A la une

Jeudi 29 mai 2008

Le PCF Paris 15 s'associe à l'appel de l'Union locale CGT du 15ème

Rassemblement de soutien aux salariés grévistes de la SARL Castro

Jeudi 29 mai 2008, entre 12h00 et 13h00, au siège de la société,

63 rue de la Croix-Nivert


Castro, nettoyeur de sans-papiers

Article de l’Humanité du 28 mai 2008

Occupation. Six victimes d’une société de nettoyage parisienne sont victimes d’un patron dangereux.

Il ne reste pas grand-chose du matériel entreposé dans le modeste local de la société de nettoyage Castro, rue Mademoiselle dans le quinzième arrondissement de Paris. « Le patron a loué un camion et a tout emporté », raconte Gory Lamba, en grève car sans papiers comme un salarié sur deux des vingt employés de Castro. Depuis l’occupation de ses murs, l’entrepreneur s’est montré particulièrement violent avec ses salariés. Comme d’ailleurs plusieurs patrons concernés par la deuxième vague de grèves lancée le 20 mai. Après avoir coupé l’électricité et condamné la porte des toilettes, l’employeur, d’origine espagnole, a lancé dix litres d’eau de Javel sur la moquette, aux pieds des six grévistes maliens.

« Je suis chez moi, je fais ce que je veux. Vous n’êtes pas mes fils. Je m’en fous de vous. Je ne vous connais pas », aurait-il dit à ses salariés auxquels il refuse tout soutien à leur demande de régularisation. « Je préfère mourir ou fermer l’entreprise plutôt que vous aider à avoir des papiers », aurait-il ajouté, selon des témoins. Un comportement non-conforme au droit, signalé par la CGT à l’inspection du travail. Pour ne pas s’intoxiquer, Gory, Dansoko, Diarra et les autres ont laissé la porte ouverte toute la nuit. « Le patron est passé nous voir ce matin pour nous demander si on avait bien dormi », raconte l’un d’entre eux. Tous en contrat à durée indéterminée, à l’exception du dernier venu, ils travaillent chez Castro depuis plusieurs années, sont arrivés en France entre 1997 et 2004 et ont entre 31 et 38 ans. « Il dit qu’il ne savait pas qu’ils étaient sans papiers alors que depuis un an la loi oblige l’employeur à vérifier la situation de ses salariés », rappelle Jacky Auchères, de la CGT. « Il a déjà cherché à nous remplacer. Il s’est tourné vers d’autres sans papiers », ajoute Gory Lamba, confirmant l’hypocrisie patronale. Une main-d’œuvre contrainte à la soumission, c’est en effet ce que recherche Castro.

« Il nous fait faire des choses qui ne sont pas dans nos contrats. En plus de nettoyer les parties communes de vingt à trente immeubles par semaine, on ramasse les gravats s’il y a des travaux, on passe le Kärscher dans les parkings. Si quelqu’un est malade, on le remplace. Lui n’est pas payé et nous pas davantage. Cela va dans la poche du patron. On ne prend pas nos congés payés. On travaille tous les jours. On est censé travailler huit heures par jour, mais en fait on en fait entre dix et onze. On n’est pas payé pareil entre 1100 et 1500 euros, mais on ne sait pas pourquoi. Parfois, il nous appelle à n’importe quelle heure de la nuit », témoignent en vrac les salariés.

« Bonjour, j’habite le quartier, qu’est-ce que je peux faire pour  vous aider ? », demande une passante. « On voudrait bien de l’eau chaude. », répond Dansoko en tendant deux Thermos. La dame revient au bout de quelques minutes, avec aussi des duvets. « Vous savez, votre patron habite dans mon immeuble. » Et Diarra dironiser : « Eh bien, nous sommes ses valets. »

Ludovic Thomas

LIEN VERS NOTRE TRACT


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Mardi 27 mai 2008

Intéressement, participation : nouvelle attaque contre les salaires

 

Les salariés vivent le résultat de la politique du gouvernement sur le pouvoir d’achat : les difficultés s’accumulent, même pour faire face aux besoins élémentaires des familles. L’INSEE a révélé dans une enquête que le « revenu salarial » des ménages est retombé au niveau de la fin des années 70. Trichet, directeur de la Banque centrale européenne, BCE, suivi par le gouvernement et bien sûr les entreprises incite à la « modération salariale » pour ne pas « alimenter l’inflation ».

Tout cela n’empêche pas Sarkozy de continuer à faire des annonces sur le « pouvoir d’achat » et d’utiliser les difficultés des salariés comme prétextes à des mesures, dirigées en réalité contre leur intérêt, et dans celui du MEDEF.

Il vient ainsi d’annoncer de nouveaux encouragements aux dispositifs de « participation » et surtout « d’intéressement ».

Pour les patrons, ces dispositifs sont tout bénéfice, en particulier par rapport au salaire !

Ils ne paient aucune cotisation sociale sur l’intéressement comme la participation.

Sarkozy leur offre, en supplément, une déduction d’impôt équivalente à 20% des nouvelles primes d’intéressement. Encore des cadeaux fiscaux !

En outre, l’intéressement et la participation permettent d’intégrer les salariés aux objectifs patronaux.

Les salariés, eux, malgré les apparences ont tout à perdre.

Intéressement et participation se développent aux dépens des salaires. On note comment les patrons refusent de trouver de l’argent pour augmenter les salaires mais en trouveraient pour l’intéressement.

Ils sont développés aux dépens de la Sécurité sociale (déjà 3 à 4 milliards d’euros par an)  et de leur retraite, dans le calcul desquels ils ne sont pas intégrés.

Ces dispositifs incitent aussi les salariés à intensifier leur propre exploitation puisqu’ils sont liés, non à la réalité du travail accompli, mais au profit patronal.

Autant de vérités correspondant à une logique d’alliance contre nature entre capital et travail que les communistes ont dénoncées dès le départ, sous de Gaulle, juste aux lendemains de 68. Le projet avancé par Sarkozy, en complément de la logique du dialogue social et des nouvelles conditions de « représentativité syndicale », incite les organisations syndicales à s’inscrire dans la négociation d’accords sur l’intéressement.

La possibilité proposée par Sarkozy de débloquer la participation sans attendre 5 ans comme à présent accentue encore la concurrence avec le salaire et finit de vider le contenu d’épargne du dispositif.

Sarkozy annonce aussi une mise sous condition des exonérations de cotisations sociales patronales. Ne pas se faire d’illusion ! L’obligation de négociations salariales ne sera pas assortie de résultat…

Tout travail mérite salaire ! Exonérations de cotisation, dispositif soi-disant « d’épargne salariale », « Prime » soi-disant pour « l’emploi », participation, intéressement, chèques « cadeaux » etc : tout cela n’est que piège pour les salariés !


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Mardi 27 mai 2008

Soutien à la lutte des salariés de la SARL Castro, 25 rue Mademoiselle

Faire respecter la dignité, les droits de tous les salariés !

Ils ont des papiers : fiches de paie, cartes de sécurité sociale et avis d’imposition. Ils travaillent depuis parfois des années pour la SARL Castro.

Mais ils vivent la peur au ventre, sous la menace permanente d’un contrôle policier.

Et ils racontent comment les employeurs profitent de leur statut de « sans papiers » pour leur faire faire des semaines de 60 heures ou plus (payées 35 !), des horaires totalement flexibles,…

Le mouvement a dévoilé au grand public une situation scandaleuse.

Des représentants de la section du PCF Paris 15ème sont venus apporter leur soutien aux salariés grévistes de la SARL de nettoyage Castro. Ces travailleurs « sans papiers », soutenus par l’Union locale CGT occupent les locaux de leur entreprise, 25 rue Mademoiselle dans le 15ème (métro Félix Faure), comme 400 autres dans une trentaine d’entreprises d’Ile-de-France, principalement des secteurs de la restauration et du nettoyage.

Ils exigent leur régularisation, l’obtention immédiate de titres de séjour. Ce n’est que justice. Il est inadmissible que le gouvernement et les préfets laissent traîner les choses depuis des semaines et ne délivrent des papiers qu’au compte-gouttes.

Les pratiques d’employeurs peu scrupuleux rejoint une politique d’ensemble. Le patronat utilise ce volant de centaines de milliers de « sans papiers », presque corvéables à merci, pour contourner le droit du travail dans des branches entières, remettre en cause, dans les faits, tous les conditions de travail et les acquis sociaux, renforcer l’exploitation de tous les salariés, tout en les dressant les uns contre les autres.

Le gouvernement actuel est passé à un nouveau stade dans l’organisation de cette politique, avec le ministère de « l’immigration et de l’identité nationale ». Une hypocrisie écoeurante en est la marque.

D’un côté, il organise la criminalisation et la répression des sans papiers et les jette à la vindicte populaire.

De l’autre, au nom du concept révoltant « d’immigration choisie », il organise une immigration massive. La Commission européenne prévoit de faire rentrer 20 millions de travailleurs immigrés dans l’UE dans les vingt prochaines années.

Les travailleurs français, ou étrangers en situation régulière, ont tout intérêt à développer la solidarité avec les travailleurs sans-papiers. Leur lutte est aussi la nôtre.

Intensifions la mobilisation pour leur régularisation immédiate !

Exigeons des sanctions à l’encontre des patrons fraudeurs !

Dénonçons et mettons en échec la politique du gouvernement !

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Dimanche 25 mai 2008
Conseil National du PCF du 23 mai 2008 sur les questions européennes

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

La nature du projet européen ne fait pas de doute et n’a pas changé. L’UE suit depuis le départ un projet capitaliste et impérialiste. Non internationaliste ! La chute du Mur de Berlin ne l’a pas modifié. Au contraire, elle a donné à l’UE de nouvelles possibilités et prétentions, avec la dégradation des rapports de classe au plan international, pour satisfaire les intérêts de la mondialisation capitaliste. L’UE est plus que jamais l’instrument de la remise en cause systématique des acquis sociaux et démocratiques nationaux. Elle n’a jamais autant contribué à étendre l’impérialisme atlantiste, avec l’OTAN.

Aussi je m’étonne et ne partage absolument les formules du rapport qui parle de « redonner son sens positif » à l’UE, de « remettre le social » au centre.

Une autre constante de l’UE ne doit pas nous échapper : l’anticommunisme, manifesté notamment par la caution apportée à la criminalisation d’organisations communistes comme la JC tchèque ou le PC hongrois.

Les partisans de l’UE du capital ne se trompent pas. Ils savent qu’un seul courant politique s’est toujours opposé à leur projet : le courant communiste.

Nous avons la responsabilité, en France, de faire vivre cet engagement que l’on reconnaît toujours au PCF, comme on l’a vu pendant la campagne du NON. Notre responsabilité est encore soulignée par le consensus européen droite-PS (auquel j’ajoute au niveau européen la CES). Je m’étonne qu’il n’ait même pas été fait mention dans le rapport de leur vote conjoint, si récent, à Versailles pour le nouveau traité de l’UE.

Effectivement, l’UE a perdu de la légitimité vis-à-vis des peuples. La propagande « européenne » a moins de prise. C’est une très bonne chose. Les communistes n’y sont pas pour rien. Poussons l’avantage ! Continuons de délégitimer les directives et traités à l’aide desquels le patronat et le gouvernement français détruisent les acquis sociaux et économiques ! Et surtout pas l’inverse en laissant planer l’illusion d’une « réorientation de l’UE » et en promouvant « l’intégration européenne » comme le fait le PGE!

La présidence française de l’UE s’ouvre dans une période de lutte intense. Dégager la perspective politique en France, concrétiser le rapport de force qui s’était exprimé pour le Non et qui existe toujours, peut être un point d’appui pour les autres peuples dans leurs luttes, comme en 2005.

Ainsi, mettre en échec la casse du droit du travail, du contrat de travail, celle de l’assurance chômage correspond à la bataille contre la « flexsécurité » voulue par l’UE. Mettre en échec la contre-réforme des retraites dans notre pays - je pense naturellement à la grande mobilisation d’hier – ne peut que stimuler les luttes contre la même logique dans les autres pays (et réciproquement). Même chose pour la bataille contre les privatisations et contre l’application des directives de marchandisation.

La question du PGE doit impérativement être reposée au congrès. Le PGE n’est pas la bonne structure pour coordonner l’action contre l’UE du capital et promouvoir des coopérations internationales, mutuellement avantageuses. Ses statuts, qui l’engagent à promouvoir « l’intégration européenne », les importantes subventions qu’il reçoit pour cela (ainsi que désormais sa « fondation politique ») l’enchaînent à la Commission européenne.

Le PGE est-il un instrument pour effacer l’identité et les positions des partis communistes, dans le cadre d’une recomposition politique, parallèle dans chaque pays ?  Après « die Linke » en Allemagne, l’expérience désastreuse de la « section italienne du PGE » suivie de la « gauche arc-en-ciel » en Italie, voudrait-on transformer peu à peu le PCF, notamment à l’occasion des élections européennes en « section française de la gauche européenne » ? On doit poser ces questions. Les communistes au congrès doivent avoir la possibilité d’exprimer et d’imposer leur opposition à cette option.

Un autre cadre que le PGE existe pour une coopération politique internationale. Un cadre qui correspond à notre engagement communiste ! Plusieurs appels internationaux de partis communistes et progressistes, certains d’ailleurs membres, avec notre parti, du groupe GUE au Parlement européen, ont été lancés. Le dernier texte porte sur l’opposition commune au nouveau traité européen. Pourquoi la direction n’y associe pas le PCF?

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Dimanche 25 mai 2008

Sur quoi bute le mouvement social?

 

Organiser sa colère pour lutter et gagner!

 

700.000 manifestants du privé, du public dans toute la France le 22 mai pour défendre le système de retraite solidaire par répartition, pour s’opposer à tout allongement de la durée de cotisation. Après les grèves de novembre, en même temps que le puissant mouvement contre les suppressions d’emplois à l’école, que la mobilisation contre la casse du droit du travail et du statut de la fonction publique, cela se confirme: dans tous les secteurs, les luttes se développent et atteignent parfois un niveau inédit.

Pourtant, malgré également ses revers électoraux, le pouvoir accélère ses contre-réformes antisociales et l’application de son projet cohérent au service du Medef: la liquidation de tous les acquis sociaux et démocratiques obtenus depuis 1945, notamment après 1968.

Le résultat est connu: chute du pouvoir d’achat des salaires, des retraites, précarité de l’emploi, du logement, injustice sociale…: la vie est de plus en plus difficile pour le plus grand nombre, pendant que les profits des grandes sociétés atteignent des records et que les plus riches s’enrichissent.

L’UE de l’argent, que la France va présider à partir du 1er juillet, sert d’instrument de coordination à cette politique cohérente de casse sociale et économique. Là aussi, les Français ont exprimé leur NON en 2005.

Comment Fillon et Sarkozy peuvent-ils se permettre leur politique de provocation ? Sur quoi bute le mouvement social? Quelles propositions pour dégager la perspective politique? Nous vous invitons à en discuter:

 

ASSEMBLEE PUBLIQUE

 

Mardi 3 juin 2008, à partir de 18h30

Au Patronage laïque, 72 avenue Félix Faure, métro Boucicaut, bus 62

 

Avec des militants politiques et syndicaux des entreprises et quartiers du 15ème

Avec la participation d’Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du PCF

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Jeudi 22 mai 2008
Nouvelle version du tract retraites. Voir aussi l'expression de nos camarades de la RATP.

Défense de la retraite solidaire - Gagner l'union des salariés! - Briser le consensus politique!

Dans tous les secteurs, les luttes se développent et atteignent parfois un niveau inédit. Pourtant, malgré aussi les revers électoraux, le pouvoir accélère ses contre-réformes antisociales, à commencer par la nouvelle phase du démantèlement du système solidaire de retraite par répartition.

Comment Fillon et Sarkozy peuvent-ils se permettre cette provocation ? Sur quoi bute le mouvement social?

Ils n’ont aucune légitimité pour casser les retraites:

 

Sarkozy et Fillon viennent de perdre l’un de leurs (faux) arguments préférés. Depuis les élections locales, ils ne peuvent plus se prévaloir d’une légitimité électorale, même par défaut.

Ils assènent à nouveau l’argument de la prétendue faillite de l’Etat et de la Sécurité sociale pour justifier de nouveaux sacrifices aux salariés. C’est eux-mêmes qui ont creusé les déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale, en accordant 15 milliards d’euros par an de réductions d’impôts aux plus riches avec le « paquet fiscal » de l’été 2007 et en portant à 30 milliards par an les exonérations de cotisations patronales pour le bonheur des profits des entreprises du CAC 40. Rendez l’argent !

Le prétexte de la démographie tient d’autant moins que 60% des salariés faisant valoir leur droit à la retraite à 60 ans ne sont plus en activité (chômage…).

 

L’avenir des retraite: point de convergence des luttes?

 

Oui, à condition de déjouer les calculs du gouvernement.

Tous les salariés sont ou seront frappés par la nouvelle baisse des pensions induite par l’allongement de la durée de cotisation (à 41ans puis 42, voire 45). La même logique fait supporter aux retraités une lourde et inacceptable perte de pouvoir d’achat avec la revalorisation de seulement 1,1% en janvier, puis 0,8% en septembre de leurs pensions, alors que l’inflation galope à 3,5%.

Si on laisse faire, la prochaine étape est indiquée par Mme Parisot: la retraite à 63,5 ans.

 

Mais le gouvernement a étudié minutieusement son calendrier. En automne, il s’attaque d’abord aux régimes « spéciaux » des salariés des entreprises publiques pour lever l’obstacle à la nouvelle étape de la loi Fillon de 2003 contre tous.

 

Il est plus que temps de déjouer cette entreprise de division.

 

Par la capacité de mobilisation des agents concernés, les références qu’ils représentent en terme de durée de cotisation, de prise en compte de la pénibilité, la bataille pour la défense des régimes spéciaux reste essentielle pour toute la lutte pour les retraites.

Le piège des négociations ouvertes au plus fort de la grève de novembre est maintenant démasqué. Elles n’ont abouti à aucune « amélioration » du projet du gouvernement mais ont servi à désamorcer le mouvement. Au contraire, les décrets RATP/SNCF, en principe applicables au 1er juillet, prévoient le passage à 41 annuités à partir de 2009.

Préparer les conditions d’une reprise du mouvement dans le secteur public est décisif pour tous. Ajoutons que l’argument de l’équité a été balayé par la révélation des montants des pensions du public, sensiblement égaux sinon inférieurs à ceux du privé.

 

Pas de déclin inéluctable de la SECU, un sabotage!

 

Les objectifs du gouvernement ne font pas de doute: permettre au Medef et à la finance de mettre la main sur les 140 milliards d’euros de financement des retraites. Continuer à démanteler la retraite par répartition permet au Medef d’obtenir de nouvelles exonérations de cotisation et en même temps de diriger vers la finance, les fonds de pension… une nouvelle part des salaires nets.

Les financements pour maintenir et reconquérir les retraites existent. Il faut rendre à la Sécurité sociale l’argent qui lui revient, issue de la production de richesse par le travail.

 

Il n’y a donc aucune raison d’en rabattre sur les revendications et de rentrer dans la logique du déclin de la Sécu. C’est aussi la façon d’unir les salariés.

 

Þ  Refus de tout allongement de la durée de cotisation. Retour à 37,5 annuités pour tous. Pas touche à la retraite à 60 ans! Refusons de discuter de « l’emploi des seniors » entre 60 et 64 ans!

Þ  Retour dans le privé à l’indexation des pensions sur les salaires, au calcul sur les 10 meilleures années.

Þ  Augmentation du minimum contributif (pas de pension au dessous du SMIC),

Þ  Départs anticipés pour les travaux pénibles et contraignants. Les acquis du secteur public doivent être la base minimale des « négociations » qui s’éternisent sur la prise en compte de la pénibilité.

Þ  Refus de toute forme de capitalisation individuelle ou collective, y compris du pseudo « Fonds de réserves national pour les retraites » doit la valeur s’est effondré de 3 milliards avec la chute de la bourse.

 

Ces propositions se heurtent à l’absence de perspective politique. Celle-ci ne peut partir, dans la période, que des luttes elles-mêmes.

 

Le recul électoral de la droite s’est fait en direction de l’abstention et de la gauche, du PS qui profite d’un « vote sanction par défaut » sans porter d’alternative politique que les questions de fond. Ses parlementaires ont voté avec Sarkozy la ratification du nouveau traité de l’UE, rejeté par le peuple en 2005. Sur les retraites, le PS n’a pas soutenu le mouvement des agents RATP/SNCF/EDF. Il est à l’origine d’une grande partie des déductions de cotisations sociales, au nom des 35h. Il évoque régulièrement une augmentation de la CSG. Etc. C’est bien pour cela aussi que la droite au pouvoir peut se permettre d’accélérer encore le rythme de sa politique de casse sociale.

Aujourd’hui, la perspective politique est ailleurs, dans le mouvement des luttes lui-même, dans sa convergence pour mettre en échec au moins sur un point du programme de Sarkozy. Le PCF, remonté à 9%,  peut être un atout pour construire cette perspective. Nous y travaillons.

 

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Mercredi 21 mai 2008
1- Fin des 35 heures : une cacophonie bien mise en musique

Depuis quelques derniers jours, les media se sont fait l’écho d’une division à droite entre Devedjian d’un côté, le ministre Bertrand et Sarkozy de l’autre sur les 35 heures. Mais les « couacs » à droite correspondent à deux registres de la même partition. L’attaque « extrémiste » de Devedjian ferait passer les deux autres pour plus modérés et respectueux des acquis sociaux. L’hypocrisie est générale.

Le pouvoir et le MEDEF ne veulent pas abroger les lois Aubry d’il y a dix ans ; ils veulent seulement finir d’en supprimer les quelques dispositions favorables aux salariés. Mais pas question de remettre en cause la flexibilité et l’annualisation du temps de travail, encore moins les quelques 20 milliards d’euros par an d’exonérations de cotisations sociales patronales attribuées par le gouvernement de « gauche » au patronat à titre de « compensation » de la RTT.

Pour le pouvoir, dans la suite des lois Raffarin, la durée légale du travail doit devenir une référence virtuelle. Il veut relever encore les contingents d’heures supplémentaires en faisant sauter les verrous des accords de branche de la période 1999/2004. Xavier Bertrand réclame du « sur mesure, entreprise par entreprise ».

Curieusement, la « position commune » au Medef, à la CGPME, à la CFDT et à la direction de la CGT sur la représentativité syndicale s’apprête à lui permettre de satisfaire cette revendication patronale. Elle prévoit en effet la possibilité, « à titre expérimental », qu’un accord d’entreprise prenne le pas sur un accord de branche précisément sur la question des 35 heures.

Voir notre analyse du 17 avril

Voir l’article de la cellule PCF Pierre Simonnot de Lille


2- Représentativité syndicale : « Xavier Bertrand s’aligne sur la position CGT-CFDT-Patronat » (dépêche AFP du 16 mai).

Le ministre a annoncé qu’un projet de loi reprenant la « position commune » sur la « représentativité syndicale » serait déposé et discuter avant les vacances parlementaires de cet été, c'est-à-dire sans doute en juillet lors d’une session extraordinaire.

La précipitation se confirme sur ce dossier capital qui institutionnalise des rapports de cogestion entre patronat et syndicats et qui rompt avec les fondements et pratiques de syndicalisme de classe de la CGT. Le débat contradictoire, à commencer par l’information sur cette évolution structurelle majeure est une nécessité pour les syndiqués comme pour les militants politiques. Voir l’analyse complète de notre camarade Stéphane Auriol : « du syndicalisme de lutte au compromis ».

Le ministre a indiqué que le projet de loi respecterait le texte de la « position commune » du 9 avril « dans l’esprit et la lettre ». « L’esprit » peut laisser redouter une aggravation notamment sur la question de la hiérarchie des normes, entre les accords d’entreprise, les accords de branche, la Loi.

La complaisance avec laquelle des ouvrages malsains sur le financement des syndicats sont présentés, après l’orchestration du scandale de l’UIMM, participe de la campagne de conditionnement des esprits à la mise sous tutelle des finances des syndicats contre la liberté obtenue avec les lois Waldeck-Rousseau de 1884.

 
3-
« Service minimum » dans l’éducation nationale : diversion, déviation, attaque fondamentale

Jeudi 15 mai, Sarkozy agite le « service minimum » le soir même des fortes manifestations de fonctionnaires et de lycéens. Le 18 mai, malgré l’occultation médiatique de la mobilisation, les enseignants montrent une détermination renforcée en manifestant à 45000 à Paris à l’appel de la FSU. Le soir même Darcos sur Europe 1 en rabat sur le « service minimum » rebaptisé « droit d’accueil » pour les familles. Le lendemain, il s’affirme dans une lettre aux syndicats prêts à négocier sur des questions de rémunération, de conditions de travail.

La stratégie gouvernementale n’est pas neuve. Il tente de déplacer l’objet de la lutte pour faire passer le principal de son attaque : la suppression des 11200 postes préfigurant celle de 90000 autres.

Dans le même temps, il laisse le débat sur « l’accueil minimum » arriver de lui-même à une impasse avec l’impossibilité pour les collectivités locales de l’assurer, ce qui prépare le terrain à la véritable remise en cause du droit de grève par la réquisition de personnels.

La force du mouvement est en train de mettre en échec l’opération. Les syndicats (UNSA) qui renvoyaient déjà la suite du mouvement à l’automne sont en train d’être débordés.

La défense de l’éducation nationale peut être le point de convergence de l’ensemble des luttes parce qu’elle concerne tout le monde. Les manifestations du samedi 24 mai, suivant celles du 22 pour les retraites, peuvent et doivent en être le début de réalisation.

Nos tracts sur l’école en lien.

 

4- GDF : deux données pour poursuivre et intensifier la lutte contre la fusion-privatisation avec Suez :

L’entreprise vient de d’annoncer son bénéfice d’exploitation pour 2007 : 6,1 milliards d’euros ! Cette somme record montre à quel point les augmentations de tarifs et le quasi-blocage des salaires sont scandaleux et ne visent qu’à préparer la privatisation. Les investissements prévus, pour une bonne part uniquement financiers, atteindraient 4 milliards d’euros en 2008.

Dans le même temps, les difficultés juridiques de la fusion se confirment et le PDG Cirelli annonce un report de « plusieurs semaines » (Les Echos du 21 mai). 

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Samedi 17 mai 2008
LES CCP EN GREVE A PARTIR DU 18 MAI 1968

Ci-dessous les photos reprises en pleine page dans le numéro spécial de la "Vie Ouvrière" du 5 juin 1968 sur la grève aux chèques postaux, impasse Bourseul et rue des favorites dans le 15ème.


Voici le texte de la légende: "7000 personnes, presque toutes des femmes et des jeunes filles, travaillent au centre des Chèques postaux de la rue des Favorites, à Paris 15e. LE 18 mai au matin, devant la grande porte du personnel, une assemblée décide de la grève. Vers 15 heures, six comités de grève se constituent, par salle et division, puis un comité central de grève, comprenant quatre délégués de chacun des syndicats du groupe Bourseul, CGT, CFDT et FO. Depuis, chaque jour, une assemblée générale se tient dans la cantine pour faire le point. Ces derniers jours, une question à l'ordre du jour: les mesures à prendre pour gêner le moins possible le personnel et le public en ce qui concerne le créditement des salaires".


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Vendredi 16 mai 2008

Mouvement des enseignants et des lycéens : répondre à la provocation par l’unité d’action

 

La provocation n’est pas un trait de caractère chez Sarkozy. Elle répond à une stratégie politique. Quand il annonce une loi sur le « service minimum » dans les écoles, il tente d’opposer les parents aux enseignants. En ignorant totalement les revendications exprimées depuis des mois maintenant par le monde de l’éducation, par 300000 manifestants hier, y compris les fonctionnaires des autres services publics, il veut afficher un mépris tel qu’il nourrisse la résignation.

Dans le même temps, cette réaction, ce refus de répondre sur le fond des problèmes posés, est un signe de faiblesse. Le pouvoir est conscient que la défense de l’école publique est une question qui mobilise fortement et qui peut rassembler le pays entier. Qui n’est pas concerné ? L’éducation nationale peut être le point de convergence de l’ensemble des luttes contre la destruction du service public, des statuts et du droit du travail, des acquis sociaux et démocratiques.

A propos du « service minimum », du souci de l’encadrement des enfants et de la vie de famille, qui est plus mal placé que Sarkozy ? Sa politique supprime une demi-journée de cours dans les écoles primaires, des heures d’enseignement dans le secondaire. Sa politique veut faire travailler les parents en soirée, le samedi et le dimanche.

Au contraire, les enseignants, les lycéens se battent pour défendre l’intégrité du service public, pour les conditions de formation réelle pour tous, correspondant à la fois aux aspirations des individus et aux besoins du pays.

Ils ont raison. Il n’y a rien à céder sur leurs revendications. Non aux 1120 suppressions de postes ! Non aux bacs pro en 3 ans et à la dévalorisation des BEP !

Dimanche 18 mai, une grande manifestation nationale est organisée par les syndicats enseignants, avec le soutien des associations progressistes de parents d’élèves. Allons-y tous ! Rassemblement à partir de 13h00 à Opéra !

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Jeudi 15 mai 2008

Manifestation du 15 mai : une étape dans le nécessaire renforcement du mouvement lycéen et enseignant

Darcos n’est peut-être pas un « bouffon » mais il veut payer les lycéens en monnaie de singe

Après avoir dénigré les enseignants grévistes, qui « râlent » et ne sont pas un « bon modèle » pour la jeunesse, Darcos a récidivé contre les manifestants lycéens qu’il qualifie de « bouffons » dans les colonnes du Figaro-Magazine. La provocation, la tentative d’humiliation de l’adversaire, fait décidément partie de sa méthode.

Comme la poudre aux yeux. Les media, toujours dociles, quoiqu’en dise Sarkozy, relaient abondamment les « résultats » de sa rencontre avec les syndicats lycéens le 9 mai. Ceux-ci auraient obtenu des avancées. Lesquelles ?

Sur les 11200 suppressions de poste en 2009 (90 000 d’ici 2012) : rien !

Quelle signification peut avoir dans ces conditions l’annonce d’un dispositif d’heures de soutien scolaire dans 200 lycées « en difficulté » ? Aucune sinon de répartir la pénurie, de dévaloriser la fonction enseignante (recrutement de 1500 précaires mais à budget constant), de rentrer dans la logique de stigmatisation de certains lycéens.

Sur la remise en cause des diplômes de l’enseignement professionnel : rien !

La généralisation des bacs pro en 3 ans reste programmée. Les garanties verbales sur la pérennité des BEP dans ce cadre nouveau ne rassurent que ceux qui y croient. Seul l’annonce d’une session de rattrapage (pour les bacs) est valable.

Les lycéens, comme les enseignants, ne se contenteront pas de cette monnaie de singe. Loin des « bouffonneries », ils luttent avec un grand sens de la responsabilité pour préserver leur avenir, les conditions de leur formation et de leur réussite, sans hypothéquer le présent. Il y a une conscience de classe de ce mouvement.

Après le 15 mai, viendra le dimanche 18 avec la manifestation nationale à Paris pour l’école (13h00 Opéra, direction République puis Bastille). La bataille doit continuer jusqu’à l’abandon des suppressions de postes.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

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