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Mardi 29 avril 2008

Comment faire avaler le traité de Lisbonne aux Irlandais ?

Réflexions entre eurocrates.

Le peuple irlandais sera le seul à pouvoir se prononcer sur la ratification du nouveau traité de l’UE, cette copie quasiment conforme de la « constitution » rejetée en France en 2005. La constitution nationale irlandaise l’impose. Le vote aura lieu le 12 juin prochain.

Ce pays de 4 millions d’habitants devient l’objet de toutes les sollicitudes des eurocrates. Angela Merkel et José-Manuel Barroso sont déjà venus soutenir le premier ministre Bertie Ahern et vanter le texte sur lequel ils ne veulent pas que leurs propres peuples votent. C’est la face publique, habituelle, de leur propagande concertée.

Une fuite, un « courriel » mal adressé, publié par le quotidien Irish Daily Mail, en a révélé la face cachée. Il s’agit d’un compte-rendu, rédigé par une diplomate britannique, d’une réunion au ministère des affaires étrangères irlandais regroupant des eurocrates de plusieurs de pays de l'UE. A l'ordre du jour : comment  favroriser le vote Oui?

La diplomate relate comment la vice-présidente de la Commission européenne Wallström s’est ainsi engagée à reporter des projets qui ne seraient pas « favorables » à l’adoption du traité.

La diplomate explique que le gouvernement irlandais compte que les électeurs n’auront pas le temps d’étudier le texte et se laisseront influencer par les politiciens à qui ils font confiance, qu’il cherche éviter que la campagne ne porte sur le Traité lui-même mais sur les bienfaits supposés de l’UE.

Elle donne aussi la justification du choix de la date du référendum : juin plutôt qu’octobre parce que Sarkozy serait « complètement imprévisible » et que la présidence française de l’UE à compter du 1er juillet présenterait un « risque d’évolutions » préjudiciables, surtout en matière de politique de défense commune.

Doublement inquiétant ! Pour la démocratie et sur les perspectives internationales !

Le gouvernement irlandais craindrait aussi les accords de l’OMC.

Le texte dévoilé par l’Irish Daily Mail a suscité la colère des partisans du NON et d’une grande partie de la population devant le mépris que la classe politique dirigeante lui porte.

Pour l’instant, les sondages sont indécis. Mais certaines réalités pourraient prévaloir ici comme ailleurs.

L’Irlande est souvent citée comme 1ère bénéficiaire de l’intégration européenne. Quelle illusion ! La forte croissance de son PIB depuis le milieu des années 80 est loin d’avoir correspondu à une amélioration correspondante du niveau de vie. Le pays a en fait servi de tête de pont aux multinationales américaines en Europe. Mais les taux d’imposition très bas ont privé l'Irlande de la majeure partie des rentrées envidageables en même temps qu’ils ont tiré vers le bas les politiques publiques des autres pays. Maintenant, les gouvernements des nouveaux entrants des pays de l’est concurrencent à leur tour l’Irlande sur le terrain du moins-disant fiscal et menace son « modèle ».

En 2000, les Irlandais avaient déjà voté contre le traité de Nice. Ils avaient été rappelés aux urnes ensuite. Cette fois-ci ils ne seront pas seuls. Les Néerlandais et les Français les auront précédés.

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Mardi 29 avril 2008

Publié le 11 avril sur http://vivelepcf.over-blog.fr/


Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

Nous sommes peut-être les mieux placés pour savoir que ce résultat ne résout pas tout. Mais la nette remontée du PCF, 9,3% aux cantonales, sur la base de 1300 campagnes locales ne masquant pas l’identité communiste, est une bonne nouvelle pour tous les militants révolutionnaires.

Il ne reste à ceux qui spéculent sur le « déclin inéluctable » du PCF que les colonnes du Monde pour expliquer qu’un bon score en est en fait un mauvais (Martelli, Grador…) ou celle de Rouge, l’hebdomadaire de la LCR. Alain Krivine, en politologue, s’y évertue à relativiser la « résistance au déclin » du Parti communiste.

Viendrait-elle contrecarrer les plans de la direction de la LCR ? Dans la motion majoritaire de son congrès, le « déclin du PCF » est présenté comme « continu et irréversible », notre parti comme « une force du passé », « incapable de rassembler » etc. Cet effacement du PCF serait l’une des principales validations de la constitution du NPA, le Nouveau parti anticapitaliste.

Alain Krivine, Olivier Besancenot, si vous voulez vraiment renforcer la lutte politique anticapitaliste en France, vous faites fausse route.

Militants aguerris, comment ne vous inquiétez-vous pas de l’extraordinaire complaisance médiatique dont vous bénéficiez, à l’heure où tout ce qui bouge un peu trop dans le mouvement social subit étouffement et répression ?

Aux élections municipales (il n’y avait quasiment pas de candidats aux cantonales), télévision et presse rangent la LCR parmi les gagnants, sinon les grands gagnants alors qu’ils minorent les résultats du PCF. Pourtant les listes LCR ou apparentées n’étaient présentes que dans un nombre limité de communes et obtiennent des résultats contrastés. 

A y regarder de près, les listes LCR+ dépassent 5% dans une trentaine de ville (sur 80 où elles étaient présentes) avec quelques pointes au dessus de 10, mais aussi des résultats décevants par rapport à 2001. Surtout, l’extrême gauche dans son ensemble (LCR+LO+PT) est en repli sur 2001 dans la majorité des villes : Paris (3,3% à 2,7%), Angers (9,3 à 6,4), Blois (8 à 6), Bordeaux (4,4 à 3,6) ; Caen (5,3 à 4,8) ; Créteil (10,5 à 5,5) ;  Lille (9,4 à 6,3) ; Le Havre (4,7 à 2,9 où une liste conduite par le PCF a obtenu 29%)…

Certes, la LCR supplante souvent LO mais l’irruption de l’extrême gauche aux élections municipales se produit de façon nettement atténuée par rapport à 2001. Des alliances étonnantes, par exemple avec des nationalistes régionaux, qui n’ont pas grand’ chose à voir avec la gauche, faussent aussi certains résultats.

Il ne fait pas de doute pour nous que les votes pour vos listes sont à ranger, comme ceux pour les candidats PCF, dans l’expression du refus de la politique au service du Medef et nous les apprécions comme tel, mais à leur juste niveau.

Pendant des années, la LCR a cherché les mots les plus durs pour fustiger l’électoralisme supposé des communistes. N’avez-vous pas conscience de tomber en plein dans cette déviation ? Olivier est sur tous les plateaux, dans tous les magazines. Sa figure stylisée est devenue un logo sur toutes vos affiches de France. Une chose est de se saisir d’une opportunité après la présidentielle, une autre de tomber dans le piège conduisant à l’opportunisme. Là encore, vous ne pouvez pas ne pas avoir mesuré cet aspect.

Construire un « grand parti anticapitaliste » sur les bases de résultats électoraux fugaces (voir l’expérience de Laguiller) et de la complaisance des media du capital : c’est illusoire.

Votre démarche nous frappe sur un autre point. Pendant des années, vous avez critiqué, souvent violemment, les reculs idéologiques sinon les compromissions, selon vous, du PCF. Maintenant vous n’imaginez pas constituer un parti de masse sans effacer les mots « communiste » et « révolutionnaire » du nom de votre parti. Pourtant l’anticapitalisme ne désigne pas un projet de société, encore moins la formule « 100% à gauche ». Si nous sommes pour redonner son sens au mot « gauche », force est de constater qu’il ne porte pas aujourd’hui une perspective politique anticapitaliste.

Pour ne prendre qu’un exemple, votre campagne pour une meilleure « répartition des richesses » relève du plus pur réformisme. Pour un parti marxiste, la remise en cause de la production capitaliste et de l’exploitation est centrale. L’expérience, notamment du PCF, montre qu’elle arrache aussi des concessions concrètes au capital.

La LCR existe sous une forme ou une autre depuis 40 ans. Depuis 40 ans, elle n’a jamais réussi à devenir un parti de masse et de classe comme le PCF. C’est un constat. Elle compte aujourd’hui officiellement 3100 adhérents dans toute la France, c’est moins que le nombre de candidats communistes aux dernières élections locales.

Nous pensons qu’un positionnement en apparence extrémiste s’est montré non productif dans la lutte des classes, qu’une forme d’organisation élitaire s’est avérée incompatible avec un ancrage dans les masses. Tenir des discours déterminés à la porte des entreprises qui sont liquidées et contribuer à organiser la lutte sont deux choses différentes. Nous pourrions en écrire beaucoup plus long sur nos différends historiques, mais ce serait vain aujourd’hui. L’une des constantes historiques de la LCR aura quand même été aussi d’attaquer le PCF…

Aujourd’hui, vous décidez de changer et de lancer un nouveau parti. C’est votre choix. Vous savez d’où vous partez et combien les « mutations » des formations politiques sont lentes. L’idée d’un changement de nom de la LCR n’est d’ailleurs pas nouvelle. La direction l’a avancée il y a déjà plusieurs congrès. Il est prévu aussi que le « nouveau » parti reste adhérent de la 4ème internationale, trotskyste.

Nous nous retrouvons le plus souvent en ce moment du même côté dans les luttes. Des alliances politiques locales ont pu se nouer. Pas de problème. Mais si vous êtes des révolutionnaires, il serait irresponsable (en plus d’être illusoire) d’imaginer fonder le développement de votre parti sur le déclin du PCF.

Le PCF connaît une crise interne. Nous pensons que la ligne de la direction d’effacement de l’identité et des positions de notre parti en est principalement la cause. Elle laisse un grand espace vide dans les media et aussi dans le pays. Momentanément. Encouragés par les résultats des élections locales, déterminés devant l’aggravation de la politique au service du Medef, des milliers de communistes dans toute la France entendent faire vivre leur Parti et ses organisations sur une base de lutte.

Par sa théorie, sa forme d’organisation, les combats de ses militants, le PCF a fait ses preuves et a contribué de façon déterminante à toutes les avancées sociales et démocratiques dans notre pays. Le capital le sait bien et ne relâche jamais ses campagnes anticommunistes.

Si vous voulez vraiment lutter contre la politique du patronat et du pouvoir, vous n’avez pas intérêt à rechercher l’affaiblissement du PCF, à livrer, même à votre corps défendant, avec l’aide des relais du capital, une « concurrence faussée et déloyale » au parti historique des travailleurs en France.

Nous ne vous y aiderons pas !


par Emmanuel Dang Tran, secrétaire du PCF Paris 15, membre du CN du PCF
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Lundi 28 avril 2008
LE MUGUET DES LUTTES, LE MUGUET DES COMMUNISTES DU 15EME!

Nos camarades iront à votre rencontre:

POINTS DE VENTE DANS LES ENTREPRISES (mercredi 30 midi)

- Aux Chèques postaux
- à la RATP Croix-Nivert (mardi 29)
- à l'hôpital Necker

Dans d'autres entreprises, auprès des camarades

POINTS DE VENTE DANS LES QUARTIERS (jeudi 1er mai - de  9h30 à 12h30, plus tôt sur certains postes)

- Angle des rues Saint-Charles et Javel
- Métro Boucicaut
- Métro Convention, devant le manège
- A la Motte-Piquet, devant le Monoprix
- A la Porte Brancion, devant le Franprix

Et au porte à porte
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Lundi 28 avril 2008

Conseil national du PCF du 25 avril 2008 

Résumé sommaire pour l'Huma de l’intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

Après avoir proposé, au CN de juin, de pousser l’effacement du PCF jusqu’à la disparition, la direction met en sourdine cette visée. Pour mieux rester en place et continuer ? Les désaveux se suivent: ANE, élections locales, naufrage des mêmes choix en Italie. Poser dès maintenant les questions de congrès: nécessité pour l’avenir du Parti et pour dégager la perspective politique. Impossible sans remise en cause de l’alignement sur le PS, retour à nos positions de classe, rejet total de l’idéologie de l’UE. Le PCF dans les luttes, pas « à côté » ! Besoin d’initiatives nationales. Eviter les pièges de la personnification sur Sarkozy et du « dialogue social ». Lycées, retraites, GDF : une victoire changerait la donne.

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Dimanche 27 avril 2008

Journée nationale de la déportation  dimanche 27 avril 2008 - Commémoration devant le monument aux morts du 15ème arrondissement.

Allocution d'Emile TORNER ancien déporté résistant à Buchenwald et Langenstein, président de l’ADIRP de Paris, réprésentant de la FNDIRP au comité d’entente du 15ème.

Charles PALANT, ancien déporté résistant à Auschwitz-III Buna Monowitz  a prononcé l'appel national

 













Monsieur l’adjoint au Maire du 15ème chargé des anciens combattants, représentant M. le député-Maire qui m’a communiqué son regret de ne pouvoir présent

Madame la Première-adjointe au Maire de Paris,

Mesdames et messieurs les conseillers de Paris et du 15ème arrondissement,

Mes chers camarades anciens déportés,

Mesdames et messieurs représentant les associations d’anciens combattants et membres du comité d’entente du 15ème,

Mesdames et messieurs les représentants des organisations syndicales et partis politiques du 15ème,

Madame le professeur du conservatoire municipal de musique du 15ème et ses élèves,

Messieurs les musiciens de la police nationale, les représentants des pompiers, de la Croix rouge et du mouvement associatif,

Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, chers camarades,

 

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour votre présence. Mes camarades du 15ème, absents pour des contraintes que vous comprendrez, s’associent à moi :

Madeleine Rabitchov, déportée à Auschwitz et Ravensbrück, membre du comité international de Ravensbrück,

Maurice Obréjan, ancien déporté à Auschwitz, Buchenwald et Langenstein.

André Hallery, déporté à Auschwitz-Sachsenhausen- Buchenwald,

Charles Palant, déporté à Buna-Monowitz-Auschwitz III et Buchenwald,

 

Nous commémorons aujourd’hui le 63ème anniversaire de la libération des camps d’extermination et de concentration. Comme chaque année, le dernier dimanche d’avril, nous tenons à rendre un hommage solennel aux victimes du plus grand crime jamais perpétré contre l’Humanité.

 

Jusqu’aux derniers jours de la guerre, les nazis n’ont cessé de convoyer des cargaisons humaines vers l’enfer concentrationnaire.

160000 êtres humains ont été déportés de France. 76000 le furent au titre des critères racistes de l’occupant. Plus de la moitié furent exterminés dès leur arrivée. 2500 seulement sont revenus.

Plus de 80000 ont été déportés pour faits de résistance ou à titre de répression. Moins de la moitié sont revenus, libérés à temps par les armées alliées de la mort certaine que leur promettait le régime d’esclavage, de torture, de froid, de faim, le régime d’extermination par le travail qu’ils ont enduré au profit de l’effort de guerre nazi et de l’industrie allemande.

 

Le 23 juillet 1944, les troupes soviétiques entraient à Majdanek, premier camp libéré et découvraient avec effroi l’enfer organisé des camps de concentration. Les nazis en déroute n’avaient pas eu le temps d’éliminer toutes les traces de leurs crimes, dont 800000 paires de chaussures. 

Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libère l’infâme complexe de concentration et d’extermination d’Auschwitz- Birkenau.

Le 11 avril 1945, les déportés du camp de Buchenwald, dont la brigade française libératrice, parviennent à se libérer eux-mêmes à l’approche des troupes américaines.

Il faudra attendre jusqu’au 8 mai 1945 pour que l’ensemble des camps soit libéré.

 

Le 15ème arrondissement a payé son tribut à la barbarie nazie. Les plaques sur nos murs en témoignent, nos rues portent les noms de nombreux martyrs de la liberté.

C’est aussi dans notre arrondissement que se situait le Vélodrome d’hiver.  Les 16 et 17 juillet 1942, 13152 juifs, dont 4115 enfants sont raflés par les policiers et gendarmes français, au petit matin, à leur domicile, les enfants à la porte des écoles. Plus de 7000 d’entre eux furent parqués dans des conditions épouvantables au Vélodrome d’Hiver. Presque tous finirent assassinés dans les chambres à gaz de Birkenau.

 

Il y a 63 ans, rescapés, nous rentrions hagards, décharnés, méconnaissables à nos familles, pour ceux qui en avaient encore. Devant l’hôtel Lutétia, d’autres familles nous interrogent anxieusement sur le sort des leurs qui ne reviendront vraisemblablement pas.

Chacun de nous est partagé et le restera entre la volonté de taire l’indicible pour gagner un impossible oubli et la nécessité de témoigner pour que cela ne se reproduise plus jamais.

Les images de l’horreur côtoyée durant des mois hantent toujours nos souvenirs. Pour nous autres, rares rescapés encore vivants, jamais la nécessité de rester fidèles aux serments prononcés sur les places d’appel des camps et de témoigner ne nous a paru aussi impérieuse.

 

Nous jurions alors de  « suivre le chemin de la participation à la grande œuvre de l’édification d’un monde nouveau, libre et juste pour tous… en souvenir de nos millions de frères assassinés par le fascisme nazi et de ne jamais quitter ce chemin… »

Ce monde dont nous rêvions à la Libération n’est pas devenu réalité. Nous avons compris que nous devrions sans cesse lutter, aujourd’hui encore.

Lutter pour la paix quand les guerres de dominations frappent plusieurs parties de la planète et que la course au surarmement s’emballe à nouveau.

Lutter encore et toujours pour le respect de la dignité humaine dont l’obsession de nos bourreaux était de nous priver.

Quelle désillusion de voir la torture continuer d’être pratiquée par tant de pays, dont certains se disent démocratiques !

Lutter encore et toujours contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Des profanations de cimetières à des tentatives d’exaspération des communautarismes, même dans notre pays, nous nous rendons compte que rien n’est jamais acquis.

Lutter encore et toujours contre le fascisme. Le « ventre est encore fécond d’où a surgit la bête immonde » a écrit le dramaturge. 

 

Pour nous, anciens déportés, la course contre la montre est engagée. Mais, même dans l’urgence, nous ne confondons pas vitesse et précipitation.

Notre préoccupation est d’asseoir définitivement des réalités historiques. Je ne peux que me féliciter de l’ouverture, il y a deux mois, du Mémorial du camp de Royalieu, à Compiègne d’où partirent 40000 déportés.

Défendre efficacement la mémoire, porter les enseignements de ces heures sombres, c’est s’adresser d’abord à la raison et non au sentiment, c’est démonter le système concentrationnaire et ses causes. 

Cette conviction nous anime lorsque nous témoignons dans les classes des écoles.

Ces préoccupations étaient déjà celle de Thomas Geve, cet enfant déporté à Auschwitz puis Buchenwald, dont les dessins des camps faits, dans l’urgence et avec les moyens disponibles à la Libération, sont actuellement exposés au Musée Jean-Moulin dans le 15ème. 

 

Dès 1943, le Conseil National de la Résistance, fondé dans la clandestinité par Jean Moulin à l’initiative du général de Gaulle, analysait les causes de la montée du fascisme et du nazisme. Son programme, le programme du CNR devait inspirer la reconstruction du pays à la Libération. Il visait à restaurer une république sociale, centrée autour du progrès et de l’intérêt général.

Ne laissons pas remettre en cause les acquis sociaux et démocratiques majeurs remontant à cette époque, fruit de la dure expérience de notre Nation.

Souvenons-nous que c’est en partant de préoccupations sociales, de la détresse et de la désespérance, du chômage de masse que le nazisme a obtenu le soutien populaire dans l’Allemagne des années 30.

Nous refusons l’injustice sociale et l’écrasement des plus faibles qui firent le lit du fascisme.

Nous nous sommes battus, beaucoup de nos camarades sont morts pour la restauration de l’indépendance de notre pays et de la souveraineté de son peuple, pour un monde de fraternité, pour la coopération sincère entre tous les peuples.

Nous nous sommes retrouvés dans les camps, patriotes de différents pays, y compris l’Allemagne. Comme le fascisme avait tenté de diviser sur le sol national Français juifs et Français non juifs, Français et étrangers, les nazis s’appliquèrent à nous jeter les uns contre les autres, à nous soumettre à une concurrence sordide, devant l’extermination par le travail, devant la mort. Ils avaient établi une odieuse hiérarchie des « races » et des peuples dont dépendait un système de quotas de déportés par pays.

Beaucoup de ceux qui ont survécu des camps le doivent à la solidarité, à l’union dans la lutte des patriotes de tous les pays.  Ne l’oublions pas !

Aujourd’hui, nous commémorons le plus monstrueux crime contre l’Humanité.

Les jeunes sont plus que jamais l’objet de toute notre attention. Nous voulons leur donner tous les moyens de constituer la relève pour transmettre notre mémoire et asseoir définitivement la vérité historique de ce que nous avons connu, entre autres contre les entreprises toujours renouvelées des révisionnistes et négationnistes, il y a quelques jours encore par un politicien récidiviste.

Nous voulons que cette journée soit un moment intense de témoignage, pour la vigilance devant l’oubli, pour la mobilisation contre toute résurgence de l’idéologie nazie.

Ce combat n’est pas que le nôtre mais celui de vous tous, de la Nation tout entière.

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Samedi 26 avril 2008

Journée de la Déportation

Commémoration dans le 15ème

Rendez-vous dimanche 27 avril à 11h00

Au monument aux morts devant la Mairie (rue Lecourbe)

Emile Torner, président de l’association départementale des déportés, résistants et patriotes de Paris, présidera la cérémonie.

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Vendredi 25 avril 2008

Strasbourg intégré dans un Eurodistrict ? Nouvelle tentative de démantèlement du territoire national par l’UE.

Par Anthony Crézégut, PCF Paris 15

Roland Ries ou le projet d’un « nouveau Washington DC»


A peine élu, le nouveau maire PS Roland Ries cherche à prouver que sa vision de l’avenir de Strasbourg déborde celle de la sortante UMP Fabienne Keller. Sur la droite !

Keller avait créé en 2005 l’Eurodistrict Strasbourg-Orthenau avec 5 communes allemandes. Ries veut en faire un « Washington DC » européen « au bord du Rhin »!

Pour l’instant, l’Eurodistict est juridiquement « une entité administrative européenne regroupant des agglomérations urbaines situées de part et d'autre d'une frontière », disposant d’une autonomie financière (tout en étant financé par l’UE). En s’appuyant sur des projets de coopération ponctuels et concrets, ce type de projet se fixe comme but final de créer un espace trans-frontalier politiquement et économiquement intégré. Le projet mis en route en 2005 n’a pas encore dépassé le cadre classique, en partie justifiable, de la coopération intercommunale. L’UMP en a rêvé, le PS va le faire !

Ries n’a pas tout trouvé tout seul. Il a des inspirateurs.

L’OTAN a décidé d’organiser son sommet de 2009 conjointement à Strasbourg et à Kehl. Il s’est empressé de la remercier : «l'événement ne pourra que renforcer la vocation européenne et internationale de l'espace urbain formé par l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau».

Le Maire de Strasbourg a surtout bien assimilé la devise de l’UE, « la concurrence libre et non faussée ». Strasbourg serait en concurrence avec Bruxelles qu’il faudrait devancer dans la création d’un « district européen » à statut juridique et fiscal propre. Ce serait la condition pour sauver le Parlement européen à Strasbourg, dont le siège est pourtant fixé dans les traités d’origine.

Le détail du projet lui-même permet de saisir la logique de l’UE « ultra-libérale » à laquelle M. Ries veut faire plier Strasbourg et la France : la destruction des territoires nationaux et des acquis démocratiques et sociaux qu’ils portent.Sur le plan institutionnel, l’eurodistrict est un moyen de contourner les assemblées démocratiquement élues. Ries veut passer de la « coopération à la codécision ». Des institutions trans-frontalières recevraient les compétences communales, disposeraient du pouvoir décisionnel, secondées par des comités d’experts et des commissions de travail thématiques sans légitimité. Les citoyens éliraient des municipalités dessaisies dans les faits de leurs prérogatives décisives. Le cadre de la souveraineté communale (et nationale) serait dépassé.

Les Euro-districts obéissent au même modèle que leurs grandes sœurs : la Commission et le Conseil européens contre les démocraties nationales, les euro-régions contre les exécutifs régionaux élus, les euro-districts contre les municipalités.

Quand l’Etat-nation devient une coquille vide, la démocratie devient un mot creux.

Au plan économique et social, en cohérence, l’euro-district permet de se débarrasser des législations, des droits sociaux nationaux. Déjà le projet de 2005 prévoit, entre autres, de « favoriser une  harmonisation des fiscalités », et une « harmonisation de la tarification et de la qualité des services ». Le nivellement pas le bas des droits des travailleurs (ex : statut de la fonction publique territoriale) et la remise en cause des services publics nationaux (ex : La Poste) sont en germe.

Mais où Keller avançait masquée, Ries n’hésite pas à « briser tous les tabous », jusqu’à revendiquer une forme « d’extraterritorialité ». Il propose la création d’un  « territoire transfrontalier à statut juridique et fiscal spécifique, attractif à la fois pour les institutions politiques et pour les sièges sociaux de grands groupes européens ».

En somme, il propose de créer une zone franche, une véritable zone de non-droit économique pratiquant le dumping social et fiscal, pilote pour les autres régions et pays européens. A mi-chemin entre les villes franches moyenâgeuses et les paradis fiscaux, entre les privilèges d’Ancien Régime et l’ultra-libéralisme de l’ère de la mondialisation. La visée « historique et modernisatrice » de l’UE n’est autre que l’assujettissement au capitalisme mondialisé.

Ce projet montre que l’UE est passée à un stade supérieur dans son ambition de liquidation du cadre national comme cadre référentiel de l’activité économique et politique. Jusqu’ici, elle tentait de contourner la nation, par le haut (avec les institutions supranationales), et par le bas (avec l’Europe des régions). Désormais, elle attaque frontalement le territoire national lui-même.

Ce type de projet ne peut pas ne pas être mis en parallèle avec le soutien de l’UE à tous les séparatismes régionaux. La reconnaissance de l’indépendance fantoche du Kosovo est un avertissement, un encouragement aux sécessionnismes, aux nationalistes.

L’extraterritorialité de Strasbourg serait un précédent historique, une parcelle du territoire national échapperait à l’autorité souveraine de la France pour être placée sous la tutelle, directe ou indirecte de l’UE.

Ries se prévaut du soutien de la RFA dont, on constate, que son projet ne heurte ni la conception fédérale, ni d’éventuelles prétentions expansionnistes. Côté français, conscient que « ce sera difficile » à faire passer, il comte sur Sarkozy et la présidence française de l’UE à compter du 1er juillet 2008.

Décidément 6 mois où la vigilance, la mobilisation et la riposte seront indispensables. 

Le cadre national est insupportable à l’UE du capital parce que s’y expriment la souveraineté des citoyens, les luttes des salariés, la résistance, comme en mai 2005, à une Europe nécessairement « libérale », car conçue par et pour les intérêts du patronat et du capital.

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Jeudi 24 avril 2008

Appel de solidarité avec les communistes, les forces progressistes et la classe ouvrière en Egypte.

7 avril 2008 (traduction de l’anglais par vivelepcf)

Depuis tôt ce matin, le centre-ville du Caire comme les principales places de la ville sont investies par des forces spéciales de sécurité, des unités anti-émeutes et des agents en civil. Dans d’autres villes comme Alexandrie et Algharbia, les habitants sont témoins d’un important déploiement de forces de sécurité dans les artères principales et les grandes places.

La ville de Mahalla el Koubra a connu les plus grandes manifestations d’aujourd’hui.

Près de deux cents militants ont déjà été arrêtés à un moment ou un autre dans une province ou un autre. Des ouvriers font grève en solidarité avec les revendications des grévistes de l’entreprise de filature et de tissage Ghazl El-Mahalla. Leur revendication centrale est l’indexation des salaires sur le taux d’inflation. Elle ne concerne pas que les ouvriers de Ghazl El-Mahalla mais toute la classe ouvrière égyptienne.

La grève des ouvriers de Ghazl El-Mahalla s’est transformée en une immense manifestation dans toute la ville de Mahalla el Koubra. Les pauvres, les paysans et les ouvriers s’y sont joints. Près de 30.000 citoyens ont scandé des slogans contre la hausse des prix, les monopoles, le néo-libéralisme et les forces du marché.

Les forces centrales de sécurité égyptiennes ont attaqué à coups de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc faisant des centaines de blessés dans les rangs des manifestants. Elles ont arrêté et détiennent toujours des manifestants blessés ou non.

Les nouvelles de Mahalla el Koubra font état d’au moins deux morts, une petite fille de neuf an et un homme de vingt ans.

Les « forces noires », une branche des forces de sécurité, ont incendié des magasins, des bâtiments publics, des trains et voitures pour fabriquer des charges contre les manifestants et les ouvriers arrêtés. Ils veulent resserrer le contrôle de la police et de l’Etat sur la classe ouvrière et contenir la montée de la protestation sociale en Egypte, très importante dans les cinq dernières années.

Nous en appelons à vous pour soutenir les revendications justes et légitimes des ouvriers de Ghazl El-Mahalla et leur droit de les exprimer par les moyens de leurs choix, manifestations, grèves ou tout autre méthode.

Communistes, avec toutes les forces démocratiques et sociales, nous vous alertons de façon pressante sur le fait que la police, agissant sur ordre de l’Etat, s’apprête à engager une immense campagne de répression contre la classe ouvrière en général et les ouvriers de Ghazl  El-Mahalla en particulier. Nos inquiétudes augmentent devant la violence de la réaction des forces de sécurité aujourd’hui à Mahalla el Koubra et notre signal alerte devant les charges fabriquées délibérément par les forces de sécurité contre les dirigeants ouvriers.

Fraternellement,

Parti communiste d’Egypte.

Ont répondu à cet appel 41 partis communistes et autres partis progressistes du monde entier dont les partis communistes de Grèce, du Portugal, le PDCI, le DKP…

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Mardi 22 avril 2008
Sur le bilan de la direction actuelle, la perspective du congrès, les risques de liquidation du PCF.
En lien, un entretien video, avec Emmanuel Dang Tran, membre du CN du PCF, secrétaire de la section de Paris 15ème, à l'initiative du texte du 33ème congrès "remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes".
Réalisé par Pascale Noizet et Gilles Questiaux.

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-18920644.html
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Lundi 21 avril 2008

Nous condamnons l’attribution au Dalaï-Lama de la qualité de « citoyen d’honneur de la Ville de Paris ».

Le Conseil de Paris, réuni le 21 avril 2008, a décidé d’accorder le titre de « Citoyen d’honneur de la Ville de Paris » au Dalaï-Lama. Le vœu a été adopté à l’unanimité, mais seuls les élus des groupes PS et Verts ont participé au vote. Bertrand Delanoë est intervenu personnellement au conseil et dans les media pour le défendre.

Nous déplorons cet acte politique, par lequel le maire de Paris et la majorité municipale ont jugé bon d’hurler avec les loups et d’associer la Ville de Paris à la campagne médiatique contre le gouvernement chinois, orchestrée au niveau mondial par l’impérialisme occidental, au nom des « Droits de l’Homme », une nouvelle fois instrumentalisés en toute hypocrisie.

La montée de tensions, manifestée sur la question du Tibet et à l’occasion des Jeux olympiques, entre les grandes puissances capitalistes occidentales et le régime chinois révèle une situation complexe et évolutive.

L’explication de la non participation au vote du groupe UMP au Conseil de Paris par Jean-François Lamour en témoigne, allant jusqu’à citer un exemple de coopération harmonieuse entre Chinois et Tibétains.

Nous regrettons que les élus étiquetés PCF n’aient pas voté contre le vœu et se soient bornés à contester la personnalité du Dalaï-Lama tout en affirmant « comprendre et respecter »  la démarche du Maire et partager la condamnation de la Chine.

En lien, notre analyse sur le sujet.

PCF Paris 15

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