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Dimanche 13 novembre 2005

 Apportons notre soutien aux salariés de la RTM !

Brisons la remise en cause du droit de grève!

Marseille et l’Ile-de-France sont les deux grandes agglomérations où les transports urbains sont assurés par des entreprises publiques. Le patronat, le gouvernement, des politiciens régionaux s’unissent pour les livrer au privé, aux multinationales. Il est impératif pour nous de nous unir plus largement dans l’action, de coordonner nos luttes afin de créer le rapport de force pour défendre et développer le service public.

Les salariés de la Régie des transports de Marseille sont en grève, momentanément interrompue, depuis plus d’un mois, à une très large majorité. Leur lutte fait l’objet d’une campagne de dénigrement éhontée de la part du pouvoir et de ses media. Les pressions, les menaces, les chantages s’accumulent. La réquisition des bus et des métros est envisagée. La direction de l’entreprise tente même de faire interdire, par tribunal interposé, aux salariés de faire grève contre la privatisation! Nous sommes tous concernés. C’est une violation du droit de grève constitutionnel, un précédent extrêmement grave, une atteinte aux libertés. Unissons-nous pour faire annuler cette décision de « justice » inadmissible!

Comme nous, les salariés de la RTM se battent pour un service public de qualité. Ils rejettent l’engrenage de la privatisation et l’éclatement du réseau visant à évincer et dépouiller l’entreprise publique. Le Maire de Marseille, Gaudin, tente en effet de casser le monopole de la RTM et d’imposer la mise en concurrence pour faire le lit du privé en l’occurrence de la CONNEX (Véolia—ex Vivendi). Il veut lui livrer, par voie d’appel d’offre, l’exploitation de la nouvelle ligne de tramway.

Dans un partenariat de dupes avec la RTM , CONNEX empocherait 50% des recettes d’une ligne ultrarentable et de substantielles subventions publiques pendant que la RTM assumerait les infrastructures et les risques financiers. Le « médiateur » désigné par le gouvernement, M. Bernard Bruhnes, vient de proposer en guise d’alternative la création d’une filiale privée détenue par la CONNEX et la RTM. Pour les grévistes, à juste titre, le « choix entre la peste et le choléra ». Ils exigent le maintien de l’intégrité du réseau de la RTM et donc que l’exploitation du tramway soit confiée exclusivement à la Régie.

Ils ont raison. Apportons massivement notre soutien aux salariés de la RTM !

Je m'associe à cette déclaration:

NOM, Prénom:

Entreprise:

Adresse:

Mail:

Souscription:

CHEQUES à l’ordre de « CGT-Solidarité grévistes RTM »,  à renvoyer à CGT-RTM-dépôt-Arenc, 7 bld Ferdinand de Lesseps 13015 MARSEILLE  

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 12 novembre 2005

EDF, RTM, SNCF, RATP..: MEME COMBAT!

  Tous ensemble comme en 1995!

 Défense des services publics: les convergences existent pour gagner!

 Le gouvernement veut privatiser 15% d’EDF d’ici le 21 novembre. Il y a quelques semaines, il entreprenait la liquidation de la SNCM. En juin, GDF était privatisé à 20%. A qui le tour ? De tous si on laisse faire !

 C’est l’ensemble des activités de service public et des entreprises nationales que les gouvernements successifs ont prévu de livrer au marché capitaliste. Le processus et ses étapes sont désormais bien identifiés: casse des statuts, séparation des « réseaux » et de l’exploitation, mise en concurrence, privatisation partielle etc…

 Le démantèlement du service public n’est pas inéluctable!

 Les conditions du rapport de force existent pour mettre en échec les privatisations.

 - La population a fait son expérience de la casse du service public (ex : hausse des tarifs GDF de 30% depuis 1er juillet pour satisfaire les nouveaux actionnaires). Elle rejette massivement les privatisations. Elle exprime depuis 1995 un soutien largement majoritaire aux luttes des salariés du service public.

 - La combativité des salariés ne s’émousse pas. Les luttes pour le service public se multiplient.

 - Le 29 mai, la défense des services publics a été une des premières motivations du vote NON. Le peuple français a clairement rejeté les principes de mise en concurrence, de marchandisation de toutes les activités qui sont au cœur du processus de privatisation. La victoire du NON a aussi disqualifié les directives et règlements européens qui servent de prétextes et d’instruments aux gouvernements successifs pour démanteler le service public.

 Par la place structurante qu’ils tiennent dans l’organisation et l’économie du pays, par la référence sociale qu’ils représentent pour l’ensemble des salariés, par la capacité de mobilisation et d’entraînement des salariés du secteur public, la défense des services publics peut être le point de convergence des luttes pour mettre en échec la politique du gouvernement.

 Le « tous ensemble », ça se construit !

 Notre responsabilité de salariés, de syndiqués, de communistes est de déjouer l’entreprise de division des travailleurs organisée par le gouvernement et le MEDEF. L’urgence est plus que jamais à fédérer les luttes.

 Les salariés de la SNCM ont mené une lutte d’un très haut niveau. Ils se sont heurtés à l’isolement de leur action. En dehors de la région, nous regrettons que les syndicats n’aient pas fait le choix de lier la bataille de la SNCM aux autres luttes pour le service public. Pourtant le Conseil d’administration d’EDF qui a décidé de l’ouverture du capital s’est tenu le 12 octobre en plein mouvement des marins.

 La très forte mobilisation du 4 octobre est passée à côté de ce rôle fédérateur des luttes au plan national, parce que ses objectifs étaient disparates, aussi parce que la question de la défense du service public a été marginalisée (seule la CGT en avait fait un mot d’ordre). La « négociation » en elle-même ne peut tenir lieu de revendication. La mort programmée du service public n’est pas négociable !

 L’acceptation dès le départ par les directions syndicales du principe de l’ouverture du capital de la SNCM , incompatible avec le maintien à terme du service public, n’a pas aidé à une union des luttes au moment même où nous nous battons pour la défense d’EDF à 100% publique.

 La bataille du service public se joue tout de suite, pas en 2007.

 Des politiciens (même à l’UDF !) se découvrent tout d’un coup opposants à la privatisation d’EDF. Parmi eux, Fabius et Strauss-Kahn l’appelaient pourtant de leurs vœux il y a trois ans. La plupart viennent de faire ardemment campagne pour la « constitution » européenne qui voulait proscrire la notion même de service public. Certains promettent de raser gratis en 2007 si on vote pour eux et de renationaliser les entreprises. Comment les croire ? Jospin privatisait France-Télécom en juin 1997, 6 semaines après avoir promis de ne pas le faire.

 Surtout, attendre 2007, c’est se bercer d’une illusion démobilisatrice et laisser le champ libre aux privatiseurs.

 L’enjeu immédiat : s’unir pour ne pas laisser passer la privatisation partielle d’EDF!

 Un mouvement national de grande ampleur contre la privatisation d’EDF et la casse de l’ensemble du service public doit être le premier prolongement du 4 octobre. Il peut marquer une étape décisive dans la convergence des luttes.

 Le 8 novembre, les fédérations de l’énergie CGT et FO appellent à la grève des agents. Le 21 novembre, les cheminots engagent une grève contre la privatisation rampante. A la RATP , le mouvement s’élève contre la casse du régime de retraite, préalable à la privatisation (également projeté à court terme à la Poste ). Ce sera le tour des retraites de la SNCF que le gouvernement a pris soin de détacher si on ne le met pas en échec maintenant.

 En 1995, c’est aussi en novembre que la lutte unie des salariés a fait reculer Juppé, déjà sur le plan de casse des régimes particuliers de retraites. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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