Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Lundi 30 octobre 2006

Après l’expulsion sauvage jeudi 26 de Mme Court, 76 ans de son domicile du 253 rue Lecourbe par un marchand de biens pratiquant la vente à la découpe, avait lieu samedi un rassemblement devant l’immeuble qui a réuni plus d’une soixantaine de riverains et de militants associatifs. Mme Court (photo à droite) s’est montrée émue mais surtout réconfortée dans sa détermination à se battre pour son droit au logement et sa liberté de rester autonome. Dans sa prise de parole, notre secrétaire de section, Emmanuel Dang Tran, a tenu à marquer combien les luttes étaient imbriquées : pour le relogement de Mme Court, contre les expulsions, contre la spéculation et la crise sociale du logement que l’immense majorité des salariés subit. Dans le 15ème, des milliers de logements sont déjà ou risquent d’être vendus à la découpe : cela fait des milliers de personnes, de tout âge, de toute condition (ou presque) qui peuvent directement comprendre le drame du 253 rue Lecourbe et que l’on peut mobiliser. Dans l’immédiat, il a invité à faire signer massivement la pétition de l’Amicale de locataires (plus de 400 signatures collectées dans nos initiatives). Nous avons initié ou relayé des démarches auprès du Centre d’action sociale, du Maire du 15ème et du Maire de Paris, des parlementaires du 15ème pour répondre à la situation de Mme Court. Les pétitions compteront.

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Lundi 30 octobre 2006

Imposons l’interdiction des « ventes à la découpe » : Les milliers d’habitants du 15ème, locataires, sont déjà frappés ou risquent de l’être. Leurs immeubles, propriété d’un bailleur unique (souvent un « institutionnel—cie d’assurances, banque…) sont vendus à un fonds de pension ou un marchand de biens. Ces derniers, qui bénéficient d’avantages fiscaux, revendent alors appartement par appartement au prix le plus fort du marché, pour tirer la plus grande plus-value au plus vite. La plupart des locataires, dans l’impossibilité d’acheter, sont victimes du congé-vente et chassés de chez eux. Une loi, des mesures peuvent et doivent être adoptées contre ces pratiques directement spéculatives: 1– Obligation d’une autorisation municipale préalable à toute division d’un immeuble locatif. 2– Suppression de tous les avantages fiscaux notamment les exonérations de plus-value pour les marchands de biens, les fonds de pension et les sociétés immobilières côtées, qu’elles soient basées en France ou dans un paradis fiscal. 3– Protection définitive contre le congé-vente des locataires, âgés, malades ou dont les ressources se situent du plafond d’attribution des logements intermédiaires. Exigeons des engagements politiques précis sur toutes ces propositions. Assez d’hypocrisie!

 

 

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Jeudi 26 octobre 2006

Ils ont osé ! Une femme de 76 ans, diabétique, sauvagement expulsée de son logement ce matin 253 rue Lecourbe.  

Ne les laissons plus faire de l’argent sur notre vie !  

Madame Solange Court, 76 ans, voulait continuer à vivre tranquillement dans son petit appartement du 253 rue Lecourbe. Un marchand de biens, avide de profits, en a voulu autrement. Depuis qu’il a racheté l’immeuble en 1996, il procède à la revente des appartements un par un, « à la découpe », empochant de substantielles plus-values. Madame Court, toujours en règle de ses loyers, ne pouvait pas acheter. Le spéculateur a entamé une procédure d’expulsion, obtenu un jugement. Ce matin, huissier et police sont intervenus sur place. Malgré l’opposition résolue de ses voisines, ils n’ont laissé qu’une chaise à la vieille dame, diabétique, pour pleurer dans le couloir du 4ème étage. Mme Court a dû être transportée à l’HEGP à la suite du traumatisme de l’expulsion. Cette inhumanité est intolérable. Des milliers d’autres personnes sont menacées directement d’expulsion dans les prochains jours avant la trêve hivernale qui commence le 1er novembre. L’expulsion, c’est le cas extrême de la crise sociale du logement que nous subissons presque tous avec la pénurie des logements, la flambée spéculative de l’immobilier, des loyers, des remboursements d’emprunts. 8,5 millions de personnes sont officiellement mal-logées, 1,4 million en attente d’un logement social. Cette situation ne résulte pas de la fatalité mais de choix politiques. Nous pouvons nous y opposer.Dans l’immédiat, mobilisons-nous pour Mme Court. Une solution d’urgence et une solution définitive doivent être trouvées. Appelons la Mairie du 15ème et la Mairie de Paris, déjà contactées, à trouver un hébergent d’urgence puis le plus tôt possible, un appartement définitif dans son arrondissement, digne, adapté à sa situation de femme âgée, diabétique mais autonome. D’autres expulsions sont à redouter dans l’immeuble d’ici la fin du mois. Partout ailleurs, où nous sommes au courant d’expulsions possibles (après épuisement de tous les recours juridiques), soyons vigilants et mobilisés pour s’y opposer en nombre, familles, amis, voisins au cas par cas. Signons la pétition de l’amicale de locataires du 253 rue Lecourbe contre les expulsions et en soutien à Mme Court ! 

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Jeudi 26 octobre 2006

Aujourd'hui 26 octobre, Madame Court, 76 ans, a été expulsée de son logement. Traumatisée par cet acte sauvage, elle a dû être transportée à l'Hopital Pompidou. Exigeons son relogement définitif dans les plus brefs délais auprès de la mairie du XVème et de la mairie de Paris!

 

URGENT : Appel à soutien

2 personnes, âgées de 76 et 74 ans, menacées d’expulsion…

Pour les habitants du 253 rue Lecourbe, tout a commencé le 1er Juillet 1996, date à laquelle leur immeuble fût vendu à un marchand de biens : soixante quatorze logements locatifs de loi 1948 lui furent cédés. Depuis, les ventes à la découpe permettent au « nouveau propriétaire » de vendre un à un les appartements qu’il voulait libérer en moins de 6 mois !

 

 

Au 253 rue Lecourbe, un couple et ses trois jeunes enfants ont été expulsés le 15 Septembre 2005 et  relogés après une attente insupportable de 5 mois. … 

 

Au 253, rue Lecourbe, deux personnes âgées de 76 et 74 ans ont été jugées expulsables par la Cour d’Appel de Versailles le 8 Mars dernier et, depuis, affluent commandements de quitter les lieux,  convocation au commissariat de police, courriers envoyés par la Préfecture de Police « invitant» les locataires à quitter spontanément les lieux dans les meilleurs délais et, à défaut, de s’exposer à être expulsés ! L’impact de telles décisions a, sur leur santé et leur moral, de graves conséquences. L’un et l’autre sont très durement touchés, voire désespérés, de devoir quitter leur lieu de vie alors qu’ils avaient l’assurance de pouvoir y vivre en paix, protégés par la loi 1948. L’un doit comparaître le 23 Octobre devant le Juge de l’Exécution afin d’obtenir des délais, l’autre au mois de Janvier … mais cette procédure n’est pas suspensive et la crainte demeure jusqu’au 31 Octobre. Les locataires de cet immeuble refusent que la vie fragile de leurs aînés soit mise en danger pour qu’un marchand de biens continue de spéculer.

Merci de leur apporter votre soutien.

Signez cette pétition et renvoyez la à colette.orfila@wanadoo.fr

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Jeudi 26 octobre 2006

Quelles sont ces lois qui permettent de jeter une vieille dame à la rue? Les propositions des communistes pour une politique sociale du logement:

Contre les expulsions: Nous proposons dans la période de faire monter la proposition du droit opposable au logement : toute personne, frappée par les aléa de la vie (chômage, maladie…) doit pouvoir rester dans les lieux. Dans tous les cas, aucune expulsion ne doit être autorisée sans relogement décent adéquat. Nous exigeons aussi une véritable loi pour interdire les ventes à la « découpe », dans un premier temps pour beaucoup mieux protéger les locataires. 

Limiter les hausses de loyer: A terme, notre objectif est de limiter à 20% le taux d’effort des ménages pour ce bien essentiel. Dans l’immédiat, les hausses de loyers dans le secteur privé comme dans le secteur social doivent être plafonnées au taux officiel de l’inflation, gelées dans le parc privé en Région parisienne.

Combattre la spéculation, ne pas l’encourager! La politique de vente de terrains publics aux promoteurs est inadmissible (ex : imprimerie nationale au fonds de pension anglo-saxon Carlisle), elle doit cesser. Les autorités doivent faire usage de leur droit de préemption pour développer du logement social (malheureusement ce n’a pas été le choix fait par la Ville pour la Tour Flatotel —200 logements qui étaient en déshérence de propriétaire- sur le Front de Seine). Surtout, il doit être mis fin au scandale du dispositif « de Robien » d’aide fiscale qui subventionne aux frais de la collectivité les constructions privées pour des logements auxquels 70% des Français ne peuvent prétendre.

Développer la construction de logements sociaux (réellement sociaux) C’est une priorité. Le rythme de construction doit passer de péniblement 55000 par an à 120000. Dans le 15ème, les terrains de l’Aviation civile, certaines parties de la Cité de l’Air… peuvent et doivent être mobilisés. Mettons fin à la politique d’autofinancement par vente de logements des offices et sociétés HLM, aux démolitions au nom du « renouvellement urbain », en fait pour chasser les « pauvres ». Exigeons les mesures permettant de maintenir le "parc social de fait" (les loyers modérés hors HLM). Ex: les logements « intermédiaires » de la SAGI transférés à l’OPAC en 2005 doivent être définitivement conventionnés en logements sociaux, les lois de 48 pérennisés. Il est également inadmissible que les grandes entreprises publiques (SNCF, Poste, EDF…, plusieurs immeubles dans le 15ème) fassent basculer des milliers de logements de leur patrimoine vers les loyers du marché.

Les financements existent si les gouvernements cessaient de les détourner. 1- Rétablissons le budget du logement à 2% du budget de l’Etat. 2- Arrêtons le gâchis de la loi de Robien. 3- Renforçons la collecte du livret A par La Poste (dont il faut défendre la vocation publique et sociale des services financiers) et les Caisses d’épargne, argent destiné à des prêts de longue durée à faible intérêt pour les offices HLM. Mettons fin au détournement d’une partie de ces sommes vers la finance. 4-  Arrêtons pareillement le détournement du 1% logement (en fait 0,45%) décidé par les gouvernements successifs pour financer des opérations de « renouvellement urbain » qui n’ont rien à voir avec le logement des salariés, raison d’être du 1%. 5– A Paris les 800 millions d’euros perçus par an par la Ville au titre des droits de mutation, en hausse énorme à cause la spéculation, doivent être intégralement consacrés au logement social.Nous demandons la création d’un service public national du logement et de l’habitat coordonnant l’action des organismes publics de construction, des financeurs publics et mettant en place une structure nationale de construction.

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Jeudi 26 octobre 2006

Face à la crise sociale du logement :

Exigeons la création d’un service public de l’habitat

Une crise sans précédent

On estime à 8,5 millions les personnes touchées en France par une situation de mal logement. Le ministre Jean-Louis Borloo peut prétendre que « la crise du logement est derrière nous », la situation des mal-logés est de plus en plus difficile et souvent humainement insupportable. Le nombre de demandeurs ne cesse de croître, alors que l’offre stagne ; de plus les écarts se creusent rntre le coût des loyers et les revenus dont disposent nombre de postulants.

Que fait le gouvernement ?

 

 

 

 

Il se félicite des 440 000 mises en chantier prévues pour 2006 mais oublie que seules 55 000 ont une vocation vraiment sociale. En même temps des milliers de logements à loyers modérés sont supprimés, HLM démolies ou vendues, logements déconventionnés, ventes à la découpe. L’Etat ne répond pas au 1,4 million de familles en attente d’un logement HLM.

L’immobilier flambe ? Le gouvernement attise les flammes avec les mesures « de Robien », dont on sait le pouvoir inflationniste, le coût pour la collectivité équivalent à celui d’un logement HLM, cela, sans aucune contrepartie sociale en termes d’occupation ou d’encadrement des loyers. Il jette des familles dans la tourmente en faisant, année après année, des économies sur les aides à la personne auxquelles elles pourraient prétendre. Il rêve d’une France de propriétaires mais détruit tous les outils d’une accession sociale. Il prétend un effort national pour le logement avec une loi qui accélère son désengagement !

Le marché démontre son incapacité à répondre aux besoins... (est incompatible avec les réponses aux besoins)...

 

 

malgré un argent public de plus en plus généreusement injecté pour la rentabilisation immobilière. Le gouvernement s’entête à nous dire le contraire. Il veut nous tromper ! La libéralisation du secteur du logement n’aide pas à sortir de la crise sociale ; elle en est la cause.

Cette accusation est de plus en plus largement portée : actions contre les expulsions et pour leur interdiction, contre l’habitat indigne et pour revendiquer de meilleures conditions de logement, contre les ventes à la découpe, contre les maires « hors la loi » qui refusent de construire des logements sociaux, c'est-à-dire qui pratiquent la ségrégation sociale à l’égard des 2/3 de la population dont les revenus correspondent aux critères du logement social. Opposition aux opérations de démolition-reconstruction quand elles traduisent une volonté de détruire du logement social ou de faire de « l’épuration sociale ».

La colère monte, comme la recherche de solutions. L’existence d’un droit au logement opposable, la mise en place d’un service public du logement sont au cœur des débats. L’idée de la nécessité de ce service public est de plus en plus partagée. C’est le moyen de faire vivre un véritable droit au logement pour tous et partout.

 

 

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Mercredi 25 octobre 2006

SCANDALEUX: la direction de la SNCF annonce qu’elle confie à la firme canadienne Bombardier l’énorme marché du renouvellement des trains de banlieue parisienne au détriment d’Alstom, de l’industrie et de l'emploi en France. 

Mettons en échec cette opération en pointant toutes les responsabilités politiques, celles du gouvernement comme celles de la Région Ile-de -France.

Communiqué du collectif PCF-RATP-Bus et du PCF Paris 15, 25 octobre 2006

Le Conseil d’administration de la SNCF a annoncé aujourd’hui qu’il entendait confier la commande du renouvellement des trains de banlieue au trust canadien « Bombardier ». Il s’agit d’un marché colossal : 172 nouvelles rames pour 2,094 milliards d’euros pour la première phase, 200 rames supplémentaires en option. Ce choix s’effectue au détriment du groupe français Alstom. Cette décision est purement et simplement scandaleuse. C’est un véritable sabotage d’une filière industrielle française d’excellence qui a toujours su répondre aux besoins du pays et de la SNCF. Les conséquences sur l’emploi se chiffrent à plusieurs milliers d’emplois non créés en France mais aussi à de lourdes menaces sur l’avenir de plusieurs sites d’Alstom et leurs bassins d’activité. Il est mensonger de prétendre que « Bombardier » créerait de nombreux emplois en France. Son implantation y est réduite mais surtout, de l’aveu même du Ministre des transports, M. Perben, la firme canadienne emporte la commande en promettant des « coûts » inférieurs grâce à ses usines délocalisées en Europe de l’est. Cette opération compromet également l’avenir technologique et annonce une nouvelle étape dans le démantèlement d’une entreprise fondamentale de l’industrie dans notre pays. La même logique de casse a déjà entraîné le bradage des Chantiers de l’Atlantique, ex-filiale d’Alstom à un groupe norvégien, et conduit à plusieurs plans de suppressions d’emploi et de renflouement aux frais de la collectivité. Cette opération peut et doit être mise en échec. Un nouveau contrat peut et doit être signé donnant à Alstom la maîtrise d’œuvre (avec éventuellement une sous-traitance de l’usine Bombardier en France) et garantissant que l’ensemble de la production soit effectuée sur le territoire national. Pour cela il est essentiel de situer les responsabilités politiques. Le gouvernement est directement décideur. Le Conseil d’administration de la SNCF , entreprise nationale, est composé en majorité de membres désignés par lui. Mais la région Ile-de-France, présidée par la gauche, joue aussi un rôle déterminant, parce qu’elle contrôle le Syndicat des transports de l’Ile-de-France. Le STIF est le premier financeur de l’opération, à hauteur de 50%, exactement 1,047 milliard d’euros, financé en majeure partie par un emprunt que les Franciliens devront rembourser (avec les intérêts). Le principal payeur est le premier décideur. Mais jusqu’à présent la Région s’est lavée les mains de l’affaire. Pire aujourd’hui, son Président PS, M. Huchon a assisté à l’annonce solennelle du contrat et a justifié publiquement le choix de retenir « Bombardier » par des « coûts sensiblement inférieurs », soutenant sans complexe le dumping social. A la RATP , nous savons qu’il manifeste la même orientation idéologique en préparant activement la marchandisation des transports franciliens. Mais encore davantage en période préélectorale, certaines contradictions entre actes et discours ne peuvent pas tenir, à droite comme à « gauche ». Les hypocrites du « patriotisme économique » mais aussi tous les élus de la majorité de « gauche » du Conseil régional sont au pied du mur. N’en laissons aucun se défausser ! Communistes de la RATP , communistes des entreprises et quartiers du 15ème arrondissement, nous soutiendrons et relaierons les actions et les luttes des salariés d’Alstom, des bassins d’emplois de ses usines, de nos collègues cheminots contre ce sabotage d’un fleuron industriel du pays.

 

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Mardi 24 octobre 2006

La Conférence nationale du PCF des 21 et 22 octobre entérine sans surprise la nouvelle étape de la stratégie d’effacement du Parti communiste français à l’occasion des élections de 2007 mais s’efforce de tenir les communistes en dehors de la décision. Compte-rendu du PCF Paris 15, lundi 23 octobre 2006

 

 

Les communistes ne pourront pas se prononcer démocratiquement sur leur volonté ou non de présenter un candidat ou une candidate de leur parti à l’élection présidentielle. Ainsi en a décidé la conférence nationale en excluant cette question du bulletin pour le vote prévu les 10 et 11 novembre prochains. La direction avait dès le départ en mai dernier engagé le parti dans « l’appel à des candidatures communes » sans même consulter le Conseil national. Nous exprimons notre complet désaccord avec cette décision, ce procédé et tout ce qu’ils signifient pour le parti et le pays. Le nom de Marie-George Buffet n’est avancé que comme une proposition soumise au verdict des « collectifs » soi-disant unitaires qui auront le dernier mot en décembre et définiront la campagne et le programme. Marie-George Buffet a déjà annoncé que si elle devait être retenue par ces « collectifs », elle se mettrait en congé de ses responsabilités dans le parti. Il ne doit pas y avoir de confusion.

 

Nous ne sommes pas surpris de ce résultat de la Conférence nationale. Les délégations ont été désignées de façon presque unicolore par les directions départementales. Elles ne sauraient représenter l’avis des adhérents. La présidence a accentué ce tri sélectif en éliminant de la discussion générale les intervenants dont la « sensibilité » les dérange. Notre secrétaire n’a pu ainsi s’exprimer que dans la discussion des amendements qui ne donnera pas lieu à retranscription dans l’Huma.

 

Le texte adopté va bien au-delà de l’élection présidentielle. Il place « durablement » le parti sous la tutelle des « collectifs » prétendument unitaires et vaguement « antilibéraux ». Ils décideraient pareillement des législatives. Au-delà, ils auraient vocation à supplanter  toutes les organisations du PCF de la base au groupe communiste à l’assemblée qui cesserait d’exister.

 

La résolution porte ainsi une nouvelle étape du processus d’effacement du PCF entamé avec la « Mutation », de même gravité que la tentative avortée de changer le nom du Parti avant le congrès de Martigues en 2000. La disparition, le sabordage du parti est inscrite dans cette opération politique. Nous ne l’accepterons pas.

 

Les arguments pour justifier les « collectifs » n’ont pas fait davantage illusion à la conférence que dans la réalité. En terme de « rassemblement », les collectifs réunissent, au-delà localement de quelques personnes de bonne volonté, des « partenaires » politiques qui se limitent à une série de groupuscules dénués de tout ancrage populaire et de « personnalités », souvent marquées historiquement par leur hostilité à l’organisation communiste. Seul, le PCF est infiniment plus à même d’incarner et de prolonger les 55% du NON de classe et les luttes, s’il revient à ses positions, retrouve son identité. Les rivalités d’ambitions pour les places au soleil des caméras, les calculs politiciens et électoralistes donnent la piètre image de la « nouvelle façon de faire de la politique » de ces comités. En fait de « radicalité », sous le vocable insignifiant de « l’antilibéralisme », la stratégie des collectifs permet à la direction du PCF de commettre une nouvelle fuite en avant vers l’idéologie dominante dans la suite des reniements politiques de la « Mutation ».

 

Malgré la sanction cinglante de 2002, elle poursuit dans l’affiliation au modèle de la « gauche plurielle au nom du « rassemblement de toute la gauche », avec l’annonce du désistement automatique sans conditions sur le candidat du PS. Les « collectifs » sont clairement arrimés à la social-démocratie.

 

Malgré la victoire du NON et le rôle que le PCF et ce qu’il représente dans le pays y ont joué, la direction du parti se place aussi avec les « collectifs » dans l’optique d’une renégociation du traité constitutionnel rejeté et de peser sur un éventuel gouvernement de gauche (du OUI) pour obtenir en 2008, à l’occasion de la présidence française de l’UE, une version améliorée de la constitution. Notre camarade du 19ème Claude Fainzang a relevé un bon exemple de l’impasse vis-à-vis du mouvement populaire dans laquelle le direction met le parti : 21000 pétitions de soutien aux parlementaires seulement collectées au plan national contre la privatisation de GDF (pour 90000 amendements !). Notre section a collecté à elle seule 3880 pétitions sur le sujet…

 

Face à cette situation, nous faisons partie de ceux qui appellent les communistes de toutes les cellules et sections du parti dans le pays à rejeter dans les faits cette ligne de disparition du PCF, du parti historique de masse et de classe au service du monde du travail et de la lutte anticapitaliste. Nous les appelons à se battre pour des candidatures communistes sur des propositions communistes dans toutes les circonscriptions aux législatives. Nous les appelons à faire monter dans la campagne des propositions communistes de rupture avec la politique au service du MEDEF d’où qu’elle vienne, à commencer par la rupture avec les impasses de l’union de la « gauche plurielle » et de la renégociation de la « constitution européenne ». Pour notre part, nous assurons les sympathisants et électeurs communistes, les salariés et la population du 15ème que nous continuerons à faire vivre au mieux les cellules et la section du PCF Paris 15ème, à alimenter les luttes sur ces bases. Dimanche 22 était le 65ème anniversaire de l’exécution par l’occupant allemand des 27 premiers martyrs, tous communistes, de Chateaubriant, dont notre camarade député du 15ème, Charles Michels. Nous l’avons rappelé à la tribune de la Conférence nationale comme nous avons signé la pétition de soutien à la jeunesse communiste tchèque qui vient d’être scandaleusement interdite par le ministère de l’intérieur au motif qu’elle remet en cause la propriété privée des moyens de productions et d’échanges. La direction du Parti a refusé de rendre hommage à nos héros, de soutenir nos camarades, même de faire chanter l’internationale à la fin de la réunion. S’ils ont honte d’être communistes pour ne pas choquer leurs « partenaires » de la « gauche », nous en sommes fiers !

 

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Mardi 24 octobre 2006

La Conférence nationale du PCF des 21 et 22 octobre entérine sans surprise la nouvelle étape de la stratégie d’effacement du Parti communiste français à l’occasion des élections de 2007 mais s’efforce de tenir les communistes en dehors de la décision.

Compte-rendu du PCF Paris 15, lundi 23 octobre 2006

Il n’y aura pas de candidat présenté par le PCF à l’élection présidentielle. Les communistes ne pourront pas même pas se prononcer démocratiquement sur leur volonté ou non de présenter un candidat ou une candidate de leur parti. Ainsi en a décidé la conférence nationale en excluant cette question du vote prévu les 10 et 11 novembre prochains. La direction avait dès le départ engagé le parti dans « l’appel à des candidatures communes » sans même consulter le Conseil national.

Nous exprimons notre complet désaccord avec cette décision, ce procédé et tout ce qu’ils signifient pour le parti et le pays.

Il ne doit pas y avoir de confusion. Le nom de Marie-George Buffet n’est avancé que comme une proposition soumise au verdict des « collectifs » soi-disant unitaires qui auront le dernier mot et définiront la campagne et le programme. Marie-George Buffet a déjà annoncé que si elle devait être retenue par ces « collectifs », elle se mettrait en congé de ses responsabilités dans le parti.

En bons connaisseurs que nous sommes devenus des pratiques de la direction du Parti, nous ne sommes pas surpris de ce résultat de la Conférence nationale. Les délégations ont été désignées de façon presque unicolore par les directions départementales. Elles ne sauraient représenter l’avis des adhérents. La présidence a accentué ce tri sélectif en éliminant de la discussion générale les intervenants dont la « sensibilité » les dérange. Notre secrétaire n’a pu ainsi s’exprimer que dans la discussion des amendements qui ne donnera pas lieu à retranscription dans l’Huma.

Le texte adopté va bien au-delà de l’élection présidentielle. Il place « durablement » le parti sous la tutelle des « collectifs » prétendument unitaires et vaguement « antilibéraux ». Ils décideraient pareillement des législatives. Au-delà, ils auraient vocation à supplanter  toutes les organisations du PCF de la base au groupe communiste à l’assemblée qui cesserait d’exister.

La résolution porte ainsi une nouvelle étape du processus d’effacement du PCF entamé avec la « Mutation », de même gravité que la tentative avortée de changer le nom du Parti avant le congrès de Martigues en 2000. La disparition, le sabordage du parti est inscrite dans cette opération politique. Nous ne l’accepterons pas.

Les arguments pour justifier les « collectifs » n’ont pas fait davantage illusion à la conférence que dans la réalité.

En terme de « rassemblement », les collectifs réunissent, au-delà localement de quelques personnes de bonne volonté, des « partenaires » politiques qui se limitent à une série de groupuscules dénués de tout ancrage populaire et de « personnalités », souvent marquées historiquement par leur hostilité à l’organisation communiste. Seul, le PCF est infiniment plus à même d’incarner et de prolonger les 55% du NON de classe et les luttes, s’il revient à ses positions, retrouve son identité.

Les rivalités d’ambitions pour les places au soleil des caméras, les calculs politiciens et électoralistes donnent la piètre image de la « nouvelle façon de faire de la politique » de ces comités.

En fait de « radicalité », sous le vocable insignifiant de « l’antilibéralisme », la stratégie des collectifs permet à la direction du PCF de commettre une nouvelle fuite en avant vers l’idéologie dominante dans la suite des reniements politiques de la « Mutation ».

Malgré la sanction cinglante de 2002, elle poursuit dans l’affiliation au modèle de la « gauche plurielle au nom du « rassemblement de toute la gauche », avec l’annonce par les collectifs du désistement automatique sans conditions sur le candidat du PS. Les « collectifs » sont clairement arrimés à la social-démocratie.

Malgré la victoire du NON et le rôle que le PCF et ce qu’il représente dans le pays y ont joué, la direction du PCF se place dans l’optique d’une renégociation du traité constitutionnel rejeté et de peser sur un éventuel gouvernement de gauche (du OUI) pour obtenir en 2008, à l’occasion de la présidence française de l’UE, une version améliorée de la constitution.

Notre camarade du 19ème Claude Fainzang a relevé un bon exemple de l’impasse vis-à-vis du mouvement populaire dans laquelle le direction met le parti : 21000 pétitions de soutien aux parlementaires seulement collectées au plan national contre la privatisation de GDF (pour 90000 amendements !). Notre section a collecté à elle seule 3880 pétitions sur le sujet…

Face à cette situation, nous appelons les communistes de toutes les cellules et sections du parti dans le pays à rejeter dans les faits cette ligne de disparition du PCF, du parti historique de masse et de classe au service du monde du travail et de la lutte anticapitaliste.

Nous les appelons à se battre pour des candidatures communistes sur des propositions communistes dans toutes les circonscriptions aux législatives.

Nous les appelons à faire monter dans la campagne des propositions communistes de rupture avec la politique au service du MEDEF d’où qu’elle vienne, à commencer par la rupture avec les impasses de l’union de la « gauche plurielle » et de la renégociation de la « constitution européenne ».

Pour notre part, nous assurons les sympathisants et électeurs communistes, les salariés et la population du 15ème que nous continuerons à faire vivre les cellules et la section du PCF Paris 15ème, à alimenter les luttes sur ces bases.

Dimanche 22 était le 65ème anniversaire de l’exécution par l’occupant allemand des 27 premiers martyrs, tous communistes, de Chateaubriant, dont notre camarade député du 15ème, Charles Michels. Nous l’avons rappelé à la tribune de la conférence nationale comme nous avons signé la pétition de soutien à la jeunesse communiste tchèque qui vient d’être scandaleusement interdite par le ministère de l’intérieur au motif qu’elle remet en cause la propriété privée des moyens de productions et d’échanges. La direction du Parti a refusé de rendre hommage à nos héros, de soutenir nos camarades, même de faire chanter l’internationale à la fin de la réunion. S’ils ont honte d’être communistes pour ne pas choquer leurs « partenaires » de la « gauche », nous en sommes fiers !

Liens vers l’intervention de notre camarade Claude Fainzang (Paris 19ème), membre du Conseil national, à la conférence nationale

l’intervention (prononcée partiellement) de notre camarade Emmanuel Dang Tran, secrétaire de la section, membre du Conseil national

la pétition de solidarité avec la jeunesse communiste tchèque (KSM)

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Mardi 24 octobre 2006

Conseil National des 21 et 22 Octobre 2006  

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris 

Le NON au référendum et la lutte victorieuse contre le CPE ont montré que le PCF pouvait retrouver un rôle décisif dans le monde du travail. Sa raison d’être, c’est représenter et organiser dans la lutte anticapitaliste, contre l’idéologie dominante, les catégories sociales qui ont objectivement le plus intérêt à renverser l’ordre capitaliste. C’est ce que pourraient porter des candidatures communistes en 2007. Avec la résolution proposée par la direction, on tourne le dos à ce rôle que pourrait jouer le Parti. Ce texte met l’avenir du Parti en danger. La direction poursuit sa stratégie d’effacement du Parti, de son organisation, de ses positions révolutionnaires, pour le liquider par fusion avec des collectifs soi-disant « antilibéraux », clubs de groupuscules et de personnalités, parfois anticommunistes, pas toujours anticapitalistes, pas populaires. Le PCF, parti révolutionnaire, ne peut fusionner avec des forces antilibérales. Je demande que, sur le bulletin de vote, les communistes puissent se prononcer sur des candidatures communistes avec des propositions communistes. C’est l’avenir du Parti qui est en jeu. Ce dont le pays a besoin, c’est d’un parti dont l’indépendance de pensée soit entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte de classes. Les 21000 signatures obtenues par le Parti dans tout le pays contre la privatisation de GDF, c’est la honte pour un parti communiste ! Cela montre bien l’impasse de la stratégie suivie où on ne parle au Conseil National que des collectifs politiciens et électoralistes, et pas de construire le rapport de forces dans les luttes. 

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