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Retour sur l’agression du machiniste de la ligne 388 et la grève des bus qui s’en est ensuivie
Mardi dernier 20 juin, vers 8h45, un machiniste de
La « bus-attitude » a été instituée lors du contrat passé en 2004 entre la direction de
Solidaires des personnels des crèches de
Les personnels des établissements de la petite enfance de
Les communistes du 15ème arrondissement soutiennent le mouvement des agents. Nous faisons part de notre stupéfaction devant la surdité manifestée jusqu’à présent par les responsables de la municipalité de Paris. Cherchent-ils à cacher et à nier que les moyens correspondants ne sont pas en rapport avec l’extension affichée de l’offre d’accueil, avec des effets d’annonce?
Les 1344 créations de postes demandées par les agents résultent d’une évaluation précise et sérieuse pour répondre à l’urgence. C’est la base minimale que doit reprendre la municipalité pour répondre à ses engagements. Les moyens existent. C’est une question de choix.
Nous relayons l’action des agents dans notre arrondissement.
Vous trouverez aussi ci-dessous le vœu que défendra Camille Marques, conseillère du 14ème lors de la réunion du conseil d’arrondissement du 26 juin.
Proposition de vœu déposé par Camille Marques, conseillère PCF, pour que le Conseil d’arrondissement du 14ème apporte son soutien au mouvement de grèves et aux revendications des personnels des crèches de
« La municipalité de Paris a fait depuis son installation de la prise en charge de la petite enfance sa priorité. Nous avons eu à nous féliciter, notamment dans le 14ème, de l’ouverture de places de crèches tout en regrettant que soient privilégiées des structures non municipales. Des extensions d’horaires ont également été organisées. Depuis plusieurs mois, les agents, majoritairement des femmes, des crèches municipales, sont en mouvement pour réclamer l’amélioration des conditions d’accueil des enfants et des moyens supplémentaires pour le service public de la petite enfance. La force et la détermination de ce mouvement social, démarré le 8 mars, marqué par une grève entamée le 9 mai, momentanément suspendue, indiquent par elles-mêmes la profondeur du malaise existant. Au plan parisien, la création au minimum de 1344 emplois qualifiés de puériculteurs/trices, d‘auxiliaires de puériculture, d’éductaueur/trices de jeunes enfants, d’infirmières, de psychologues, d’agents d’entretien, soit l’équivalent de 3 postes par établissement est jugée indispensable immédiatement. En attendant, la situation est jugée à la limite de la normale par les professionnelles et par les parents, largement solidaires. La municipalité est pour l’instant restée sourde à ces revendications, se bornant à proposer l’accroissement du volant de remplaçant(e)s, maintenant à organiser des « études » au cas par cas, jugées dilatoires. Régulièrement alertés par les professionnelles et habitants de notre arrondissement, nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation de blocage. Aussi nous formulons le vœu que le Maire de Paris prenne des engagements précis sur le nombre de créations de postes, profession par profession, pour la rentrée prochaine, le nombre 1344 constituant une base minimale pour le prochain projet de budget primitif. »
Ne laissons pas passer la privatisation de GDF!
Le gouvernement tente par tous les moyens de faire voter la loi de privatisation intégrale de Gaz de France avant les vacances. Son objectif: se précipiter pour livrer GDF à la multinationale Suez via une « fusion absorption », avant les remous électoraux de 2007. Pour les usagers, les salariés,
L’envolée des tarifs est inscrite dans la privatisation, avec l’instauration de la logique du profit et la fin des principes du service public d’égalité de traitement des usagers et de péréquation tarifaire.
Dans la suite du succès face au CPE, la mobilisation populaire peut faire échouer cette opération. Les agents de GDF et d’EDF sont déterminés à défendre leur service public. Notre peuple a fait l’expérience désastreuse des privatisations. Le rejet des privatisations a été une des principales motivations du NON majoritaire à la « constitution européenne ». C’est dès maintenant que se joue la bataille contre la privatisation de GDF pas dans les promesses pour 2007, surtout quand elles viennent de ceux qui ont successivement engagé depuis 10 ans le processus de privatisation de l’énergie et signé l’ouverture totale des marchés de l’énergie (Chirac et Jospin au sommet de Barcelone en mars 2002) prévue pour le 1er juillet 2007. Engageons la reconquête du service public nationalisé de l’énergie! Signez et faites signer
Incompatibles! La logique du privé, c’est la recherche de la rentabilité financière maximale à court terme. La raison d’être du service public nationalisé, c’est de répondre à l’intérêt général, aux besoins de l’économie et des usagers au meilleur coût. Halte au racket sur nos factures pour alimenter la bourse! Avec la mise en bourse de GDF, un ménage moyen chauffé au gaz verse déjà 100 euros de trop sur sa facture annuelle. Depuis la privatisation partielle de GDF, pour appâter les actionnaires présents et futurs, les tarifs du gaz s’envolent en effet sans commune mesure avec les coûts d’approvisionnement: +34% depuis mai 2004, +65% depuis 1999, uniquement pour alimenter les bénéfices (+29% à 3 milliards d’euros avant impôts en 2005) et de nourrir les dividendes des actionnaires (+60% en 2005). Nous exigeons la baisse de 12% des tarifs, correspondant aux profits non réinvestis en 2005. Nous payons aussi 340 millions d’euros de surcoût pour l’édition de factures EDF et GDF séparées! Arrêtons la gabegie! La privatisation contre la qualité des services et la sûreté des installations. Les services payants se multiplient. Des dizaines d’agences EDF-GDF de proximité sont fermées dans tout le pays. Combien de kilomètres devront faire les usagers pour régler leur facture, notamment les 2 millions de personnes privées de chéquier. La logique du profit à court terme sacrifie l’investissement, comme le raccordement des petites villes. Les incidents, les accidents (Drames de Dijon, Arras, Mulhouse…) s’accumulent. Le ralentissement du renouvellement des milliers de kilomètres de conduites dangereuses (fonte grise et tôle bitumée) constitue une véritable bombe à retardement. La privatisation contre l’emploi, le statut et les conditions de travail. La fusion avec Suez entraînerait 6000 suppressions de postes. Les 58000 emplois des structures communes à EDF-GDF sont les premiers menacés par l’éclatement. Le scandale des ouvriers polonais employés pour 400 euros par mois à l’entretien de la centrale de Porcheville a révélé la gravité du recours à la sous-traitance chez EDF et GDF. La Nation doit garder et renforcer le contrôle de la politique énergétique. Le pouvoir cherche à opposer les deux entreprises EDF et GDF pour mieux démanteler le service public. Aberrant! Au contraire, l’intérêt national appelle la renationalisation intégrale de GDF et d’EDF et leur fusion pour affronter la mondialisation capitaliste, préserver l’indépendance énergétique de notre pays, contrer le poids des multinationales, impulser des coopérations internationales. La renationalisation des activités françaises de Suez (comme de Total largement issu de la liquidation d’Elf) devraient renforcer ce grand service public de l’énergie. Sur la base des principes du service public, EDF et GDF, entreprises hautement performantes, ont permis sans discontinuer depuis leur nationalisation en 1946, la réduction des inégalités sociales et territoriales, l’indépendance énergétique du pays, l’essor de l’industrie et de toute l’économie nationale au moindre coût. Il n’y a aucune fatalité à ce que cela prenne fin !
48% d’augmentation de l’électricité en 2005! dans le secteur des usagers professionnel livré à la concurrence depuis le 1er juillet 2004 (suite à la directive que Fabius a fait adopter en 2000). Les déréglementations, la mise en concurrence de l’énergie visent à mettre en cause les services publics et à privatiser mais nullement à réduire les prix et à améliorer le service. C’est précisément le contraire. Sur la lancée du NON à la « constitution » européenne, mettons en échec, refusons l’application en France des directives de marchandisation, notamment l’ouverture totale du marché de l’électricité et du gaz prévue au 1er juillet 2007.
Qui peut croire leurs promesses? En 2004, pour faire passer la privatisation partielle de GDF et d’EDF, M. Sarkozy s’était engagé à maintenir la part de l’Etat au dessus de 70%. En 1997, le PS s’était engagé à ne pas privatiser France Télécom. C’est pourtant le premier acte qu’a fait le gouvernement Jospin. Aujourd’hui, le programme du PS pour 2007 ne demande pas la renationalisation de GDF, évoque seulement la création d’un vague pôle public entre EDF et GDF. DSK vend peut-être déjà la mèche en déclarant le 13 juin « qu’il y a sans doute des priorités plus importantes » que la renationalisation d’EDF. Sur quoi compter alors? Sur l’action dès maintenant des salariés et des usagers!
Privatisation de GDF : le gouvernement et l’UMP hésitent sur la méthode pour faire passer la pilule avant les vacances. L’heure plus que jamais à la mobilisation!
Les déclarations contradictoires se suivent en provenance des clans du gouvernement ou des députés de l’UMP. Pour des raisons strictement politiciennes, le scénario et le calendrier prévus semblent évoluer tous les jours : fusion/absorption de GDF par Suez, « participations croisées », le projet de loi de privatisation avant l’été ou à l’automne ? Chirac vient de déclarer à Bruxelles aujourd’hui à propos de la fusion/privatisation : "Le gouvernement avance sur ce projet, qui est un projet d'intérêt majeur, c'est sur la base de cette volonté de dialogue et d'action qu'il va arrêter dans les prochains jours son calendrier parlementaire". Le danger est donc imminent. En tout état de cause, l’objectif du pouvoir est sans ambiguïté : livrer GDF et le service public du gaz aux multinationales et, de façon indissociable, faire passer en France la marchandisation intégrale du gaz et de l’électricité d’ici le 1er juillet 2007. Malgré la période de l’année, notre mobilisation, celle des usagers, aux côtés de celle des agents est capitale. Et c’est maintenant que cela se joue et non dans les promesses électorales pour 2007. D’ailleurs, le PS se garde bien de parler de renationalisation de GDF ou d’EDF dans son projet. Dans la suite du succès face au CPE, du NON majoritaire, agissons maintenant !
Manifestation des agents de GDF et d’EDF à l’appel de
Solidarité entre services publics : 60 pétitions à la prise du travail ce matin au dépôt RATP de
PETITION: NON à la privatisation de GDF
NON à la transposition en droit français des directives européennes de marchandisation de l’électricité et du gaz! OUI à la renationalisation intégrale et à la fusion d’EDF et de GDF!
J’exige du Président de
L’abandon immédiat du projet de fusion-absorption de Gaz de France avec la multinationale Suez et du projet de loi autorisant la privatisation intégrale de GDF et transposant les directives européennes d’ouverture intégrale du marché de l’électricité et du gaz. J’estime que
J’exige:
L’abaissement des tarifs du gaz de 12% correspondant aux bénéfices non réinvestis de GDF.
Le maintien de l’ensemble des agences commerciales EDF-GDF et des agences d’exploitation gaz.
Le remplacement immédiat de toutes les conduites de gaz obsolètes et dangereuses (fonte grise et tôle bitumée).
L’embauche et la formation de milliers de gaziers statutaires.
La renationalisation intégrale de GDF et d’EDF et leur fusion pour constituer le noyau d’un grand service public de l’énergie.
Le rétablissement de la maîtrise publique exclusive de la production, du transport et de la distribution de gaz et d’électricité par GDF et EDF et la non application en France de la directive d’ouverture totale du marché domestique prévue au 1er juillet 2007.
NOM, Prénom Adresse Qualité/Entreprise Signature
RENVOYER A PCF 15, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS, mail: pcf15@wanadoo.fr
Pour le service public nationalisé de l’énergie, Faisons échec à la privatisation de GDF!
La logique du profit est incompatible avec le service public et l’intérêt général. La logique du privé, c’est la recherche de la rentabilité financière maximale à court terme. Usagers, nous subissons déjà lourdement les conséquences des premières étapes du processus de privatisation de l’énergie poursuivi par les gouvernements successifs depuis 10 ans. L’envolée des tarifs est inscrite dans la privatisation. La raison d’être du service public nationalisé, c’est de répondre aux besoins de l’économie et des usagers. La raison d’être du privé, c’est de faire du profit sur le dos des « clients ». Pour mieux faire passer la pilule de la privatisation, le gouvernement promet un gel des tarifs: qui peut le croire quand les patrons de GDF et de Suez revendiquent 12% de nouvelles augmentations?
Le gouvernement tente d’accélérer le processus de privatisation de l’énergie avant les remous électoraux de 2007. Après l’ouverture du capital d’EDF et de GDF, il tente maintenant de livrer GDF à la multinationale Suez via une fusion-absorption. A cette fin, il cherche les moyens de faire passer au Parlement avant les vacances le projet de loi nécessaire à la privatisation totale de GDF. Ce projet serait très lourd de conséquences pour les usagers, les salariés,
Depuis la privatisation partielle de GDF, pour appâter les actionnaires présents et futur, les tarifs du gaz s’envolent sans commune mesure avec les coûts d’approvisionnement: +34% depuis mai 2004, +65% depuis 1999, uniquement pour alimenter les bénéfices (+29% à 3 milliards d’euros avant impôts en 2005) et de nourrir les dividendes des actionnaires (+60% en 2005). Avec la mise en bourse de GDF, un ménage moyen chauffé au gaz verse déjà 100 euros de trop sur sa facture annuelle.
La privatisation contre la qualité des services et la sûreté des installations. La qualité des services se dégrade. Des dizaines d’agences EDF-GDF de proximité ont été fermées ou doivent l’être dans tout le pays. Combien de kilomètres devront faire les usagers pour régler leur facture, notamment les 2 millions de personnes privées de chéquier. Les services payants se multiplient. La logique du profit à court terme se fait au détriment de l’investissement. La logique du privé compromet le raccordement des petites villes. Les incidents, les accidents (Drames de Dijon, Arras, Mulhouse…) s’accumulent. Le ralentissement du renouvellement des milliers de kilomètres de conduites dangereuses (fonte grise et tôle bitumée) qu’il était prévu d’achever avant 2005, constitue une véritable bombe à retardement.
Graves menaces sur l’emploi, le statut et les conditions de travail. La fusion avec Suez entraînerait 6000 suppressions de postes. GDF comme EDF font déjà de plus en plus appel à des sous-traitants au moindre coût comme l’a révélé au grand jour le scandale des ouvriers polonais employés pour 400 euros par mois à l’entretien de la centrale de Porcheville. Les 58000 emplois des structures communes à EDF-GDF sont menacés par leur éclatement.
La Nation doit garder et renforcer le contrôle de la politique énergétique. Le pouvoir cherche à opposer les deux entreprises EDF et GDF pour mieux démanteler le service public. Suez étant un producteur d’électricité (surtout à l’étranger), elles seraient placées directement en concurrence. C’est une aberration irresponsable pour l’avenir du pays. Au contraire, l’intérêt national appelle la renationalisation intégrale de GDF et d’EDF et leur fusion pour affronter la mondialisation capitaliste, préserver l’indépendance énergétique de notre pays, contrer le poids des multinationales, impulser des coopérations internationales. La renationalisation des activités françaises de Suez (comme de Total largement issu de la liquidation d’Elf) devraient renforcer ce grand service public de l’énergie.
Seul le service public nationalisé, échappant à la logique du profit, est à même de financer des investissements industriels d’équipements lourds nécessaires à long terme pour répondre aux besoins énergétiques du pays. Seul le service public est capable de répondre aux exigences de sécurité des approvisionnements, de renouvellement des ressources, de sûreté des installations, de respect de l’environnement, d’aménagement du territoire. Seule la logique du service public garantit l’égalité de traitement des usagers par la péréquation tarifaire. Sur la base de ces principes, EDF et GDF, nationalisées en 1946, ont permis sans discontinuer la réduction des inégalités sociales et territoriales, l’indépendance énergétique du pays, l’essor de l’industrie et de toute l’économie nationale au moindre coût. Il n’y a aucune fatalité à ce que cela prenne fin !
48% d’augmentation de l’électricité en 2005! dans le secteur des usagers professionnel livré à la concurrence depuis le 1er juillet 2004 (suite à la directive que Fabius a fait adopter en 2000). Les déréglementations, la mise en concurrence de l’énergie visent à mettre en cause les services publics et à privatiser mais nullement à réduire les prix et à améliorer le service. C’est précisément le contraire.
Sur la lancée du NON à la « constitution » européenne, mettons en échec, refusons l’application en France des directives de marchandisation, notamment l’ouverture totale du marché de l’électricité et du gaz prévue au 1er juillet 2007.
A Paris: sont programmées la fermeture de 6 des 9 agences restantes (dont l’agence de Grenelle en 2007), également la fermeture de 2 agences d’exploitation gaz sur 5 est prévue. La coupure générale dont été victimes fin avril les usagers des 9ème et 10ème arrondissements illustre la dégradation organisée du service.
Qui peut croire leurs promesses? En 2004, pour faire passer la privatisation partielle de GDF et d’EDF, M. Sarkozy s’était engagé à maintenir la part de l’Etat au dessus de 70%.
En 1997, le PS s’était engagé à ne pas privatiser France Télécom. C’est pourtant le premier acte qu’a fait le gouvernement Jospin. Aujourd’hui, le programme du PS pour 2007 ne demande pas la renationalisation de GDF, évoque seulement la création d’un vague pôle public entre EDF et GDF. DSK vend peut-être déjà la mèche en déclarant le 13 juin « qu’il y a sans doute des priorités plus importantes » que la renationalisation d’EDF.
Sur quoi compter alors? Sur l’action dès maintenant des salariés et des usagers!
Conseil du 14ème arrondissement de Paris, Lundi 26 juin 2006
Proposition de vœu déposé par Camille Marques, conseillère d’arrondissement PCF
NON au projet de fusion GDF/Suez
Le gouvernement a annoncé son intention de fusionner l’entreprise publique Gaz de France avec la multinationale Suez. Il s’agit dans les faits d’une absorption de GDF par Suez et d’une privatisation de l’opérateur public du gaz, la part récessive de l’Etat dans le capital de l’ensemble tombant à 30%. Le gouvernement compte mettre à l’ordre du jour du Parlement un projet de loi autorisant la privatisation totale de GDF en opposition avec ses engagements remontant à à peine deux ans. Les conséquences de cette privatisation ne manqueraient pas d’être très lourdes pour les agents de GDF et d’EDF, pour les usagers, notamment 613700 ménages et 43800 entreprises parisiens, pour le pays tout entier.
Conseil national du PCF – 9 juin 2006
La fuite en arrière !
Désistement automatique, sans conditions, pour le ou la candidate du PS en 2007.
Le Conseil national du Parti, direction nationale du PCF, s’est tenu le 9 juin durant plus de 7 heures. Mais il aura été informé dans les conclusions de MG Buffet, 4 heures après la presse, de la principale option stratégique qu’elle a annoncée dans la journée. Il n’aura même pas été invité à en discuter. Dans sa conférence de presse, la secrétaire nationale s’est en effet prononcée pour un désistement automatique en 2007 en faveur du candidat de « gauche » le mieux placé, fût-ce Mme Royal, parce qu’il « faut battre la droite », désistement « sans condition » (« Ne commençons pas à parler de conditions, le rassemblement au second tour doit se faire car il faut battre la droite »). Tout faire pour battre Sarko-Thatcher, donc tout faire pour faire gagner Royal-Blair (ou bien un Prodi)? Cette position de principe est bien l’inverse de bousculer le jeu de l’alternance sur la base du NON majoritaire !
La réunion du Conseil national elle-même a été d’une stérilité consternante à des lieux des préoccupations des militants et des salariés. La discussion a été placée dans une approche strictement politicienne des échéances de 2007 appliquant les termes de « l’appel pour des candidatures communes » signé à l’insu du CN (déjà – voir notre communiqué du 12 mai) par la direction avec une série de personnalités et de groupuscules de « gauche ». Les orateurs se sont succédés pour exprimer leurs difficultés à mettre en place localement les collectifs unitaires des signataires de cet appel. Dans la lignée des forums, ces collectifs ressemblent à des « clubs » pour reprendre le mot d’un intervenant où chacun défend ses intérêt de groupuscule. La préoccupation principale de ces clubs est la désignation des candidats, une sorte de « primaire » au sein de cette « petite gauche », certains camarades défendant l’option Marie-George (face notamment à José Bové), d’autres promouvant une candidature « non issue d’un parti ». Quel progrès démocratique ! La volonté d’effacement du PCF, notamment de supplanter les organisations communistes, dans ces collectifs nébuleux est manifeste. Elle est confirmée par la volonté affichée par MG Buffet, JF Gau ou P. Cohen-Seat d’en faire des structures durables (après 2007), « validées » par un « collectif national ».
De contenu, il en a été en revanche fort peu question, l’expression « antilibéralisme » (dont se revendique aussi M. Strauss-Kahn) tenant lieu de positionnement général. Quant à la participation gouvernementale à la remorque du PS, elle est largement envisagée, la restriction « pas dans un gouvernement social-libéral » ne tenant guère comme l’ont quand même souligné certains intervenants (on a jamais vu le PS présenter ouvertement un programme social-libéral…).
Le rassemblement dans les luttes dans la suite du NON majoritaire semblait étranger aux préoccupations de la plupart. Quelques intervenants, notamment de
Cette réunion ne fait que confirmer notre analyse sur la volonté de la direction d’accélérer l’effacement du PCF, jusqu’à exclure le CN des décisions majeures. Elle illustre la nécessité, plus que jamais, pour les responsables et militants communistes de prendre leur responsabilité pour mettre en œuvre l’action communiste au cœur des luttes sur des positions communistes, au nom des organisations du PCF. C’est la seule façon de donner un sens aux candidatures PCF nécessaires dans toutes les échéances en 2007.
Ci-dessous les interventions au CN de deux camarades, signataires du texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » (un résumé très bref devrait être publié dans l’Huma).
Conseil national du PCF – 9 juin 2006
Intervention d’Emmanuel DANG TRAN (Fédération de Paris – section du 15ème arrondissement)
Notre discussion est désolante tant elle est loin des préoccupations réelles des militants et du monde du travail. Depuis ce matin, on s’efforce de voir comment répondre à des questions à plusieurs que l’on n’aurait pas eu à se poser seuls. Qu’avons-nous à nous préoccuper des états d’âme de groupuscules comme le PRS, le MARS ou autres « alternatifs »…
La signature, sans consultation du CN de « l’appel pour des candidatures communes » est un coup de force très grave. Aucun caractère d’urgence, aucune opportunité politique ne peuvent justifier cette précipitation. L’objectif est donc ailleurs, dans la volonté d’accélérer le processus d’effacement du Parti, de rupture avec ce qu’il représente, même si MG. Buffet devait être candidate. Les collectifs flous visent à supplanter l’organisation PCF des entreprises et quartiers. La ligne politique se réduit à une « antilibéralisme » consensuel, réclamant plus d’intégration européenne. L’ensemble se place en rabatteur du PS, rôle habituel de plusieurs « personnalités » signataires comme Melle Autain à Paris.
La réunion en club de ces personnalités et groupuscules évince le rôle spécifique du PCF dans le rassemblement des salariés exprimé dans le NON majoritaire et dans les luttes. Notre priorité devrait être de battre la politique au service du MEDEF, actuellement menée durement par la droite et non de « battre la droite » dans le cadre du jeu de l’alternance. Ne cultivons pas l’illusion d’une rupture avec un succès électoral d’une nouvelle « gauche plurielle » avec le PS. Le programme du PS confirme son ancrage « social-libéral » dans la suite de sa campagne pour le oui et sa volonté de resservir la constitution européenne après 2007.
Effectivement, il n’y a pas de trève électorale dans la mal-vie, les licenciements, la casse de