Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Mercredi 28 février 2007

Françoise, ne t’en déplaise, nous ne nous mettrons pas en congé du PCF, ni en congé des luttes pendant la campagne électorale!

Déclaration de Stéphane Auriol, secrétaire du collectif PCF-RATP-BUS, membre du Conseil national du PCF, après le CN du 26 février et le compte-rendu de la discussion dans l’Huma du 28.

Ce qui a fait la force du PCF, c’est de porter la lutte politique directement sur le lieu de l’exploitation. C’est plus que jamais la raison d’être de nos cellules d’entreprise que nous avons maintenues ou recréées dans les dépôts de bus de la RATP. Pendant la campagne électorale, il nous paraît essentiel d’intensifier la bataille politique et idéologique à l’entreprise. Evidemment en tant qu’organisations communistes. Comment gagner la rupture avec la politique que les candidats de l’UMP, de l’UDF et du PS programment, même si c’est dans des termes différents, de poursuivre et d’aggraver ? A la RATP, nous sommes au cœur des enjeux idéologiques de la campagne nationale: - Poursuite ou arrêt de la casse du service public par la privatisation rampante, avec l’aide de directives européennes, malgré les 55% du NON. - Poursuite ou arrêt du démantèlement des acquis sociaux et en particulier de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition programmé pour 2008. - Poursuite ou arrêt de la remise en cause des droits des salariés et notamment du droit de grève.

C’est pour cela que notre collectif PCF-RATP-BUS a décidé de riposter contre la tentative d’imposer le « service minimum », contre la politique de mise en concurrence, de marchandisation des entreprises de service public. Nous avons choisi de mettre au centre la défense de notre régime « spécial » de retraite. Nous regrettons d’être pour l’instant les seuls à le faire. C’est une question cruciale de la campagne qui donne lieu à une attaque généralisée des principaux candidats et des media. En voulant mettre fin aux régimes spéciaux, ils cherchent à lever l’obstacle à la privatisation, à lever l’obstacle à la nouvelle dégradation de l’ensemble des retraites. Notre pétition rencontre un large écho dans les dépôts où elle est reçue par les agents comme un moyen efficace d’intervention politique dans la campagne. Pour nous, c’est la meilleure façon d’amener au vote communiste.  

 

 

Voilà l’expérience dont j’ai fait part au Conseil national, le 26 février. Mon intervention a suscité une réaction qui ne cesse de nous stupéfier de la part de la camarade Françoise Guiche, également agent de la RATP. 

 

 

Notre action communiste serait celle d’un « syndicat-bis ». Françoise confond syndicalisme et politique. Qui va décider demain de l’avenir des régimes de retraite sinon le prochain président et la prochaine majorité! Elle prétend que notre action ne participe pas à la campagne pour le vote pour Marie-George Buffet. Elle ne m’a pas bien entendu sur le vote communiste. Si elle pense que notre appel à voter communiste et notre action en tant que communistes pour la sauvegarde des retraites n’alimentent pas le vote pour Marie-George, c’est vraiment très inquiétant. Enfin je ne peux pas laisser passer que nous serions une « organisation fractionnaire » hors de « l’orientation du PCF ». Je suis aussi dirigeant national du PCF. Je n’ai pas de leçon de communisme à recevoir de Françoise, encore moins en ce moment. Françoise a fait le choix de ne pas mener une campagne communiste mais de s’inscrire dans les « collectifs unitaires antilibéraux », maintenant dans la campagne de la « gauche populaire antilibérale » d’où toute référence au PCF est gommée. Elle s’est vantée dans les media d’avoir réuni dans le « collectif antilibéral » de la RATP des responsables syndicaux de la CFDT, de FO, de l’UNSA…, organisations qui précisément accompagnent le processus de casse de notre régime de retraite ! Nous avons une autre conception du rassemblement !  Pour notre part, nous refusons la stratégie d’effacement du PCF. N’en déplaise à Françoise, parce que nous sommes des communistes responsables, nous allons étendre notre campagne communiste dans l’entreprise. 

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Mardi 27 février 2007

Conseil National du PCF du 26 février 2007,

Intervention d'Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris (résumé sommaire pour l'Humanité)

Sarkozy peut déclarer la guerre au monde du travail parce que Royal se situe
plus que jamais dans l’alternance pour gérer les affaires du capital. Persistance du consensus du oui. Nécessité, attente d’une campagne clairement communiste pour un vote efficace, le vote communiste prolongeant le 29 mai et les luttes. On n’y est pas. Après l’échec des collectifs, pourquoi persévérer dans l’effacement du parti dans la campagne ? Inquiétude devant la perspective de recomposition politique dès les législatives. Contresens de l’objectif prioritaire du rassemblement institutionnel de
toute la gauche. Contresens de la revendication d’une autre constitution de
l’UE renégociée. Non à la ligne du PGE.

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Lundi 26 février 2007

Conseil National du PCF du 26 février 2007,

Intervention de Stéphane AURIOL, fédération de Paris, secrétaire du collectif PCF-RATP-BUS

Les violentes attaques antisociales de Sarkozy, les silences et ambiguïtés de Royal préparent des lendemains d’élection durs pour le monde du travail. Pour ne citer que des rendez-vous annoncés, la nouvelle étape du démantèlement du système de retraite solidaire par répartition et la réintroduction de la « constitution » européenne sont prévues pour 2008 et 2009.  Pour moi, cette situation implique de développer plus que jamais l’activité du Parti, en tant que tel, sur ses positions de classes pendant la campagne électorale.

Notre raison d’être de communistes dans la période est d’alimenter le rapport de forces qui s’est manifesté au référendum du 29 mai 2005 et dans les luttes de ces dernières années. C’est la meilleure campagne communiste que nous pouvons mener.Il est plus que temps de sortir du contresens de la stratégie politicienne des collectifs antilibéraux. Vis-à-vis des communistes, comme vis-à-vis des électeurs et des salariés, il faut sortir de l’ambiguïté de la candidature de la « gauche populaire antilibérale », de toute tentative de recomposition politique mais donner la possibilité d’un vote efficace, le vote communiste.

A la RATP, en tant que service public, nous sommes au cœur des enjeux idéologiques de la campagne.

Sarkozy a déclaré que l’une de ses « mesures phares » qu’il prendrait dès l’été prochain serait de faire voter l’instauration du « service minimum » dans les transports, de remettre en cause le droit de grève dans un secteur clef. Nous ne devons transiger sur rien. Ce que veut essayer d’empêcher Sarkozy, c’est un nouveau novembre-décembre 1995. S’il peut se permettre de l’annoncer, c’est aussi parce qu’il y a eu un recul général à gauche sur la question. Notamment en ce qui nous concerne vis-à-vis de la majorité de « gauche plurielle » du Conseil régional désormais à la tête du STIF. Le président PS Huchon refuse de tenir son engagement de revenir sur le système du « service garanti » première amorce du service minimum.

Le service public de la RATP est aussi directement attaqué, comme la SNCF, par le projet de règlement européen sur le transport de voyageurs visant à imposer la mise en concurrence, prélude à la privatisation. Là aussi, nos positions doivent être fermes : refusons l’application des directives et réglements européens de casse des services publics. Le peuple les a condamnés le 29 mai. Cessons d’en demander la renégociation ou la réorientation.

Enfin nous sommes au centre des attaques presque unanimes chez les candidats et dans les media contre les régimes spéciaux de retraite. C’est une question majeure, cruciale de la campagne. En cassant nos régimes spéciaux, ils veulent lever un obstacle à la privatisation de nos entreprises publiques et ils veulent lever un obstacle à la casse de l’ensemble du système de retraite. Notre collectif communiste RATP BUS a lancé une vaste campagne de tracts et de pétition soulignant ces enjeux et exigeant l’abrogation des décrets du 26 décembre 2005 adossant notre régime à la CNAV. Nous sommes les seuls à nous battre à fond sur cette question. Notre action répond à une forte attente et rencontre la volonté des agents de ne pas laisser faire, de relever la tête politiquement face à la campagne d’insulte médiatique contre nos supposés privilèges. En moins de 3 semaines, nous avons rassemblé plus de 1000 signatures principalement sur 12 dépôts bus sur 25. Les camarades sont enthousiastes et nous allons intensifier notre action. Sur la défense des régimes spéciaux aussi, les communistes et la direction du parti ne doivent surtout pas être frileux. Pour nous, communistes du collectif PCF-RATP-BUS, c’est là, dans l’action, que doit se construire le vrai rassemblement, celui des salariés dans la lutte politique, à l’opposé de  l’assemblage politicien des « collectifs » antilibéraux.

par Stéphane Auriol ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 26 février 2007

Conseil National du PCF du 26 février 2007 

 Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, résumé sommaire pour l'Humanité 

 

Après la candidature de Bové, rien ne s’oppose à ce que MGB soit la candidate du PCF. Je renvoie à l’appel de communistes de Fontenay sous Bois, que l’huma refuse de publier. Beaucoup s’y retrouveraient, on a bien publié des appels contre MGB. «Antilibéral » ne veut pas dire anticapitaliste, et encore moins communiste. Pour les législatives, le pays a besoin non de personnes qui crachent sur le PCF mais de candidats communistes qui s’attaquent aux causes du capitalisme, sans chercher à l‘aménager et à entretenir l’illusion qu’il pourrait devenir social. Le Parti doit redevenir lui-même. Non à son effacement dans la « gauche populaire et antilibérale ». Que les réunions du CN aient lieu le week-end!

par Claude Fainzang ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 25 février 2007

Après l’Irak, les USA se préparent-ils à détruire l’Iran?

2007: la France doit conserver son indépendance en matière de politique étrangère et agir pour la paix!  

 

 

Au printemps 2003, la population française, comme de nombreux autres peuples, se mobilisait massivement contre la guerre américaine d’agression en Irak. Le refus du Président Chirac de s’aligner sur les mensonges d’Etat et la politique meurtrière de Bush et de Blair est le seul acte majeur de son quinquennat que nous avons approuvé. On n’a pas encore fini de mesurer les conséquences dramatiques de la guerre d’Irak : des centaines de milliers de morts, un pays démantelé, une déstabilisation profonde et durable de toute la région. Pour les dirigeants américains, il ne s’agit évidemment pas d’une erreur mais d’une stratégie mondiale de domination qu’ils entendent poursuivre, toujours au nom de la « lutte contre le terrorisme ». Après l’Afghanistan et l’Irak, la prochaine cible indiquée semble être l’Iran. Les Etats-Unis alimentent une vaste campagne sur les dangers du développement de l’armement nucléaire iranien, appellent à des sanctions. L’ancien conseiller à la sécurité du Président Carter, M. Brzezinski a affirmé devant le Sénat américain que « Bush pourrait organiser une provocation pour attaquer l’Iran ». La semaine dernière, Bush a affirmé que l’Iran arme les « terroristes » irakiens qui combattent l’occupation US. Quel que soit le peu de sympathie que l’on peut avoir pour le régime islamiste iranien, la perspective de cette nouvelle guerre est intolérable. Elle est aussi injustifiable. On ne peut que demander que l’Iran respecte les dispositions du Traité de non prolifération nucléaire (TNP) qu’il a signé. Ce n’est pas le cas mais le rapport de l’AIEA du 23 février reconnaît que l’Iran est encore très loin de la bombe atomique dans ses activités d’enrichissement d’uranium. Mais l’objectif de désarmement nucléaire multilatéral ne saurait s’imposer uniquement à l’Iran. Il doit s’appliquer dans la région à Israël et au Pakistan, puissances nucléaires avérées et au moins aussi menaçantes que l’Iran. Le débat sur l’Iran pendant la campagne présidentielle française ne peut que susciter d’importantes inquiétudes pour l’avenir de la politique étrangère de notre pays. M. Sarkozy s’est rendu en septembre dernier aux Etats-Unis. Il a ostensiblement prêté allégeance à Bush et a critiqué la diplomatie française pendant la crise d’Irak qu’il a jugée « arrogante ». Si Sarkozy avait été président en 2003, nous aurions donc été dans la situation de la Grande-Bretagne de Blair ou de l’Italie de Berlusconi ! La position de Mme Royal est floue. Elle s’est jointe cependant à la campagne contre l’Iran en affirmant sa volonté d’interdire à l’Iran jusqu’au nucléaire civil pourtant autorisé par le TNP. Leur choix commun de faire campagne pour le Oui à la « constitution » européenne en 2005 pèse très lourdement sur leur proposition en matière de politique étrangère et de sécurité. Rappelons que ce texte prévoyait l’augmentation obligatoire des dépenses militaires de chaque pays, l’intégration des politiques étrangères et de défense des pays européens, alignées sur les positions de l’OTAN, la nomination d’un ministre européen des affaires étrangères, la perspective de dissolution des droits de veto français et britannique au Conseil de sécurité de l’ONU dans un droit de veto « européen ». En un mot : la constitution d’un bloc militarisé supranational aligné sur les Etats-Unis. Le choix du gouvernement italien « de gauche » d’autoriser (et de financer) l’extension de la base militaire américaine de Vicenza a suscité une immense manifestation de protestation. L’annonce de l’installation de bases US de missiles « antimissiles » en Pologne et en République tchèque dirigés officiellement contre la Corée et l’Iran mais tout autant contre la Russie vont dans le même sens de militarisation US de l’Europe. Le futur gouvernement français ne doit pas accepter cette perspective. Comme en 2003 au moment de la guerre en Irak, ou en en 2005 lors du référendum, le peuple doit imposer une politique extérieure nationale indépendante oeuvrant pour de paix.

C’est le sens de nos propositions dans la campagne électorale pour le vote communiste:

Nous demandons la sortie de la France de l’OTAN. Nous rejetons toute intégration des forces  françaises dans une « défense européenne » et exigeons la sortie de la France de « l’Eurokorps ». Nous demandons une action pour confirmer le rôle de l’ONU, seule organisation universelle qui offre un cadre pour la sécurité internationale, le désarmement et le règlement des conflits. Comme contrepoids possible à la toute-puissance des Etats-Unis, nous nous prononçons pour le maintien du droit de veto de la France au Conseil de sécurité. 

La France doit œuvrer pour la paix en particulier au Proche Orient en rappelant en permanence l’exigence de respect des résolutions de l’ONU. Nous demandons la convocation d’une conférence internationale sous l’égide des Nations Unies afin de définir un règlement d’ensemble, pour en finir avec l’occupation et la colonisation de la Palestine, pour l’édification d’un Etat Palestinien indépendant à côté de l’Etat d’Israël, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés (dont l’application devra donner lieu à une négociation). Dans l’immédiat nous demandons le rétablissement de tous les financements internationaux à l’Autorité palestinienne et le démantèlement du Mur d’annexion. 

Nous nous battons pour que la France s’investisse dans des politiques de développement et de coopérations partout dans le monde. La Paix ne passe pas par la militarisation mais par la justice sociale et le respect du droit des peuples à disposer d’eux mêmes. Nous demandons la diminution des dépenses militaires qui doivent correspondre exclusivement à des objectifs de défense nationale. La politique de démantèlement et de privatisation des industries nationales de défense (GIAT, Société nationale des poudres et explosifs, arsenaux avec la Direction des constructions navales…) au profit des multinationales capitalistes, des marchands de canons, doit être stoppée. Nous demandons leur nationalisation.

 

 

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Mercredi 21 février 2007

Sarkozy déclare la guerre aux salariés du secteur public. Sa « mesure phare » : remettre en cause le droit de grève. Ne cédons rien sur le soi-disant « service minimum » !

M. Sarkozy assène avant, espère-t-il, de pouvoir matraquer. Sa méthode : monter les salariés les uns contre les autres, jeter les salariés du secteur public à la vindicte générale. Pour mieux faire passer sa politique au service des possédants. 

Interrogé dans le journal le Parisien daté du 21 février sur les premières dispositions qu’il ferait adopter s’il était élu, il fustige à nouveau les salaires et les retraites des fonctionnaires, les régimes spéciaux (non sans donner dans la même interview des chiffres contradictoires sur le nombre de leurs affiliés, d’abord 3,5 millions, quelques lignes plus loin 1,5 million…). Celui qui entend étendre les exonérations de cotisations patronales aux heures supplémentaires, prolonger la loi Fillon, notamment allonger à 42 ans la durée de cotisation, ose se permettre explicitement de désigner les salariés du public comme responsable du bas niveau des pensions de 3 millions de retraités. Dans le même ordre d’idée, il place comme « mesure phare de son programme», l’instauration du « service minimum dans les services publics ». Il rêve bien de faire comme son ami Bush dont la « justice » a jeté en prison l’an dernier Roger Toussaint, président du syndicat des transports de la Ville de New York pour avoir organisé la grève, très suivie, de décembre 2005 qui opposait notamment au passage de l’âge de la retraite de 55 à 62 ans pour les nouveaux embauchés du métro et des bus new-yorkais. L’idée de Sarkozy n’est pas nouvelle. C’était déjà l’un des objectifs de campagne de Chirac en 2002 qui a dû y renoncer. Sarkozy, bon poujadiste, prétend bénéficier de l’accord « plébiscitaire » des Français qui lui permettrait de faire passer le « service minimum » dès juillet « sans  qu’il soit discuté ». D’aucuns, notamment dans les syndicats réformistes, ou dans la gauche « molle », semblent l’avoir intégrer, ayant déjà acquiescé aux dispositifs « d’alarme sociale » ou de « service garanti » pour diminuer l’impact des grèves. Pourtant rien n’est plus faux dès lors que les vraies questions sont posées aux yeux de tous ! Qui est responsable des retards et des dysfonctionnements des transports publics que subissent les usagers toutes les semaines ? Quoi sinon le déficit de personnel, les retards de renouvellement des matériels, la recherche de la rentabilité financière à court terme, la logique de privatisation : précisément ce que combattent les salariés, parfois au moyen de la grève, en luttant pour défendre le service public nationalisé. Le spectre du mouvement de novembre/décembre 1995 continue de hanter les nuits des dirigeants du MEDEF et de leurs pantins politiques. La grève pendant 5 semaines des agents du public, notamment de la RATP et de la SNCF, avait eu raison du plan Juppé. Ils avaient été rejoints pour les journées d’action par les salariés du privé et  bénéficié du soutien massif des usagers, de l’ensemble des salariés, retraités, jeunes. En 2003, contre la contre-réforme des retraites, les salariés des entreprises publiques, dont Fillon disaient qu’ils n’étaient pas concernés, ont été des éléments moteurs d’un mouvement également massif, qui a failli l’emporter. En 2008 est programmée la nouvelle phase de la loi Fillon de démantèlement du système de retraite solidaire par répartition. Sarkozy veut anticiper en essayant d’entraver juridiquement la capacité de mobilisation des agents des services publics. Il peut se permettre d’aller aussi loin dans sa démagogie et dans ses attaques contre le droit des travailleurs parce que son opposant officiel, le PS se situe plus que jamais dans une perspective d’alternance pour gérer à son tour loyalement les affaires de la mondialisation capitaliste. Le signe manifeste de cette collusion est l’objectif commun, après avoir fait campagne chacun pour le OUI, de réintroduire d’ici 2009 la « constitution » de l’UE et sa « concurrence libre et non faussée », rejetées par le peuple. Pour les services publics, cela se traduit par la volonté de poursuivre l’application destructrice des directives et règlements européens de marchandisation. Contrairement à ce dont ils s’efforcent de persuader les Français, en évacuant la portée et la force de leur NON, traités, directives, règlements européens ne sont en rien une fatalité ! C’est précisément ce consensus que l’action des salariés, les luttes, s’appuyant sur les luttes récentes et le NON majoritaire du 29 mai 2005, doivent faire voler en éclats. C’est dans cet objectif que nous inscrivons notre action de communistes pendant la campagne électorale et le sens que nous voulons donner au vote communiste. Nous ne laisserons pas remettre en cause, au nom du « service minimum », le droit de grève dans les services publics, inscrit dans la Constitution française, résultat de décennies de luttes ! Nous agissons dans notre entreprise et vers les usagers pour montrer ce qui est vraiment en jeu. Nous exigeons plus que jamais de la majorité de « gauche » au Conseil régional d’Ile-de-France et de son président PS, M. Jean-Paul Huchon, qu’ils dénoncent le système du « service garanti », prémices du service minimum, imposé à la RATP et à la SNCF juste avant qu’ils ne prennent le contrôle du STIF, syndicat des transports d’Ile-de-France. A plusieurs reprises, M. Huchon s’y était engagé… 

 

 

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Mardi 20 février 2007

Emploi, salaires, retraites, services publics… La meilleure campagne « participative » : les luttes!      

80000 manifestants à Paris le 8 février à l’appel des syndicats de la fonction publique et de la SNCF: on ne peut que se féliciter qu’il n’y ait pas de trêve électorale des luttes. Dans la suite du NON majoritaire à la « Constitution » européenne, l’intervention du mouvement populaire sera décisive pour combattre et mettre en échec la politique de régression économique et sociale, menée dans l’intérêt du MEDEF. Quel que soit le futur gouvernement. 

 

Espérant que plus c‘est gros, plus ça passe, M. Sarkozy propose comme « rupture » de continuer et d’aggraver la politique actuelle de son gouvernement. Sa démagogie effrénée vis-à-vis des exploités n’a d’équivalent que parti pris de serviteur des exploiteurs: nouveaux cadeaux fiscaux aux plus riches, nouvelle remise en cause du droit du travail, du CDI, de la retraite à 60 ans et toujours de nouvelles aides publiques aux entreprises. Ses propositions pour les salariés : travaillez plus pour gagner moins ! pour les actionnaires : enrichissez vous ! M. Sarkozy peut se permettre de pousser le bouchon si loin parce que le PS se situe plus que jamais dans une perspective d’alternance pour gérer loyalement les affaires de la mondialisation capitaliste. Le « pacte présidentiel » dévoilé par Mme Royal a donné le cadre. Il s’inscrit dans le prolongement de l’engagement fondamental de la candidate socialiste pour le OUI à la « constitution » de l’UE de la « concurrence libre et non faussée ». Elle confirme sa volonté de faire revoter les Français sur un texte « renégocié » d’ici 2009. Elle reprend à son compte les 65 milliards d’euros annuel de cadeaux fiscaux et sociaux au patronat. Elle ne prévoit aucune réforme de la fiscalité et du financement de la Sécurité sociale dans le sens de la justice et de l’efficacité sociales et fiscales… Sans aucun moyen pris au capital, ses vagues promesses sociales se résument à prendre aux salariés un peu moins pauvres pour donner à ceux qui sont un peu plus pauvres. Cette impasse politique contraste avec la volonté majoritaire de changement exprimée lors du référendum du 29 mai 2005 ou dans les luttes des dernières années, notamment contre la loi Fillon sur les retraites ou contre le CPE. Dans la période, les communistes du 15ème entendent contribuer le plus possible au développement de ce rapport de forces et des luttes alors que d’importants rendez-vous sont fixés comme la nouvelle contre-réforme des retraites en 2008 ou la tentative de réintroduction de la « constitution ». C’est là que se trouve l’alternative politique pour le moment. C’est le contenu qu’ils entendent donner au vote communiste en 2007.

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Mardi 20 février 2007

Impasse de la dilution du PCF dans la « gauche populaire antilibérale » : le précédent des régionales de 2004 en Ile-de-France.

Le choix d’accélérer la stratégie d’effacement du PCF à l’occasion des élections n’est pas nouveau. En 1999, la direction du Parti de la « Mutation » imposait déjà la liste « Bouge l’Europe », coupée du PCF. Trois des six élus, « non-communistes de gauche », soutenaient la guerre impérialiste en Yougoslavie. La conception de la liste aux régionales de 2004 en Ile-de-France annonce plus directement les candidatures des « collectifs » pour 2007. En 2004, est imposée aux communistes une liste de « gauche populaire et citoyenne », déjà menée par Marie-George Buffet mais réfutant tout caractère communiste. Le résultat du 1er tour a été sensiblement plus moyen que celui des listes indépendantes, présentées clairement par le PCF dans d’autres régions, mais cultivant la confusion, il a recoupé étroitement la carte du vote communiste. Ont été finalement élus de cette liste après fusion avec le PS un tiers de non-communistes dont Claire Villiers ou le très contreversé président du MRAP Mouloud Aounit, qui s’agitent aujourd’hui dans les « collectifs ». Marie-George a dû démissionner aussitôt laissant la place à la suivante de liste PS de Seine-Saint-Denis. Cet effacement du Parti, loin de porter de la « radicalité » affichée, rime depuis 2004 avec le suivisme le plus étroit sur l’orientation social-libérale revendiquée du président PS Huchon. Nous venons de nous y confronter avec le choix, cautionné par le groupe CARC, de confier le marché décisif du renouvellement des trains de banlieue à la firme canadienne Bombardier aux dépens de la filière industrielle nationale, au nom de la loi de la concurrence libre et non faussée. Une autre voie était possible en 2004.

 

Dans une quinzaine de régions, les directions du PCF ont préféré présenter des candidats certes estampillés PCF mais dès le premier tour sur les listes PS. Il n’est évidemment pas question pour nous de nous reconnaître davantage dans ce choix que dans le choix francilien, hier comme aujourd’hui. En revanche, en Auvergne, en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais, des listes indépendantes PCF ont obtenus des résultats électoraux probants (12%). Dans le Nord, les élus PCF ont décidé de quitter l’exécutif régional à majorité PS, ne votent pas le budget et n’hésitent pas à contester sa gestion, ce qu’heureusement des organisations communistes font aussi dans les autres régions, combattant des mesures au service du patonat d’où qu’elles viennent. Ces positions de fidélité à la raison d’être du PCF redonnent son sens au vote communiste.

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Jeudi 15 février 2007

Solidarité des communistes français avec Cuba : une réaction de notre camarade Georges Hage après les déclarations surprenantes de Marie-George Buffet au « Grand jury RTL-Le Figaro ».

Nous souscrivons pleinement à la position exprimée par notre camarade. PCF PARIS 15.

Chère Marie-George,

J’ai écouté, dimanche dernier, ton intervention au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. J’ai été très surpris de ta déclaration concernant Cuba et de la position, qui serait depuis 15 ans celle du Parti Communiste Français, selon laquelle nous ne serions plus solidaires de la Révolution cubaine. Il ne m’a pas échappé combien la direction du Parti était devenue très discrète sur la situation de l’île. Son silence est absolu sur le sort des cinq patriotes cubains injustement détenus aux Etats-Unis pour avoir défendu leur patrie. Le blocus américain, dont continuent de souffrir Cuba et sa population, ne fait plus l’objet de dénonciations. Il est déjà loin le temps où nous participions à cette formidable campagne de solidarité « un bateau pour Cuba », en faveur des écoliers. Mais là où le paradoxe me semble le plus énorme, c’est que le Parti se désolidarise au moment où Cuba représente plus que jamais le symbole de la résistance à l’impérialisme de Bush et permet à des peuples d’Amérique latine de marquer des points contre les envahisseurs capitalistes. Crois-tu que sans Cuba socialiste, le Vénézuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua auraient remporté les victoires qui viennent d’intervenir ou de se confirmer ? Tous ces peuples apportent la preuve avec Cuba que l’histoire ne s’est pas achevée avec la chute des pays socialistes de l’est européen. Ils montrent qu’ils peuvent redevenir maîtres chez eux, maîtriser leurs richesses et congédier les exploiteurs et les multinationales qui les pillent depuis si longtemps. Nous devons plus que jamais être solidaires de Cuba et de tous ces pays, qui font la démonstration qu’un autre monde est possible. Je ne sache pas que les communistes français aient, un jour, décidé de la position que tu as défendue dimanche ? Certes je n’ignore pas que tu es désormais en congé du secrétariat national du Parti. Tu ne t’exprimes donc plus en son nom. Dans ce cas, il serait utile de préciser qu’il s’agit d’un point de vue personnel, qui n’engage pas les communistes français. Dans le même temps, je n’ai pas la naïveté de croire qu’il n’existerait pas de relation entre cette absence de soutien et de solidarité avec les peuples qui veulent rompre avec le capitalisme et construire une société socialiste en procédant à cette fin à la nationalisation des moyens de production des richesses et notre renoncement à cette même stratégie pour leur préférer un aménagement social de l’économie de marché. Nous ne sommes pas communistes pour nous fondre dans l’ordre établi des choses mais pour le révolutionner. C’est ce que font Cuba et les nations d’Amérique latine. C’est pourquoi j’en suis plus que jamais solidaire de leur combat. Je te prie de recevoir, chère Marie-George, mes salutations communistes et internationalistes. Georges HAGE, député communiste du Nord, doyen de l’Assemblée nationale.

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Mardi 13 février 2007

« Pacte » présidentiel de Ségolène Royal : ça promet ! Surtout au patronat.

Depuis plus de 20 ans, les programmes électoraux du PS sont tiraillés entre d’une part, la nécessité de donner quelques gages « à gauche », quitte à faire des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, et d’autre part la volonté de conditionner les électeurs à la politique de gestion loyale des affaires du capital qu’il s’apprête à mener. Dans les propositions, floues et incomplètes, qu’elle a rendues publiques dimanche, Mme Royal a clairement privilégié ce deuxième aspect. Son programme n’est pas un programme « timidement » de gauche qui n’oserait pas s’attaquer suffisamment  aux puissances d’argent. C’est un programme conçu dans le sens du MEDEF et de la mondialisation capitaliste.

Le cadre est donné. Prolongeant son engagement fondamental pour le OUI à la « constitution » de l’UE du capital, la candidate socialiste confirme sa volonté de faire revoter les Français sur un texte renégocié. Reprenant à son compte les 65 milliards d’euros de cadeaux annuels au patronat, elle ne prévoit aucune réforme de la fiscalité et du financement de la Sécurité sociale dans le sens de la justice et de l’efficacité sociales et fiscales. Dans le respect des limites dues à « l’ampleur de la dette publique », cela veut dire point de ressources nouvelles. Enfin, Mme Royal s’est livrée dimanche à une violente diatribe contre « l’Etat colbertiste, jacobin, centralisé à l’excès », contre le « poids de nos administrations ». Il n’y a qu’un pas jusqu’aux discours réactionnaires prônant un « dégraissage ». Mme Royal semble ne pas vouloir entendre les manifestants du 8 février. 

De façon cohérente, la défense des services publics est absente des 100 propositions. Il est seulement question de continuer à les soumettre à l’UE à travers une nouvelle « directive-cadre ». Toujours le OUI à la « concurrence libre et non faussée » et aux directives de marchandisation! Voilà qui limite singulièrement la portée de l’objectif de « créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF », d’autant que la renationalisation de ces entreprises n’est pas évoquée. Seule la lutte pourra garantir que ne se reproduise pas le scénario de 1997 pour France-Télécom, privatisée partiellement, malgré les promesses, dès le lendemain du scrutin.

Les annonces sociales ne conçoivent la solidarité qu’entre les exploités eux-mêmes. L’insuffisance des salaires est certes reconnue. Mais la perspective de l’élévation du SMIC à 1500 euros (brut) est repoussée « au plus tôt possible », d’ici 2012. Pour compenser la perte de pouvoir d’achat, Mme Royal incite les travailleurs et les jeunes à s’endetter ! L’Etat est invité par ailleurs à « prendre sa part de l’effort de financement » de la hausse des salaires. Dans la droite ligne de la soi-disant « Prime pour l’emploi » créée par M. Fabius, on sollicite la collectivité pour payer la rémunération du travail à la place des patrons qui en profitent ! 

La nouvelle étape de la Loi Fillon de démantèlement de notre système de retraite par répartition est programmée pour 2008. Tout en demeurant prudemment flou, le programme de Mme Royal l’a bien intégré, prévoyant une « réforme globale du système de retraite ». Ses contours apparaissent : 1°- un alibi social avec une augmentation, moins que modeste, de 5% des « petites retraites » (en deçà de quel montant ?) 2°- le refus de remettre en cause les 23 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales patronales. 3°- sous couvert, prudemment, d’un appel à une large négociation, remise en cause des régimes spéciaux de retraite et de « leur mode de financement » pour mieux faire sauter le verrou de la destruction de l’ensemble du système. 

En matière de logement, il ne s’agit jamais de s’attaquer aux racines de l’envolée spéculative mais de d’en limiter marginalement les effets, sinon de l’alimenter, avec de l’argent public. Tout pour les propriétaires : « avantages fiscaux et aides publiques », garantie de la caution, « simplification des procédures d’expulsion » (!!). L’objectif de construire 120000 logements sociaux par an reste en revanche peu crédible (35000 entre 1997 et 2002) devant l’insuffisance des financements. « Inciter au livret A » d’accord mais c’est impossible sans inverser le processus de privatisation de la « Banque postale », sans rejeter la tentative de Bruxelles de banalisation de l’épargne réglementée…

De même, sans moyens, les annonces pour l’hôpital, pour la recherche, pour l’école sont des vœux pieux. On relèvera aussi l’absence de propositions précises pour la défense de l’industrie du pays, contre les délocalisations… Flou encore et inquiétude devant l’ébauche d’une soi-disant « sécurité sociale professionnelle » qui pourrait rejoindre la « flexsécurité » prisée par le MEDEF.

Certains voudront encore nous vendre le programme de Mme Royal comme « moins pire » que celui de M. Sarkozy. Certes, sans doute pour capter les suites du mouvement contre le CPE, il prévoit l’abrogation du CNE. 

Pour nous la question ne peut pas se poser ainsi. Les positions de Mme Royal permettent à M. Sarkozy d’aller encore plus loin dans ses annonces anti-sociales, dans ses choix réactionnaires au service des multinationales et de la finance. Elles préparent le pays à une nouvelle alternance, à un nouveau gouvernement de régression économique, sociale et démocratique. Elles entretiennent le fatalisme. Nous excluons de rentrer dans ce jeu, d’envisager à nouveau en tant que communistes une participation à un nouveau gouvernement de « gauche plurielle». C’est la condition pour que les communistes, le PCF jouent tout leur rôle dans la véritable « campagne participative » : celle des luttes, de l’élévation du rapport de force dans le pays dans la suite du NON de 2005. Ne laissons pas le jeu de l’alternance étouffer la volonté majoritaire d’une véritable rupture et d’une alternative politique.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

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