Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Mercredi 28 novembre 2007
Oui à une université au service de l’économie et de la société

Non à une université au service du MEDEF et du profit

 

Abrogation de la loi Pécresse !

 

Dans la bataille pour l’avenir de l’université, qui fait preuve de maturité et de responsabilité ? Le Gouvernement qui voulait faire passer à la dérobée la Loi Précresse en la faisant voter « en urgence » au cœur des vacances universitaire et éviter tout débat public ? Ou bien plutôt les étudiants qui ont montré leur capacité d’analyse en décryptant la loi LRU « relative aux libertés et responsabilités des universités » et en mettant en évidence son extrême gravité et qui s’y opposent aujourd’hui.

 

Voilà un mois que le mouvement des étudiants et des enseignants du supérieur gagne faculté par faculté. Leur mobilisation et leur détermination ne faiblissent pas. Le pouvoir applique les mêmes méthodes que face à la grève dans les services publics. Il fait donner les media pour minimiser l’action. Il essaie de la désamorcer en ouvrant des « négociations » de diversion sur des sujets annexes, des « compensations », excluant toute remise en cause de sa loi. Comme dans son attaque contre les retraites du secteur public, il peut compter sur l’absence d’opposition politique sur le fond du côté du PS et de ses satellites.

Mais dans un cas comme dans l’autre, la conscience de la gravité des enjeux, qui engagent l’avenir de tout le pays, la force de la mobilisation, le développement des convergences de lutte peuvent et doivent déjouer les calculs du pouvoir et le faire plier.

 

En fait « d’autonomie » des universités, la loi organise leur mise sous la tutelle du MEDEF.

 

La loi LRU autorise chaque université à rechercher des fonds de façon « autonome » auprès de financeurs privés, éventuellement de collectivités locales.

Elles y seront d’autant plus incitées que l’Université française connaît une misère aiguë. Depuis des années, les gouvernements rationnent les dotations publiques et le gouvernement actuel ne manquera pas d’aggraver la situation malgré ses promesses. L’ « autonomie » financière servira de prétexte à de nouvelles diminutions des dotations d’Etat.

Le trompe-l’œil du budget 2008 pour faire passer la pilule de la loi LRU ne peut pas faire illusion. Après déduction de l’inflation, des retards de paiement, l’affichage de 1,8 milliards de crédits supplémentaires se réduit à moins de 200 millions d’euros. C’est dérisoire comparé aux besoins.

 

Pour attirer des « investisseurs », il faudra bien les séduire en répondant à leurs exigences. La loi est faite pour cela ! Les universités pourront faire appel au mécénat d’entreprises privées en créant des fondations. Les « fondations partenariales », rattachées aux « fondations d’entreprise », pourront prendre en charge précisément une formation ou une unité de recherche et même devenir elles-mêmes employeurs au sein de l’université. Dans le même esprit que les licences professionnelles, le MEDEF pourra prendre le contrôle du contenu et de l’organisation des formations ou laboratoires de recherche qui l’intéressent.

 

La concurrence, la sélection, l’inégalité au centre de la loi !

 

Il y aura des facs pauvres et il y aura des facs dépendantes de « bienfaiteurs » privés, ou bien les deux à la fois.

 

Le patronat n’est pas intéressé à toutes universités ni à toutes les formations. « L’autonomie financière » conduit à l’université à plusieurs vitesses. L’inégalité des financements va accentuer la mise en concurrence des facs entre elles et la marchandisation des formations supérieures.

Mme Pécresse espérait esquiver la colère des étudiants en évitant d’intégrer dans sa loi les questions sensibles de la sélection et des frais d’inscription à son projet de loi. C’est raté ! Les étudiants ont compris qu’elles en découlaient en droite ligne, suivant l’exemple anglo-saxon. Il faudra payer cher, s’endetter, pour avoir une place dans une « bonne » université. L’accès des jeunes dont les familles ont des revenus modestes sera encore plus restreint. Une « bonne université » ne misera que sur des étudiants a priori rentables. La Loi Pécresse comprend déjà une formule préinscription des lycéens en terminale qui préfigure la future sélection. La même logique de concurrence et de sélection s’abattra sur les enseignants et chercheurs.

 

Sur le plan financier, les directions auront aussi le « droit » de vendre le patrimoine immobilier de leur université. C’est la porte ouverte au désengagement de l’Etat de la construction et de l’entretien des facultés. On incite certaines universités à la spéculation immobilière, on conduit les autres à l’endettement « autonome » voire aux facs « taudis ».

 

Le comble est atteint quand on lit dans la loi que les subventions des mécènes seront déduites des impôts des entreprises à hauteur de 60%. La collectivité paie, le MEDEF décide. Pendant ce temps, M. Fillon nous parle de faillite de l’Etat !

 

La casse du statut public de l’université va de pair avec la privatisation du financement.

 

La loi remet directement en cause le statut de fonctionnaire des personnels de l’université. Les directions d’université pourront supprimer des postes de fonctionnaires mais pas en créer. Au contraire, elles sont autorisées et incitées à leur substituer des personnels contractuels, CDI ou CDD, dans les emplois techniques et administratifs, et également pour assurer des « emplois d’enseignements et des emplois scientifiques ». C’est la porte ouverte au développement de la précarité à l’université et une attaque directe et historique sur la mission de service public des personnels.

Les enseignants chercheurs ne seront plus nommés par des spécialistes de leur discipline mais par une émanation du Conseil d’administration. La nouvelle composition des organes de direction, dont le Conseil d’administration fera la part belle aux représentants du privé. Ses pouvoirs sont considérablement renforcés, notamment avec la possibilité de supprimer certaines unités d’enseignement. Le Président, qui pourra désormais être une personnalité extérieure au corps enseignant de l’université, est doté d’un quasi-statut de PDG, manager omnipotent, notamment sur les personnels.

 

L’intérêt du MEDEF et l’intérêt du pays sont fondamentalement contradictoires.

 

Le gouvernement joue sur les difficultés réelles de l’université dont ses choix politiques sont responsables pour légitimer sa nouvelle loi. Il joue sur la peur du chômage pour justifier la « professionnalisation » des enseignements sous l’égide du MEDEF.

Mais qui licencie, délocalise à tour de bras et liquide des filières d’activités d’excellence dans le pays sinon le MEDEF ? Ses besoins en terme d’enseignement supérieur n’ont rien à voir avec ceux de l’économie et de la société de notre pays.

Il veut faire main basse sur l’université pour faire de l’enseignement supérieur une source de profit en lui-même.

Il veut adapter les formations à ses besoins immédiats, à la recherche de profits à court terme pour les actionnaires.

La recherche fondamentale, sans laquelle le pays n’aurait pas de prix Nobel, ne correspond pas à sa recherche du profit à court terme. Le développement de la formation générale, de l’esprit critique, nécessaires non seulement à l’épanouissement de l’individu mais aussi à sa polyvalence professionnelle sont pour lui une charge insupportable.

D’autant plus insupportable qu’ils portent la contestation la mainmise de l’idéologie patronale sur l’Université et sur le pays.

 

Pour l’avenir de l’université dont le pays a besoin, exigeons avec les étudiants et enseignants en lutte :

-         l’abrogation inconditionnelle de la loi Pécresse

-         le doublement du budget de fonctionnement des universités

-         un vaste plan de rénovation, de construction et d’équipement

-         le maintien des diplômes nationaux

-         de nouveaux moyens pour l’orientation

-         le recrutement massif d’enseignants-chercheurs et de personnels techniques et administratifs pour faire face aux besoins criants

-         la véritable gratuité de l’université avec la suppression des frais d’inscription.

 

Le pays a besoin d’une formation supérieure de masse pour assurer son développement devant les défis majeurs de notre époque !

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Lundi 26 novembre 2007

L’équité à la mode Sarko : diminuer de 11% les salaires des hommes puisqu’à carrière égale, une femme salariée touche 11% de moins qu’un homme.  

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Dimanche 25 novembre 2007
SNCF, RATP : le mouvement n’est que suspendu. Les convergences de lutte se développent !

 

Mardi 20 novembre, plus de 700000 salariés ont manifesté dans les rues des villes de France.

Plus de 50% des enseignants ont fait grève contre la suppression programmée de 11200 postes en 2008. Les agents de la fonction publique manifestaient pour le pouvoir d’achat et les salaires, rejoints dans plusieurs cortèges par des salariés de grandes entreprises privées. Les étudiants, les personnels de la Justice en lutte ont répondu également présents. Le lien s’est établit directement avec l’action des agents de la SNCF, de la RATP et d’EDF-GDF contre la casse de leur retraites.

Cette montée en puissance des convergences de lutte contraint Sarkozy et le gouvernement à précipiter encore son calendrier.

Pour eux, ils faut abattre le plus vite possible la résistance des cheminots et des salariés de la RATP et d’EDF-GDF, qui disposent de la plus forte capacité de mobilisation, avant que la jonction ne s’opère avec les autres mouvements. Politiquement pour Sarkozy, la casse des régimes « spéciaux » est un préalable nécessaire à la nouvelle étape du démantèlement de la retraite solidaire par répartition (les 42 annuités « pour » ou plutôt contre tous) et à la privatisation de ces secteurs cruciaux de l’économie.

Cette priorité explique l’acharnement médiatique sans précédent contre les grévistes, visant à minimiser l’ampleur et l’enjeu de leur bataille. L’ouverture des « négociations » est un calcul pour désamorcer le mouvement. La grève est effectivement suspendue dans les transports, mais seulement suspendue car l’action continue. Comme le pouvoir entend ne rien lâcher sur l’essentiel, l’épreuve de forces devra reprendre.

Il est plus nécessaire que jamais d’expliquer en quoi la défense des régimes dits « spéciaux » nous concerne tous, salariés du public et du privé, retraités, jeunes. Parce qu’elle porte la défense de l’ensemble des retraites, du service public, du droit du travail.

Déjà, le pouvoir a dû revoir certains de ses mensonges. Démonstration a été faite que la casse des régimes spéciaux ne financera pas les « petites retraites » du privé et n’améliorera pas les comptes du régime général. Et pour cause, l’assurance vieillesse devra assumer, à la place de l’Etat, le déséquilibre démographique et à la place des entreprises les sur-cotisations dont elles s’acquittent.

Le pouvoir n’ose plus non plus mettre en cause la réalité de la pénibilité et des contraintes de service public, notamment les horaires décalés. Il tend maintenant un nouveau piège en reportant la discussion à la RATP et à la SNCF à 2008, dans le cadre des négociations que le gouvernement fait traîner depuis 2003 sur la prise en compte de la pénibilité dans le secteur privé. Là aussi, la bataille dans le public porte l’intérêt de tous : ce n’est pas en laissant casser la référence que représentent la SNCF et la RATP que l’on obtiendra des avancées dans les autres secteurs.

Le pouvoir et les media matraquent l’argument fallacieux de « l’équité ». Il est bien écorné par les cadeaux monstrueux, 15 milliards d’euros de déductions fiscales, accordés au plus riches et par une réalité qui ne se sait pas assez : des montants de retraites inférieurs dans le public, 1214 euros par mois contre 1259 en moyenne pour les ouvriers et employés. L’âge de départ effectif est aussi pratiquement le même que dans le privé: 57,5 ans, mais le MEDEF fait payer les dernières années par l’assurance chômage...

Le nivellement par le bas des acquis sociaux est inacceptable. La véritable égalité, c’est le retour aux 37,5 annuités pour tous. Les moyens existent pour cela, c’est une question de choix de société (voir au dos).

Plus que jamais, soutenons l’action des agents de la SNCF, la RATP, d’EDF-GDF…!

   Il y a urgence à faire échec à la politique au service des possédants. Elle menace l’avenir du pays. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche ». Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité européen vient souligner cette connivence de fait.

Pour le moment, seul le mouvement social porte l’alternative politique. Communistes, nous déployons toute notre activité pour soutenir ces luttes, loin des combinaisons politiciennes.


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Samedi 24 novembre 2007

28500 HLM détruits depuis 2004, 43300 destructions déjà planifiées, un objectif total de 250000 :

La campagne électorale des municipales va permettre de dénoncer le scandale des démolitions de HLM.

 

 

1,19 million de ménages sont demandeurs de logements sociaux. Ce chiffre augmente tous les ans devant la crise sociale du logement. La pénurie de HLM en est à la fois l’une des conséquences et l’une des causes. Dans ce contexte, la politique de démolition de HLM au nom de la « politique de la ville » est révoltante et inacceptable.

 

Le rapport de « l’Observatoire national des zones urbaines sensibles » que le gouvernement a rendu public le 14 novembre souligne le scandale qui ne fait que commencer.

Le premier bilan des opérations engagées depuis 2004, suivant la loi de 2003 « Rénovation urbaine » qui complétait la loi de 2001 « Solidarité renouvellement urbain – SRU » s’établit à 28472 démolitions effectuées, 43000 autres programmées dans le cadre des 157 projets signés au 31/12/2006. Au total l’objectif est porté à 250000 démolitions d’ici 2013.

Le rapport doit admettre que le volet « reconstruction » des opérations ne suit pas l’engagement gouvernemental. Seulement 19854 logements, 0,7 pour 1, ont été reconstruits. Il dévoile aussi que les logements reconstruits sont beaucoup plus petits en moyenne: 64% de studios et de 2 pièces alors que 48% des logements détruits sont des 5 pièces.

 

L’autre aspect du scandale tient au financement de ses opérations. La politique de « rénovation urbaine » puise en effet directement dans les fonds du logement social. Cela peut paraître compréhensible en ce qui concerne les réhabilitations. Mais comment tolérer que l’argent destiné à la construction de HLM soit détourné vers la démolition de HLM ?

 

Voilà les chiffres. L’Agence nationale de rénovation urbaine, l’ANRU, qui met en œuvre le programme de démolition, est financée à hauteur de 460 millions d’euros par an par l’Etat dont 385 prélevés en 2008 sur le budget du logement. Elle ponctionne également pour 550 millions le budget des organisations gérant le 1% logement patronal (en fait 0,45%) destiné normalement au logement des salariés. En outre, la « rénovation urbaine » absorbe une part importante de la collecte du Livret A, première source de financement de la construction de logements sociaux. En 2006, 790 millions d’euros y ont été affectés par la Caisse des dépôts (qui gère les encours de l’épargne populaire réglementée).

 

Nous n’ignorons pas la raison invoquée, d’ailleurs par les gouvernements successifs, pour cette politique de démolition : la crise des quartiers, la nécessité de casser les « ghettos » dans les « zones sensibles ». L’expérience ville par ville confirme que ce discours relève presque toujours de l’hypocrisie. Les locataires en lutte contre la casse de leurs cités, leurs associations, en premier lieu la CNL, dévoilent les vrais objectifs.

 

Les acteurs locaux utilisent bien souvent le prétexte de « rénovation urbaine » et les subventions pour se débarrasser d’une population paupérisée, indésirable. Où sont relogés les habitants des cités détruites ? Le plus souvent dans d’autres cités sensibles qui le deviennent encore plus ou bien dans les appartements restant abandonnés par les locataires plus « solvables ». Au plan national, la pénurie de logements sociaux, aggravée par les démolitions, accentue la pauvreté moyenne des locataires. On est loin de la « mixité sociale » dans les cités!

 

La « rénovation urbaine » sert aussi à des élus peu scrupuleux, des bailleurs avides de profits, des promoteurs à récupérer des zones constructibles valorisables sur le marché immobilier. Il n’y a qu’à regarder le nombre d’opérations en banlieue localisées à proximité des stations de métro. La spéculation immobilière comme réponse à la ségrégation sociale ?  

Quoiqu’en disent et écrivent depuis deux décennies certains urbanistes, pas toujours désintéressés, l’existence de ghettos n’est pas due en premier aux bâtiments mais bien à l’appauvrissement des populations et à la politique de relégation des plus démunis.

 

Les démolitions de HLM ne sont envisageables qu’à titre exceptionnel, comme ultime recours, notamment quand l’état de la structure des immeubles ne permet pas de réhabilitation. En tout cas, aucun plan de démolition n’est acceptable sans l’accord des habitants, la reconstruction au moins équivalente et le droit au relogement sur place des locataires concernés.

 

La question du logement, celle de la « rénovation urbaine » pour certaines communes, seront au cœur de la campagne des élections municipales. Les communistes seront d’autant plus reconnus qu’ils défendront de façon conséquente et sans céder leurs positions de principe de défense du logement social.

 

Halte au scandale des démolitions de HLM !

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Jeudi 22 novembre 2007

Beaugrenelle : la poursuite de la mobilisation des riverains, avec leurs associations, pourra seule peser face aux promoteurs et à la municipalité.

 

La Cour administrative d’appel vient de contredire le jugement du Tribunal administratif, pourtant confirmé en premier appel en 2006. Il annulait la modification du Plan d’occupation des sols nécessaire au projet des promoteurs. Au-delà des procédures complexes, malgré l’évidence -pour ceux ont étudié le sujet-, de l’anormalité de la procédure, Gécina et Apsys ont obtenu un visa pour continuer leurs méfaits sur le Front de Seine. Cette décision de justice tombe opportunément pour eux alors qu’ils accélèrent leur projet pour tenter d’échapper au débat électoral des municipales.

 

Les riverains et leurs associations comptent toujours bien enrayer ce processus. Ils ont raison. Ceux qui se battent avec acharnement contre ce projet ne baisseront pas les bras. Le PCF du 15ème non plus, contrairement aux autres organisations politiques de l’arrondissement.

 

Les deux tendances de l’UMP dans le 15ème avaient adopté une posture d’opposants au projet parce qu’il venait de la municipalité de Paris et qu’il est largement refusé par la population. Aujourd’hui, ils se disent résignés et de défaussent. C’est logique devant un projet au service de spéculateurs. Quant au PS représenté par Mme Hidalgo, agente zélée des promoteurs et de la braderie du patrimoine public, en tant que présidente de la SEM-Paris-Centre, il se réjouit de la « valorisation » de nos quartiers, une valorisation au sens propre pour les « investisseurs » mais contre ses habitants.

 

Pour les communistes du 15ème , il n’est pas temps de désarmer ! La décision du tribunal n’est pas une surprise. La surprise, c’est le temps dont nos adversaires ont eu besoin pour l’obtenir. A quatre mois et demi des municipales, il n’est pas trop tard pour mettre en avant les vrais enjeux. Au contraire, il n’est que temps, c’est un moment propice !

Une bataille juridique, mais en même temps très symbolique et politique se poursuit. La Ville de Paris livre aux promoteurs, sur toute la dalle Beaugrenelle, des emprises foncières acquises par la collectivité, souvent par expropriation au nom de l’utilité publique dans les années 60. Les associations ont entamé une action en justice sur ce point, qui constitue un précédent très grave. Les « cahiers des charges » des acheteurs devaient être rendus publics et discutés. Le Maire de Paris s’y était engagé. Mais personne n’en a eu connaissance pour les premières emprises concernées.

 

Le projet des promoteurs d’hypercentre commercial rentre en contradiction complète avec tous les objectifs affichés par le maire-candidat Delanoë qu’il s’agisse de la circulation, de l’environnement, de la défense du commerce de proximité, de l’opposition à la spéculation immobilière, du développement des équipements publics. Nous n’allons pas manquer de le lui faire remarquer, en toute occasion.

En particulier, nous défendons les équipements publics. Les promoteurs exigent un taux de rentabilité et des loyers incompatibles avec leur maintien des équipements publics, même pour les cinémas MK2. Nous exigeons le maintien du Centre médical Beaugrenelle, un des derniers centres de santé du secteur conventionnés, accessibles à tous les patients sans dépassement d’honoraire. M. Delanoë n’écrit-il pas dans son programme qu’il veut « réduire les inégalités d’accès aux soins » ? Rappelons que la Ville et la SEM ont tout pouvoir sur le projet Beaugrenelle.

Nous exigeons également le maintien d’un bureau de poste adapté aux besoins du quartier et des chalands éventuels du centre commercial, d’une antenne de police de proximité… Nous appuyons les associations dans leur démarche contre l’implantation de tours aéro-réfrigérantes sur le site. La vie est déjà devenue impossible pour les riverains des immeubles Sageco avec les premiers travaux aux normes clairement anti-écologiques. Nous refusons que telle soit la perspective « durable » pour tout ce quartier.  

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Mardi 20 novembre 2007

Chacun choisit son camp !

Dimanche, nous diffusions, malgré un froid vif, le tract de notre section du PCF de soutien aux luttes sur le Marché Convention. Il s’intitule « salariés, retraités, jeunes, choisissez votre camp ! ». Les autres partis s’affairent sur le marché depuis déjà quelques semaines, ayant déjà engagé leur campagne municipale. Le 15ème fait partie des rares endroits où l’UMP a osé diffuser son tract démagogique contre les agents des services publics. Sur quatre millions de dépliants en quadrichromie, il y a fort à parier que le plus grand nombre finira au pilon. Le pouvoir a en effet compris qu’il n’avait pas intérêt à laisser apparaître si nettement le caractère réactionnaire et revanchard de son attaque contre les acquis sociaux. Mais même dans le 15ème, on ne peut pas dire que les passants semblaient très sensibles à la campagne de l’UMP alors que notre tract a été accueilli avec sympathie. Le PS et Mme Hidalgo offraient à boire aux chalands au café voisin de notre poste de diffusion. « Offraient », c’est beaucoup dire vu que c’est le contribuable qui réglera la note inscrite dans les comptes de campagne et remboursée. Nous les avons interpellé sur les luttes du moment et en particulier sur la bataille contre la casse des régimes « spéciaux ». Fort embarrassés de notre présence, les socialistes se sont défilés au sens figuré comme au sens propre. Ils se sont éloignés de nous, sans répondre. Nous les avons un peu suivi. Ils se sont éloignés encore plus et ont détourné la tête. 

On devine pourquoi.

Dans toutes les luttes en cours, quel est le camp du PS ? Il est pour « l’autonomie » des universités. Il défend le nouveau traité européen avec Sarkozy, au mépris de l’expression du peuple. Il est pour la suppression des dispositions centrales des régimes spéciaux. Aux commandes du STIF, Syndicat des transports d’Ile-de-France, M. Huchon, président de la région, comme Mme Hidalgo, conseillère régionale et M. Delanoë, Maire de Paris qui représente 30% du CA du STIF acceptent le « service minimum » dans les transports, préparent activement la mise en concurrence des réseaux RATP et SNCF, se sont dégagés du circuit de financement des retraites de la RATP, facilitant l’attaque actuelle. Ces choix, comme l’orientation de la campagne de Royal aux présidentielles dégagent le terrain politique à Sarkozy. Aujourd’hui, les luttes portent l’alternative politique. Elles devraient être au centre de la préoccupation de notre parti. Elles le sont pour les cellules et la section du PCF Paris 15.

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Dimanche 18 novembre 2007

Salariés, retraités, jeunes: choisissez votre camp: celui de ceux qui luttent!

Sarkozy et son gouvernement défendent le leur: celui du MEDEF!

Le président et le gouvernement se précipitent pour détruire les piliers de nos acquis sociaux et démocratiques: sécurité sociale, retraite par répartition, droit du travail, services publics. Ils ont engagé une véritable course de vitesse. Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité, qui subissent durement les conséquences de ces choix, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir.

Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en 95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur calcul. La casse des régimes dits « spéciaux » de retraite est clairement le préalable à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble de la retraite par répartition, avec le passage à 41, 42 annuités. La mobilisation grandit dans tous les secteurs. Elle peut les mettre en échec ! Salariés, retraités, jeunes, artisans,… soutenons-la car c’est notre intérêt à tous !

Ils vous parlent « d’équité » ? Mais leur politique, c’est:

- La justice pour les riches: suppression de 300 tribunaux de proximité, volonté de Mme Dati de faire payer aux plus pauvres l’aide juridictionnelle… L’éducation nationale attaquée de front avec 11200 suppressions de postes prévues pour 2008. Une université à plusieurs vitesses, soumise au MEDEF et à la sélection par l’argent, contre la réponse aux besoins du pays. ...

C’est la contrepartie des 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux plus riches cet été et de nouvelles exonérations d’impôts pour les gros actionnaires (qui bénéficient déjà de 40% d’abattement sur les dividendes) dans le budget 2008.  Pour Sarkozy : c’est enrichissez-vous en dormant du travail des autres !

- Une santé toujours plus chère pour les malades: franchises médicales, déremboursements, fermetures d’hôpitaux. Une retraite toujours plus lointaine et dégradée pour tous.

Mais 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales patronales pour le MEDEF et les profits! 

- L’envolée des tarifs pour les consommateurs d’énergie mais des profits record pour Suez et Total (1 milliard par mois): la conséquence de la privatisation d’Elf et maintenant de GDF. 

- Travailler plus pour gagner moins ! Des salaires bloqués mais un Président qui augmente son indemnité de 170% (alors qu’il garde ses revenus personnels et que tous ses frais sont pris en charge) pour rejoindre le salaire du premier ministre : dans ce cas « l’équité » marche « par le haut »!!

Ils vous parlent de « légitimité »! Mais Sarkozy et ses alliés méprisent le choix souverain du peuple exprimé au référendum de 2005 contre la « constitution » européenne en tentant de faire passer en forces le « nouveau traité ». L’élection présidentielle n’a pas été un référendum chaque question politique. Sarkozy n’a pas été élu monarque de droit divin ! Le débat démocratique, l’expression des intéressés doivent avoir leur place jusqu’à faire revoir ses copies au gouvernement.

Il y a urgence à faire échec à cette politique au service des possédants. Elle menace l’avenir du pays. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche ». Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité européen vient souligner cette connivence de fait.

Pour le moment, seul le mouvement social porte l’alternative politique. Communistes, nous déployons toute notre activité pour soutenir ces luttes, loin des combinaisons politiciennes.

Soutenons l’action des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, de la fonction publique, des juges et avocats, des étudiants… ! Ces luttes sont justes.  Rejoignons-les! Tous ensemble, nous pouvons commencer à faire plier Sarkozy/Fillon!

Manifestation mardi 20 novembre: 14h00 Place d’Italie—direction Montparnasse

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Jeudi 15 novembre 2007

Retraites/grèves : les forces existent pour faire plier le gouvernement et gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon.

 

 

 

Le premier jour de grève reconductible, hier 14 novembre, a fait la démonstration de la force et de la détermination des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF et de GDF, à défendre leurs retraites. Dans beaucoup d’endroits, les chiffres sont supérieurs à ceux de 1995. Ce succès, malgré la campagne de dénigrement du pouvoir et de ses media, rend crédible la perspective de faire capoter le plan du gouvernement, de gagner le retrait pur et simple de plan Bertrand-Fillon. Cela d’autant plus qu’il se situe dans un contexte de fort développement des luttes dans le pays, dans la fonction publique, à l’université, parmi les personnels de la justice, dans nombre d’entreprises privées.

Face à l’ampleur du mouvement, le ministre Bertrand tente une nouvelle manœuvre. Ses sabots sont vraiment gros. Il invite à suspendre le mouvement pour discuter pendant un mois des détails et modalités (d’ailleurs provisoires avec la loi Fillon2 programmée dès 2008) du recul social historique dont il voudrait « publier les textes réglementaires » à la veille de Noël. Pour accepter cette monnaie de singe, il compte sur la collaboration des organisations qui déjà en 1995 ne défendaient pas les régimes de retraite attaqués. Le mouvement les avait désavouées.

Militants et responsables du PCF, nous apportons notre soutien total aux agents en lutte. A notre place, nous allons continuer, dans les entreprises et les quartiers, à montrer combien la remise en cause des régimes spéciaux concernent tous les salariés parce qu’elle ouvre la voie à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition et à la privatisation des services publics concernés. Nous allons continuer à travailler à la convergence des luttes. Les conditions d’un nouveau « tous ensemble » existent et se développent. Il peut faire plier le gouvernement.

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Mercredi 14 novembre 2007

Gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon :

 

C’est nécessaire dans l’intérêt de tous

 

Et c’est possible !

 

 

Plus fort qu’en 95 ! Après le 18 octobre, la grève d’aujourd’hui à la RATP comme à la SNCF, à EDF et GDF ou à l’Opéra de Paris est un succès historique. Elle fait la démonstration de la capacité de mobilisation et de la détermination des salariés concernés à défendre leur droit à la retraite, malgré les multiples manœuvres de division. Cela représente une force tout à fait considérable.

 

Le matraquage médiatique, les sondages trafiqués ne parviennent pas à cacher l’évolution réelle de l’opinion publique : de plus en plus de salariés prennent conscience que la défense les régimes « spéciaux » les concerne parce qu’en les attaquant, le gouvernement prépare la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système solidaire de retraite par répartition. Le passage à 41, 42, 45 annuités est déjà annoncé.

 

La question du pouvoir d’achat devient plus brûlante que jamais devant la supercherie du « travailler plus pour gagner moins » de Sarkozy. Le lien est direct avec l’attaque contre la Sécurité sociale et les retraites qui diminuent les revenus et les remboursements, comme avec les privatisations qui font s’envoler les tarifs.

 

Dans le même temps, les luttes se développent dans de nombreux autres secteurs, en particulier dans la fonction publique (manif du 20), notamment à l’éducation nationale et dans la Justice, à l’université pour l’abrogation de la loi Pécresse « d’autonomie », plutôt de mise sous dépendance du MEDEF des facultés.

 

Objectivement, le rapport de forces contre la politique de Sarkozy et Fillon progresse et

 

les conditions d’un nouveau « tous ensemble » se développent.

 

Plus que jamais, nous soutenons la revendication de retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon et du maintien intégral des régimes « spéciaux » de retraite. Cette bataille peut et doit être un point de convergence de toutes les luttes en cours.

 

Le gouvernement ne cesse d’appeler à des négociations, tout en affirmant que sur le fond, rien n’est négociable. Le piège est grossier. Effectivement, rien n’est négociable de notre point de vue également!

 

On ne négocie pas les détails d’un recul social historique. Quel intérêt à des négociations catégorielles dont tous ressortent plus ou moins perdants.

 

Rien ne légitime la remise en cause des régimes spéciaux! Les faux prétextes tombent et les vrais objectifs du pouvoir et du MEDEF deviennent évidents (voir au dos): la casse de l’ensemble des retraites et la privatisation.

 

Sarkozy et le gouvernement ont engagé une véritable course de vitesse.

 

Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité, qui subissent durement les conséquences de leur politique, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir. Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en 95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur méthode. Ensemble, déjouons ces calculs!

 

Pour le moment, le mouvement social porte  l’alternative politique. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche » pour combattre et faire échouer la politique au service des possédants. Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012, d’ici là les municipales. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité de l’UE, au mépris du choix du peuple de 2005 souligne cette connivence de fait.

 

Ensemble, défendons la Sécurité sociale, le droit à la retraite! Regagnons les 37,5 annuités pour tous! Les 32 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales représentent trois fois le « déficit » fabriqué de la Sécu. Tous ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement!

 

par PCF - RATP - BUS ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 14 novembre 2007

PLUS FORT QU'EN 95!

Plus de 75% de grévistes au dépôt RATP de Croix-Nivert, toutes catégories de personnels confondues. L'AG vote la reconduction du mouvement. Rendez-vous à la manif!

 65% de grévistes dans l'ensemble de la SNCF. 90% chez les contrôleurs. 99% parmi les contrôleurs de Paris-Nord!

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

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