Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Lundi 31 mars 2008

Conseil national du PCF des 29/30 mars 2008   

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, résumé

9,3% aux cantonales avec 1250 candidats : une persistance nationale du PCF sur la base de campagnes locales qui n’évacuent pas l’identité communiste (ex:UE). 3ème désaveu de la stratégie d’effacement après le 1,9% et l’assemblée de décembre. Confirmation que le PCF a un avenir mais tout reste à faire. 3 ruptures urgentes: avec la soumission au PS, le flou des positions (ex: UE, salaire socialisé, nationalisations), l’abandon des orgas de base. Nécessité pour l’alternative politique tout de suite partant des luttes. Aux communistes, cellules, sections, en lien avec les luttes, de bouleverser le congrès de continuité prévu par les mêmes directions. Paris : contre-exemple de dynamisme communiste avec l’alignement sans conditions sur le social-libéralisme.

Lien vers l'intervention de Claude Fainzang


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Lundi 31 mars 2008
Sept automobiles ont été incendiées dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mars dans la rue Dutot à quelques dizaines de mètres de l’Institut Pasteur et des écoles de la rue Vigée Lebrun. La devanture d’un restaurant a été gravement endommagée par l’explosion des voitures et il s’en est fallu de peu que l’incendie gagne tout l’immeuble.

La section du PCF Paris 15ème fait part de sa consternation devant cet acte criminel.

Elle souhaite que les moyens engagés par la police permettent d’identifier les auteurs et leur mobile.

Cet acte d’une gravité exceptionnelle doit renforcer l’attention de tous les responsables sur la vie de ce secteur du 15ème où sont régulièrement signalés des phénomènes de bandes et de petite délinquance. La mise en commun des expériences des acteurs de la vie sociale, notamment du monde éducatif et des associations de locataires doit permettre de mieux cerner les problèmes et leur origine pour y répondre. Nous demandons à la municipalité de se donner les moyens d’impulser cet échange. Mieux vaut prévenir que guérir.
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Dimanche 30 mars 2008

Défense de la retraite solidaire

Gagner l'union des salariés!

Briser le consensus politique!

 

Malgré la défaite, dès le soir des élections, Fillon annonçait une accélération des contre-réformes antisociales, à commencer par la nouvelle phase du démantèlement du système solidaire de retraite par répartition. C’est une provocation !

Sarkozy et Fillon viennent pourtant de perdre l’un de leurs (faux) arguments préférés. Depuis les élections municipales et cantonales, ils ne peuvent plus se prévaloir d’une légitimité électorale, même par défaut.

Ils assènent à nouveau l’argument de la prétendue faillite de l’Etat et de la Sécurité sociale pour justifier de nouveaux sacrifices aux salariés. C’est eux-mêmes qui ont creusé les déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale, en accordant 15 milliards d’euros par an de réductions d’impôts aux plus riches avec le « paquet fiscal » de l’été 2007 et en portant à 30 milliards par an les exonérations de cotisations patronales pour le bonheur des profits des entreprises du CAC 40. Rendez l’argent ! Ils se précipitent maintenant pour subtiliser le milliard d’euros d’excédents de l’Unedic obtenu en pressurant les indemnités des chômeurs.

Dans tous les secteurs, les luttes se développent et atteignent parfois un niveau inédit comme dans l’audiovisuel ou la justice. Sur quoi bute le mouvement social?

L’avenir des retraite: point de convergence des luttes.

Le défi et la priorité sont plus que jamais de construire les convergences de lutte. C’est particulièrement évident pour la défense des retraites. Le gouvernement a étudié minutieusement son calendrier. En automne, il s’attaque aux « régimes spéciaux » des salariés des entreprises publiques pour lever l’obstacle à la nouvelle étape de la loi Fillon de 2003 contre tous les salariés (41, 42 annuités). Il laisse traîner les « négociations » sur la prise en compte de la pénibilité et prépare un projet de loi pour l’été.

Dans le même temps, il tente d’éluder les revendications des retraités, qui avec 1,1% d’augmentation de leur pension, s’apprêtent à perdre encore 3% de pouvoir d’achat cette année.

Il est temps de déjouer cette entreprise de division.

Par la capacité de mobilisation des agents concernés, les références qu’ils représentent en terme de durée de cotisation, de prise en compte de la pénibilité, la bataille pour la défense des régimes spéciaux reste essentielle pour toute la lutte pour les retraites.

Le piège des négociations ouvertes au plus fort de la grève de novembre est maintenant démasqué. Elles n’ont abouti à aucune « amélioration » du projet du gouvernement mais ont servi à désamorcer le mouvement. Au contraire, les décrets RATP/SNCF, en principe applicables au 1er juillet, prévoient le passage à 41 annuités à partir de 2009.

Préparer les conditions d’une reprise du mouvement dans le secteur public est décisif pour tous. Ajoutons que l’argument de l’équité a été balayé par la révélation des montants des pensions du public, sensiblement égaux sinon inférieurs à ceux du privé.

Les objectifs du gouvernement sont clairs: permettre au Medef et à la finance de mettre la main sur les 140 milliards d’euros de financement des retraites. Continuer à démanteler la retraite par répartition permet au Medef d’obtenir de nouvelles exonérations de cotisation et en même temps de diriger vers la finance, les fonds de pension… une nouvelle part des salaires nets.

Le prétexte de la démographie tient d’autant moins que 60% des salariés faisant valoir leur droit à la retraite à 60 ans ne sont plus en activité (chômage…).

Les financements pour maintenir et reconquérir les retraites existent. Il faut rendre à la Sécurité sociale l’argent qui lui revient (voir au dos). Dans ce contexte, il n’y a aucune raison d’en rabattre sur les revendications et de rentrer dans la logique de déclin de la Sécu. C’est aussi la façon d’unir les salariés.

Refus de tout allongement de la durée de cotisation. Retour à 37,5 annuités pour tous. Pas touche à la retraite à 60 ans!

Retour dans le privé à l’indexation des pensions sur les salaires, au calcul sur les 10 meilleures années.

Augmentation du minimum contributif (pas de pension au dessous du SMIC), départs anticipés pour les travaux pénibles...

Ces propositions se heurtent à l’absence de perspective politique. Celle-ci ne peut partir, dans la période, que des luttes elles-mêmes.

Le recul électoral de la droite s’est fait en direction de l’abstention et de la gauche. Le PS est le principal gagnant en sièges de maire. Mais il s’agit d’un « vote sanction par défaut », le PS ne portant pas une alternative politique que les questions de fond. Ses parlementaires viennent de voter avec Sarkozy la ratification du nouveau traité de l’UE, rejeté par le peuple en 2005. Sur les retraites, le PS n’a pas soutenu le mouvement des agents RATP/SNCF/EDF. Il est à l’origine d’une grande partie des déductions de cotisations sociales, au nom des 35h. Il évoque régulièrement une augmentation de la CSG. Etc.

C’est bien pour cela aussi que la droite au pouvoir peut se permettre d’accélérer encore le rythme de sa politique de casse sociale. Aujourd’hui, la perspective politique est ailleurs, dans le mouvement des luttes lui-même, dans sa convergence pour mettre en échec au moins sur un point du programme de Sarkozy.

La remontée du PCF, à 8,82% aux cantonales, peut être un atout pour construire cette perspective.

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Dimanche 30 mars 2008

Retraites, assurances maladie: les financements existent!

Rendre à la Sécu ce qui revient à la Sécu!

L’ancien N°2 du MEDEF Denis Kessler a résumé clairement les objectifs du patronat, repris par Sarkozy : en finir avec tous les acquis sociaux de 1945 et « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

Au premier rang de leurs cibles avec les services publics : la Sécurité sociale. Au total, toutes branches et tous régimes confondus, ce sont plus de 250 milliards d’euros par an qui échappent au marché, aux circuits financiers et à la loi du profit. Insupportable au tenants du CAC 40.

Le moteur de notre système de protection sociale issu de 1945 est la cotisation sociale, à laquelle le MEDEF s’attaque avec insistance. Il est plus nécessaire que jamais d’en rappeler la nature. La cotisation sociale (salariée et patronale) constitue la partie socialisée de la rémunération du travail, le salaire socialisé, mis en commun pour assurer collectivement, sans accumulation financière, des besoins fondamentaux: la santé, la retraite, les allocations familiales.

L’abaissement des cotisations sociales patronales, indûment appelées « charges », au nom du dogme de la « baisse du coût du travail », amène directement une montée des profits et une perte de pouvoir d’achat pour les salariés. L’exemple des « franchises » médicales est éclairant. La baisse des retraites, la dégradation de l’offre et de la qualité des soins en sont d’autres.

Les exonérations de cotisations patronales atteindront 32 milliards d’euros l’an prochain selon la Cour des comptes, c'est-à-dire trois fois le déficit annoncé de la Sécurité sociale. Sans effet mesurable sur l’emploi! Les revenus des plus riches échappent également largement à la cotisation, donc à la solidarité nationale. C’est le cas des stock-options mais pas seulement.

Rappelons aussi que 100000 chômeurs de moins, c’est 1,3 milliard de plus pour la Sécu alors que l’on a jamais pu prouver les effets sur l’emploi des déductions de cotisations patronales. 1% d’augmentation des salaires nets, c’est aussi 2,5 milliards d’euros pour la Sécu. La véritable alternative politique à la logique de casse de la Sécu qui conduit, entre autres aux franchises, c’est la défense et l’extension de la cotisation sociale à l’opposée des politiques pratiquées par les gouvernements successifs depuis 1983, comme des propositions d’augmentation de la CSG (PS) ou de création d’une TVA sociale (UMP).

Sarkozy s’attaque à la Sécurité sociale par tous les bouts, financement et prestations. Il s’abat d’abord sur le secteur public et les régimes spéciaux de retraite pour lever un obstacle à la nouvelle remise en cause de l’ensemble du système par répartition et pour tenter de « mater » des salariés qui se sont massivement mobilisés en 2003 comme en 1995.

Le défi qui se pose à tous, c’est de déjouer les divisions recherchées par le pouvoir .

C’est d’avancer la vraie alternative à la casse du financement de la Sécurité sociale : le retour à son principe d’origine que le mouvement populaire a fait concéder au patronat en 1945.

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Vendredi 28 mars 2008

Quelle démarche pour la préparation du 34ème congrès par les communistes? Avant le CN des 29 et 30 mars

Les bons résultats du PCF aux élections démentent la « thèse du déclin inéluctable », du « boulet de l’histoire » sur laquelle s’appuyait la direction du parti pour justifier sa stratégie d’effacement sinon de liquidation. Le PCF reste un repère historique pour le monde du travail, les plus exploités, en recherche d’une perspective politique.

Déjà, à l’assemblée nationale extraordinaire de décembre, la direction avait été désavouée par les adhérents et avait dû remiser l’ordre du jour initial qui prévoyait de fixer comme feuille de route du 34ème congrès des « expérimentations » « sans tabou ni a priori » allant jusqu’à la disparition du Parti.

L’appel « Pas d’avenir sans PCF! », signé maintenant par 1100 camarades, n’y est pas pour rien.

Mais pour les communistes, tous ceux pour qui la raison d’être du PCF est d’animer la lutte des classes du côté des travailleurs, tout reste à faire. La rupture avec la stratégie d’alignement sur la « gauche PS »,  avec l’affadissement des positions et le déclin organisée des structures est plus urgent que jamais.

Elle ne pourra venir que des communistes eux-mêmes, des organisations du PCF, cellules, sections… qu’ils pourront faire vivre ou revivre, en lien indissociable avec les luttes.

Mettre en échec la stratégie de liquidation des directions et les directions elles-mêmes, qui disqualifiées, refusent toute remise en cause sur le fond malgré leur échec, ne se fera pas dans une bataille de sommet.

Coordonnons-nous pour préparer le congrès en faisant vivre nos organisations sur une base de lutte. Après l’ANE, des délégués de plusieurs sections ont produit une déclaration qui va dans ce sens. D'autres viendront.


Liens vers:

Elections: la remontée du PCF à 8,82% et ses enseignements

Déclaration de délégués de sections du PCF après « l’Assemblée nationale extraordinaire »
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Vendredi 28 mars 2008

Renforcer l’attractivité des prisons pour les patrons : comment le ministère de la justice de Mme Dati vante les avantages du travail carcéral aux entreprises

En complément de notre article sur le "traitement carcéral du chômage aux Etats-Unis", voici un extrait édifiant de la fiche de présentation datée du 8 mars 2008 sur le travail en détention, publiée sur le site internet du ministère français de la Justice

 

LE TRAVAIL EN PRISON

« 

Le travail en concession : les détenus travaillent pour le compte d’entreprises privées qui installent un atelier en prison.

...
Les avantages pour l’entreprise
Une démarche citoyenne pour un projet d’entreprise socialement responsable

L’entreprise qui choisit de travailler avec des détenus :

• facilite leur réinsertion sociale

• participe ainsi à la lutte contre la récidive

• fournit un revenu qui permet au détenu d’indemniser les victimes

• leur permet d’assurer un soutien familial

Une solution économique : flexibilité et proximité

Le travail en prison offre 3 avantages:

proximité : avec 192 établissements pénitentiaires, il existe au moins une prison par département,

gain financier : un mode de rémunération basé sur la production réelle et des charges patronales moindres,

flexibilité : une souplesse et une réactivité qui permettent de mobiliser rapidement un grand nombre d’opérateurs pour répondre aux commandes.

Les conditions de l’emploi en prison

Le travail en détention obéit à des règles spécifiques.

Un cadre souple

Le Code de procédure pénale indique que les relations de travail des personnes incarcérées ne font pas l’objet d’un contrat de travail entre le détenu et le concessionnaire.

Couverture sociale

Les détenus bénéficient d’une protection sociale dès leur incarcération.

L’administration procède à leur inscription à la CPAM. Les détenus sont garantis contre les accidents du travail et les maladies professionnelles par l’application du régime spécial de la sécurité sociale. Ils sont également affiliés à l’assurance vieillesse du régime général de la sécurité sociale.

Rémunération

L’organisation, les méthodes et les rémunérations du travail doivent se rapprocher le plus possible de celles des activités professionnelles extérieures.

«


 

Plus loin, on lit:


"

Le travail en concession

Dans ce système, les détenus travaillent pour le compte d’entreprises privées, au sein d’ateliers installés dans les prisons.

L’administration pénitentiaire

• Affecte les détenus en fonction des critères formulés par l’entreprise.

• Verse les rémunérations et les prélèvements sociaux.

• Fournit gratuitement les locaux industriels adaptés à l’activité.

• Assure la surveillance et garantit la sécurité.

• Adapte l’organisation, l’environnement et le temps de travail aux besoins de

l’entreprise.

L’entreprise concessionnaire

Apporte ses matériels de production et équipe les locaux attribués.

• Gère sa production, depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à l’enlèvement des produits finis.

• Assure le contrôle qualité de la production et l’encadrement technique des détenus.

• Rémunère le travail en versant à l’établissement l’ensemble des salaires et charges afférentes à son activité.

 

Nature des activités

Le travail consiste en une très grande variété de tâches : conditionnement, montage de composants électroniques, menuiserie, moteurs d’avion, activités de numérisation…

Quelques repères

• Environ 9 000 détenus travaillent quotidiennement dans des ateliers de concession.

• Plusde 30 millions d’euros sont versés en salaires chaque année.

La concession est le dispositif qui permet à l’entreprise de :

• renforcer ses capacités de production de façon ponctuelle ou permanente,

• limiter son engagement financier en lui offrant l’usage des locaux pour la production et le stockage,

• lisser ses plans de charge et réguler sa production grâce à la souplesse de l’organisation et du temps de travail sans surcoût salarial,

• conserver son savoir-faire et ses méthodes de gestion par l’emploi dans les ateliers de son personnel d’encadrement,

• différer le recours à l’investissement pour le lancement d’opérations pilotes et de petites et moyennes séries,

• déléguer la gestion administrative à l’établissement qui reste l’employeur."


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Vendredi 28 mars 2008

Peut-on négocier « en amont » des régressions sociales historiques?

Le 11 janvier, 4 syndicats ont signé avec le Medef un accord remettant gravement en cause le statut du travail, notamment en allongeant les périodes d’essai des CDI ou en créant des contrats à durée incertaine, en recul aussi bien sur les dispositions des CDD que des CDI. Le gouvernement est à l’origine de ces négociations et s’apprête à transformer l’accord en loi. Les syndicats signataires estiment avoir limité les dégâts et obtenu une compensation, dérisoire, en terme de continuité après licenciement des droits à formation et à couverture complémentaire.

La CGT n’a pas signé. Mais pourquoi a-t-elle participé à la négociation et avoir ainsi donnée une légitimé à son aboutissement? Dans un conflit, n’est-il pas plus logique dans l’intérêt des salariés, que la phase de négociation arrive après l’expression du rapport de force? Qui plus est, sur de tels reculs sociaux.

A la RATP, la SNCF et l’EDF, l’initiative unilatérale des directions syndicales, dont la confédération CGT, de suspendre le mouvement au plus fort de la grève contre la casse des régimes spéciaux en échange de négociations sur la base du gouvernement suscite aussi des interrogations et critiques parmi les syndiqués. Le résultat de cette démarche de négociation est connu : pour l’instant, tous les points combattus par les salariés, allongement de la durée de cotisation, décote, fin de l’indexation des pensions sur les salaires… sont inscrits dans les décrets applicables au 1er juillet et la dynamique de la lutte a été désamorcée.

La montée du débat sur cette stratégie est saine et indispensable à l’heure où la construction des convergences de lutte entre tous les salariés est décisive pour mettre en échec la nouvelle phase du démantèlement de notre système de retraite solidaire par répartition.

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Jeudi 27 mars 2008

Quand le ministère de l’intérieur sous-traite au privé la centralisation des résultats électoraux :

Certains media en ont un peu parlé (Le Monde du 11 mars). Mais il est très important que cela se sache. Les serveurs informatiques du ministère de l’intérieur, qui comptabilisent les résultats électoraux, sont sous-traités à des sociétés privées. Une délégation inacceptable d’une responsabilité fondamentale de l’Etat qui a déjà occasionné des effets graves.

Les totalisations nationales définitives des résultats du 1er tour des élections municipales et cantonales ont été communiquées avec un retard sans précédent depuis des décennies par le ministère de l’intérieur. Il a fallu par exemple attendre plus de 24 heures pour connaître le taux d’abstention définitif : 33,56% aux municipales, 38,93% dans les villes de plus de 3500 habitants.

Les données disponibles, les totalisations partielles du ministère, sont restées imprécises et nettement faussées au moment où l’attention était la plus vive sur les résultats et leurs interprétations. L’estimation officielle du résultat globale de la droite, donnée à 45% dans la soirée du dimanche 9, s’est révélée obtenue grâce au rattachement de candidatures sans étiquette. Les résultats globaux des élections cantonales ont aussi été occultés de la soirée électorale, notamment la très bonne tenue du vote communiste. Les media y ont à peine fait référence dans les jours qui suivent, y compris, pour la première fois, le même journal de référence Le Monde, qui ne les a finalement jamais publiés. 

Pour justifier ces dysfonctionnements, le ministère a évoqué une panne informatique. Ses collaborateurs ont dû reconnaître que les « serveurs informatiques se sont écroulés à plusieurs reprises » et qu’ils étaient hébergés par une « société externe » dont le ministère refuse de divulguer le nom. Certains observateurs, non démentis par le ministère, ont identifié la société américaine, basée dans le Colorado, « Level 3 Communication ».

Est-ce la société qui a fait les décomptes des votes en Floride en 2000 ? Exigeons le retour au ministère, sous la responsabilité de fonctionnaires assermentés, de la gestion de élections dans notre république.

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Mercredi 26 mars 2008

Ambassade de la République de Cuba

Coordination de Défense de la Révolution Cubaine

Invitation

mercredi 26 mars à 19h 30

à l'ambassade de Cuba

présentation du livre

 

de Salim Lamrani

 

Double Morale.

Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme

En décembre 1996, l’Union européenne s’alignait sur la position d’ingérence étasunienne et exigeait de Cuba « des progrès tangibles sur la voie d’une transition pacifique vers le pluralisme démocratique, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». C’est ainsi qu’est née la position commune européenne vis-à-vis de La Havane, qui est devenue le pilier de la politique étrangère de l’Union européenne à l’égard de Cuba (1).(...)

Dans cet ouvrage, la situation des droits de l’homme au sein de l’Union européenne est disséquée et comparée à celle de Cuba. Le continent américain, du Canada jusqu’en Argentine, est également passé à la loupe. Cette étude est intéressante à plusieurs égards. Tout d’abord, elle démontre que la représentation idéologique que l’on se fait de certains pays est souvent différente de la réalité. Ensuite, elle met en question l’autorité morale de l’Union européenne, qui se pose en juge suprême en matière des droits de l’homme. Enfin, elle remet en cause la légitimité des sanctions contre Cuba officiellement dues à la « situation des droits de l’homme » dans ce pays. Le constat est simple : la crédibilité de l’Europe sur cette épineuse question est relativement faible, pour ne pas dire inexistante.

Introduction au livre de Gianni Mina

 

Le but de cet ouvrage est de montrer au public que la question des droits de l’homme est utilisée de manière arbitraire par les puissants de ce monde, pour des raisons politiques et idéologiques. Les principales victimes de ces campagnes politiques, diplomatiques et médiatiques sont les nations qui ont choisi un modèle de développement différent du néolibéralisme – farouchement défendu par les puissances occidentales, en particulier les Etats-Unis et l’Union européenne –, et qui subissent ainsi un lynchage médiatique et des sanctions imméritées. L’opinion publique, qui endure depuis des décennies cette constante désinformation, est également une victime inconsciente.

Ambassade de Cuba - 16 rue de Presles- Paris 15ème métro Dupleix

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Lundi 24 mars 2008

Mongin – Mougeotte : assonance ou allitération ?

Extrait du site http://pcf-ratp-bus.over-blog.com/

Pierre Mongin a visiblement décidé de suivre le raisonnement d’Etienne Mougeotte. L’ancien patron de TF1 affirmait vendre à Coca-Cola du « temps de cerveau humain disponible ». Le PDG de la RATP ne veut pas laisser du temps de cerveau disponible du voyageur, 44 minutes par jour en moyenne, échapper à la publicité.

Depuis 15 ans, en partenariat avec plusieurs maisons d’édition dont le Temps des Cerises, la RATP avait lancé l’initiative « Poésie dans le métro ». Quelques vers, de poètes célèbres ou non, affichés en bout de rame, incitaient les passagers à la rêverie, la méditation, au voyage intellectuel, à l’évasion notamment aux heures de pointe. Pas à la consommation.

La direction de la RATP a décidé de mettre fin à cette expérience culturelle. Ses motivations ne sont pas difficiles à percevoir. La recherche du profit financier maximal en vue de la privatisation ne tolère pas qu’un espace, si réduit soit-il, lui soit soustrait.

Même réduit, l’espace poétique est un espace politique qui échappe au capitalisme.

Nous invitons les agents de la RATP, les usagers, toutes les personnes attachées à la diffusion de la poésie, à protester du ministère de la Culture, du Syndicat des transports d’Ile-de-France et de la direction de la RATP.

Cela fait partie intégrante de notre lutte pour défendre le service public.

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Calendrier

http://vivelepcf.over-blog.fr/ 

« PAS D’AVENIR SANS PCF » - 1207 signataires de l'appel au 3 Mai

CN DU PCF DES 29 ET 30 Mars
 

Contact/Adhésion

PCF Paris 15

130 rue Castagnary

75015 PARIS

01 48 28 60 05

(06 10 85 25 10)

fax: 01 48 28 40 88

pcf15@wanadoo.fr

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