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Samedi 2 avril 2005
Et si le NON l’emporte en France? Que se passe t-il? 

1)- Le projet de « constitution » européenne serait caduc.

Il suffit juridiquement qu’un seul pays dise NON pour que la « Constitution » ne soit pas adoptée. Si c’est un grand pays comme la France, les eurocrates ne pourront pas passer outre comme avec le Danemark ou l’Irlande pour Maastricht ou Amsterdam.

15 peuples d’Europe ne serons pas consultés. En Belgique par exemple, le NON serait donné gagnant s’il y avait un référendum. Des millions de citoyens d’autres pays de l’UE attendent la victoire du NON en France! 

Si le oui l’emportait, un peuple ne pourrait plus s’opposer légalement à des dispositions européennes fondamentales contraires à ses intérêts. Nous devons dire NON pour garder la possibilité de dire NON.

2)- Pas de « constitution » européenne? Est-ce grave docteur? NON, au contraire!

Aucun peuple n’a jamais réclamé de « constitution » européenne. Le projet a été décidé « en haut » dans l’opacité la plus totale. Le texte a été élaboré par une « convention » composée de technocrates nommés présidée par M. Giscard d’Estaing.

La « constitution » vise à rendre intangibles les institutions et les règles de fonctionnement totalement antidémocratiques de l’UE et à lever les possibilités de résistance à cette camisole dont disposent les démocraties nationales.

Si le NON l’emporte, c’est la base de nos droits démocratiques, la constitution française, que nous aurons préservée. Les institutions de l’UE continueront d’exister mais n’auront pas statut de « constitution » et perdront de leur légitimité (usurpée).

La porte sera enfin ouverte pour les remettre en question, pour invalider les traités d’Amsterdam et de Nice, pour développer, à leur place, une logique de coopérations mutuellement profitables entre les peuples d’Europe.

3)- Nous serons plus forts contre la politique antisociale et antiéconomique en France.

Pratiquement toutes les mesures du gouvernement Raffarin (comme de ses prédécesseurs) ont un prétexte, une justification « européens ». Au sommet de Barcelone par exemple, Chirac et Jospin approuvaient le recul de 5 ans de l’âge du départ à la retraite et la marchandisation du secteur de l’énergie. Depuis, le gouvernement casse notre système solidaire de retraite et entame le démantèlement et la privatisation d’EDF et GDF, « au nom des engagements européens ».

La « constitution » européenne reprend l’ensemble de ces choix au service des marchés financiers et des multinationales, l’intégralité de Maastricht, qu’elle vise à rendre définitifs.

Si le NON l’emporte, la politique de Chirac et Raffarin sera sanctionnée. Ils seront obligés tout de suite d’en tenir compte.

Le fatalisme entretenu devant les directives de l’UE reculera. La machine de guerre contre les acquis sociaux et démocratiques nationaux sera enrayée.

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Vendredi 1 avril 2005
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