de la SNCF.

 

La logique d’externalisation des services publics municipaux n’a pas connu de coup d’arrêt.

 

Quant à l’évolution des pratiques démocratiques, la création des conseils de quartier est dérisoire à côté des pouvoirs toujours plus grands et opaques des sociétés d’économie mixte, notamment de la nouvelle SEM-Paris-Seine qui contrôlent une part de plus en plus décisive de l’action de la Ville.

 

Depuis le départ, notre position est claire : nous ne voulons pas du retour de la droite à l’Hôtel de Ville mais il n’est pas question pour nous de cautionner les graves orientations « social-libérales » de la municipalité actuelle.

 

La direction du PCF-Paris a placé les communistes parisiens devant l’hypothèse unique de la présence dès le 1er tour de candidats PCF sur les listes PS. Elle s’est exclusivement concentrée sur les négociations pour des places d’élu sans porter le bilan, nécessairement critique, et les propositions alternatives à la poursuite, sans changement, de la politique de Delanoë.

 

Aujourd’hui, ses représentants se prononcent contre une alliance avec le MODEM mais s’abstiennent de juger les annonces de Delanoë lui-même. Assez d’irresponsabilités !

La section du PCF Paris XVème invite l’ensemble des communistes parisiens à exiger un engagement net et clair dès à présent: si Delanoë s’allie avec de Sarnez entre les deux tours, les candidats étiquetés PCF doivent se retirer des listes.
par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 28 janvier 2008
Jamais les convergences d’intérêt n’ont été aussi flagrantes contre la fusion-privatisation GDF-Suez!


Le projet de fusion Suez-GDF, entraînant la privatisation de GDF, accumule du retard depuis son annonce par Villepin il y a deux ans. Dernier épisode en date : le 22 janvier, le tribunal de grande instance de Paris a débouté la direction de GDF dans sa tentative de court-circuiter la consultation des salariés et donné à nouveau raison aux syndicats. Des informations et un délai supplémentaires pour examiner le dossier doivent leur être accordés. La fusion ne pourra pas être finalisée avant juin sinon plus tard.

Ce répit est l’occasion d’engager enfin vraiment la campagne nationale nécessaire pour mettre en échec la privatisation. Beaucoup d’éléments récents peuvent l’alimenter.

Les usagers à nouveau ponctionnés pour alimenter la bourse

L’année 2008 a commencé par une hausse des tarifs décidée par le gouvernement en liaison avec la direction de GDF (qu’il a nommée). Pour les 11 millions de ménages se chauffant au gaz, l’augmentation atteint 4,2%. Elle vient s’ajouter aux hausses vertigineuses déjà subies entre 2004 et 2006 : 34% ! Pour les professionnels, les tarifs ont bondi de 24% depuis 2006 sur le marché « libéralisé ».

Ces hausses pénalisent le « pouvoir d’achat » dont Sarkozy n’ose plus parler et l’économie. Rien d’autre ne les explique que la perspective de privatisation. La direction de GDF et la ministre de l’économie ont prétexté la hausse des cours du pétrole à l’échelle mondiale. Mais GDF refuse de donner l’évolution de ses coûts d’approvisionnement en gaz naturel qui augmentent en fait beaucoup moins vite grâce à des contrats à long terme.

En revanche, les profits de GDF ont progressé rapidement pour atteindre 2,3 milliards d’euros en 2006 (+29% par rapport à 2005) et 1,51 milliard pour les six premiers mois de 2007. C’est bien là que va l’argent de nos factures dans l’intérêt des futurs actionnaires privés et de la bourse.

Le comble a été atteint en fin décembre, alors même que le gouvernement préparait les esprits des usagers à l’augmentation des tarifs. GDF a lancé alors un programme d’achat pour 1 milliard d’euros, non pas de gaz naturel, mais de ses propres actions en bourse dans le but de faire monter le cours de l’action à la hauteur de celle de Suez dans l’optique de la fusion. C’est proprement scandaleux ! Depuis, une bonne partie de cet argent est déjà parti en fumée avec le krach boursier.

Les salariés mobilisés contre la privatisation et ses conséquences

Ces derniers mois ont été marqués par de fortes mobilisations des agents d’EDF et de GDF. En novembre, avec des pointes à plus de 60%, ils ont fait grève contre la remise en cause de leur régime de retraite, question directement liée – on l’a vu en 2004 – avec la privatisation. Le 22 janvier, ils étaient plus de 15000 dans les rues de Paris avec les cheminots et les agents de la RATP. La filialisation des services de distribution d’EDF et de GDF suscite une forte opposition comme la dégradation des conditions de travail et de rémunération.

Le mouvement contre les conséquences de la privatisation rejoint la proposition défendue par les syndicats en face de l’absorption par Suez: la fusion complète d’EDF et de GDF renationalisés à 100%.

Du côté de Suez également, les salariés expriment de plus en plus fortement leur opposition à la fusion (avec GDF) notamment depuis l’annonce de la mise en bourse de Suez-Environnement dans le cadre de l’opération.   

Faire grandir l’alternative politique : la défense et la reconquête du service public nationalisé et des monopoles publics

Le service public l’électricité et du gaz a fait la preuve de son efficacité depuis sa nationalisation et la création d’EDF et de GDF à la Libération sous l’impulsion de Marcel Paul, ministre communiste : réponse aux besoins de l’économie, progrès technologiques, aménagement du territoire dans l’intérêt de tous, égalité de traitement, sécurité des approvisionnements, modèle social…

L’attachement du pays aux entreprises nationales EDF et GDF ne s’est jamais démenti.

La casse de ce modèle pour nourrir le profit capitaliste a au contraire fait partout dans le monde la démonstration de l’échec : coûts élevés pour les usagers devenus « clients », rupture de fournitures, accidents, précarité des salariés… Elle a commencé à la faire en France.

C’est le résultat, non d’une fatalité liée à la « mondialisation », mais de choix politiques mis en œuvre par les gouvernements successifs depuis le début des années 90.

En 2004, Sarkozy, alors ministre de l’économie, avait promis solennellement aux agents que jamais le privé ne prendrait le contrôle d’EDF et de GDF, reconnaissant que ces entreprises sont cruciales pour les intérêts de la Nation. Il s’est renié depuis. Ce n’est pas une surprise.

Au sommet européen de Lisbonne en 2002, Jospin approuvait avec Chirac la marchandisation totale de l’électricité et du gaz. La plupart des parlementaires PS s’apprêtent à voter avec la droite le nouveau traité de l’UE, copie du projet de constitution rejeté par le peuple en 2005, dont l’un des axes est la remise en cause des services publics. Fin 2006, ils se sont bornés à une opposition superficielle à la loi autorisant la privatisation.

Il est possible de contrer ces choix. L’alternative politique à la privatisation ne consiste pas à négocier un hypothétique et illusoire maintien des tarifs réglementés (voir ci-dessous).

Dans la situation actuelle, les conditions d’un rassemblement des salariés, des usagers existent pour défendre le service public, exiger la renationalisation intégrale de GDF et d’EDF, leur fusion, exiger le retour au monopoles publics de l’électricité et du gaz (qui restent presque totalement une réalité dans les faits), rejeter l’application des directives européennes de marchandisation.

La bataille pour mettre en échec la privatisation de GDF en est l’étape urgente. Communistes, nous mettons tout en œuvre pour continuer à contribuer à une grande campagne nationale sur ce sujet crucial.

Y compris pendant la campagne des municipales : les villes qui attribuent les concessions du réseau gaziers sont directement concernées.

 

PS : Pour mieux faire passer la pilule de la privatisation, le gouvernement affirme vouloir maintenir les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité d’ici 2010 (seulement 2010). C’est un leurre, la privatisation passée, les tarifs réglementés seront abolis au nom de textes européens, comme le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel l’ont indiqué clairement.

Le gouvernement vient même de faire voter la possibilité du retour au tarif réglementé de l’électricité (seulement de l’électricité – EDF devant être privatisé plus tard) pour un usager qui aurait fait le choix de la concurrence. C’est un piège pour encourager le passage à la concurrence et affaiblir le monopole de fait de l’entreprise publique.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 28 janvier 2008
Rappelons aux parlementaires le vote du peuple souverain du 29 mai 2005!

Manifestation à Versailles à l'occasion du vote des parlementaires réunis en congrès sur la modification de la Constitution française préalable à l'adoption du nouveau traité européen de Lisbonne.

Lundi 4 février, 12h00, place du marché aux Fleurs

Départ groupé depuis le 15ème: rendez-vous à 11h00 devant la gare RER de Javel (trajet direct ensuite)



par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 24 janvier 2008

Manifestation des fonctionnaires aujourd'hui, des agents de la SNCF, la RATP, EDF-GDF avant-hier:
L'alternative politique est plus que jamais dans la convergence des luttes.


Pour Sarkozy, ce n’est pas « ça passe ou ça casse » mais ça doit passer et casser coûte que coûte.

La précipitation, le coup de force permanent doivent arriver le plus vite possible à casser structurellement les acquis sociaux et démocratiques de notre pays, les conquêtes de 68, de 45, de 36 voire de 1789. D’’une manière que le MEDEF espère irréversible, même en cas d’alternance politique. Blair ou Prodi se sont bien gardés de revenir sur les destructions de Thatcher et Berlusconi.

Après les premières mesures « d’urgence », notamment les 15 milliards du paquet fiscal de l’été, Sarkozy se donne une nouvelle feuille de route avec le rapport d’Attali, l’ancien conseiller spécial de Mitterrand. Avec la Sécurité sociale, les entreprises publiques, le droit du travail, la fonction publique et son statut, porteurs du service public, de garanties sociales suivant une conception de l’égalité républicaine, sont les premiers visés.

Pour l’immense majorité des salariés, des retraités, des jeunes, il est vital que cette politique de casse ne passe pas. Ils sont de plus en plus nombreux à en prendre conscience. 8 mois après l’élection présidentielle, la vie est devenue encore plus difficile. Hausse des prix notamment des services publics (gaz), baisse des prestations sociales, bas salaires et précarité encore accrue : on comprend pourquoi le Président esquive maintenant la question du pouvoir d’achat sur laquelle il avait basé sa campagne électorale.

Plus que jamais, les questions posées sont : comment on les arrête ? Sur quoi bute le mouvement social ?

Sarkozy, relayé lourdement par les media, a justifié sa politique de coups de force par son élection, comme si le peuple avait élu un monarque pour un CDD, un « contrat de mission—de destruction » de 5 ans. Cette prétention tient de moins en moins à mesure que le mécontentement et la colère s’expriment, que sa popularité fabriquée s’affaisse.

Le pouvoir profite aussi et surtout de l’absence de véritable opposition politique du côté du PS. Sur la plupart des dossiers de fond, Ségolène Royal se distinguait peu de Sarkozy. Le consensus se retrouve aujourd’hui de façon flagrante dans la complicité entre UMP et PS pour faire passer au Parlement le nouveau traité européen malgré le NON du peuple de 2005. Le PS se place plus que jamais dans la perspective d’une alternance en 2012.

Aujourd’hui, l’alternative politique est ailleurs. Communistes, nous plaçons toute notre action à la construire à partir des luttes et de leurs convergences.

L’automne 2007 a vu un très fort développement des luttes, notamment contre la loi de privatisation de l’université, la casse des régimes « spéciaux » de retraite, le pouvoir d’achat, contre le démantèlement du service public de l’emploi.

Les convergences d’intérêts sont flagrantes.

Par exemple, la casse des régimes spéciaux de retraite ouvre la voie à de nouvelles privatisations et à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition. Les décrets sur les retraites RATP et SNCF le montrent instituant déjà le passage à 41 annuités de cotisation après 2012. La bataille est loin d’être finie comme le montre la manifestation d’avant-hier. Les « négociations » n’ont abouti à rien et se sont confirmées n’être qu’une manœuvre pour désamorcer la grève de novembre. De même, la fusion ANPE/ASSEDIC est directement liée à la remise en cause du contrat de travail, l’envolée du prix du gaz à la privatisation de GDF dans le cadre de l’absorption par Suez…

La construction d’un mouvement d’ensemble à partir du développement de ces luttes, pour les retraites, pour le pouvoir d’achat, contre le « CPE pour tous » n’est pas un vœu pieux mais bien une nécessité objective.

Le rassemblement de ceux qui luttent ne passe pas nécessairement par l’unité d’organisations qui n’ont pas toujours les mêmes objectifs.

Les élections municipales et cantonales, pourront, selon les circonstances locales, être une occasion d’exprimer un vote de défiance vis-à-vis du pouvoir, notamment en utilisant le vote communiste. Pour nous, elles s’inscrivent dans l’action pour le renforcement des luttes, décisives pour l’alternative politique.

L’histoire ne se répète pas nécessairement. Il y a 40 ans, les travailleurs gagnaient avec le mouvement de mai/juin 68 de nombreux acquis contre un gouvernement réactionnaire. Sarkozy s’est répandu en haine contre les acquis de 68. Communistes, nous ferons tout pour qu’un mouvement de grande ampleur mette en échec en 2008 sa politique destructrice de notre pays.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 19 janvier 2008

Traité de Lisbonne: montrons que notre peuple n'accepte pas que l’on bafoue sa souveraineté!

Manifestons à Versailles le 4 février!
Interpellons chaque député et sénateur!


Le 29 mai 2005, le peuple rejetait largement le projet de « constitution » européenne par référendum.

Députés et sénateurs s'apprêtent à adopter quasiment le même texte malgré le vote des Français. Le nouveau traité européen, dit « de Lisbonne » reprend en effet la quasi-totalité des dispositions du projet de « constitution », ce que personne ne conteste.

Les parlementaires voteront dans leurs chambres respectives les 6 et 7 février prochains. Auparavant, le 4 février, ils sont convoqués en congrès à Versailles pour modifier la Constitution Française, préalable nécessaire à l'adoption du traité de Lisbonne. Ils l'avaient déjà fait, exactement dans les mêmes termes en 2005, avant que le référendum n'invalide ces changements.

Communistes, nous avons mené une campagne active pour le NON en 2005 et nous continuons sans relâche à combattre l'UE des multinationales. La manière dont on veut maintenant imposer le nouveau traité européen ne peut que conforter les électeurs du NON et ébranler les électeurs du Oui.

Mais quel que soit leur vote de 2005, les citoyens français ne peuvent pas accepter que la décision souveraine du peuple soit ainsi bafouée.

Nous appelons à intervenir d'ici le 4 février auprès de chaque député et sénateur, quel que soit son parti pour qu’il vote contre la modification de la Constitution française. L'opposition de  40% des parlementaires à Versailles est nécessaire à bloquer le projet du gouvernement. Chacun doit être placé devant ses responsabilités vis-à-vis de la Nation.

Dans le 15ème, nous vous invitons à vous adresser directement à M. Jean-François Lamour et M. Philippe Goujon, députés UMP des 12ème et 13ème circonscriptions.

Avant les présidentielles, plusieurs partis dont le PS et les Verts avaient promis d’organiser un référendum sur tout nouveau traité européen. Pourtant la plupart de leurs parlementaires ont annoncé qu’ils ne voteraient pas contre la modification constitutionnelle. Rappelons-les à leur engagement !

Nous appelons à la manifestation organisée à Versailles le 4 février pour dénoncer le coup de force institutionnel et marquer son illégitimité devant le peuple (Les horaires seront précisés).

Un tel déni de démocratie n'engagera pas les citoyens, les travailleurs à l'avenir et ne les empêchera pas de résister aux politiques « européennes » qu'ils rejettent. Montrons que notre peuple refuse qu'on bafoue sa souveraineté !

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 18 janvier 2008

Individuelle ou collective, la capitalisation tue notre système solidaire de retraite par répartition !

Une lettre surprenante des syndicats à Sarkozy.

La bataille des retraites sera une bataille décisive pour le monde du travail en 2008. Cette année aura lieu la deuxième étape de la loi Fillon de 2003. Sarkozy a déjà engagé l’attaque avec la remise en cause des régimes spéciaux, préalable notamment à un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41, 42 voire 45 annuités, comme le réclame le MEDEF.

Pour le patronat, l’objectif est clair.

1-     Mettre la main sur le financement solidaire des retraites, les cotisations sociales (150 milliards d’euros par an), cette part mise en commun, socialisée, de la rémunération du travail.

2-     Capter vers la finance une nouvelle part du salaire net des travailleurs incités à compenser la dégradation organisée de leur retraite par répartition.

Les gouvernements successifs se sont déjà largement faits les serviteurs de ces prétentions. Au nom de l’emploi (sans résultat bien sûr) et de la baisse du coût du travail, ils ont bloqué les taux puis à partir de 1993 accordé des déductions massives de cotisations patronales. Elles vont atteindre 30 milliards d’euros en 2008 dont 14 de cotisations vieillesse en moins.

Presque la moitié de ces exonérations ont été votées par la « gauche plurielle » dans la loi dite des 35 heures. La même « gauche plurielle » décidait au même moment en 1999 de créer un « fonds de réserves pour les retraites ».

Avec quelques dirigeants et parlementaires communistes, nous avons dénoncé dès le départ le FONDS DE RESERVES "POUR" LES RETRAITES qui s'évère n'être rien d’autre qu’un « fonds de pension » national. Nous en dénoncions quatre aspects :

-          Le « fonds de réserves » a servi et peut toujours servir de contrepartie hypocrite au démantèlement du financement par répartition.

-          Il a servi de prétexte aux privatisations dont une partie du produit lui a été affecté (avec d’autres recettes publiques et sociales détournées). On privatise (autoroutes, France Télécom, Crédit Lyonnais…) pour financer les retraites !! En matière de cynisme, il fallait le trouver.

-          L’argent du Fonds, capitalisé au moins jusqu’en 2020, est dirigé vers les marchés financiers. Cette logique de placement nourrit le cancer financier de l’économie tout en faisant peser un risque sur le financement final des retraites.

-    Enfin, le Fonds de réserve a été conçu comme un outil pour intégrer les représentants des salariés à la logique de capitalisation. Le fonds est en effet géré de façon « paritaire » laissant de larges responsabilités aux représentants des organisations syndicales mais avec un poids prédominant des représentants de l’Etat et du patronat.

Tout s’est vérifié, même si les sommes affectées au fonds sont inférieures aux annonces de 1999, malgré plusieurs abondements ultérieurs par les gouvernements de Raffarin et Villepin : 28 milliards d’euros quand même !

Ces sommes sont effectivement confiées par voie d’appels d’offres à des sociétés financières de type « asset managers » (filiales d’AXA, Barclays et autres instituts de bienfaisance comme Morgan Stanley) qui les placent sur les marchés financiers grosso modo pour moitié en obligations (45%) et pour moitié en actions (55%) dont une partie à l’étranger. 

Quant à l’intégration des organisations syndicales à la logique de la capitalisation, elle vient malheureusement de se vérifier également d’une façon très préoccupante.

Dans une lettre datée du 7 janvier 2008, adressée à Sarkozy, Chérèque pour la CFDT, Le Duigou pour la CGT, Mailly pour FO et les représentants de la CFTC et de la CGC demandent à l’unisson le maintien et le développement du Fonds de réserves.

Leurs arguments sont étonnants venant de la part de représentants des salariés :

- Ils promettent au Président que les sommes placées sur les marchés spéculatifs rapporteront annuellement une « performance moyenne de 6,5% sur le long terme ». Les organisations syndicales ne sont-elles pas plutôt censées défendre les salariés contre les prétentions fonds de pension prédateurs qui exigent une surexploitation effrénée pour nourrir leur taux de profits pour leurs actionnaires ? La finance n’est pas créatrice de richesses, seul l’est le travail. 

- Les mêmes rassurent Sarkozy en lui expliquant le Fonds de réserves ne nuit pas à l’application des critères de Maastricht.

- Ils insistent enfin sur le caractère « socialement responsable » des investissements du FRR.

Sur les marchés internationaux avec une exigence de rentabilité minimale de 6,5%, c’est inimaginable. C’est normalement plutôt Mme Parisot qui développe le thème du capitalisme « éthique ».

Dans ces conditions du débat, alors que l’échéance de la deuxième étape de la loi Fillon s’annonce après les municipales, il nous paraît important de rappeler notre analyse de fond.

Plus que jamais, les défenseurs de la retraite solidaire doivent être exiger la suppression du « Fonds de réserve « pour » les retraites ».

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Jeudi 17 janvier 2008

Sarkozy annonce l’implantation d’une base militaire à Abu Dhabi

Montrons notre opposition à la politique belliciste de Sarkozy à la remorque des Etats-Unis !

Sarkozy, en visite sur place, vient d’annoncer la mise en place dans les prochains mois, avant 2009, d’une base militaire française interarmes, de plusieurs centaines d’hommes, à Abu Dhabi, sur le Golfe Persique, à juste 225 kilomètres des côtes iraniennes.

Cette nouvelle est stupéfiante. C’est la première fois depuis la décolonisation qu’une base militaire française serait implantée à l’étranger. Sa signification politique est sans équivoque.

Sarkozy franchit là un nouveau degré dans l’alignement de la politique étrangère française sur la politique de guerre de l’impérialisme américain. Une telle politique, poussée à ce point, ne s’était plus vue depuis les années 50 et la Guerre de Corée.

Sarkozy passe, de façon extrêmement dangereuse, des propos aux actes. Depuis son élection, il a multiplié les déclarations pour soutenir les visées militaires de Bush contre l’Iran. En octobre, recevant Olmert, le premier ministre d’Israël, puissance nucléaire, illicite mais avérée, et fer de lance de la campagne pour la guerre en Iran, il s’est prononcé avec lui pour un accroissement des sanctions. En novembre, alors même qu’un rapport officiel américain démontrait le très faible état de progression de l’industrie atomique iranienne et les décennies qu’il faudrait à ce pays et à son régime pour devenir maîtres d’une technologie nucléaire militaire, Sarkozy faisait de la surenchère sur le danger iranien. Dans le même temps, le ministre Kouchner annonçait qu’il fallait « se préparer au pire » et que « le pire, c’était la guerre ». En décembre, Sarkozy réaffirmait la nécessité du maintien de forces militaires françaises en Afghanistan sous l’égide de l’OTAN et de leur participation aux bombardements américains.

Le danger de guerre est peut-être imminent. Il y a trois semaines, la propagande américaine montait de toute pièce une pseudo-provocation iranienne. Des vedettes iraniennes seraient venues menacer trois navires US patrouillant au large de leurs côtes dans le Golfe. Finalement, les autorités américaines ont été dans l’impossibilité de produire les enregistrements qu’elles se prévalaient de détenir. Un autre incident fabriqué pourrait d’un jour à l’autre servir de prétexte au début de la canonnière.

En 2003, le peuple français avait manifesté par millions contre la guerre américaine en Irak et toute participation française. Chrirac avait dû l'entendre. Aujourd’hui l’escalade de la logique de guerre au Moyen-Orient se précise à nouveau et que Sarkozy veut y inscrire la France, une mobilisation populaire s’impose. Communistes, nous l’appelons de nos vœux et nous sommes prêts à contribuer à son organisation.

Contre l’implantation d’une base française dans le Golfe Persique

Pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan

Pour une action de la France pour la paix au Moyen-Orient.

Il va de soi que cette position n’a rien à voir avec une quelconque sympathie pour le régime politique iranien pas plus que pour d’autres dans la région auxquels Sarkozy croît bon de livrer des équipements nucléaires.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 janvier 2008

Parution au Journal officiel des décrets « réformant » les régimes de retraites SNCF et RATP


La négociation débouche sur un diktat ! Un décret, cela s’abroge !

Communiqué du secrétariat du Collectif PCF-RATP-BUS, 16 janvier 2008

 

Les décrets « relatifs aux régimes spéciaux de retraite » des agents de la SNCF et de la RATP ont été publiés au Journal officiel de ce matin. On en connaissait les textes depuis le 26 décembre.

Comme pour la SNCF, le décret concernant la RATP comprend toutes les dispositions jugées inacceptables par la quasi-totalité des agents à savoir l’allongement de la durée de cotisation, l’instauration d’une décote et l’indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires. Le double-statut et la remise en cause de la prise en compte de la pénibilité ne figurent pas dans le texte de décret mais ne sont pas abandonnés pour autant, seulement renvoyés à la « négociation » générale interprofessionnelle.

Le mouvement de grève a été suspendu le 22 novembre au prétexte de l’ouverture de négociations lors desquelles gouvernement et direction auraient accepté de discuter du « cadrage » de leur contre-réforme. Dès le départ, nous avons dénoncé la manœuvre pour désamorcer le mouvement. Le résultat est là. Rien n’a changé par rapport au projet initial qui a déclenché la journée de grève historiquement suivie du 18 octobre.

Rien sinon en pire pour les salariés ! Contrairement aux premières annonces, le mécanisme de la décote continuera à s’alourdir après 2014 pour atteindre 5% de pénalité par annuité manquante en 2019. Le décret entérine également précisément le passage progressif à 41 annuités à partir de 2012. Qui peut croire aujourd’hui que le gouvernement va attendre 2012 ou 2019 pour supprimer totalement notre régime de retraite ?

Voilà la confirmation flagrante de ce que nous ne cessons de dénoncer depuis le départ : la casse des régimes « spéciaux » de retraite est le préalable à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition comme le préalable à la mise en concurrence et à la privatisation de notre entreprise de service public.

L’année 2008 sera une année décisive pour la bataille des retraites avec la deuxième étape de la loi Fillon de 2003. Sarkozy a tenté de dissocier les agents des entreprises publics des autres salariés. Son calcul est largement démasqué. Sa popularité, fabriquée par les media, décline à mesure que la réalité des effets de sa politique se fait jour.

Les agents de la RATP vont être amenés dans les prochains jours à donner leur avis sur le résultat des négociations. Ce sera le moyen d’exprimer fortement le rejet du décret et de sortir du piège consistant à négocier l’aménagement de l’inacceptable.

Toutes les raisons qui ont motivé la lutte d’octobre et de novembre pour le retrait du plan Fillon/Bertrand demeurent. Elle doit logiquement s’amplifier contre les décrets du 16 janvier.

Militants communistes à l’entreprise, nous ferons tout pour y contribuer. Nous refusons de nous intégrer dans le consensus droite/PS sur la question capitale des retraites. Nous entendons continuer à agir pour la convergence des luttes sur cette question entre salariés du privé, agents de la fonction publique et agents des entreprises publiques, notamment en s’opposant à tout allongement de la durée de cotisation et en exigeant le retour à 37,5 annuités dans tous les régimes.

Dans la bataille globale qui s’annonce, l’avenir des régimes « spéciaux » reste plus que jamais primordiale. Exigeons l’abrogation des décrets du 16 janvier 2008 et des décrets de décembre 2005 « adossant » le régime de retraite RATP au régime général !
par PCF - Collectif PCF-RATP-BUS ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 13 janvier 2008

Les forces existent pour mettre Sarkozy en échec en 2008

Sarkozy exhiberait-il sa vie privée pour masquer la réalité de sa politique ? Il n’y arrivera pas.

Ses photos dans les magazines, ses escapades luxueuses payées par des milliardaires traduisent en elles-mêmes une « certaine idée de la République » : une république privatisée, soumise aux puissants, reniant sa devise.

Pour de plus en plus de salariés, de retraités, de jeunes, les faits sont là. 8 mois après l’élection présidentielle, leur situation est devenue encore plus difficile. On comprend pourquoi le Président esquive maintenant la question du pouvoir d’achat sur laquelle il avait basé sa campagne électorale.

Sa politique est directement responsable du recul du pouvoir d’achat pour le plus grand nombre. Exemples :

Le gouvernement vient à nouveau d’augmenter les tarifs du gaz de 4% (40% au total depuis 2004). Dans quel objectif ? Préparer la privatisation ! Les profits de GDF ont augmenté de 29% l’année dernière et l’entreprise vient même de dépenser un milliard d’euros pour racheter ses propres actions et relever son cours en bourse. Voilà où part l’argent des usagers ! La remise en cause de l’ensemble des services publics indispensables est une attaque majeure contre le pouvoir d’achat.

La sape du financement de la Sécurité sociale coûte aussi très cher aux ménages. Depuis le 1er janvier, les franchises médicales viennent s’ajouter à l’ensemble des soins déjà non remboursés. Les retraites n’ont été revalorisées que de 1,1% alors que le chiffre officiel de l’inflation atteint 2,5%. Ces sacrifices sont directement la contrepartie des 30 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales qui alimentent uniquement en fin de comptes les profits des capitalistes.

A la suite de Fillon qui décrétait que la France était en faillite, Sarkozy proclame maintenant qu’il n’y a plus « d’argent dans les caisses ». Il ne manque pas d’aplomb ! En juillet, en « urgence », il a accordé pour 15 milliards d’euros par an de cadeaux fiscaux aux plus riches.

La question du pouvoir d’achat, c’est avant tout aussi la question des salaires. Une enquête de l’INSEE montre que le revenu salarial des ménages n’a pratiquement pas progressé depuis 1996. A la suite de ces prédécesseurs, Sarkozy mène une politique de bas salaires, dans la fonction publique comme vis-à-vis du secteur privé. Il a refusé tout coup de pouce au SMIC. Il continue d’encourager le développement du travail précaire, entre autres des emplois à temps partiel subi. En démantelant le code du travail, le service public de l’emploi (ANPE), il renforce encore les prétentions patronales sur le marché du travail.

Enfin, Sarkozy déclare la guerre aux 35 heures, plus précisément à la durée légale du travail. De la loi dite des « 35 heures » de 1999 risquent de ne subsister que les mauvais côtés : flexibilité, annualisation du temps de travail, modération salariale, exonérations massives de cotisations patronales aux dépens de la Sécu. Les avantages dont d’ailleurs seule une partie des salariés ont bénéficié sont remis en cause un à un. Mesures après mesures, le gouvernement banalise le recours aux heures supplémentaires qui ne rapporteront bientôt rien de plus aux salariés mais de nouvelles détaxes aux employeurs. La possibilité de racheter les journées de RTT ne consiste qu’à rendre aux salariés, quand cela arrange l’employeur, un salaire pour une période déjà travaillée.

Le pouvoir rêve que le temps de travail ne soit plus encadré que par les textes de l’Union européenne : 48 heures par semaine avec possibilité de dérogation jusqu’à 64 heures !

Exprimer son mécontentement mais surtout combattre et mettre en échec cette politique !

Sarkozy, relayé lourdement par les media, a justifié sa politique de coups de force par son élection, comme si le peuple avait élu un monarque pour 5 ans. Cette prétention tient de moins en moins à mesure que le mécontentement et la colère s’expriment.

Le pouvoir profite aussi et surtout de l’absence de véritable opposition politique du côté du PS. Sur la plupart des dossiers de fond, Ségolène Royal se distinguait peu de Sarkozy. Le consensus se retrouve aujourd’hui de façon flagrante dans la complicité entre UMP et PS pour faire passer au Parlement le nouveau traité européen malgré le NON du peuple de 2005. Le PS se place plus que jamais dans la perspective d’une alternance en 2012.

Aujourd’hui, l’alternative politique est ailleurs. Communistes, nous plaçons toute notre action à la construire à partir des luttes.

Les élections municipales vont être l’occasion d’exprimer un vote de défiance à l’égard du pouvoir, selon les circonstances locales. C’est important, mais cela ne suffira pas, notamment au vu des positions du PS.

L’automne 2007 a été marqué par un fort développement des luttes. Elles seront décisives en 2008. Dès la semaine du 21 janvier, plusieurs rendez-vous importants sont organisés.

Le 22, la bataille reprend contre la casse des régimes « spéciaux de retraite ». La démonstration est faite que cette lutte porte l’intérêt général, contre l’allongement de la durée de cotisation dans tous les régimes (41, 42, 45 ans).

Le 24, les agents de la fonction publique, rejoints par des salariés de plusieurs entreprises privées manifesteront pour les salaires, contre les suppressions d’emploi, notamment à l’éducation nationale. Les étudiants et professeurs n’entendent pas non plus abandonner leur bataille contre la privatisation de l’université et la loi Pécresse. L’opposition à la fusion « ANPE-ASSEDIC » se développe aussi et fait la démonstration de la nocivité pour l’emploi de cette mesure.

L’histoire ne se répète pas nécessairement. Il y a 40 ans, les travailleurs gagnaient avec le mouvement de mai/juin 68 de nombreux acquis contre un gouvernement réactionnaire. Sarkozy s’est répandu en haine contre ces acquis de 68. Communistes, nous ferons tout pour qu’un mouvement de grande ampleur mette en échec en 2008 sa politique destructrice de notre pays.
par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

http://vivelepcf.over-blog.fr/ 

« PAS D’AVENIR SANS PCF » - 1207 signataires de l'appel au 3 Mai

CN DU PCF DES 29 ET 30 Mars
 

Contact/Adhésion

PCF Paris 15

130 rue Castagnary

75015 PARIS

01 48 28 60 05

(06 10 85 25 10)

fax: 01 48 28 40 88

pcf15@wanadoo.fr

Lien vers un BULLETIN D'ADHESION

 

 

 

Présentation