Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Dimanche 30 septembre 2007

Le b a ba : moins d’école, c’est moins d’éducation et plus d’inégalités !

Le ministre de l’éducation, Xavier Darcos a atteint un sommet dans la démagogie avec l’annonce de la suppression, dès la rentrée 2008, des cours le samedi matin dans les écoles primaires et maternelles. Le ministre prétend permettre « aux familles à se retrouver » alors que son gouvernement s’applique à augmenter la durée du temps de travail des parents et à étendre le travail du week-end.

 

Un transfert vers le mercredi matin pourrait être discuté, en tenant compte à la fois du rythme des enfants et de la semaine des parents.

Mais le ministre a choisi de décider unilatéralement, au mépris de toute concertation notamment des enseignants et des parents d’élèves et de leurs organisations représentatives. Après s’être gardé de le préciser au départ, il a dévoilé qu’il compte purement et simplement supprimer 3 heures d’enseignement par semaine, présentant l’éducation comme une « charge ».

Cette réduction des horaires d’enseignement est directement à mettre en relation avec les 8000 suppressions de postes à l’éducation nationale cette année et les 11200 prévues dans le budget pour 2008. On assiste à un début de démantèlement par tous les bouts de l’éducation nationale, de l’école laïque et républicaine, gratuite pour tous.

Comment assurer les programmes avec des moyens, maintenant des horaires sans cesse rognés ? Les premières victimes de cette remise en cause du service public de l’éducation sont les enfants des familles les moins favorisées. Les activités sportives et artistiques, partie intégrante de l’enseignement gratuit pour tous, risquent d’être externalisées, c'est-à-dire privatisées et déqualifiées sur le plan pédagogique. Réserver l’école du samedi « aux élèves en difficultés », coupés des autres, revient à les stigmatiser. Pour les enseignants, la charge de travail va devenir encore plus lourde avec l’obligation d’essayer de faire en huit demies journées ce qui était fait en neuf, tout en assumant une nouvelle fonction de soutien scolaire.

Professeurs, parents, citoyens, ne laissons pas passer ce coup de forces ! Démasquons la démagogie ! L’enseignement primaire public, la maternelle pour tous, spécificité française que tous les peuples d’Europe nous envient, jouent un rôle fondamental dans l’acquisition des connaissances, l’accès à la culture et la formation de l’esprit. Ne laissons pas opérer le sabotage de l’avenir du pays !

 

 

 

 

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Jeudi 27 septembre 2007

Déficit de la sécurité sociale ? 

Un chiffre pour comprendre, 32 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales en 2008 !

La Commission des comptes de la Sécurité sociale vient de publier lundi 24 septembre son rapport annuel. Elle a estimé à 31,75 milliards d’euros la somme des déductions de cotisations offertes au patronat pour 2008. Ce chiffre représente une augmentation de 4 milliards par rapport à 2007, en lien avec les nouveaux cadeaux attribués au titre des « allègements » sur les heures supplémentaires. Au total, les ressources légitimes de la Sécurité sociale se retrouvent amputées de plus d’un cinquième. En 2008, les allègements consentis par les gouvernements de droite vont rejoindre en montant ceux accordés au MEDEF au nom des 35 heures. Ces 32 milliards sont à mettre en relation avec les 12 milliards de déficit affichés pour cette année : trois fois plus. Ou encore avec les 800 millions d’euros que le projet de loi de financement de la sécurité sociale anticipe sur les franchises médicales infligées aux malades pour un total moyen attendu de 18 euros par personne et par an, pouvant aller jusqu’à 50 euros, s’ajoutant au forfait hospitalier ou au forfait de 93 euros non remboursés sur les opérations « lourdes ». Depuis 1993, les déductions de cotisations sociales au nom de l’emploi ont fait la preuve de leur totale inefficacité, sauf à nourrir les profits contre les salariés assurés sociaux. Que l’on cesse de nous parler de crise du financement de la Sécu ! Reconquérons l’assurance maladie solidaire obtenue à la libération contre le patronat et les assurances privées ! Améliorons-le vers des remboursements à 100% ! C’est à cela que doit servir la richesse produite par le travail. 

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Jeudi 27 septembre 2007

Des milliers de visiteurs à la recherche du PCF.

Retour sur la Fête de l’Humanité 2007. Succès politique du stand de la section du PCF Paris 15 et du collectif PCF RATP Bus.

La Fête de l’Humanité est toujours une grande et belle fête, un événement politique unique. A sa façon, elle témoigne de ce que continue à représenter notre parti dans le pays et aussi du fossé entre cet héritage et la ligne dirigeante actuelle.

Cette année, l’attente politique, le besoin de débattre étaient peut-être plus forts, devant l’urgence à mettre en échec Sarkozy mais aussi devant les inquiétudes sur l’avenir du PCF. L’affluence aux débats l’a montré. Nous l’avons vécu dans notre activité militante sous notre stand. Notre raison d’être présents à la Fête, c’est de faire la fête mais c’est aussi de faire de la politique ! D’année en année, les stands vraiment militants se font plus rares. Crise du militantisme ? Plutôt absence d’impulsion politique (sans parler des prix et contraintes de plus en plus lourds pour avoir un emplacement et un stand).

Où étaient, cette année encore, la ou les grandes campagnes de riposte à Sarkozy, relayées dans les stands et les allées, que le Parti aurait pu lancer nationalement à l’occasion de la Fête en direction des centaines de milliers de visiteurs ? 

L’an dernier, nous avions fait signer massivement contre la privatisation de GDF et la fusion avec Suez, mais presque seuls sur la fête. Cette année, avec les camarades de la RATP, nous avons fait signer la pétition contre la casse des régimes spéciaux de retraite, en soulignant dans un débat et dans les discussions combien cette question concernait l’avenir de tout le système solidaire de retraite et du service public. Plus de 550 signatures ont été collectées venant aussi bien d’agents d’autres services publics, que de salariés du privé, de jeunes. A notre échelle, nous y voyons la confirmation des possibilités énormes de rassemblement et de convergences de luttes. Pourquoi pas comme en 1995 ? N’est-ce pas le rôle du PCF de contribuer à construire ce rapport de force politique dans les luttes ?

 

 

 

La direction du PCF a choisi de placer la Fête sous le signe d’un autre regroupement, celui des organisations de « gauche ». Le débat du samedi avec MG. Buffet, F.Hollande, C.Duflot (des Verts) et O.Besancenot a été le symbole de cette démarche. On a parlé de « riposte commune » à Sarkozy. Mais quel « comité de riposte » ou « comité de liaison » communs imaginer en lien avec le mouvement populaire, avec le PS dont tous les dirigeants approuvent par exemple la remise en cause des régimes spéciaux ? Interpellé sur ce sujet et sur le « service minimum », par un de nos camarades de la RATP, responsable syndical, Bertrand Delanoë, en visite électorale, a laissé le soin à son service d’ordre de répondre. Une action commune contre les franchises ? D’accord, mais la bataille pour le financement solidaire de la sécurité sociale ne peut guère aller loin avec un PS, dont les gouvernements sont responsables de plus de la moitié des exonérations de cotisations patronales et qui veut une hausse de la CSG. Sans parler de l’UE.

 

 

 

 

Hollande n’a pas caché son objectif : le rassemblement de la gauche pour l’alternance aux élections de 2012. Besancenot a eu encore une fois la part belle en affichant posture de lutte et lucidité sur le PS. Par son histoire et son organisation, la LCR, ou son avatar rebaptisé (en abandonnant toute référence communiste) ne pourra jamais occuper l’espace du parti de masse et de classe anticapitaliste qui est historiquement le PCF. Choisissant de restée coincée ses deux interlocuteurs, MG. Buffet reproduit la stratégie a conduit au 1,9% des présidentielles. La formule « refondation de la gauche » a pris le pas sur les « collectifs antilibéraux » mais l’effacement du PCF et ce qu’il représente est bien toujours à l’ordre du jour du côté des directions.

La question de l’avenir du PCF était dans les préoccupations de beaucoup, adhérents, anciens adhérents, sympathisants. L’idée de la disparition du PCF, de son changement de nom, est inacceptable, inconcevable, pour un très grand nombre. Le badge que nous vendions « Redonnons sa raison d’être au PCF » avec « les outils » a fait fureur !

Mais la confusion, doublée d’un désarroi et d’un sentiment de malaise notamment chez les communistes domine. Comment pourrait-il en être autrement quand la ligne suivie par la direction paraît illisible et incohérente, quand elle met elle-même en débat du « congrès » extraordinaire la question de la disparition du Parti, esquivant toute autocritique ? Comment s’y retrouver encore dans l’étonnant jeu de rôles des dirigeants, responsables collectivement de la Mutation démolition du Parti depuis au moins 10 ans ? Les « clans » dirigeants donnent aujourd’hui l’impression de se démarquer suivant des postures diverses : certains partisans de la fin du Parti et de la création d’un parti de la « gauche », avec des partenaires socio-démocrates variables, d’autres du maintien, sans doute dans une coalition de « gauche », de l’étiquette PCF, débarrassée de tout ce qui en a fait le grand parti de classe anticapitaliste. Dans le débat organisé sous notre stand, un camarade a appelé ces derniers les « taxidermistes » du PCF. Bien vu !

 

Nous sommes allés à la rencontre des visiteurs avec l’appel « Pas d’avenir sans PCF – nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être ». Nous l’avons diffusé à plus de 7000 exemplaires, avec le texte issu de la réunion du 1er septembre à Vénissieux, montrant l’identité de vue de communistes de plus de 20 fédérations. Des centaines de camarades, parfois responsables de cellules ou de sections, et de sympathisants l’ont signé et nous ont laissé leurs coordonnées, heureux de (re)trouver des structures du PCF décidées à s’opposer au processus de liquidation du Parti. Lors des débats sous le stand, l’expérience de récréation de cellule et de section d’entreprise à la RATP sur une base de lutte, quelles que soient ses limites, a suscité beaucoup d’intérêt.

A l’issue de la fête, il nous semble encore plus important de faire voir l’enjeu principal, que ne doivent pas masquer d’autres questions même importantes, à un moment qui est peut-être « l’heure de vérité » pour le PCF. 2 options fondamentales s’affrontent. Soit on rompt avec l’histoire du PCF et les choix de 1920 pour se diluer dans « une gauche » réformiste, dépendante des institutions. Soit on poursuit le PCF, en lui rendant sa raison d’être et en assumant son histoire, un parti anticapitaliste, marxiste, dont la nécessaire indépendance de pensée est mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.

La situation internationale, telle qu’elle a fait irruption à la Fête, confirme la nature cruciale de ce choix français. L’éclatant succès des stands de Cuba et du Venezuela a témoigné de l’actualité du socialisme. La forte poussée électorale du Parti communiste grec, parti de lutte, marxiste et léniniste, a constitué un bel encouragement le dimanche soir de la Fête. Nous avons diffusé plus de 1200 cartes postales de solidarité avec les Jeunesses communistes tchèques dont 300 nous ont déjà été retournées signées. En République Tchèque, au cœur de l’UE, on interdit une organisation communiste parce qu’elle met en cause la propriété privée des moyens de production. Plus qu’un symbole, un avertissement. Ne laissons jamais banaliser l’anticommunisme ! La rencontre que nous avons eue avec les représentants du parti communiste de Bohème-Moravie a été très instructive sur ce point et d’autres.

La photo de Guy Môquet était présente presque partout sur la Fête. Ne laissons pas la commémoration du 22 octobre être un enterrement en grande pompe du PCF sous les auspices de Sarkozy ! Marquons au contraire à cette occasion la nécessité du PCF pour l’avenir !

 

 

 

 

 

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Mardi 25 septembre 2007

Du conseil d’arrondissement au Conseil de Paris des 1er et 2 octobre

Les élections municipales approchent. Plusieurs dossiers s’accélèrent. D’autres donnent l’impression de s’accélérer.

Le conseil d’arrondissement se tenait lundi 17 septembre sur les sujets afférant au 15ème à l’ordre du jour du Conseil de Paris des 1er et 2 octobre. Plusieurs délibérations avaient trait à des actions que nous menons.

Un vœu a été voté à nouveau contre la fermeture de la bibliothèque Vaugirard et pour la reprise de la concertation entre la Ville et les personnels. Le jour même, Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris à la culture a accepté de « reporter la fermeture et de dialoguer ». Pour que ce sursis devienne définitif au-delà des élections, seule la lutte est un bon gage. Nous continuons à diffuser notre tract et à relayer la pétition des organisations syndicales.

Sera voté aussi par le Conseil de Paris le financement d’une résidence sociale de 13 logements en lieu et place du Foyer du 22 rue Duranton. Nous avions participé activement, il y a juste deux ans, à la lutte contre la fermeture administrative par les services du ministère de ce centre d’hébergement d’urgence, propriété de la Ville, alors géré par l’Armée du salut. Depuis, nous n’avons cessé de relancer le dossier. On peut maintenant espérer que l’on va enfin cesser de perdre du temps. Nous serons très attentifs à la réalisation du projet comme à la nature de l’encadrement social de ces logements destinés à des personnes en difficulté. Nous n’oublions pas que le foyer Duranton comptait 36 places. Où se retrouvent les 23 manquantes dans le 15ème, si déficitaire en offre d’hébergement d’urgence ?

Le passage du Parc privé de la Ville à l’OPAC de l’ancienne auberge du Soleil d’or, 226 rue de Vaugirard garantit la pérennité des 56 logements sociaux en train d’être aménagés. Nous nous en félicitons. Rappelons au passage que, dans ce lieu historique, le communiste Gracchus Babeuf réunissait ses conjurés pendant la Révolution.

Que sanctionne la création de la ZAC (zone d’aménagement concerté) Boucicaut sinon l’absence de concertation réelle depuis 6 ans que l’hôpital est fermé ? La SEM Paris Seine, malgré ces retards accablants, est confirmée dans la réalisation du projet. Ce projet répond toujours aussi mal aujourd’hui qu’hier aux besoins de la population et aux promesses des municipalités successives qui ont rayé de la carte l’hôpital : notamment la structure hospitalière de long et moyen séjour pour les personnes âgées. La deuxième tranche de travaux semble en outre toujours fixée pour 2009. Un temps pour une vraie concertation pour aggraver la gabegie ? Nous renvoyons à notre dossier et nos propositions sur les terrains de Boucicaut.

Nous soutenons avec détermination depuis des années l’action des commerçants et riverains (2300 pétitions au moment du PLU) du quartier Brancion/Castagnary pour l’ouverture d’un marché alimentaire d’après-midi sous la Halle aux chevaux du Parc Georges Brassens. Une délibération montre qu’ils ont été entendus mais mal entendus ! La Ville compte créer ce marché non pas sous la Halle aux chevaux mais place Jacques Marette de l’autre côté du parc. Quelques travaux ont même débuté sans attendre le vote. Ce choix de localisation, effectué absolument sans concertation, est absurde. La Halle aux chevaux se prête sur mesure à un marché. Surtout le quartier Brancion/Castagnary, notoirement sous-équipé, a autrement plus besoin d’une revitalisation commerciale que le secteur Cronstadt/Morillons. En concurrence avec les commerces et le marché de la Convention, éloigné de la zone de chalandise déficitaire, le marché de la place Jacques Marette ne répond pas aux besoins et risque de ne pas marcher et de ne pas durer, là encore après les municipales... Il n’est pas trop tard pour corriger le tir comme l’ont encore demandé commerçants et habitants au Conseil de quartier. (en lien notre intervention lors du compte-rendu de mandat de M. Delanoë dans le 15ème où il semblait avoir compris et approuvé les demandes du quartier).

Nous ne pouvons enfin que nous réjouir de la décision de la municipalité de Paris de donner le nom du Général Jacques Pâris de la Bollardière à un carrefour situé à la limite du 7ème. A proximité de l’Ecole Militaire et de l’ancienne caserne Dupleix, de nombreuses rues portent le nom d’officiers plus ou moins glorieux. On y trouve entre autres les noms de colonialistes que la Ville ne peut pas se prévaloir d’honorer tels Chasseloup-Laubat. L’apposition du nom du Général de la Bollardière mettra heureusement en avant les « valeurs morales qui seules ont fait jusqu’à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre armée », au nom desquelles il s’éleva en 1957 contre la pratique de la torture en Algérie. Le général de la Bollardière, né en 1907 et décédé en 1986, a été également l’un premiers officiers à s’engager dans les Forces françaises libres en 40 et était Compagnon de la Libération.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 23 septembre 2007

Défendre les régimes spéciaux de retraite : c’est l’intérêt de tous les salariés !

Robin des bois prenait aux riches pour rendre aux pauvres. Sarkozy prend aux pauvres pour donner aux riches. La boutade se confirme au fil de chaque déclaration de l’omniprésent président et de ses « collaborateurs ».

Fillon vient ainsi de déclarer la France « en faillite » préparant les salariés, retraités et jeunes à de nouveaux sacrifices. Au cœur de l’été pourtant, il a fait voter au Parlement le « paquet fiscal », somme de mesures profitant quasiment exclusivement aux plus riches mais coûtant au pays 15 milliards d’euros par an, soit 4 milliards de plus que le « déficit » comptable affiché de la Sécurité sociale ou le tiers du déficit du budget de l’Etat. C’est le comble du cynisme : Sarkozy creuse les déficits et invite les travailleurs (qui se lèvent tôt) à les combler en payant plus cher leurs soins (franchise médicale), en voyant les services publics se dégrader (11200 suppressions de postes à l’éducation nationale dans le prochain budget)…

Sarkozy a déclaré la guerre au monde du travail. Tout y passe : le droit du travail et notamment le contrat de travail, l’assurance maladie, les retraites, le service public (privatisation de GDF)…

Il choisit la précipitation pour prendre les salariés de cours. Le relatif « état de grâce » ne pourra pas durer encore bien longtemps. Les chiffres de la croissance sont mauvais et les contrecoups du « paquet » fiscal sur la consommation populaire et les dépenses sociales ne peuvent que la plomber davantage. Le début de krach immobilier et financier aux Etats-Unis annonce la couleur. Sur un autre plan, l’absence de véritable opposition politique sur le fond « à gauche », qui explique grandement l’élection de Sarkozy, ne pourra pas freiner éternellement l’émergence du mouvement social.

Pour faire passer ses contre-réformes, Sarkozy fait le choix de la division. Il se livre à une « guerre éclair » contre les salariés du public pour mieux pouvoir se retourner sur ceux du privé. Il en est ainsi de la poursuite du démantèlement du système de retraite solidaire par répartition. Sarkozy et Fillon tentent de déconnecter la question des régimes spéciaux de la remise en cause de l’ensemble, programmée en 2008 avec la deuxième phase de la loi Fillon. Pourtant les deux sont intimement liés.

Les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF…) sont un obstacle à la nouvelle dégradation du régime général, alors que le MEDEF réclame déjà le passage à la retraite à 62 ans et les 42 annuités. Les statuts du public, notamment des agents de la SNCF et de la RATP, constituent aussi un obstacle à la privatisation de ces entreprises et à la poursuite de la remise en cause du service public. Enfin, le pouvoir craint la capacité de mobilisation des agents du public qui en 1995 et en 2003 (alors qu’ils n’étaient prétendument pas concernés par la loi Fillon 1) ont été en première ligne dans les luttes au bénéfice de tous les salariés.

Le président, le gouvernement, relayés par la plupart des media tentent de jeter à la vindicte les agents du public. Ce ne sont pas eux les privilégiés, loin s’en faut ! Rétablissons la vérité ! Les fiches de paie et le montant des pensions en témoignent. Refusons de tomber dans la logique du nivellement par le bas de tout le système social !

L’attaque globale de Sarkozy contre les droits sociaux et démocratiques exige une riposte globale. Des mobilisations se préparent pour le 18 octobre et les jours suivants. Les cheminots, à l’appel de leurs organisations syndicales, combattront la destructuration du fret et la remise en cause des retraites dans la perspective de privatisation rampante. Les agents de la RATP et de la fonction publique devraient s’engager également. Nous pouvons faire de ces journées, un grand moment de la convergence des luttes.

Militants communistes, participer à la construction de ces luttes est notre priorité, loin de toutes les combinaisons politiciennes et recompositions politiques à « gauche » en vue déjà d’une alternance en 2012. L’immense succès de la Fête de l’Humanité a confirmé la profondeur de l’ancrage du PCF. Nous avons bien l’intention de faire vivre notre parti, outil historique au service du monde du travail pour mener la lutte des classes. Avec vous? Faites le choix de la lutte! Adhérez!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 23 septembre 2007

Ne laissons pas Sarkozy entraîner la France dans la logique de guerre américaine !

Iran : le PCF condamne une confirmation dangereuse de la politique atlantiste de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, communiqué

 

 

Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, vient de confirmer ce que le Président Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé. Non seulement l'Union européenne, à l'initiative de la France, va renforcer les sanctions contre l' Iran sans mandat, sans résolution de l' ONU, mais il faudrait maintenant “se préparer au pire”, c'est à dire à la guerre.

Cela au moment précis où les Etats-Unis, par la voix de Robert Gates, Ministre de la Défense de Georges Bush, annoncent que  “pour le moment la voix diplomatique et économique est de loin la  meilleure approche”... MM.Sarkozy et Kouchner seraient-ils plus pro-américains que les dirigeants américains eux-mêmes? L'élève en feraient-ils un peu trop devant le maître ?

On assiste en fait à une grave et très préoccupante inflexion atlantiste de la politique étrangère de la France. Sanctionner sans mandat des Nations-Unies c'est décider, comme Washington en a pris l'habitude, en dehors ou contre le droit international. C'est inacceptable. Les autorités françaises se permettent de menacer de guerre et de préparer l'opinion publique en indiquant ainsi que la France pourrait participer à une telle irresponsable aventure aux conséquences imprévisibles et potentiellement très dangereuses pour le Moyen-Orient et pour la stabilité internationale. C'est consternant et cela ne peut que susciter la condamnation la plus ferme.

Ce virage atlantiste, déjà amorcé en Afghanistan, constitue une concrétisation inquiétante des annonces de Nicolas Sarkozy en politique étrangère. Le rôle international de la France, son influence et sa souveraineté ne peuvent qu'en être atteints profondément.

Le Parti communiste français appelle à la plus grande vigilance devant une surenchère politique et militaire peu compatible avec les valeurs de la République et avec l'attachement du peuple français à la paix, à la sécurité, aux efforts nécessaires pour un désarmement multilatéral et contrôlé, à un règlement politique des conflits. PCF. Paris, le 17 septembre 2007

 

 

Déjà pendant la campagne électorale, Sarkozy avait prêté allégeance à Bush et regretté « l’arrogance » des autorités françaises de l’époque pendant la guerre américaine en Irak. L’immense majorité de la population s’était opposée à une participation française à cette guerre d’agression dont l’humanité ne finit pas de payer les conséquences tragiques.

Sarkozy veut préparer l’opinion à suivre les Etats-Unis la prochaine fois contre l’Iran ou ailleurs comme Blair et Berlusconi en 2003. Ne le laissons pas entraîner la France dans la logique de guerre américaine !

- Demandons l’application du Traité de non prolifération nucléaire à tous les pays et le désarmement nucléaire multilatéral: pas seulement à l’Iran mais aussi dans la région, au Pakistan, à l’Inde et à Israël. On ne peut d’ailleurs que constater combien les déclarations de Kouchner et Sarkozy aident politiquement le régime islamiste iranien tout en dégradant l’image internationale de la France.

- Demandons que l’action internationale de la France respecte le rôle de l’ONU, seule organisation universelle qui offre un cadre pour la sécurité internationale, le désarmement et le règlement des conflits.

- Demandons la sortie de la France de la « PESC » (politique européenne extérieure et de sécurité commune), aligné sur l’OTAN. Le projet de nouveau traité européen, suivant le texte de la « constitution » mise en échec par le peuple français, va reprendre les objectifs de militarisation, d’alignement sur l’OTAN et d’interventionnisme hors d’Europe. Le peuple français doit pouvoir le rejeter par référendum.

- Soutenons les mouvements populaires partout en Europe contre l’implantation de nouvelles bases américaines (à Vicenze en Italie, en République Tchèque et en Pologne)

- Demandons la sortie de la France de l’OTAN alors que Sarkozy finit de réintégrer notre pays dans son organisation militaire dont de Gaulle, avec le soutien du PCF, l’avait sortie en 1966.

Plus que jamais, la France doit avoir une politique étrangère indépendante et agir pour la paix. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 18 septembre 2007

Des milliers de visiteurs de la Fête de l'Huma 2007 en attente, en quête du PCF.

Succès de notre stand du PCF Paris 15 et du Collectif PCF RATP BUS

Lancement de l'appel "PAS D'AVENIR SANS PCF" (ci-dessous)

Un compte-rendu de la Fête prochainement sur ce site.

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Mardi 18 septembre 2007

PAS D’AVENIR SANS PCF, appel de communistes et de sympathisants du PCF

Nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être

La direction du PCF a inscrit à l’ordre du jour de deux prochains congrès en décembre 2007 et en décembre 2008 la « question de l’existence même du Parti ». De nombreux dirigeants en vue dont la secrétaire nationale évoquent l’hypothèse de la création d’un nouveau parti de « gauche » ou d’une nouvelle coalition « de gauche » avec disparition du PCF ou maintien de son nom comme coquille vide. Nous exprimons notre opposition totale à cette perspective.

Le résultat désastreux de l’élection présidentielle, atténué par celui du PCF aux législatives, ne traduit pas un « déclin inéluctable », n’en déplaise aux anticommunistes. Nous pensons qu’il a principalement sanctionné l’effacement de l’identité et des positions communistes.

Si un bilan s’impose aujourd’hui, c’est celui de la stratégie engagée par la direction du parti, dite de la « Mutation ». Il est inconcevable qu’il soit esquivé. En 1997, 8 ans après la chute du Mur de Berlin, le PCF était remonté à 10% des voix. L’abandon des cellules d’entreprise et de quartier a fortement contribué à la perte de plus des trois quarts des adhérents. La participation au gouvernement de la « gauche plurielle » qui a loyalement servi les intérêts du capital, la désertion du terrain des luttes ont eu de lourdes conséquences sur le parti mais aussi dans la bataille contre la politique au service du MEDEF.

Poursuivre le processus de « mutation » jusqu’à la liquidation, c’est aggraver le contresens historique au moment où le monde du travail a plus besoin que jamais de retrouver l’outil politique unique en France qu’il s’est forgé historiquement pour mener la lutte des classes.

A l’heure de la mondialisation capitaliste, les fondements théoriques du PCF, actualisés, sont plus valables que jamais qu’il s’agisse de l’analyse marxiste de la lutte des classes, de l’objectif du socialisme, de l’exigence de l’appropriation sociale des principaux moyens de production et d’échange, de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

La forme d’organisation du PCF a permis à des millions de travailleurs d’intervenir dans la vie politique du pays, directement sur le lieu d’exploitation et de vie, dans les entreprises et les quartiers, la présence du Parti dans les institutions étant conçue comme relais des luttes.

Les communistes n’ont pas à rougir de l’histoire de leur parti. Le choix fondateur de 1920 de rompre avec le réformisme et l’aménagement du capitalisme a été fécond. La théorie et l’organisation révolutionnaires du PCF ont contribué de manière décisive aux grandes conquêtes sociales que les gouvernements successifs s’appliquent à démolir. Il a joué un rôle majeur dans la Résistance, contre les guerres coloniales… Fidèle à ses grands idéaux, le PCF doit assumer son histoire, y compris ses contradictions et mener une analyse critique des expériences socialistes dans le monde, mais non se renier.

Le capitalisme a beaucoup regagné de terrain mondialement depuis 20 ans. Il est capital pour le monde du travail en France, comme internationalement, que ce grand parti qu’est le PCF, résiste à la dérive générale idéologique et politique à droite, contrairement aux autres partis.

L’affaiblissement politique du PCF avec la « Mutation » n’est déjà pas pour rien dans l’élection de Sarkozy et dans ses prétentions.

Au contraire, la campagne des communistes pour le NON à la constitution de l’UE du capital, leur action quand ils sont dans les luttes montrent que le PCF, quand il retrouve sa raison d’être, peut redonner une perspective contre le capitalisme et le mettre en échec, au moment où ailleurs dans le monde, particulièrement en Amérique Latine, le socialisme est remis à l’ordre du jour par les peuples.

Signataires de cet appel, communistes, membres ou anciens membres du PCF, sympathisants, nous voulons intervenir pour que le PCF retrouve toute sa raison d’être. Les salariés, le monde du travail, le pays tout entier en ont besoin pour l’avenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 14 septembre 2007

Conseil national du PCF du 13 septembre 2007 - Intervention de Claude FAINZANG (résumé sommaire pour l'Huma):

Le but des congrès de 2007 et 2008 est sans équivoque : poursuivre la mutation jusqu’à la liquidation. Les statuts ne sont pas respectés. Ni bilan, ni autocritique mais priorité à l’avenir de la gauche. Le questionnaire, insidieux, suggère un congrès « fondateur ». C’est de la pédagogie de la fin du PCF. Un contresens historique. Le combat contre le capitalisme, sous ses nouveaux aspects, le socialisme : toujours d’actualité ! Le marxisme aussi. Redevenir un parti de lutte de classe, indépendant : nécessité pour les travailleurs, condition d’un renouveau. Exigence d’un congrès statutaire : la direction doit rendre des comptes. Elle a peur des communistes. A eux d’intervenir ! Pas d’avenir sans PCF!

Liens vers trois articles sur le congrès du PCF:

MODERNE!!! A propos du questionnaire pour le "congrès" de décembre.  par Jacqueline DANG TRAN, fédération d'Ille-et-Vilaine

Contribution au congrès extraordinaire par Jules MOLINA, fédération de l'Essonne 

FAUX CONGRES POUR VRAIE LIQUIDATION, par le Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois

 

Claude FAINZANG participera au débat, le dimanche 16 septembre à 14h30 sous le stand du 15ème à la Fête de l'Huma:

«  L’avenir du PCF, congrès de 2007 et 2008 : continuer à disparaître dans la « gauche » ou retrouver sa raison d’être dans la lutte des classes en France ? »

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Vendredi 14 septembre 2007

Carte postale de solidarité avec la JC tchèque interdite. Nous les diffuserons à partir de notre stand à la Fête de l'Huma.

Rappelons que la JC tchèque est officiellement interdite depuis le 12 octobre pour exprimer dans ses statuts l'objectif de la propriété publique des moyens de productions et d'échanges. Derrière l'attaque contre la KSM, des menaces d'interdiction et de fortes pressions pèsent sur le Parti communiste lui-même.

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