Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Vendredi 30 mars 2007

La détermination des habitants de Beaugrenelle à ne pas laisser la municipalité de Paris et la SEMEA15 livrer leur quartier à la spéculation et aux promoteurs Gécina et Apsys se renforce encore. Ce 29 mars, malgré une pluie glacée, plus de 300 personnes se sont rassemblées rue Linois, à l'appel du Comité de défense de Beaugrenelle, pour dénoncer la braderie des terrains et emprises publics du Front de Seine. Une fois de plus, ils ont exprimé la large opposition au projet démesuré d'hypercentre commercial qui menace d'engorger le quartier. Ils ont manifesté leur attachement aux équipements publics dont le centre médical Beaugrenelle, aux équipements culturels, aux petits commerces directement menacés par la loi des promoteurs qui n'est pas autre chose que la loi de l'argent. Combien de temps encore les édiles parisiens, dont en particulier Mme Anne Hidalgo, présidente de la SEMEA et 1ère adjointe au Maire de Paris, resteront-ils sourds à la voix de la population et des acteurs de la vie du quartier, comme dernièrement le directeur des cinémas MK2? Combien de temps vont-ils s'obstiner à satisfaire les promoteurs, à contourner les cadres juridiques? Déjà trois ans de retard, trois ans que les promoteurs laissent le quartier à l'abandon et tentent de prendre en otages les habitants! Il est temps d'opter pour une réhabilitation à dimensions constantes, respecteuse des équilibres, notamment sociaux, de cette partie du 15ème. La section du PCF Paris 15 soutient activement la mobilisation, dans le quartier, comme dans tout le 15ème et même au delà, vu l'ampleur de l'opération immobilière à Beaugrenelle, la plus grande à Paris en ce moment. Nous aimerions que beaucoup d'autres soient conséquents avec leur engagement: on ne peut pas se dire de "gauche" et faire le jeu des rapaces de la promotion immobilière. 

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Jeudi 29 mars 2007

Les postiers sont grève aujourd'hui à l'appel de la CGT. Ci-dessous le texte de notre dernier tract Poste:

Pendant comme après la campagne électorale, élever le rapport de forces existant en France pour METTRE EN ECHEC le démantèlement du service public postal

Les trois candidats favoris à l’élection présidentielle représentent les forces politiques qui se sont appliquées depuis le début des années 1990 à démanteler le service public de La Poste à tour de rôle. Ils ont l’intention de continuer quels que soient leurs annonces rassurantes aux usagers, notamment ruraux.

 

 

Leur jeu consistant à renvoyer la responsabilité des mauvais coups à l’autre camp ne prend plus. La droite a fait voter en 2004 la loi antipostale avec la création de la « banque postale » et la transposition de la deuxième directive de marchandisation du courrier que le gouvernement précédent avait élaborées. La « gauche plurielle » avait transposé la 1ère directive préparée par la droite etc…

Leur point commun est de jouer systématiquement la défausse sur l’Union européenne pour nous persuader, agents comme usagers, que nous ne pouvons plus résister en France. Pourtant, ce sont les ministres eux-mêmes qui conçoivent et adoptent les directives avec leurs « partenaires » européens et ce sont leurs gouvernements qui les font transposer en France par leur majorité au Parlement.

Voilà maintenant que les mêmes candidats s’inscrivent et veulent nous inscrire dans le projet de 3ème directive qui voudrait livrer l’activité courrier entièrement à la concurrence en 2009, c'est-à-dire y compris les envois de moins de 50 g. Ils s’engagent la main sur le cœur à défendre La Poste et le service universel et à « améliorer » le texte de Bruxelles. Les dés bruxellois sont pipés. Ne tombons pas dans le piège !

La victoire du NON à la « constitution » européenne de 2005 a fait la démonstration que l’on peut résister et mettre en échec, dans un pays, les traités, directives et règlements européens dont se servent les gouvernements pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux. Au nom de quoi l’UE du capital devrait régenter les activités de la Poste en France ? Au nom des politiques de « libéralisation » et de mise en concurrence qui ont déjà détruits 300000 emplois dans les pays d’Europe depuis 15 ans, qui ont détérioré le service rendu et fait grimper les tarifs ?

Par ailleurs, il ne peut pas être question d’attendre 2009 et de digérer l’application dévastatrice en cours des directives précédentes et de la loi anti-postale qui anticipent grandement la privatisation totale.

Pour la sauvegarde et la reconquête du service public, les conditions existent pour construire un rapport de forces. Le peuple a fait son expérience du gâchis, de la régression économique et sociale que représente la privatisation. Le rejet de la dégradation des conditions d’emploi et de travail grandit encore parmi les postiers. La colère des usagers des villes et des campagnes commence à s’organiser.

Les rencontres, les convergences entre salariés et usagers, entre salariés des différents services publics s’établissent de plus en plus. Cette unité qui ce développe, transformons-là en lutte et en victoires !

Les principes du service public de la Poste sont essentiels pour la réponse à l’intérêt général et aux besoins de chacun: égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire, absence de logique lucrative. Défendons-les !

Pour le rétablissement du monopole public de La Poste sur l’acheminement du courrier, et son extension à d’autres modes de communication.

Les agents du courrier luttent contre les plans de déstructuration de la distribution, « facteurs d’avenir » et des centres de tri. Ils refusent la flexibilité généralisée, les bas salaires, les tournées interminables, l’augmentation de la charge de travail, l’extension de la précarité (CDD, temps partiels), la suppression de 60000 emplois d’ici 2009. En résumé : le choix de la rentabilité financière en vue de la privatisation contre les salariés et la qualité du service rendu.

Les usagers, les populations réclament le maintien des services postaux, le maintien de tous les bureaux de poste, en refusant le marché de dupes des « agences postales » et des « points poste ».

Les uns et les autres ont raison. Les communistes soutiennent et animent ces luttes. Ils s’efforcent d’alimenter leurs convergences.

Dans l’immédiat, nous demandons l’abrogation du décret du 5 janvier 2007 sur le soi-disant « service universel postal ».

A terme, nous demandons le rétablissement du monopole public de La Poste sur l’acheminement du courrier.

Nous refusons la désintégration de la Poste et militons pour le maintien de son unicité. Nous agissons pour le rétablissement pour tous du statut du personnel qui correspond à cette mission au service du pays : le statut de fonctionnaire d’Etat.

Exigeons l’intégration de la « banque postale », actuellement filiale de droit privé, à La Poste. En ce qui concerne les services financiers, maintenant subordonnés à la « banque postale », la recherche du plus fort « produit net bancaire » dans la logique de la privatisation conduit à tourner le dos aux missions du service public : garantir l’accès de tous, au meilleur tarif, au service universel bancaire, orienter l’épargne populaire vers le financement des priorités nationales. Nous exigeons le retrait du plan DCC, « développement et compétitivité des centres » est un véritable plan de casse prévoyant la suppression de milliers d’emplois et à partir de 2010 la fermeture de centres. Il est incompatible avec le maintien du service rendu.

Nous exigeons du gouvernement le retour au niveau de 2003 des tarifications bancaires pratiquées par la Poste.

Nous demandons que les encours de la « banque postale », des CCP soient redirigés vers le Trésor public et cessent d’être détournés (comme l’a décrété la « gauche plurielle », via la filiale Effiposte) vers les marchés financiers. Cela représente 250 milliards d’euros !

Nous combattons la banalisation du Livret A dont la collecte est essentielle pour financer le logement social. La Poste doit cesser de le marginaliser au profit de placements boursiers. Le gouvernement doit empêcher la fin, réclamée par les banques privées, du monopole de La Poste et des Caisses d’épargne sur le Livret A. Elle serait synonyme de dépérissement de la collecte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 28 mars 2007
Avant, après les élections, nous ne nous mettrons pas « en congé » du PCF!
Menons une campagne communiste !
 
Rarement depuis longtemps, la nécessité de l’activité et de l’organisation communiste n’était apparue aussi fortement. 
Pourtant, à quelques semaines de l’élection présidentielle, un grand nombre de communistes sont en proie au doute et au désarroi, comme ceux, plusieurs millions encore, pour qui le PCF représente le parti du monde du travail, du combat contre le capitalisme. 
Nous considérons que la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions, prolongée envers et contre tout à l’occasion des élections par la direction, est à l’origine de cette situation. Au-delà des élections, elle menace l’avenir du Parti, son existence même.
Il ne serait pas trop tard pour que la direction corrige le tir. Mais il est décisif, pour le scrutin comme pour la suite, que les communistes le fassent eux-mêmes dans leurs cellules et sections, leurs entreprises et leurs quartiers. 
 
De nouvelles conditions existent pour déployer les idées communistes. La volonté de rupture dans le pays après 25 ans de politiques au service du patronat et de la mondialisation capitaliste est manifeste. Le 29 mai 2005, à 55%, le peuple a mis en échec l’UE du capital. Les luttes n’ont cessé de s’amplifier ces dernières années. Elles persistent sans « trêve électorale ». Le capitalisme est même discrédité dans les sondages.
 
Le gouffre est béant entre l’absence de perspective électorale et cette aspiration au changement. Sarkozy parvient même à en capter une part par un populisme effréné, rivalisant avec celui de Le Pen, alors même que sa « rupture » n’est que l’aggravation de la politique du gouvernement actuel. Bayrou arrive à se présenter comme une voie de sortie au système de l’alternance UMP/PS, mais se situe précisément en son centre. L’affirmation par Mme Royal, dans son « pacte présidentiel », de son ancrage social-libéral alimente directement la « dérive générale à droite ».

Quel que soit l’élu(e), les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail : marchandisation totale de l’électricité et du gaz dès le 1er juillet, nouvelle contre-réforme des retraites, réintroduction rapide de la « constitution » européenne, pour ne citer que ces points communs aux trois favoris.
 
Nos responsabilités de communistes n’en sont que plus grandes. Le théorème de Chotard, ancien vice-président du patronat nous revient en tête: « on ne fait pas la même politique selon que le PCF représente 20% ou 10% des voix ».


En 1997, notre parti était remonté, bien après la chute du mur, à 10%. En 2002, après 5 ans de participation à un gouvernement de gestion « loyale » des affaires du capital et de « mutation », il est tombé à 3,37%.

Encore moins en 2007 ? Les sondages, qu’il faut certes relativiser, sont très mauvais pour pour Marie-George Buffet. Sa candidature refuse de s’afficher comme communiste et de porter le vote communiste. Nous pensons que les deux choses sont intimement liées.

L’élimination méthodique du sigle PCF sème le trouble parmi les électeurs et les camarades.
Marie-George s’est « mise en congé » de sa responsabilité au PCF. Elle se défend dans les media d’être la candidate du PCF.
La campagne se déroule sous l’appellation d’une « gauche populaire antilibérale » que personne n’identifie. Qu’est ce qui peut bien le justifier ?

Nous avons dénoncé et combattu la stratégie des collectifs « antilibéraux » qui a paralysé le Parti pendant 6 mois. Depuis décembre, l’échec est patent, encore davantage avec la candidature de Bové, qui se réclame du même programme que Marie-George.
Les éructations anticommunistes de certains « partenaires » ont profondément choqué les communistes. Le soutien de certains « notables » communistes à Bové accentue la confusion.
Persévérer maintenant dans cette impasse est une absurdité sauf à penser, comme nous sommes de plus en plus nombreux à le redouter, que l’objectif véritable est de préparer une recomposition politique avec des franges de la social-démocratie, peut-être dès les législatives.
Cette recomposition de la « gauche », à l’allemande ou à l’italienne, va de pair avec la poursuite de la décomposition organisée du PCF depuis la « Mutation ». Quitte à faire perdre des voix à la candidate.

 
Le choix de l’effacement du PCF et de ce qu’il représente est un contresens. Il ne s’agit pas que d’une question de nom ! L’absence d’un positionnement communiste clair, assumant nos positions fondamentales risque de peser très lourd.
 
Cette « gauche antilibérale » fait du rassemblement de la « gauche » dans les institutions, au gouvernement, la condition du changement politique immédiat. Comment l’imaginer avec ce PS qui a fait outrancièrement campagne pour le OUI ? Le peuple a déjà donné et le Parti aussi. Le mouvement populaire, les luttes exigent une alternative politique dans laquelle nous devrions nous situer prioritairement. Dans l’immédiat, cette orientation de campagne nourrit de façon désastreuse le vote « utile » en faveur de Royal, sinon de Bayrou pour faire barrage à Sarkozy voire à Le Pen.
 
La « gauche antilibérale » fait glisser naturellement le « NON de gauche » vers la « gauche du OUI ». Demain vers le « OUI de gauche » ? On peut le redouter.
Elle se place ouvertement dans la perspective de renégociation de la constitution de l’UE, au nom d’un illusoire « traité constitutionnel des peuples ». Dans cette perspective, la dévalorisation du NON de classe français conduirait à minorer les possibilités de mise en échec des politiques antisociales, et contribuerait à pousser certains électeurs dans les bras de l'extrême-droite.
On est loin du programme communiste de rupture.
Les mots « nationalisations », « propriété publique des moyens de production et d’échange», défense et rétablissement des monopoles publics, semblent être devenus tabous.

 

Ces choix mènent le PCF dans le mur.
Les communistes ont été écartés des décisions, mis à chaque étape devant le fait accompli. Nous les appelons à réagir, à mener, comme certains le font déjà dans leurs entreprises et leur quartier, une campagne communiste, assumant nos positions fondamentales.
Avant comme après les élections, ne nous mettons surtout pas en congé du Parti ! Faisons le vivre, faisons vivre, revivre nos cellules, sections, fédérations !

 
Nous sommes nombreux, communistes avec ou même sans carte, à partager cette analyse, cette conviction, cette détermination. La question du vote à la présidentielle ne nous offre aucune solution satisfaisante. 
 
Malgré la stratégie de la direction du Parti et même à son corps défendant, Marie-George Buffet est perçue comme la candidate communiste. Des camarades considèrent que le seul moyen d’exprimer un vote communiste est d’utiliser le vote Marie-George Buffet. Ils entendent aussi ne pas aggraver la division de l’électorat communiste et ne porter aucune responsabilité d’un mauvais résultat qui servirait de prétexte pour enterrer le PCF.
 
Pour d’autres camarades, il ne faut nourrir aucune ambiguïté et ne donner aucune légitimité à cette nouvelle étape du processus de liquidation du Parti, pour mieux être en état de le défendre ensuite.
 
Dans tous les cas, nous appelons à porter pendant la campagne des présidentielles comme des législatives, dans l’action militante, le contenu du vote communiste en rapport avec les luttes qui se développent. Notamment sur les priorités suivantes :
  • * Briser le consensus en nous opposant à toute tentative de renégociation et de réintroduction de la « constitution » de l’UE.
  • Porter la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat sans aucune concession à l’idéologie de la « baisse du coût du travail », l’exigence d’une augmentation immédiate du SMIC à un niveau juste économiquement et socialement pour une vie décente : 1500 euros net. Relèvement de l'ensemble des grilles de salaires du privé et du public.
  • * la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire, avec en priorité la suppressions des exonérations de cotisations sociales patronales.
  • * la défense du statut du travail, de l’emploi stable, l’adoption de mesures interdisant ou dissuadant la précarité.
  • * l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, notamment des régimes spéciaux de retraites, rempart contre le démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition et de la protection sociale.
  • * le refus de la politique de désindustrialisation du pays, la mise en avant de la nécessité d’une grande politique de relance de l’industrie et de la recherche appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations.
  • * la (re)nationalisation démocratique des secteurs clés de l’économie exigence à laquelle le cas d’Airbus donne une large écho.
  • * des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité
  • * un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation en cours depuis 10 ans.
  • * une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen, au moment où la menace d’une attaque impérialiste contre l’Iran se précise.
Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un parti communiste qui forge son action et ses propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.

Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes ! Montrons l’utilité du vote communiste. Préservons l’avenir du PCF. Assumons nos responsabilités de communistes !
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Mardi 27 mars 2007

A l’occasion du 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome, 27 partis communistes et progressistes ont adopté une déclaration commune à l’initiative du Parti communiste portugais. Nous déplorons qu’une fois de plus, la direction du PCF ait refusé de s’associer à une démarche internationale de partis communistes. Nous lui demandons d’expliquer ses points de désaccord avec ce texte.

 

Appel commun de 27 partis communistes et progressistes d’Europe à propos de la création de la Communauté économique européenne.

Le Traité de Rome, fondant la Communauté économique européenne (CEE), a été le résultat d’un choix des grandes puissances et du capitalisme monopoliste ouest-européen. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, les développements de l’UE valident l’action des forces qui ont combattu ses politiques, qui ont dit NON et continuent à dire NON au Traité de Maastricht, qui ont exprimé leur opposition à la « Constitution » européenne. Ils donnent raison à ceux qui luttent contre l’Union européenne du grand capital, véritable directoire des grandes puissances néolibérales et militaristes.

Les objectifs propagés par les forces politiques dominantes dans les pays de l’UE, les socio-démocrates, les conservateurs et autres forces de droite, se sont révélés des annonces mensongères qu’il s’agisse de la convergence des économies nationales, de la réduction du chômage, de l’amélioration des conditions de travail, de l’établissement de la démocratie et la paix, d’un développement commun sur un pied d’égalité. L’UE a pour mission de renforcer le capital transnational à base européenne et les grandes firmes des principales puissances européennes, en étendant leur pouvoir économique et leur emprise sur les choix politiques européens et nationaux, en remettant en cause les droits et acquis des travailleurs, en ouvrant de nouveaux marchés et ressources naturelles à l’exploitation. Cette voie conduit à l’accroissement des inégalités sociales, des déséquilibres régionaux, à l’extension de la pauvreté et de l’exclusion.

En ce moment, les attaques redoublent contre les salariés, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical. Des droits fondamentaux comme l’éducation, la santé, la protection sociale sont convertis en sources de profits pour le grand capital. Exploitation, chômage et précarité s’accroissent. Pendant que sont imposées à certains des pays les plus pauvres du monde des règles commerciales injustes, des murs sont élevés autour de la forteresse Europe contre les migrants.

Les exploitations agricoles familiales, la pèche artisanale sont ruinées, les artisans et les petites entreprises indépendantes sont écrasés sous la domination des groupes financiers et de la grande distribution. Les libertés démocratiques subissent des coups sérieux. L’anti-communisme progresse encouragé par certains gouvernements européens ou par les institutions de l’Union européenne elles-mêmes. Les mesures d’interdiction et de persécution des forces politiques de gauche, des anticapitalistes et des mouvements populaires se généralisent. Racisme et xénophobie sont encouragés.

La militarisation de l’UE progresse, tout autant que sa collaboration avec l’OTAN et les USA dans des guerres impérialistes : en Afghanistan, en Irak, en laissant les vols illégaux de la CIA survoler les pays de l’UE, dans les pressions exercées contre Cuba socialiste, le Venezuela bolivarien, contre tous les pays et les peuples qui résistent. Sur « recommandation » de l’OTAN et de la Commission européenne, les dépenses militaires augmentent et la course aux armements reprend.    

Le grand capital européen utilise l’élargissement de l’UE et de l’OTAN à l’est, tout comme la politique de pression sur les Etats souverains de l’est, pour mener plus avant ses propres objectifs de domination politique, économique et géostratégique.

La souveraineté et l’indépendance des peuples et nations sont de plus en plus remises en cause. Malgré le rejet que les peuples français et néerlandais ont pu exprimer, il est projeté de relancer le « traité constitutionnel ».

Cette attaque globale de l’impérialisme est confrontée à des luttes prometteuses des travailleurs et des peuples. Nous les saluons.  

Nos partis entendent renforcer leur coopération et leur action commune. Ils entendent contribuer activement à renforcer les organisations de lutte de la classe ouvrière, le mouvement anti-impérialiste, pour résister, combattre le néo-libéralisme et le militarisme et gagner le rejet du « traité constitutionnel ». 

Nous appelons à la promotion de contre-projets répondant aux besoins et à l’intérêt des peuples et affirmons que le socialisme est la vraie alternative pour les peuples du continent européen. Nous appelons à la convergence des actions et des luttes qui jettent les jalons d’une Europe de paix, de coopération entre Etats souverains, égaux en droit, une Europe du plein-emploi et d’un véritable développement économique et social, une Europe ouverte sur le monde, promouvant l’amitié entre les peuples, respectueuse du droit de chacun au développement économique et social. Une Europe au service de la paix mondiale qui s’engage pour une résolution pacifique des conflits.

 

Le 23 mars 2007 

 

Parmi les 27 partis signataires : Le Parti communiste du Portugal (PCP), e Parti communiste de Grèce (KKE), le parti communiste de Bohême-Moravie (République tchèque KSCM), le Parti communiste allemand (DKP),  AKEL (parti communiste de Chypre), le parti socialiste ouvrier de Hongrie (PSOH), le Parti communiste d’Espagne (PCE), les partis communistes d’Irlande, de Norvège, de Finlande, du Luxembourg, de Grande-Bretagne, de Turquie…  

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Vendredi 23 mars 2007

50ème anniversaire du traité de Rome: nous ne nous laisserons pas griser!  NON, toujours NON à l'UE du capital!

TOUT, TOUT, TOUT, nous allons tout entendre sur les bienfaits de l’UE à l’occasion de la célébration en grande pompe du 50ème anniversaire du Traité de Rome. La propagande déferle pour fabriquer un mythe européen que la réalité du l’UE du capital dément tous les jours.

L’Histoire est allègrement revisitée. En 1957, la CEE, « petite Europe » a été constituée sous l’égide atlantiste, non pour garantir la paix mais pour se coordonner derrière le bloc US dans la « guerre froide ». Si l’intensification des rapports économiques entre les pays d’Europe est devenue une réalité, la CEE « des trusts » s’est toujours appliquée à faire le jeu des multinationales et à contourner les forces démocratiques nationales.

Depuis la fin des années 80, l’UE est passée à une autre échelle: celle de relais de la mondialisation capitaliste. Aujourd’hui, le cas d’Airbus est hautement significatif. L’UE encourage la privatisation, la « concurrence libre et non faussée » entre les firmes comme entre les salariés des différents pays. Elle détruit le modèle de coopération internationale qui est à l’origine du succès.

Les décisions démocratiques souveraines des peuples français et néerlandais en 2005 ont sonné une nouvelle étape de la résistance des peuples. Ne les laissons pas remettre en cause! Ne nous laissons pas griser par les fastes de la Fête du 50ème anniversaire! 

Lien vers le tract « Faisons respecter notre NON !» 

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Vendredi 23 mars 2007

Conseil National du PCF du 22 mars 2007, Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Il serait encore temps de corriger le tir et de porter le vote communiste. Le pays en a besoin. Le cri du coeur de l’ancien vice-président du CNPF, Yvon Chotard, est plus d’actualité que jamais : « on ne fait la même chose avec un PCF à 20% qu’à 10% ». 10%, c’est le niveau auquel nous étions remontés en 1997, 8 ans après la chute du Mur. En 2002, on est tombé à 3% après la collaboration à la « gauche » plurielle. Quel niveau pour le vote communiste en 2007 ? Les sondages pour Marie-George, même si ce ne sont que des sondages, sont très bas et la candidature ne veut pas s’afficher comme communiste. Je crois que les deux sont liés. La stratégie d’effacement du Parti poursuivie dans la campagne sous le nom de « gauche populaire antilibérale » que personne n’identifie est une aberration. Elle entrave la mobilisation des camarades et ne répare pas la crise de confiance que l’aventure des « collectifs » antilibéraux a créée dans le Parti. La volonté de participer à une recomposition politique « à gauche », avec une mise en retrait du PCF et des positions communistes, persiste, on le voit pour les législatives, et inquiète. L’impasse pour les communistes de la ligne de rassemblement institutionnel de « toute la gauche » apparaît crûment dans la campagne. Elle alimente directement le vote utile pour Royal. Elle ne permet pas de se dégager de l’expérience de la « gauche plurielle ». Donner de l’utilité au vote pour Marie-George, c’est au contraire en faire un vote communiste, inscrit dans les luttes, permettant d’élever le rapport de forces face aux nouvelles attaques qui s’annoncent, quel que soit l’élu. Par exemple, la nouvelle contre-réforme des retraites démarrant par la casse des régimes spéciaux, ou évidemment les tentatives de réintroduction de la « constitution » européenne. Sur cette question centrale, prolonger le NON, ce n’est pas réclamer un « autre » traité constitutionnel laissant l’illusion d’une bonne « constitution » possible. Le 1er juillet 2007, l’électricité et le gaz doivent être entièrement marchandisés selon une directive européenne transposée par la loi de privatisation de GDF. Un des enjeux de la campagne, c’est de se battre contre l’application en France de cette directive. Je ne comprends pas que l’adresse de Marie-George aux électriciens et gaziers ignore ce rendez-vous mais s’inscrive dans la préparation du projet de troisième directive de libéralisation.

 

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Vendredi 23 mars 2007

Conseil National du PCF du 22 mars 2007, intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris (résumé sommaire pour l'Humanité) 

L’anticapitalisme se développe dans notre pays. La candidature de MGB peut et doit porter des propositions communistes de rupture. Contre la baisse du coût du travail, pour le SMIC à 1500 euros net tout de suite. Parler clair sur le financement de la Sécurité sociale et fins des exonérations des cotisations sociales patronales. (Re)nationalisation des secteurs clés de l’économie. L’objectif de la propriété publique des moyens de production et d’échange est entièrement d’actualité. Contre toute tentative de réintroduction d’un projet de constitution européenne, qui ne peut que renforcer l’emprise du capital sur le travail dans les pays d’Europe, et mettrait en place « la concurrence libre et non faussée » refusée lors du référendum du 29 mai. On peut contrer la stratégie d’effacement du Parti si les communistes eux-mêmes s’emparent et font vivre ces idées et leurs organisations.

 

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Lundi 19 mars 2007

Les salariés des Monoprix en lutte ! Imposons des mesures contre la précarité et pour les salaires!

La semaine dernière, plus de 400 salariés de 25 Monoprix de Paris, dont deux du 15ème, se sont mis en grève à l’appel de la CGT. Ce mouvement s’inscrit dans le développement, malgré la répression patronale, de la lutte pour des conditions de travail et des salaires décents. 

Chez Monoprix, la réalité a deux faces, intimement liées. D’un côté, le chiffre d’affaires de cette enseigne « moyenne-haute gamme » progresse fortement à 3,8 milliards d’euros pour 2006. Sa maison-mère, le groupe Casino s’est réjoui d’une augmentation de son bénéfice opérationnel de 7,9% à 1,043 milliard d’euros en 2006. De l’autre côté, la vie des salariés, caissières, vendeurs, magasiniers devient de plus en plus intenable. La majorité des salaires sont au niveau du SMIC ou en dessous. La direction généralise les contrats à temps partiel imposé, de 30 heures, de 20 heures, soit 1000 ou 600 euros par mois. Les journées de travail n’en sont pas moins interminables du fait du travail fractionné. Les problèmes de loyers, transports, de garde d’enfants sont un défi permanent.

 

La montée du mouvement revendicatif à Monoprix va compter dans les négociations salariales prévues cette semaine. Elle permet aussi aux salariés d’être plus forts face aux pressions des directions, à l’individualisation des conditions de travail. Nous avons participé à la sensibilisation des clients sur cette réalité (voir le conflit de février au Monoprix Boucicaut) ou à la question de société posée par les projets d’ouverture du dimanche – (Monoprix Convention à Noël 2005). 

La lutte à Monoprix pose aussi directement la question politique de la lutte contre la précarité et les bas salaires dans la campagne électorale et pour la suite. M. Sarkozy, en particulier, se propose d’aggraver le démantèlement du droit du travail. Le rapport de forces existe pour inverser cette politique notamment sur des exigences précises : 

-  l’interdiction du temps partiel imposé avec dans un premier temps la priorité accordée aux travailleurs à temps partiel pour les heures supplémentaires. - la limitation stricte des contrats à durée déterminée et de l’intérim à des missions exceptionnelles. L’abrogation du CNE. - l’interdiction de la journée de travail fractionné (limitation du nombre et de la durée des interruptions).-  moyens nouveaux à l’inspection du travail.

Concernant les salaires: - faisons monter l’exigence de la revalorisation du SMIC à 1500 euros net tout de suite; -  supprimons les encouragements à la pratique des bas salaires que constituent les 23 milliards d’euros d’exonérations annuelles de cotisations sociales patronales (qui sapent le financement de la Sécurité sociale) ou la Prime pour l’emploi (qui fait payer par les contribuables une part de la rémunération du travail à la place du patronat).

Quand les bénéfices des entreprises du CAC 40 atteignent 100 milliards d’euros, que les dividendes des actionnaires bondissent à 38 milliards, le futur gouvernement ne pourra pas expliquer que les moyens n’existent pas ! Les salariés des Monoprix vont intensifier leur mouvement, sans trêve électorale. Soutenons leurs revendications qui nous concernent tous !

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Mercredi 14 mars 2007

Gallois désigne lui-même les vrais défenseurs d’Airbus : les peuples !

Dans plusieurs interviews récentes données à la presse, le PDG français Gallois estime qu’Airbus est victime du « poison des conflits nationaux ». C’est l’hommage du vice à la vertu. Après-demain, 16 mars, aura lieu une nouvelle grande journée de lutte et manifestation des salariés d’Airbus et de l’aéronautique notamment en France et en Allemagne. Voilà les « conflits » sociaux « nationaux » qui dérangent la stratégie de privatisation et de course au profit financier qui a fragilisé Airbus et que M.Gallois veut aggraver avec son plan Power 8. 

 

Car au niveau des autorités françaises et allemandes, il n’y a guère de conflit réel. Les gouvernements successifs des deux pays ont procédé de concert depuis 8 ans. Ils ont privatisé partiellement leurs parts respectives d’Airbus. Puis ils ont chacun laissé faire la gestion financière désastreuse du privé. Maintenant, devant les dégâts de Power 8, ils continuent l’un et l’autre à plaider l’impuissance, alors qu’ils détiennent toutes les clefs s’ils jouent leur rôle d’actionnaires de référence. 

Pendant 30 ans, la coopération internationale a parfaitement fonctionné aboutissant aux succès que l’on connaît. Il n’y a absolument aucune raison pour que ce modèle ne recommence pas à fonctionner. Aucune sauf la volonté du patronat européen, des gouvernements « libéraux de « gauche » ou de droite, et de l’UE de pousser la privatisation jusqu’au bout. En mettant en scène des tensions nationales, en essayant, en vain, d’opposer les salariés des différents pays, ils poursuivent un objectif : transformer Airbus en multinationale capitaliste, éventuellement sous le couvert plus correct d’en faire une « entreprise européenne » intégrée.

Ils savent, M. Gallois sait, qu’il existe, au plan national, des rapports de forces qui peuvent mettre en échec leur projet. La victoire du NON à la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas, pour le plus grand intérêt de tous les peuples d’Europe l’a confirmé sur un autre plan.

Aujourd’hui, il est plus important que jamais de développer les luttes et leurs convergences dans chaque pays et pour nous en France pour contraindre le gouvernement, l’actuel comme celui qui sera issu des élections, à repousser le plan Power 8 et à restaurer la formule du succès d’Airbus : la coopération publique internationale.

 

La question d’Airbus n’est pas que l’affaire des salariés d’Airbus et de ses sous-traitants. Elle concerne tout le pays, d’autant plus qu’elle est exemplaire de la politique de casse de notre industrie. 82% des Français soutiennent la lutte des salariés d’Airbus. Nous le constatons en militant, la nécessité de la renationalisation est une évidence pour beaucoup. Sur ces bases solides, travaillons à des mouvements de solidarité dans toutes les entreprises ! Plaçons cette question au cœur de la campagne électorale ! 

Liens : - Notre tract du moment en version courte. - Article : l’UE au chevet d’Airbus pour mieux l’achever. - En rase motte: Huchon prétend aider Airbus!

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Mercredi 14 mars 2007

Le centre d’hébergement d’urgence de la rue Duranton à l’abandon depuis 18 mois :  

 

Assez de gâchis, assez d’hypocrisie  

 

Le Centre d’hébergement d’urgence du 22 rue Duranton dans le 15ème arrondissement constituait depuis 10 ans une structure de proximité, bien intégrée dans son quartier, accomplissant sa mission de réinsertion des sans logis dans des conditions jugées satisfaisantes par tous. En septembre 2005, la DDASS, sur consigne du ministère, décidait de fermer ce centre de 36 places au motif que la surface des bâtiments serait soudain devenue insuffisante au regard de nouvelles normes. Nous avions participé activement à la lutte, lancée par l’Union locale CGT avec les résidents, pour le maintien de l’ouverture du centre pour l’hiver et pour son maintien définitif après, éventuellement, rénovation. Nous avions interpellé l’ensemble des responsables. En décembre 2005, le Préfet de Paris s’engageait à maintenir la vocation sociale du Centre Duranton, « dans un dispositif de maison relais ». La Ville de Paris, propriétaire du bâtiment, affirmait avoir demandé à ses services « d’étudier la faisabilité (qui ne fait pas de doute) de la transformation du site en maison relais et de rechercher des capacités immobilières dans le 15ème pour créer un centre de substitution ». 18 mois et deux hivers plus tard, le bâtiment est à l’abandon ! Aucune trace de début de commencement de travaux ! Voilà, sur un plan local, qui confirme le caractère totalement illusoire et démagogique du « droit opposable au logement » version Villepin-Sarkozy. Du côté de la municipalité de Paris, nous avons bien noté la budgétisation, avec un an de retard, de la création d’un centre d’insertion des jeunes, rue Gutenberg, mais rien concernant la rue Duranton. A la veille de la date de reprise des expulsions locatives, le 15 mars, nous interpellons à nouveau le gouvernement et la municipalité. Ils doivent tenir leurs promesses. Plus que jamais, nous refusons la logique d’exclusion, de ségrégation sociale et de spéculation immobilière qui frappe Paris et le 15ème en particulier. 

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