Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie
18 mai 2008: Manifestation nationale pour l'école - 13h00 Opéra, direction Bastille via République
22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:
17 mai 2008: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.
Vendredi 31 mars 2006

Conseil national du 31 mars 2006 :

 

Résumé de l’intervention d’Emmanuel DANG TRAN (fédération de Paris, section du 15ème arrondissement) dans la discussion générale : 

 

Je ne partage pas l’autosatisfaction exprimée dans le rapport, notamment sur le respect du pluralisme au congrès. Les procédés utilisés, en dernier lieu pour éliminer des élus au CN issus de la liste alternative sont injustifiables. Cette liste a représenté 25% des communistes, ceux qui se sont prononcés pour les textes alternatifs les 3 et 4 février. Concernant le CPE, le pouvoir s’entête délibérément. D’un côté, il joue le pourrissement du mouvement, cherchant à attiser les braises des émeutes urbaines de l’automne, pour faire le lit de la droite fascisante de Sarkozy. Il cherche à enfoncer le clou de la résignation. De l’autre côté, son obstination réhabilite les forces de l’alternance, à commencer par le PS, un an après le désaveu que la victoire du NON leur a infligé et enferme la perspective politique. Sur l’emploi, le PS ne propose toujours, comme François Hollande dans les colonnes de l’Humanité dimanche, que la baisse du « coût » du travail, du « coût des CDI ». Dans cette situation, le rôle du Parti est triple. Premièrement, tenter d’empêcher le pourrissement en cherchant à politiser le mouvement, par exemple en direction des lycéens du professionnel. Deuxièmement, travailler plus que jamais à la convergence des luttes, à commencer par la lutte pour l’abrogation du CNE, aux luttes pour la défense du service public, à la bataille contre la privatisation de GDF. Enfin troisièmement, dégager la perspective politique. Dans la situation actuelle, elle doit venir des luttes. Il est nécessaire d’arrêter d’alimenter des illusions sur l’alternance en 2007, comme ce matin avec la participation à la rencontre de « toute la gauche ». C’est dans la suite du NON majoritaire, à partir du rapport de forces qui s’exprime dans les luttes que le Parti doit faire valoir l’alternative politique.

par Dang Tran ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 30 mars 2006

A l'appel de  l'Union locale CGT du 15ème, un rassemblement est organisé vendredi 31 mars de 12h à 14h devant l'hôtel Sofitel Sèvres, à côté de l'Aquaboulevard (métro Balard).

Soutien aux extras de l'hôtellerie.

"Ils ont entre 4 et 15 ans d'ancienneté avec des contrats d'un jour. Après avoir réclamé des contrats à durée indéterminée et s'être syndiqués à la CGT, ils viennent de se voir remerciés sans préavis, sans indemnité, sans motif, la direction se contentant d'indiquer qu'elle ferait appel désormais à des intérimaires. "

Nous sommes en train de battre le CPE, le CNE, combattons partout la précarité et l'arbitraire patronal!

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 28 mars 2006

Manifestation pour le retrait pur et simple du CPE et du CNE

Mardi 28 mars 2006, 14H30 Place d'Italie

Rendez-vous du 15ème: derrière la banderole de l'UL CGT 15, départ Métro Nationale, angle bld Vincent Auriol

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 23 mars 2006

Ne laissons pas passer la privatisation de GDF !

 

 

Soutenons les agents en grève le 23 mars!

 

 

 

 

En même temps que le CPE, le gouvernement tente un autre coup de force d’une extrême gravité pour le pays, la privatisation de GDF. Il veut livrer cette entreprise publique d’excellence, dans le secteur crucial de l’énergie, à la multinationale Suez. Il a même le cynisme, de justifier sa tentative de bradage précipitée de cet atout national au nom du « patriotisme économique ». EDF serait également fragilisée.

 

 

 

 

Ne laissons pas faire ! Ne laissons pas passer la loi qui sera nécessaire à ce mauvais coup !

 

 

 

 

Nous pouvons déjà mesurer le prix de la privatisation pour nous, usagers, salariés :

 

 

 

 

- Alors que le bénéfice de GDF a progressé de 29% en 2005 à 1,7 milliard d’euros, la direction de GDF et le gouvernement prévoient d’augmenter encore les tarifs de 5,8% au 1er avril. Au total, les tarifs se seront envolés de 34% depuis mai 2004 et d’autres augmentations sont annoncées ! C’est un véritable hold-up sur le budget des ménages pour alimenter la bourse et les trusts privés.

 

 

 

- A Paris, la direction de GDF prévoit de fermer 2 des 5 agences d’exploitation gaz avec de graves conséquences : menace sur la sécurité des conduites, ralentissement du renouvellement des conduites anciennes et dangereuses en tôle bitumée, suppression de dizaines d’emplois. De même, la direction prévoie de fermer la quasi-totalité des agences commerciales EDF-GDF (il n’en laisser que 3 à Paris) aux dépens des usagers.

 

 

 

 

- Des milliers d’emplois qualifiés et statutaires risquent d’être supprimés dans le pays.

 

 

 

 

Les agents de GDF et d’EDF seront en grève le 23 mars contre le projet de fusion- privatisation. Soutenons-les! Ce n’est qu’un début. Salariés, usagers, ensemble nous pouvons mettre en échec ce projet du gouvernement comme le CPE.

 

 

 

 

Pour l’indépendance énergétique de la France , l’égalité de traitement de tous les usagers, des tarifs justes sans détournement vers la finance, la sécurité des approvisionnements et des installations… défendons le service public !

 

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 23 mars 2006

Le 33ème congrès du PCF débute aujourd'hui au Bourget. Il durera jusqu'à dimanche.

Notre section a un seul délégué. Il sera aussi le seul signataire, parmi les 20 membres de la délégation du PCF Paris, du texte alternatif que nous avons adopté "Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes!"  bien que notre texte ait obtenu 16% des voix lors du vote des 3 et 4 février.

A suivre...

Lien vers le compte-rendu du Congrès départemental de Paris (17/19 mars)

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 23 mars 2006

Retrait immédiat du CPE!

Retrait immédiat du CNE!

 Manifestation à 14H00 Place d’Italie

Rien n’est négociable!

Actualisation du tract PCF Paris 15 :

Marquons un coup d’arrêt à la précarité mise en œuvre par les gouvernements successifs depuis 20 ans!

500.000 le 7 février, 1.000.000 le 7 mars, 1.500.000 le 18 mars de salariés de tous âges, du privé, du public, d’étudiants, de lycéens, de chômeurs... ont manifesté dans tout le pays contre le CPE. Villepin est battu! S’il ne l’a pas compris, la journée d’action du 28 mars doit avoir raison de son entêtement. 

M. de Villepin a sous-estimé la lucidité des jeunes et des salariés. Son CPE, comme son CNE, n’ont pas pour but de créer des emplois mais bien de précariser encore davantage l’ensemble des salariés pour les livrer à l’arbitraire total du patronat. Il pensait que les jeunes salariés, étudiants, lycéens étaient suffisamment conditionnés, « formatés » à la précarité pour accepter la supercherie du CPE. Eh bien non!. Comme l’ensemble des salariés, les jeunes refusent la vie au rabais, le mal-logement, l’horizon bloqué de l’insécurité sociale, l’exploitation accrue pour satisfaire l’appétit des actionnaires des entreprises du CAC 40 (dont les profits ont augmenté de 23,4% en 2005…).

Rien n’est négociable: exigeons le retrait sans condition du CPE! Exigeons en même temps le retrait du CNE, sa copie conforme! L’immense mobilisation populaire fait la démonstration de l’existence d’un rapport de forces pour mettre un coup d’arrêt tout de suite à la politique au service du MEDEF de précarisation générale du travail salarié, menée par les majorités successives depuis 20 ans. 

C’est là, dans les luttes, que se trouve la voie pour construire l’alternative politique dans la lignée de la victoire du NON le 29 mai. C’est la meilleure façon de bousculer les calculs politiciens pour 2007. 

...

 

De vraies solutions pour aller vers le plein emploi:

Combattre la précarité (taxer les contrats précaires, plafonner à 5% le recours aux CDD et à l’intérim, interdire la sous-traitance en cascade, dissuader les « externalisations », rétablir l’autorisation préalable de licenciement, obtenir le droit à la réintégration des salariés licenciés abusivement…).

Revaloriser le travail et le pouvoir d’achat des salaires et des retraites, pour alimenter une croissance saine, basée sur la consommation populaire et la réponse aux besoins (porter le SMIC tout de suite à 1500 euros,en finir avec le scandale des déductions de cotisations sociales patronales…).

Accorder la priorité budgétaire à l’éducation nationale, la formation, la recherche.

Défendre et développer l’appareil productif notamment contre les délocalisations et développer le secteur public. 

par PCF - Section Paris 15ème - tract ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 23 mars 2006

Ne laissons pas passer la privatisation de GDF ! Soutenons les agents en grève le 23 mars!

En même temps que le CPE, le gouvernement tente un autre coup de force d’une extrême gravité pour le pays, la privatisation de GDF. Il veut livrer cette entreprise publique d’excellence, dans le secteur crucial de l’énergie, à la multinationale Suez. Il a même le cynisme, de justifier sa tentative de bradage précipitée de cet atout national au nom du « patriotisme économique ». EDF serait également fragilisée.

Ne laissons pas faire ! Ne laissons pas passer la loi qui sera nécessaire à ce mauvais coup !

Nous pouvons déjà mesurer le prix de la privatisation pour nous, usagers, salariés :

- Alors que le bénéfice de GDF a progressé de 29% en 2005 à 1,7 milliard d’euros, la direction de GDF et le gouvernement prévoient d’augmenter encore les tarifs de 5,8% au 1er avril. Au total, les tarifs se seront envolés de 34% depuis mai 2004 et d’autres augmentations sont annoncées ! C’est un véritable hold-up sur le budget des ménages pour alimenter la bourse et les trusts privés.

- A Paris, la direction de GDF prévoit de fermer 2 des 5 agences d’exploitation gaz avec de graves conséquences : menace sur la sécurité des conduites, ralentissement du renouvellement des conduites anciennes et dangereuses en tôle bitumée, suppression de dizaines d’emplois. De même, la direction prévoie de fermer la quasi-totalité des agences commerciales EDF-GDF (il n’en laisser que 3 à Paris) aux dépens des usagers.

- Des milliers d’emplois qualifiés et statutaires risquent d’être supprimés dans le pays.

Les agents de GDF et d’EDF seront en grève le 23 mars contre le projet de fusion- privatisation. Soutenons-les! Ce n’est qu’un début. Salariés, usagers, ensemble nous pouvons mettre en échec ce projet du gouvernement comme le CPE.

Pour l’indépendance énergétique de la France , l’égalité de traitement de tous les usagers, des tarifs justes sans détournement vers la finance, la sécurité des approvisionnements et des installations… défendons le service public ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

par PCF - Section Paris 15ème - supplément au tract CPE ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 20 mars 2006

Beaugrenelle : le Tribunal administratif annule la délibération du Conseil de Paris du 27 septembre 2004 modifiant le plan d’occupation des sols

Une première victoire qui en appelle d’autres contre le projet de méga-centre commercial, les promoteurs et leurs alliés

Communiqué de la section du 15ème arrondissement de Paris du PCF

La décision du Tribunal administratif constitue une première victoire et un encouragement pour les riverains de Beaugrenelle en lutte et leurs associations.

Depuis maintenant trois ans, les dirigeants de la SEMEA 15 et des représentants de la Ville de Paris, notamment Mme Hidalgo, alignent les coups de forces antidémocratiques, jonglant avec la légalité, méprisant outrageusement la population, pour satisfaire les promoteurs immobiliers Apsys et Gécina et favoriser leur immense projet spéculatif. 

 

L’arbitraire a encore des limites dans notre pays. 

Lors de l’enquête publique de 2003 concernant la modification annulée du POS, 1427 riverains s’étaient prononcés contre et seulement 26 pour.

Depuis le départ, les communistes du quartier, l’ensemble de la section du PCF du 15ème sont activement engagés dans la lutte des riverains et des associations. Avec eux, nous combattons un projet démesuré qui menace d’écraser la vie du quartier et tous ses équilibres, notamment sa mixité sociale, qui menace le logement social et les équipements publics.

Nous combattons la perspective, dont ce projet est le fer de lance, de livrer l’ensemble de ce quartier, au nom de sa situation géographique, à la plus haute spéculation immobilière internationale. La municipalité s’est autorisée ainsi l’an dernier à privatiser des emprises publiques sur l’ensemble de la dalle.

La réhabilitation du centre commercial actuel est nécessaire comme la rénovation de la dalle mais elle doit se faire à dimensions constantes et ne peut en aucun cas servir de prétexte aux opérations immobilières des promoteurs.

La mobilisation de la population s’amplifie et nous nous en réjouissons. Des milliers d’habitants supplémentaires (au moins 2600 réunies par une des associations) ont exprimés leur opposition à l’occasion des enquêtes publiques de janvier et février 2006 sur les demandes de permis de construire déposées par Apsys et Gécina.

La décision du Tribunal administratif les rend caduques.

Elle aurait dû inciter la municipalité de Paris et M. le Maire de Paris en particulier à remettre à plat tous ces projets, à reprendre tout à zéro par une véritable concertation de la population.

Au contraire, la municipalité a fait appel de la décision de justice et prétend maintenant faire passer les permis de construire à la faveur de l’adoption du PLU de Paris en juin prochain.

La municipalité s’entête dans un projet indigne de toutes ses prétentions de « gauche ».

La décision du tribunal, après la forte mobilisation au cours des enquêtes publiques sont des points d’appui important pour le mettre en échec.

La section du PCF du 15ème arrondissement continuera à s’investir pleinement dans cette bataille.

 

Paris 15, le 20 mars 2006

 Liens vers plusieurs interventions antérieures:

Tract-pétition du Comité de défense de Beaugrenelle à l'occasion des enquêtes publiques sur les demandes de permis de construire des promoteurs

Intervention du PCF Paris 15 dans l'enquête publique sur le projet de PLU de Paris

Sortie du livre de notre secrétaire de section consacré au dossier le "NON de gauche" à l'opération Beaugrenelle

Article "Main basse sur Beaugrenelle"

 

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 20 mars 2006

Congrès départemental du PCF Paris, 17, 18 et 19 mars 2006 :

Compte-rendu de la délégation de la section du 15ème arrondissement, 20 mars 2006

Résultat du vote sur l’ensemble de la base commune :

Pour : 124, Contre : 24, Abstentions : 15

Ce résultat est fortement à relativiser compte tenu du « blindage » de nombreuses délégations de section dont les opposants à la ligne de la direction ont été éliminés.

En ce qui nous concerne, selon les critères retenus par la direction départementale sortante, nous aurions eu le droit à 21 délégués suivant le nombre de nos cotisants, à 16 délégués suivant le nombre des inscrits au vote des 3 et 4 février reconnus par la direction départementale elle-même. Cependant, seules 12 places nous ont été laissées. 

A noter la situation du 14ème (voir aussi ci-dessous). L’assemblée générale de section a refusé majoritairement, en toute souveraineté, d’envoyer des délégués au congrès départemental. Pourtant, avec l’appui de la direction départementale, 12 délégués d’un groupe fractionnel ont été acceptés (pour seulement 28 voix favorables à la base commune dans le 14ème). 

 

A noter aussi dans la composition du congrès : - la quasi absence de militants d’entreprises (sauf dans notre délégation, celle de la Ville de Paris et quelques unités). D’où la quasi absence d’interventions se référant aux luttes dans les entreprises (sauf des mêmes). Seule lutte largement évoquée, le CPE. - selon le rapport de la commission des mandats, 27% des délégués auraient « BAC +5 » (6% des adhérents de notre section). 

Les débats ont été globalement inintéressants et ennuyeux, sauf à de rares moments. Leur organisation a été souvent défectueuse avec une volonté manifeste d’obstruction des amendements les plus gênants. Le ton du rapport du secrétaire départemental sortant était à l’autosatisfaction et la méthode Coué. 

Conformément au mandat de notre assemblée de section, nous avons défendu les positions clés du texte alternatif « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » dont nous sommes à l’initiative (avec d’autres). Notre délégation est intervenue dans la discussion générale et sur tous les textes. Nous avons souvent obtenu un écho favorable au-delà des rangs des signataires.

Sur certains sujets, les dirigeants départementaux et nationaux se sont trouvés embarrassés et obligés de biaiser. 

1-     « Visée communiste » : 10 ans après, même devant une assemblée triée, la pilule de la Mutation a toujours du mal à passer (même chez les suivistes). C’est le 5ème congrès de suite où la question de l’identité communiste, de l’Histoire du Parti et du mouvement communiste international fait débat, presque dans les mêmes termes. Des voix se sont élevées, en plus des nôtre, notamment de la part de jeunes camarades, contre le reniement du passé et des fondamentaux du Parti, contre l’attitude d’autoflagellation portée par la direction du Parti et son texte. Un jeune camarade a bien démontré comment le nom PCF est indissociable de ces références. Nous sommes intervenus dans ce sens. Nous avons souligné, une fois de plus, comment la notion de « dépassement » du capitalisme imposée depuis la Mutation , servait à justifier la ligne réformiste mise en évidence entre 1997 et 2002. Alors que les partis réformistes et le PS ne peuvent plus se prévaloir d’aucune réforme (obtenue en fait grâce à l’action du parti révolutionnaire), la ligne réformiste du PCF est plus un contresens que jamais.

2-     « Stratégie » : Nous avons exigé à plusieurs reprises le bilan de l’expérience de la « gauche plurielle » entre 97 et 2002 , occultée par la base commune. Nous avons mis en cause la poursuite de l’inscription du Parti dans le schéma de l’alternance, défendue par la direction au nom du rassemblement de « toute la gauche ». Comment se rassembler avec les partis à commencer par le PS qui ont activement fait partie de l’union sacrée du OUI à la constitution européenne. Visiblement, sur ce sujet aussi, la direction peine à convaincre. Le caractère « inédit » de la démarche-prétexte des « forums » ne trompe pas. De jeunes camarades ont montré combien la présence du PS dans le mouvement anti-CPE, dans les collectifs anti-CPE, était opportuniste et perçue comme tel. Sur un autre plan, la « gauche plurielle » à la Ville de Paris, un camarade de la Ville a bien résumé les contradictions de la ligne de la direction de notre Parti : c’est bien beau de se préoccuper de la remunicipalisation de l’eau en 2009 (et il est pour), après les élections municipales, mais pourquoi ne quasiment rien faire pour s’opposer à la privatisation de services entiers par la municipalité actuelle. Le débat sur les élections et les candidatures communistes en 2007 a été particulièrement confus. Pour notre part, nous avons rappelé notre position : nous voulons des candidatures PCF pour stopper le processus d’effacement de notre Parti mais pour l’avenir, c’est une condition nécessaire mais pas suffisante. Ces candidats doivent porter une ligne de lutte et des propositions communistes, sachant que le programme du Parti ne doit pas être une base de négociation d’alliance électorale mais un point de repère politique pour les luttes, pour des victoires (tout de suite comme plus tard) contre la politique au service du MEDEF, car c’est dans les luttes que se joue l’alternative politique aujourd’hui.

Plusieurs dirigeants nationaux se sont évertués (très longuement…) à défendre la position du texte national qui joue d’ambiguïté pour calmer les camarades tout en préparant toute possibilité d’effacement du Parti en 2007 : pour une candidature de rassemblement, en proposant aux autres « forces politiques » (géométrie variable mais à eux de décider) une candidature PCF. Certains intervenants ont clairement revendiqué une candidature du « pôle de radicalité ». D’autres ont proposé d’adopter au congrès le principe d’une candidature communiste aux présidentielles à ce congrès, mais en différenciant cette échéance de celles des législatives. 

3-     « Programme » : La discussion du programme a été particulièrement bâclée. On mesure combien le nouveau mode de préparation du congrès est appauvrissante pour la réflexion collective. C’est la seule partie où des amendements intéressants ont été défendus sur des sujets précis (culture, audiovisuel, logement, pauvreté…) par des camarades de différentes délégations. Nous sommes intervenus notamment sur deux points : les services publics pour souligner la nécessité de (re)nationalisations et la question centrale de la propriété des moyens de production, abandonnée par la direction qui s’en tient maintenant à des formules vagues comme les « pôles publics », qui plus est « européens », qui laissent le champ libre aux privatisations. Nous avons dénoncé avec force l’inscription dans la partie « programme » de la volonté d’un autre « traité constitutionnel européen » alors que le peuple vient de jeter aux poubelles de l’Histoire cet instrument antidémocratique de l’UE du capital. Globalement, il y a eu très peu de débats sur l’UE, même dans la partie suivante.

4-     « Europe/Monde » : Nous sommes intervenus contre l’esprit du texte qui valide une rôle international diplomatique et même militaire à l’UE. Nous avons exprimé notre refus de l’Europe-puissance, nécessairement impérialiste, notre rejet du « nationalisme européen ». Nous avons aussi, comme plusieurs autres délégués, insisté sur la nécessité d’une solidarité politique active avec Cuba. Nous avons aussi demandé que le PCF Paris soutienne la jeunesse communiste tchèque menacée d’interdiction. Pas d’écho.

5-     « Parti/Statuts » : La discussion sur les statuts a suscité un important débat contradictoire sur le lien entre la souveraineté des adhérents et le paiement de la cotisation. Le fait qu’on puisse être adhérent sans payer de cotisation n’est pas accepté par une majorité (nous compris, dans les termes des statuts d’avant le 30ème congrès). Un amendement contre cette modification des statuts a été voté, contre l’avis de la commission. Nous avons souligné pour notre part combien les changements de statuts depuis Martigues avait contribué au démantèlement du Parti, notamment avec la suppression des cellules comme structure souveraine. Les changements proposés à ce congrès restent dans la même veine. Nous avons voté contre en particulier à cause de la validation de l’adhésion au PGE (que nous avons condamnée à plusieurs reprises comme organisation placée sous la tutelle de l’UE et à l’orientation sociale-démocrate), obtenue après une consultation délibérément bâclée. Seule la future direction pourra prendre l’initiative de remettre en cause ce coup de forces. Nous sommes aussi intervenus pour la réappropriation intégrale de l’Huma par le PCF et pour exprimer notre refus que le marchand de canon Lagardère soit considéré, dans les nouveau statuts, comme « une force engagée dans la défense et la participation au journal » sur le même plan que les militants. 

 

Elections des directions : la direction départementale n’arrive pas à éliminer l’opposition et notamment notre section

La direction s’est évertuée comme d’habitude à blinder la composition du futur Conseil départemental. Le jeunisme, dénoncé par plusieurs intervenants, a servi à faire élire des partisans de la Mutation , au prétexte qu’ils ont moins de 30 ans… 

Nous notons qu’un très grand nombre d’élus sont directement ou indirectement dépendants financièrement de l’appareil. Le nouveau secrétaire départemental, Patrice Bessac, 27 ans, a ainsi été contesté par quelques intervenants comme n’ayant jamais été professionnellement que permanent du Comité national… 

La représentation des oppositions est totalement minorée pendant que les sections « bidon » mises en place pour doubler les sections légitimes en désaccord sont outrageusement surreprésentées. La caricature étant atteinte pour le 14ème. Des mutants ont cherché à évincer la seule représentante de la section normale mais 5 personnes dont trois adhérents de la dernière pluie (un de 2006 !) ont été élus. 

 

La force de notre texte alternatif a empêché notre élimination du CD. Nous aurons désormais deux élus, au lieu d’un (sur 90 !) : Emmanuel DANG TRAN et Josette GAWSEWITCH. 

Vote sur l’élection du CD : Pour la liste du Conseil départemental proposé : 143, Contre 35. 

La délégation au congrès national a été particulièrement bétonnée, ce que nous avons souligné.

Les textes alternatifs ont obtenu au total 23% à Paris (dont 16% pour notre texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes »). Mais l’épuration ne laisse qu’un seul représentant sur 20 de ces textes : 

Le vote sur la délégation : Pour : 90; Contre : 32; Abstentions : 10

Candidatures proposées au Conseil national : 

Nos deux candidatures, Emmanuel DANG TRAN et Stéphane AURIOL ont été violemment rejetés par la commission des candidatures (bureau). Pour le xème congrès départemental consécutif, des dirigeants ont prétendu qu’il ne s’agissait pas d’une question de divergences politiques mais d’une question de comportement. La charge contre Stéphane nous a permis de mettre en valeur les expériences de lutte à la RATP , dans les dépôts bus, dont il est l’un des principaux artisans. 

Vote. Pour : 100, Contre : 30, Abstentions : 10

Notre délégation remercie particulièrement notre camarade Josette qui s’est  dévouée pour participer dans la nuit du samedi au dimanche (jusqu’à 3H30) au bureau du congrès sur les candidatures, quasiment seule face à l’adversité des partisans de la mutation pour défendre le pluralisme et la démocratie dans la fédération.

Notre délégation (16 camarades au total avec les suppléants) a donné une très bonne image de la diversité, du dynamisme, du sérieux politique et de l’ancrage dans les luttes de notre section.

Situation du 14ème (suite) : 

Ce groupe, après s’être trouvé en minorité à l’assemblée de section, a organisé une réunion parallèle lors de laquelle a également été élue une pseudo nouvelle direction de section.

Notre camarade Camille Marques, présente en tant que membre du conseil départemental sortant, a courageusement dénoncé au congrès départemental les violations multiples et flagrantes des statuts du Parti. De toute évidence, il s’agit d’une tentative de coup de force administratif pour pousser à l’écart une section très majoritairement opposante à la Mutation réformiste du Parti, depuis des années. Les réponses vaseuses du secrétaire départemental, la composition de la délégation bidon (comprenant surtout des adhérents de la dernière pluie dont un de 2006 !), ont démasqué encore un peu plus le caractère de l’opération. Camille n’a pas pu être éliminée du nouveau Conseil départemental.

Lien vers l’intervention de Camille au Congrès 

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 17 mars 2006

Congrès départemental de Paris, 17 mars 2006

Point d’ordre de Camille Marques :

Chers camarades,

Notre congrès départemental commence. Il est indispensable de vous alerter d’évènements très graves qui sont survenus dans notre section du 14ème. Nous ne pouvons pas commencer les travaux de notre congrès, en tout cas absolument pas adopter de décisions dans l’état actuel des choses.  Nous avons tenu notre assemblée générale de section le 25 février. Elle a été convoquée, conformément aux statuts en vigueur du Parti par Jean Calvary, notre secrétaire de section, par ailleurs élu communiste de l’arrondissement. Tous les camarades ont été convoqués. Un riche débat contradictoire a eu lieu. L’assemblée, à une grande majorité, exactement 52 délégués sur 63 présents, provenant de la quasi-totalité des cellules, a souverainement rejeté la base commune proposée par le CN.

Une majorité a statutairement décidé (je n’étais personnellement pas d’accord) de ne pas désigner de délégués au congrès départemental. La direction de section a été reconduite à l’unanimité des votants. 

Pourtant, un petit groupe, s’est permis de « convoquer » une réunion parallèle, improprement dénommée « conférence de section » pour le 11 mars. Ils étaient néanmoins présents à notre assemblée du 25 février, reconnaissant ainsi sa légitimité et sa légalité et lors de laquelle leur initiative fractionnelle a été dénoncée sans ambiguïté à partir des statuts. Mais voyant qu’il était en petite minorité, ils ont préféré déserter la salle avant les votes, avec la caution injustifiable de Gérard Mazet présent alors qu’il n’était pas invité et qu’il n’est pas membre de la section.

Ce groupe fractionnel a ensuite maintenu sa réunion du 11 mars. Il a prétendu alors élire et désigner une délégation, évidemment bidon, au congrès départemental des candidatures bidon au conseil départemental, une candidature tout aussi bidon au comité national également un comité de section bidon, et un secrétaire de section complètement bidon !

Le secrétaire de section c’est Jean Calvary ! Que représentent ces putschistes ? Au mieux, une partie de la vingtaine de voix obtenues par le texte de la direction nationale au vote des 3 et 4 février. L’attitude de ce groupuscule est évidemment inadmissible. Jean Calvary l’a dénoncé auprès des adhérents, comme moi-même au Conseil départemental du 14 mars. Il s’agit ni plus ni moins d’une pitoyable tentative d’exclusion d’une structure du Parti, de la structure « historique » du PCF dans le 14ème à nouveau soutenue par Gérard Mazet. 

Aucun communiste ne peut la cautionner. Nous ne laisserons pas faire le putsch ! Mais dans l’immédiat, notre congrès est concerné. Cette infraction majeure à la vie démocratique de notre parti menace en effet la sérénité et la régularité de ses travaux, disqualifie ses décisions. Nous ne pouvons admettre la présence de soi-disant délégués d’une section bidon.

J’ajoute que les membres du groupe fractionnel bénéficient, en tant que représentants supposés de leurs cellules de notre local rue du Château, du duplicopieur, où ils peuvent imprimer leurs tracts aux frais de la section. Pourtant pas un sou de leurs cotisations ne revient à la trésorerie de section.

Aucune part des cotisations versées à l’ADF, même provenant de camarades démocrates qui ne sont pas membres du groupe fractionnel et qui reconnaissent et appuient la direction de section et Jean Calvary, ne revient non plus à notre trésorerie. A l’inverse, l’ensemble des charges, importantes, notamment celles liées à nos locaux sont assumées par notre trésorerie avec les cotisations qu’elle perçoit directement. Pour l’instant, la direction départementale sortante, toujours par la voix de Gérard Mazet, prétend défendre l’indéfendable et reconnaître la délégation « putschiste » du 14ème. Que je sache, c’est aux communistes, aux adhérents du Parti de désigner statutairement (articles 7.1, 8 et 10) ses délégués et non à la direction de choisir les congressistes à sa convenance !

J’ai alerté la Commission nationale de « transparence » et sa présidente Brigitte Dionnet pour lui demander de faire respecter les statuts. Je n’ai pas de réponse de sa part pour l’instant. Mais j’espère que nous sommes capables, en communistes responsables, de les faire respecter ce soir.

En invalidant la prétendue délégation du 14ème. En invalidant ses candidatures au Conseil Départemental. En invalidant sa candidature au Conseil National.

Ce point d’ordre n’est pas une question de procédure mais soulève une question politique. Pas plus à Paris qu’ailleurs, les communistes ne se laisseront écarter de leur parti. Dans le 14ème, nous avons combattu l’ouverture du capital d’Air France, de France Telecom, l’éclatement de la SNCF avec la création du RFF, même lorsque ces mesures étaient prises par la « gauche plurielle » et un ministre « communiste ». Cette expérience a mené le PCF à 3,37%, souvenons-nous en ! Nous refusons de poursuivre dans la voie de la Mutation-liquidation de notre Parti. Nous ne nous laisserons pas priver de notre outil politique historique, le PCF, que des milliers de camarades ont quittés par dégoût des choix de leur propre direction. Les communistes doivent remettre leur parti à sa place, fiers de l’histoire de leur Parti : dans les luttes, dans la lutte des classes. C’est ce que les salariés, les jeunes attendent de nous.

Nous avons gagné le 29 mai, nous gagnerons encore. 

par Congrès départemental ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander