Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie
18 mai 2008: Manifestation nationale pour l'école - 13h00 Opéra, direction Bastille via République
22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:
17 mai 2008: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.
Lundi 30 avril 2007
Journée nationale de la déportation  dimanche 29 avril 2007. Commémoration devant le monument aux morts du 15ème arrondissement.

Allocution de M. Emile Torner, ancien déporté résistant à Buchenwald et Langenstein, président de l’ADIRP de Paris, réprésentant de la FNDIRP au comité d’entente du 15ème.


Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers amis, chers camarades,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour votre présence.

Je salue particulièrement mes camarades Maurice Obréjan, ancien déporté à Auschwitz, Buchenwald et Langenstein et Charles Palant, ancien déporté à Buna-Monowitz-Auschwitz III et Buchenwald.

Je tiens à excuser mes camarades anciens déportés du 15ème : Madeleine Rabitchov, déportée à Auschwitz et Ravensbrück, membre du comité international de Ravensbrück, André Hallery, déporté à Auschwitz-Sachsenhausen- Buchenwald.

Nous commémorons aujourd’hui le 62ème anniversaire de la libération des camps d’extermination et de concentration. Comme chaque année, le dernier dimanche d’avril, nous tenons à rendre un hommage solennel aux victimes du plus grand crime jamais perpétré contre l’Humanité.

Jusqu’aux derniers jours de la guerre, les nazis n’ont cessé de convoyer des cargaisons humaines vers l’enfer concentrationnaire. 160000 êtres humains ont été déportées de France. 76000 le furent au titre des critères racistes de l’occupant. Plus de la moitié furent exterminés dès leur arrivée. 2500 seulement sont revenus. Plus de 80000 ont été déportés pour faits de résistance ou à titre de répression. Moins de la moitié sont revenus, libérés à temps par les armées alliées de la mort certaine que leur promettait le régime d’esclavage, de torture, de froid, de faim, le régime d’extermination par le travail qu’ils ont enduré au profit de l’effort de guerre nazi et de l’industrie allemande.

Le 23 juillet 1944, les troupes soviétiques entraient à Majdanek, premier camp libéré et découvraient avec effroi l’enfer organisé des camps de concentration. Les nazis en déroute n’avaient pas eu le temps d’éliminer toutes les traces de leurs crimes, dont 800000 paires de chaussures.  Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libère l’infâme complexe de concentration et d’extermination d’Auschwitz- Birkenau. Le 11 avril 1945, les déportés du camp de Buchenwald, dont la brigade française libératrice, parviennent à se libérer eux-mêmes à l’approche des troupes américaines. Il faudra attendre jusqu’au 8 mai 1945 pour que l’ensemble des camps soit libéré.

Le 15ème arrondissement a payé son tribut à la barbarie nazie. Les plaques sur nos murs en témoignent, nos rues portent les noms de nombreux martyrs de la liberté. C’est aussi dans notre arrondissement que se situait le Vélodrome d’hiver.  Les 16 et 17 juillet 1942, 13152 juifs, dont 4115 enfants sont raflés par les policiers et gendarmes français. Plus de 7000 d’entre eux furent parqués dans des conditions épouvantables au Vélodrome d’Hiver. Presque tous finirent assassinés dans les chambres à gaz de Birkenau. En 1995, le Président de la République reconnaissait la responsabilité de l’Etat français dans ce crime, ce dont se sont félicitées nos associations. On comprendra aussi notre extrême sensibilité devant tout ce qui pourrait ressembler, même de loin, aux rafles de 1942, dans les couloirs du métro ou devant les écoles de la République.

Il y a 62 ans, rescapés, nous rentrions hagards, décharnés, méconnaissables à nos familles, pour ceux qui en avaient encore. Devant l’hôtel Lutétia, d’autres familles nous interrogent anxieusement sur le sort des leurs qui ne reviendront vraisemblablement pas. Chacun de nous est alors partagé et le restera entre la volonté de taire l’indicible pour gagner un impossible oubli et la nécessité de témoigner pour que cela ne se reproduise plus jamais. Les images de l’horreur côtoyée durant des mois hantent toujours nos souvenirs. Pour nous autres, rares rescapés encore vivants, jamais la nécessité de rester fidèles aux serments prononcés sur les places d’appel des camps et de témoigner ne nous a paru aussi impérieuse. Nous jurions alors de  « suivre le chemin de la participation à la grande œuvre de l’édification d’un monde nouveau, libre et juste pour tous… en souvenir de nos millions de frères assassinés par le fascisme nazi et de ne jamais quitter ce chemin… »

Ce monde dont nous rêvions à la Libération n’est pas devenu réalité. Nous avons compris que nous devrions sans cesse lutter, aujourd’hui encore. Lutter pour la paix quand les guerres de domination frappent plusieurs parties de la planète et que la course au surarmement s’emballe à nouveau. Lutter encore et toujours pour le respect de la dignité humaine dont l’obsession de nos bourreaux était de nous priver. Quelle désillusion de voir celle qui se prétend la plus grande démocratie du monde légaliser aujourd’hui la torture au nom de la lutte contre le terrorisme ! Lutter encore et toujours contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Des profanations de cimetières à des tentatives d’exaspération des communautarismes, même dans notre pays, nous nous rendons compte que rien n’est jamais acquis. Lutter encore et toujours contre le fascisme. Le « ventre est encore fécond d’où a surgit la bête immonde » a écrit le dramaturge.

Dès 1943, le Conseil National de la Résistance , fondé dans la clandestinité par Jean Moulin à l’initiative du général de Gaulle, analysait les causes de la montée du fascisme et du nazisme. Son programme, le programme du CNR devait inspirer la reconstruction du pays à la Libération. Il visait à restaurer une république sociale, centrée autour du progrès et de l’intérêt général. Ne laissons pas remettre en cause les acquis sociaux et démocratiques majeurs remontant à cette époque, fruit de la dure expérience de notre Nation. Souvenons-nous que c’est en partant de préoccupations sociales, de la détresse et de la désespérance, du chômage de masse que le nazisme a obtenu le soutien populaire dans l’Allemagne des années 30. Nous refusons l’injustice sociale et l’écrasement des plus faibles qui firent le lit du fascisme.

Nous nous sommes battus, beaucoup de nos camarades sont morts pour la restauration de l’indépendance de notre pays et de la souveraineté de son peuple, pour un monde de fraternité, pour la coopération sincère entre tous les peuples. Nous nous sommes retrouvés dans les camps, patriotes de différents pays, y compris d’Allemagne. Comme le fascisme avait tenté de diviser sur le sol national Français juifs et Français non juifs, Français et étrangers, les nazis s’appliquèrent à nous jeter les uns contre les autres, à nous soumettre à une concurrence sordide, dans l’extermination par le travail, devant la mort, au nom de l’identité raciale et de « l’identité nationale ». Beaucoup de ceux qui ont survécu des camps le doivent à la solidarité, à l’union dans la résistance, la lutte de tous les jours, des patriotes de tous les pays.  Ne l’oublions pas !

Aujourd’hui, nous commémorons le plus monstrueux crime contre l’Humanité. Les jeunes sont plus que jamais l’objet de toute notre attention. Nous voulons leur donner tous les moyens de constituer la relève pour transmettre notre mémoire et asseoir définitivement la vérité historique de ce que nous avons connu, entre autres contre les entreprises toujours renouvelées des révisionnistes et négationnistes. Nous voulons que cette journée soit un moment intense de témoignage, pour la vigilance devant l’oubli, pour la mobilisation contre toute résurgence de l’idéologie nazie. Ce combat n’est pas que le nôtre mais celui de vous tous, de la Nation tout entière.
par Emile TORNER ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 27 avril 2007

Célébration de la Journée nationale de la déportation dans le 15ème

Dimanche 29 avril 2007,  10h45, devant la Mairie, rue Péclet (métro Vaugirard)

 

Il illustre la des Américains.

"Nous sommes libres", dessin réalisé par Thomas Geve, enfant déporté à Buchenwald, à la Libération du camp le 11 avril 1945. Il illustre la résistance interne des déportés qui a réussi à prendre le contrôle du camp sur les SS, peu avant l'arrivée des Américains.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 26 avril 2007
1,93% : le résultat d’une stratégie suicidaire.


Communistes, défendons et reconquérons notre parti !


 
Déclaration, le 24 avril 2007, à l’occasion du CN du PCF



Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas laisser dire que l’échec cuisant de la candidature de Marie-George Buffet à la présidentielle représente une nouvelle « défaite historique » pour le PCF et tout ce qu’il représente dans notre pays. Tout simplement parce que c’est faux.

Le 1,93% ne sanctionne pas le PCF, mais au contraire la stratégie d’effacement du PCF, de négation de l’identité communiste poursuivie et aggravée à l’occasion de l’élection.

La direction du PCF a placé les communistes devant le fait accompli. Elle porte l’entière responsabilité d’un résultat lourd de conséquences pour le Parti et pour le pays et ne saurait maintenant se réfugier sous l’excuse du rouleau compresseur du « vote utile » que contredit le résultat de Besancenot.

Pendant six mois, elle a embourbé les communistes dans les querelles politiciennes des « collectifs antilibéraux », avant de déboucher, à reculons, sur la candidature de Marie-George, non comme candidate communiste, mais comme candidate d’une « gauche populaire antilibérale » que personne n’a pu identifier. Marie-George s’est mise en congé de sa responsabilité au PCF.

L’élimination méthodique de la référence communiste de la campagne a semé le trouble parmi les électeurs et les camarades. Sa réintroduction dans les derniers jours, sans doute pour « limiter les dégâts » annoncés par les sondages désastreux, a été trop tardive et timide pour changer quelque chose.

Ce n’est pas qu’une question de nom. Les orientations de campagne ont tourné le dos au contenu et à ce qui fait l’utilité du vote communiste.
En faisant du rassemblement de « toute la gauche » dans les institutions la condition du changement, la « gauche populaire antilibérale » a nourri elle-même la logique du vote utile à ses dépens. Elle s’est évertuée à réhabiliter le schéma politicien de l’alternance et la « gauche du oui », à contre-courant de la dynamique des luttes et de sa recherche de perspective politique.

Elle a dévalorisé la portée du NON du classe de 2005 en s’inscrivant dans la perspective de renégociation de la constitution de l’UE, au nom d’un illusoire « traité constitutionnel des peuples », le directeur de campagne allant même jusqu’à se déclarer « farouchement pro-européen » à la télévision. Dans cet état d’esprit, comment proposer une voie efficace pour combattre par exemple la marchandisation du gaz et de l’électricité au 1er juillet ?

La « gauche populaire » s’est détournée des positions communistes fondamentales et d’un programme de rupture anticapitaliste. Des mots comme « nationalisations », « propriété publique des moyens de production et d’échange», défense et rétablissement des monopoles publics, semblaient tabous, alors même que le cas d’Airbus les remettait à l’ordre du jour dans l’opinion publique.

Elle s’est aussi désolidarisée publiquement de la révolution cubaine, pourtant socle de tout le mouvement émancipateur en Amérique latine.

Nous accusons la direction du PCF d’avoir privilégié ses projets de recomposition politique au nom d’un « rassemblement antilibéral » en écartant les possibilités réelles de renforcement du parti.

Le développement de grandes luttes depuis 2002, la mise en échec du CPE, le NON majoritaire à la « constitution » européenne, le rejet croissant de la mondialisation capitaliste et de ses effets, toute la situation sociale appelait à une candidature clairement communiste, sur des propositions communistes.

La direction a refusé de permettre aux communistes, y compris au Conseil National, de se prononcer sur ce choix d’évidence. C’était la condition de la remontée de notre influence électorale. Nous en sommes plus convaincus que jamais.

La direction du PCF est désormais disqualifiée et sa stratégie est à nue. L’ensemble des choix opérés depuis 10 ans d’abord au nom de la « Mutation », maintenant du « rassemblement antilibéral » portent la disparition du PCF.

Le résultat désastreux du 22 avril ne doit pas servir de prétexte à une nouvelle fuite en avant.

Le « rassemblement antilibéral » et l’opération politicienne des « collectifs » ont fait la démonstration qu’ils représentent l’inverse du rassemblement du monde du travail pour combattre la politique au service du capital.

Nous dénonçons toute opération de recomposition politique « à gauche », avec des franges de la social-démocratie, supplantant le PCF, comme en Italie ou en Allemagne, à l’image du Parti de la gauche européenne.

Nous dénonçons aussi toute tentation de réduire le PCF à un syndicat d’élus satellisé au PS, aussi « radical » que le Parti radical de gauche.

Pour les communistes, l’heure doit être à la défense et à la reconquête de leur parti, acquis irremplaçable du mouvement ouvrier dans notre pays.

Dans l’immédiat, nous appelons les communistes à s’engager pour faire barrage à la droite de Sarkozy et à imposer pour les élections législatives des candidatures communistes sur un programme communiste dans toutes les circonscriptions.

La direction devra rendre des comptes. La question n’est pas de tenir un congrès extraordinaire organisé dans la précipitation et dont elle tirerait à nouveau toutes les ficelles. Les communistes ont besoin d’un congrès mettant à l’ordre du jour le bilan de toute la Mutation depuis au moins le 30ème congrès de Martigues et engageant tous les communistes, y compris les 85% des effectifs de 1994, que la « Mutation » a écartés du parti.

Dans les semaines et mois qui viennent, nous appelons les communistes à faire vivre même contre la stratégie de la direction. Nous appelons à reconstituer sur des bases de lutte, dans les entreprises et les quartiers, les organisations du Parti, cellules, sections abandonnées par la « Mutation ». C’est la seule façon pour les communistes de se réapproprier cet outil indispensable pour mener le combat contre la mondialisation capitaliste. La situation politique, le mouvement populaire l’exigent. Les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un parti communiste qui forge son action et des propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.

Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes ! Préservons l’avenir du PCF. Assumons nos responsabilités de communistes !

Pour notre part, membres du Conseil national du PCF, élus sur la liste alternative, sur la base du texte de congrès « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », nous nous mettons à la disposition des communistes dans cet objectif.


Stéphane AURIOL, fédération de Paris, collectif PCF-RATP-Bus
Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, section Paris 15ème
Fabienne DEBEAUVAIS, fédération de la Somme, section d’Amiens
Claude FAINZANG, fédération de Paris, section Paris 19ème
Contact : 01 48 28 60 05, pcf15@wanadoo.fr  -
Lien vers interview sur France3 Ile-de-France (19/20 du 24 avril)
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Jeudi 26 avril 2007

NON à la fermeture des centres de tri de La Poste de Paris Sud

Notre camarade Camille Marques, conseillère du 14ème arrondissement, a déposé une proposition de voeu pour que le Conseil s'oppose à la suppression du centre de tri du courrier de la La Poste, situé boulevard Brune. Le centre de tri de notre arrondissement, rue François Bonvin, est concerné par la même opération de délocalisation-suppression. L'opposition des agents, à Brune, François Bonvin comme aussi à Paris-Louvre (grève la semaine dernière), s'intensifie. Nous les soutenons avec nos camarades postiers. Le voeu sera discuté au prochain conseil d'arrondissement, prévu le 2 mai.

Vœu déposé par Camille Marques, conseillère d’arrondissement PCF du 14ème  

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Mardi 24 avril 2007

Affligeant mais éclairant

Réflexions après le Conseil national du PCF du 24 avril 2007 


Ils sont contents d’eux !
Le 1,93% ne suscite aucune remise en question du côté des dirigeants nationaux du PCF. Au contraire, ils n’ont cessé au CN d’hier de se féliciter de leur « formidable » campagne. A peine certains expriment-ils une déception devant le score. Pas mérité, trop injuste ! Mais il y a des forces majeures contre lesquelles on ne peut rien : les media et surtout le « vote utile ».

Pourtant la logique du « vote utile » n’a pas balayé tout le monde et notamment pas Besancenot qui gagne 300000 voix. Pourquoi ? Pas de réponse du côté de l’équipe de campagne de Marie-George. Quelques membres du CN se hasardent à avancer des explications : les media, encore eux, auraient joué pour Besancenot parce qu’il n’a pas fait sa priorité du rassemblement et de la victoire de « toute » la gauche (derrière Ségolène). Aveu implicite que la campagne de Buffet aurait elle-même alimenté le vote utile !

Je renvoie à notre 
déclaration commune
pour notre analyse sur les causes de l’échec cuisant et la stratégie suicidaire (meurtrière) poursuivie pendant la campagne par la direction. Mais à quoi et à qui est destinée cette véritable méthode Coué ?

Une seule chose a changé dans le discours de la direction depuis décembre. Pendant quatre mois, elle a éliminé toute référence au PCF, Marie-George allant jusqu’à se défendre dans les media d’être la candidate du Parti. Souvenons-nous que dans les consultations de l’automne, le nom de Marie-George était proposé comme « candidate antilibérale », elle-même se mettant en congé du PCF. Cette stratégie d’effacement et d’abandon du contenu du vote communiste sont, selon nous, les premières causes de l’échec. Dans les dix derniers jours de la campagne, alors que les sondages étaient au plus bas, la référence communiste est revenue timidement, en petit, « en bas de l’affiche ». Depuis dimanche soir et singulièrement au CN, la direction ne parle plus que du résultat du PCF, du recul du « vote communiste ».

On voudrait faire porter au Parti communiste le chapeau du naufrage électoral de la « gauche populaire et antilibérale », on ne s’y prendrait pas mieux !  La direction pratique elle-même la pédagogie de la fatalité du recul du PCF.

Puisqu’elle exclut toute autocritique, logiquement, la direction entend poursuivre la même stratégie comme si de rien n’était. Pour le second tour, elle reprend le slogan « battre la droite et réussir durablement à gauche ». Quand il faudrait appeler à faire barrage à Sarkozy, parce qu’il porte outrageusement les options du MEDEF et de l’impérialisme, la direction continue d’entretenir l’illusion d’une véritable politique « de gauche » avec le social-libéralisme, hier engagé pour le OUI, aujourd’hui tendant la main à Bayrou ! Les remettre à « gauche » du haut du 1,9%, comme c’est crédible ! On continue à se détourner des luttes qui seront pourtant décisives dans tous les cas de figure. Même stratégie égale mêmes résultats prévisibles, notamment pour les législatives, avec des nuances locales, espérons-le.

Le CN a décidé de la tenue d’un congrès extraordinaire à la fin de l’année, en se laissant des marges sur les dates et son organisation. A priori, c’est une décision inévitable à laquelle nous appellerions dans le cadre d’un fonctionnement normal pour que la direction rende des comptes et en tire les conséquences. Mais on peut se douter que ce ne sera pas l’ordre du jour et l’on connaît la capacité des directions à boucler un congrès (malgré des failles). A la suite du CN, on peut envisager pire que la continuité. Plusieurs intervenants autorisés ont évoqué un congrès « ouvert » à des non-communistes, vraisemblablement de la gauche social-démocrate « antilibérale ». D’autres ont mentionné la tenue fixée d’un congrès du PGE à l’automne que suivrait le congrès extraordinaire. On sait que la « recomposition » des gauches avec l’éradication des partis communistes est en route en Europe et que le PGE en est un acteur zélé. Le PDS allemand finit de se dissoudre dans le « parti de la gauche » ouvertement social-démocrate et pro-européen. En Italie, Refondation communiste prépare la même transformation.

La direction du PCF envisage-t-elle un même scénario que ses comparses du PGE, d’autant plus si le rapprochement PS-UDF se concrétisait ? C’est ce que l’on pourrait déduire de l’intervention au CN de Jean-François Gau, un des inventeurs de la Mutation. Il estime que la « question de la raison d’être du PCF est posée comme elle se pose dans tous les pays ». L’adhésion à une « gauche antilibérale » pourrait ne pas être incompatible avec le maintien d’un PCF croupion, syndicat d’élus satellisés au PS, mais gardant la propriété du nom. Ce choix n’est évidemment pas incompatible non plus avec le pôle de « radicalité » que réclament les refondateurs, précurseurs du processus de liquidation qui adoptent maintenant, c’est cocasse au CN, une posture d’opposants gauchistes.

Un communiste averti en vaut deux. Alors avec 10 ans d’expérience de la mutation-liquidation du Parti ! Nous connaissons aussi très bien la méthode utilisée par la direction pour se déjouer des résistances des communistes : la mise à l’écart graduelle des opposants. La dévitalisation des organisations de base du Parti éloigne les militants les plus engagés dans les luttes. A chaque congrès, à chaque stade de la mutation, des camarades opposants s’en vont. Aujourd’hui, 90% des effectifs de 1994 ont disparu. A chaque étape, la direction s’appuie sur l’attachement au Parti (parfois matériel), du légitimisme d’un nombre suffisant de ceux restent. Un des objectifs de la direction dans la campagne, pensons à Bercy, a bien été de ressouder à elle des milliers d’adhérents et de les associer au résultat. Elle a même joué pour cela de la peur de disparition du parti que ses propres orientations favorisent. En décembre, la réaction de milliers de communistes (d’ex et de sympathisants), la persistance du phénomène communiste, ont mis en échec l’opération d’élimination du Parti avec les collectifs antilibéraux. Pendant la campagne, la direction s’est évertuée à atténuer la crise de confiance pour mieux aller dans la même direction.

Pourquoi rester dans cette galère nous demande-t-on souvent ? Parce que le parti communiste est un outil irremplaçable au monde du travail pour combattre le capitalisme. L’acharnement anticommuniste, sans rapport avec le 1,9% le confirme. Parce que le PCF est un acquis politique également irremplaçable (pour un bon moment encore) du mouvement ouvrier en France par ce qu’il représente dans l’Histoire et l’inconscient collectif du pays. Les limites des expériences de certains de nos (bons) camarades à reconstituer un PC en dehors me le confirment. Parce que la direction du Parti arrive à des contradictions insurmontables dans son processus de liquidation. La question du nom, de sa signification (même si elle s’applique à la dévaloriser) est essentielle. Peut-on se dire communiste et être opposé à la propriété collective des moyens de production et d’échange ? Parce que peu à peu, avec retard et frustration, de plus en plus de communistes s’organisent et se coordonnent pour faire face et défendre leur parti. Les grains de sable ont commencé à s’agréger au 33ème congrès.

Un camarade me disait : « heureusement que les séances du CN ne sont pas retransmises à la télé ; ça dégoûterait les collègues et les camarades ». Il n’y a aucune possibilité de remettre l’appareil dirigeant sur les rails de la lutte des classes. Il n’y a aucune chance d’y remettre le parti par une bataille d’appareil. Je ne me suis jamais fait la moindre illusion là-dessus. La perspective est dans notre capacité à faire vivre le point de vue communiste malgré la ligne de la direction, en contradiction avec l’idéologie dominante de la mondialisation capitaliste et de son relais européen, l’UE. Elle est dans notre capacité à faire vivre nos organisations du parti, cellules, sections, groupes…, malgré la stratégie de la direction, sur des bases de classes et sur le lieu de l’exploitation, à faire des (ré)adhésions. C’est en étant fidèles à notre engagement que nous pourrons sauvegarder et reconquérir le PCF, plus que jamais nécessaire face au capitalisme mondialisé. Tout pas dans ce sens est déjà valable en lui-même.

Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section PCF Paris 15, membre du CN du PCF

par Emmanuel DANG TRAN ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 19 avril 2007
Faites entendre votre détermination à  combattre la politique au service du MEDEF et de la mondialisation capitaliste d'où qu'elle viendra!

La volonté de rupture dans le pays après 25 ans de politiques au service du patronat et de la mondialisation capitaliste est manifeste. Le 29 mai 2005, à 55%, le peuple a mis en échec l’UE du capital. Les luttes n’ont cessé de s’amplifier ces dernières années. Elles persistent sans «trêve électorale». Le capitalisme est même discrédité dans les sondages. Mais le gouffre est béant entre l’absence de perspective électorale et cette aspiration au changement. Sarkozy tente même d’en capter une part par un populisme effréné, rivalisant avec celui de Le Pen, alors même que sa « rupture » n’est que l’aggravation de la politique du gouvernement actuel. Bayrou essaye de se présenter comme une voie de sortie au système de l’alternance UMP/PS, mais se situe précisément en son centre. L’affirmation par Mme Royal, dans son « pacte présidentiel », de son ancrage social-libéral alimente directement la « dérive générale à droite ». Quel que soit l’élu(e), sans faire un trait d’égalité, les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail : marchandisation totale de l’électricité et du gaz dès le 1er juillet, nouvelle contre-réforme des retraites, réintroduction rapide de la « constitution » européenne, pour ne citer que ces points communs aux trois favoris. Pourtant le rapport de forces existe dans le pays pour imposer d’autres choix politiques. Seules les luttes peuvent en ce moment les porter comme en 1968 ou en 1995. Nous vous invitons à utiliser votre vote pour les renforcer en proposant un contenu politique de rupture.

Donnez à votre vote en 2007 le contenu qui prolonge le NON à la « constitution » européenne et les luttes:
  • * Brisez le consensus en vous opposant à toute tentative de renégociation et de réintroduction de la « constitution » de l’UE.
  • * Portez la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat sans aucune concession à l’idéologie de la « baisse du coût du travail », exigez l’augmentation immédiate du SMIC à un niveau juste économiquement et socialement pour une vie décente : 1500 euros net et le relèvement de l'ensemble des grilles de salaires du privé et du public en rapport avec les 100 milliards de profits du CAC 40.
  • * Exprimez la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire, avec en priorité la suppressions des exonérations de cotisations sociales patronales.
  • * Défendez le statut du travail, de l’emploi stable, l’adoption de mesures interdisant ou dissuadant la précarité.
  • * Exigez l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, notamment des régimes spéciaux de retraites, rempart contre le démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition et de la protection sociale.
  • * Refusez la politique de désindustrialisation du pays en mettant en avant la nécessité d’une grande politique de relance de l’industrie et de la recherche appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations. - Exigez la (re)nationalisation démocratique des secteurs clés de l’économie exigence à laquelle le cas d’Airbus donne une large écho.
  • * Exigez des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité. - Exigez un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation en cours depuis 10 ans.
  • * Exprimez-vous pour une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, pour la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen, au moment où la menace d’une attaque impérialiste contre l’Iran se précise.
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Mercredi 18 avril 2007
Notre camarade, membre du CN, signataire du texte de congrès "Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes",

Fabienne DEBEAUVAIS sera la candidate du PCF aux législatives dans la deuxième circonscription de la Somme (Amiens Sud)



COMMUNIQUE DE PRESSE



Les communistes de la 2ème circonscription de la Somme ont désigné leur candidate pour les élections législatives des 10 et 17 juin. Ce sera Fabienne DEBEAUVAIS, 56 ans, employée chez Peugeot, militante syndicale dans la métallurgie, militante associative pour le droit au logement et les droits des femmes. Soraya FREMAUX, journaliste, sera sa suppléante.

Fabienne DEBEAUVAIS a déjà porté les couleurs du PCF en 2002 ainsi qu’aux cantonales de 2004 sur le 6ème canton d’Amiens.
Les communistes du Sud-Amiénois mettent sa candidature à la disposition du monde du travail, des jeunes, de ceux qui se battent contre la politique au service des intérêts du grand capital, personnifiée ici par M. de Robien.

Quel que soit le résultat des présidentielles, les luttes seront décisives pour imposer un changement radical.
La candidature de Fabienne DEBEAUVAIS entend les relayer et les nourrir. En particulier :
  • * Pour les salaires et le pouvoir d’achat, contre la précarité, en s’appuyant sur les milliers de pétitions collectées par les communistes de la circonscription pour le SMIC à 1500 euros NET alors que les profits explosent.
  • * Pour l’emploi et le développement économique, notamment industriel, contre la politique de casse du MEDEF que laisse faire et encourage le gouvernement.
  • * Pour le droit au logement, contre la spéculation.
  • * Pour la défense et la reconquête des services publics nationalisés, contre la marchandisation de l’énergie, pour la défense de l’hôpital public et de l’Education nationale sinistrée par de Robien.
La candidature de Fabienne DEBEAUVAIS se place dans le prolongement de la campagne des communistes amiénois pour le NON à la "Constitution" européenne (66,8% en Somme).

Elle mènera une campagne revendiquant pleinement son identité communiste parce qu’elle est la plus efficace contre le capitalisme mondialisé.
Elue au Conseil national du PCF au dernier congrès sur la liste alternative « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », Fabienne DEBEAUVAIS met sa candidature au service du rassemblement des communistes, de tous les communistes de la Somme sur la raison d’être du PCF : la lutte anticapitaliste pour une société juste et humaine, pour la vraie démocratie, celle où les travailleurs qui produisent les richesses sont aussi les décideurs.

Contacter la candidate : fabienne.debeauvais@laposte.net
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Lundi 16 avril 2007

Appel de solidarité de 35 partis communistes avec Cuba.

Plusieurs pays tentent de mettre à l'ordre du jour du prochain sommet de l'UE l'adoption d'une "stratégie à moyen et long terme" vis à vis de Cuba. Cette "position commune", dans les faits une série de mesures discriminatoires, correspondrait à un alignement total des pays-membres de l'UE sur la doctrine des Etats-Unis. Cette tentative, soutenue par le Président de la Commission Barroso, émane en particulier des gouvernements les plus réactionnaires, champions de la répression anti-communiste (Pologne, République Tchèque, pays Baltes, Hongrie...). Nous soutenons pleinement l'appel de 35 partis communistes et ouvriers contre cette nouvelle manoeuvre anticubaine.  Depuis, le 4 avril, le gouvernement espagnol a fait un acte fort pour renouer le dialogue avec Cuba et rompre l'isolement de l'île en y dépêchant son ministre des affaires étrangères.  Demandons au futur gouvernement français de faire de même et aux candidats à la présidentielle de s'engager à s'opposer aux injonctions de l'impérialisme américain sur Cuba! 

 

Nous reproduisons ci-dessous l'appel des Partis communistes. Malheureusement, on cherche vainement, une fois de plus, la signature du PCF (voir déclaration de Georges Hage du 15 février).

Non aux manoeuvres anticubaines de l'UE, appel de solidarité de 35 partis communistes avec Cuba, 3 avril 2007

Les partis signataires dénoncent fermement l'intensification de la campagne anticubaine menée par l'UE, particulièrement dans sa tentative de faire adopter "une stratégie à moyen et à long terme" au prochain sommet du Conseil Européen. Avec ce document, l'UE s'aligne totalement sur la politique et les plans des Etats-Unis visant à porter des coups contre la révolution cubaine, et ceci en contradiction totale avec les sentiments d'amitié et de solidarité exprimés par les peuples européens.
Pour la première fois, l'UE révélera publiquement une stratégie conjointe visant un pays tiers. L'UE adopte un rôle actif dans la campagne impérialiste et anticubaine, en total accord avec le dénommé "Plan Bush" et tente d'entrainer les pays membres de l'UE dans ses plans interventionnistes contre Cuba.
Elle intensifie les pratiques discriminatoires scandaleuses, les pressions et les interventions initiées en 1996 avec la dénommée "position commune". Cette initiative constitue un nouveau et dangereux rapprochement avec la politique des Etats-Unis. Elle confirme la position hostile adoptée par l'UE contre les idées d'indépendance et de souveraineté nationale.
Il est remarquable que cette nouvelle campagne anticubaine, sous couvert de soutien aux "droits de l'homme" et à la "démocratie", ait été lancée par des gouvernements, champions de l'anticommunisme, antidémocratiques, qui ont pris les mesures antipopulaires les plus réactionnaires contre leurs propres peuples : ceux de la République tchèque, de la Pologne, de la Slovaquie, de la Hongrie, de la Lituanie et d'autres encore.
l'UE n'a ni le droit ni le statut moral pour imposer des conditions à Cuba en ce qui concerne ses relations avec d'autres pays.
Nous demandons que les différents gouvernements rejettent la "stratégie à moyen et à long terme envers Cuba" au Conseil Européen.
Nous demandons l'abrogation de la "position commune" et le développement de nouvelles relations avec Cuba basées sur l'égalité et les principes de justice internationale.
Nous lançons un appel aux travailleurs, à la jeunesse, aux femmes et aux mouvements populaires ainsi qu'à tous les progressistes et démocrates en Europe pour qu'ils expriment leur opposition à ces manoeuvres anticubaines.
Pour rejeter et riposter à la campagne de propagande et isoler les forces politiques qui la soutiennent.
Pour défendre le droit des peuples à résister et à décider de leur propre sort.
Pour renforcer leur solidarité avec Cuba socialiste et son peuple.

 

 

Parmi les partis signataires: AKEL-Chypre; Parti Communiste de Bohème-Moravie - KSCM; Parti Communiste Allemand - DKP; Parti Communiste Grec - KKE; Parti des Communistes Italiens - PdCI; Parti Communiste Portugais - PCP; Parti Communiste Espagnol - PCE... Le Parti Communiste d'Afrique du Sud - SACP s'est joint à l'appel.

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Mercredi 11 avril 2007

Les six semaines de grève des ouvriers de PSA Citroën Aulnay ont posé un jalon important dans le développement des luttes. Saluons leur courage! Amplifions la solidarité !

Chèques à l’ordre de CGT-PSA-Citroën, boulevard André Citroën, 93600 AULNAY-SOUS-BOIS. Concert de solidarité, samedi 14 avril, de 14 à 18 heures, au Gymnase André Wallon, rue Jacques Anquetil à Bobigny

Les 500 ouvriers grévistes de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-bois ont décidé mardi 10 avril de mettre fin à leur mouvement débuté il y a six semaines. Seules des revendications importantes, mais secondaires, sur le prix des repas et des transports, sur des primes, ont été satisfaites mais l’heure n’est pas à l’amertume 

La signification pour l’avenir de leur action se mesure à l’écho national qu’elle a commencé à rencontrer. Elle se mesure aussi aux moyens mis en œuvre par la direction de PSA et le MEDEF pour les contrer. D’abord les pressions « traditionnelles », puis la tentative de remplacement des grévistes par des intérimaires, mise en échec par voie de justice. Ensuite, devant la persistance du mouvement, ils ont dû déployer leurs relais médiatiques (TF1, articles du Monde…) pour le dénigrer, avec le soutien approprié de syndicats de division.  

Loin de tout « maximalisme », les revendications des grévistes sont aussi simples que légitimes. Partant d’une entreprise emblématique de l’industrie française, ces exigences pouvaient rapidement s’étendre. C’est bien ce qui a inquiété la direction de PSA et le MEDEF.  

-  Augmentation des salaires de 300 euros par mois pour tous avec un salaire d’embauche minimum de 1525 euros net -  Possibilité de départ en préretraite pour les 600 salariés de plus de 55 ans - Embauche des 700 intérimaires permanents sous CDI.  

Pour des ouvriers à qui on a demandé un effort de productivité de 300% depuis 1980, ce n’est que justice que de gagner de quoi vivre décemment alors que depuis 7 ans, PSA a engrangé plus de 9 milliards d’euros de profits, largement redistribués en dividendes aux actionnaires.

Dans l’entreprise, la plupart des non grévistes les partagent même si les pressions, les contraintes de la vie les ont dissuadés de suivre la grève. Chez les sous-traitants, dans beaucoup d’autres entreprises industrielles, dans le pays tout entier, des ouvriers, des employés s’y sont reconnus.

La détermination des grévistes a mis en question les choix de gestion au service de la finance. Criant misère devant toute revendication salariale, la direction de PSA a su trouver 2,8 milliards d’euros pour s’engager dans une vaste opération de rachat de ses propres actions pour soutenir le cours en bourse. Au même moment, elle fermait l’usine de Ryton en Grande-Bretagne dont la relance n’aurait demandé que 200 millions d’investissements. Le nouveau PDG de PSA Streiff vient de présenter les grandes lignes du plan « Cap 2010 ». Comme dans les choix de Ghosn chez Renault, il n’est pas difficile d’y voir la priorité accordée à la logique financière contre l’emploi, l’investissement et la production en France. L’obsession de M. Streiff : la « baisse des coûts ». Au début de l’année, il a préparé le terrain à des réductions d’effectifs. Des patrons comme M. Streiff ou M. Ghosn savent fabriquer des déficits quand il s’agit de casser de l’emploi. On peut leur faire confiance là–dessus.

Un vaste (nouveau) processus de « restructuration », de démantèlement de l’industrie automobile nationale a commencé. Les sous-traitants sont les premiers à être pris à la gorge par la stratégie financière, à subir les délocalisations. 20000 emplois supprimés l’an dernier, 25000 menacés à court terme. Aujourd’hui les sous-traitants, demain les salariés des grands groupes.

Le mouvement des ouvriers de PSA Aulnay  a posé une pierre dans le mouvement général contre ce scénario de casse, pour la sauvegarde et le développement de l’industrie automobile française. 

Les responsabilités politiques sont directement posées. Cinq candidats de « gauche » à la présidentielle sont venus soutenir les grévistes. Cela a été une bonne chose pour le mouvement mais cela ne doit pas se limiter à un effet électoraliste.

Les communistes proposent de relancer une véritable politique industrielle nationale appuyée sur un secteur public renforcé, de développer l’intervention publique cas par cas en refusant le choix de l’impuissance devant les grands groupes industriels et la finance, de refondre les relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants, de taxer les réimportations de produits et composants dont les fabrications ont été délocalisées… Ils proposent aussi de porter immédiatement le SMIC à 1500 euros net.

Les luttes tiennent aujourd’hui une place décisive pour imposer une alternative à la politique au service du MEDEF et du capitalisme mondialisé d’où qu’elle vienne et d’où qu’elle viendra. 

Solidarité avec les grévistes de Citroën Aulnay ! Saluons leur courage! 

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Samedi 7 avril 2007

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ? Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF. M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 Mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent. A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire ! Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage).
Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 Mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ». Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes. Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ? La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public. Non, Monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information. Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat. A bon entendeur.

La Société des Journalistes de France 3. Le 23 Mars 2007

 

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