Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Vendredi 22 décembre 2006

Maintenant que la stratégie d’effacement du PCF avec les « collectifs » est en échec, va-t-on enfin pouvoir faire voter communiste en 2007 ? Déclaration du PCF Paris 15, vendredi 22 décembre 2006

Marie-George Buffet devrait annoncer sa candidature à la Présidence de la République jeudi 5 janvier 2007, au lendemain de la réunion du Conseil national de notre parti. Les leaders autoproclamés des « collectifs » de la gauche antilibérale l’ont d’avance récusée parce qu’elle est secrétaire nationale du PCF. L’opération d’effacement du PCF derrière ces « collectifs » à l’occasion des échéances électorales se trouve ainsi en échec. Nous nous en félicitons. Voilà trop longtemps, plus de six mois, que le parti est englué dans les calculs électoralistes de la « gauche de la gauche », à mille lieues des préoccupations du monde du travail et de ceux qui luttent contre la politique au service du capital. Le spectacle affligeant de la réunion nationale des « collectifs » les 9 et 10 décembre a fini de révéler leur caractère politicien, peu populaire, le vague de leurs positions « antilibérales », mais l’anticommunisme affirmé d’une bonne partie de leurs composantes. Il n’est que temps de sortir de l’impasse totale qu’ils représentent aussi bien pour l’avenir du PCF que pour l’alternative politique.

Cela n’est en rien contradictoire avec le développement d’actions unitaires ponctuelles. Ces dernières semaines, l’attachement actif manifesté par de nombreux communistes à leur Parti et à son identité, comme a contrario l’allergie parfois hystérique à toute référence communiste de certains tenants des collectifs, notamment des plus arrimés à la social-démocratie, ont montré la persistance et la résistance du fait communiste dans notre pays. Pour certains, il est insupportable, pour d’autres, dont nous faisons partie, il est irremplaçable. Un potentiel existe toujours pour faire vivre le PCF malgré les choix d’effacement et de reniements idéologiques mis en œuvre depuis la « Mutation » par la direction de notre parti. Maintenant l’ensemble du Parti, mais singulièrement la direction nationale sont au pied du mur.

Le Parti doit cesser d’enter en campagne à reculons, de mettre notre drapeau dans la poche. Persévérer dans ces choix, après le désaveu des derniers jours, serait proprement aberrant. Toutes les concessions à la stratégie des collectifs sont caduques. Marie-George Buffet ne doit pas se mettre en congé de ses responsabilités dans le PCF. Le Parti n’a aucune raison de payer un siège de campagne en dehors de ses locaux. Il est inconcevable de laisser M.Debons ou Mme Autain être directeur et porte-parole de la campagne, de leur donner le temps de parole du PCF dans les media… Enfin, après la leçon des collectifs pour la présidentielle, ceux qui souhaiteraient la reproduire pour la désignation des candidats aux législatives sont masochistes ou malveillants. Désignons tout de suite nos candidats !

Le PCF doit rompre clairement avec les orientations qui ont conduit aux 3,37%.

Le résultat de 2002 est la sanction d’une politique de reniement de la raison d’être de notre parti, marquée par la participation active à un gouvernement qui a loyalement servi les intérêts du capital. Il n’est pas la sanction « historique » du parti communiste en tant que tel. Il est incroyable d’entendre certains dirigeants prédire déjà un score de 2 ou 3%. Ce sont des positions de capitulation ! Elles correspondent à une orientation qui refuse de sortir des choix de la « Mutation ». Il va de soi que nous sommes tout autant opposés à ceux qui continuent de se replier sur une conception étriquée du PCF, satellisé au PS, pour garder quelques positions institutionnelles sur le terrain politicien qu’à ceux qui cherchent l’effacement du PCF et l’arrimage à la social-démocratie via la gauche mouvementiste et les « collectifs ».  

Dans une certaine mesure, les résultats des listes indépendantes, présentées clairement au nom du PCF, aux régionales de 2004, notamment dans les régions Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Auvergne, ont montré des possibilités de relèvement électoral.

Pour notre part, nous nous prononçons pour une campagne communiste se fixant comme priorité de nourrir le rapport de forces contre la politique au service du patronat tel qu’il se développe dans les luttes et dans la suite du 29 mai 2005. Les ruptures avec le modèle de la « gauche plurielle », avec le consensus autour de l’intégration européenne, à l’heure où le projet de « constitution » est remis en chantier, sont fondamentales. Retraites, services publics, défense de l’industrie, du droit du travail…, seul le PCF peut et doit faire monter dans le pays les positions de classes qui rendront impossibles les mauvais coups que les forces de l’alternance programment pour 2008.

Sur ces bases, la campagne électorale doit être l’occasion de faire vivre le PCF. En ce qui nous concerne, nous nous engageons à continuer à le faire.

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Mercredi 20 décembre 2006

L’heure n’est pas à la dissolution du PCF mais à son ressourcement

 La mascarade des collectifs antilibéraux n’a que trop duré. Le spectacle donné, les 9 et 10 décembre derniers, à l’Ile St Denis, est affligeant. Nous voulons réconcilier la population avec l’action politique ? Que peuvent penser ceux qui souffrent du chômage, de la précarité, de l’incertitude du lendemain, des délocalisations et des plans sociaux de ces palabres stériles entre boutiquiers d’officines groupusculaires coupeurs de cheveux en quatre ? L’ambition, nous dit-on, est de rassembler celles et ceux qui ont œuvré à la victoire du non au référendum sur le projet de Constitution européenne. Parfait ! Mais où sont les forces qui ont permis ce succès ? Les socialistes partisans du non sont (presque) tous rentrés au bercail. Ils se sont rangés derrière la bannière de la candidate du oui, Ségolène ROYAL. L’extrême gauche –LO et la LCR– a ses propres candidats. Que pouvons-nous d’ailleurs espérer de ces organisations, dont la raison d’être a toujours été de diviser le monde du travail et de le conduire dans des impasses ? Alors que reste-il ? Une multitude de chapelles ne représentant qu’elles-mêmes. Et nous leur courons après en leur proposant un marché de dupes. Rassemblons-nous, leur disons-nous, mais il va de soi que la mieux placée pour représenter ce mouvement est Marie-George Buffet. Ils hurlent à la duperie. Le pseudo-rassemblement est donc au bord de l’explosion et sa crédibilité auprès de l’opinion publique est évidemment nulle. Dans cette tempête dans un verre d’eau, où sont donc nos concitoyens, ceux-là mêmes qui ont fait la victoire du non, qui rejettent la mondialisation capitaliste et ses ravages et qui voudraient bien voir enfin se dessiner une perspective fiable ? Ils n’y sont pas et ils se moquent comme d’une guigne de ces collectifs fantoches. Le désarroi, dans lequel nous les plongeons, ne peut que les conduire soit à l’abstention par écœurement, soit à des votes défouloirs ou nauséabonds par dépit, soit à un vote utile au 1er tour par crainte d’un second 21 avril. Il est donc temps d’en revenir à quelques « fondamentaux ». Pourquoi le Parti Communiste Français a-t-il vu le jour ? Parce que la classe ouvrière et le monde du travail avaient un urgent besoin d’une organisation, qui leur soit propre pour défendre leurs intérêts de classe face au capital et préparer la nécessaire transformation sociale. La social-démocratie s’était fourvoyée dans la collaboration avec la bourgeoisie et le désastre de la première guerre mondiale. Le peuple était démuni. Il lui fallait cet outil de résistance et de conquête. Autre époque ? Sans doute. Mais dans quelle situation sommes-nous ? Le Parti socialiste, à l’épreuve du pouvoir, n’a-t-il pas sombré dans l’acceptation d’une société capitaliste indépassable et tout juste réformable à la marge ? Jamais son programme, les déclarations de sa candidate n’ont été à ce point marqués du sceau du renoncement au changement de société. Evidemment, nous avons un problème : notre Parti a plongé dans le même gouffre, en participant à des gouvernements de reniements. Pensons-nous nous en sortir en nous diluant dans un agglomérat de groupuscules inopérants ? Ce serait signer notre disparition. Ce ne serait pas rompre avec la période précédente, car si la question de ministres « communistes » devait se reposer, je suis convaincu que nous y retournerions, notre présence sous les ors de la République palliant notre inexistence politique et l’absence d’un projet révolutionnaire clairement défini (la notion de « visée communiste », que nous employons, est à ce point floue que l’horizon du changement parait inatteignable). Le non a ouvert ou, plutôt, révélé un vaste espace politique, de même que les mobilisations contre le CPE, pour la retraite ou la Sécurité Sociale, il appelle à ce que les millions de nos concitoyens disposent à nouveau d’une organisation pour combattre le capital dans ses mutations destinées à prolonger sa domination et construire une société de transformation sociale. L’heure n’est pas à la dissolution du Parti communiste mais à son ressourcement. Le vide politique est béant. Qu’attendons-nous pour le combler ? Cela implique de rompre clairement et visiblement avec nos stratégies de compromission d’hier avec la social-démocratie et de marginalisation d’aujourd’hui. Il nous faut retrouver le terrain des luttes sociales – le champ est vaste -, notre rôle d’éveilleur des consciences et de porteur d’une société alternative au capitalisme. Le premier geste réside dans l’entrée en campagne sans plus aucun retard d’un(e) candidat(e) communiste aux élections présidentielles et de candidat(e)s communistes dans chaque circonscription pour les élections législatives. Georges HAGE, Vétéran du Parti Communiste, Doyen de l’Assemblée Nationale.

 

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Mercredi 20 décembre 2006

BEAUGRENELLE : HALTE AUX DÉMOLISSEURS ! OUI À LA RÉHABILITATION ! NON À LA SPÉCULATION ! 

Tract du Comité de défense de Beaugrenelle, Front de Seine, Charles Michels, 19 décembre 2006

Dans notre appel du 29 novembre 2006 à M. le Maire de Paris, le Comité de défense rappelait les raisons du refus qu’il devait opposer aux permis de construire déposés par le promoteur APSYS pour le projet de centre commercial de Beaugrenelle : 1.- Les habitants sont résolument opposés à cette extension; 2.- La cour administrative d’appel a confirmé le jugement du tribunal administratif annulant la délibération de septembre 2004 du conseil de Paris modifiant le P.O.S. pour permettre le permis de construire sur la partie Pégase. Nous avons reçu un soutien fort, multiple de la part des habitants du quartier. Ce qui semble de plus en plus inquiéter le promoteur APSYS-GECINA et la première adjointe de la Ville de Paris, également présidente de la SEMEA XV. Mais brusquement, sans même attendre l’ensemble des jugements des tribunaux administratifs, les quatre permis de démolir viennent d’être délivrés par  Bertrand DELANOË. LES INSTIGATEURS DU PROJET VEULENT PASSER EN FORCE, EN FAISANT CROIRE QUE LES PERMIS DE CONSTRUIRE SONT DELIVRES ET QUE LES TRAVAUX COMMENCENT. JUSQU’EN FAISANT PRESSION SUR LA JUSTICE. NOUS DENONÇONS CETTE MANŒUVRE QUI REJETTE TOUTE POSSIBILITE DE REHABILITER LE CENTRE DANS SES DIMENSIONS ACTUELLES. LA DEMOLITION REPRESENTE UN ENGRENAGE VERS : a- un centre commercial surdimensionné ; b- le découpage en tranches et la privatisation de la totalité du front de seine ;c- la disparition des services publics et des équipements sociaux et culturels ;d- la disparition du petit commerce. Notre proposition est de réhabiliter et moderniser le centre commercial, ainsi que la dalle, qui ont été délibérément abandonnés en vue d’un projet gigantesque. C’est une politique de la terre brûlée, que la population refuse. Les promoteurs ont organisé le déclin du quartier de Beaugrenelle et du Front de Seine, que le Maire de Paris livre à la spéculation immobilière. NOUS APPELONS LES HABITANTS A REFUSER TOUTE DEMOLITION TANT QU’UN  PROJET DE REHABILITATION DU QUARTIER N’AURA PAS REÇU LEUR ACCORD ET CELUI DE LEURS ASSOCIATIONS.

par Comité de défense de Beaugrenelle ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 décembre 2006

Conseil national des 15 et 16 décembre.

 

Encore une consultation (bâclée)! Pour quoi faire ? Veut-on faire cautionner par les communistes la poursuite de la stratégie qui mène le Parti dans le mur?

 Déclaration du secrétariat du PCF Paris 15

Quel paradoxe ! Cela fait maintenant des mois que le Parti, ses organisations sont englués dans les procédures politiciennes interminables des collectifs. Elles sont aux antipodes des préoccupations de ceux qui veulent battre la politique au service du capital. La réunion nationale de ces « collectifs » des 9 et 10 décembre a fini de faire la démonstration de l’impasse totale que représente cette démarche aussi bien pour l’alternative politique que pour le PCF. Au CN, de nombreux intervenants ont décrit le spectacle affligeant, évoqué le « traumatisme » vécu par les communistes qui y ont participé, dénoncé, ce que nous faisons depuis le début, l’anticommunisme virulent de bon nombre des « figures » des collectifs et singulièrement du collectif national. Pourtant la décision finale de direction du PCF, votée par le CN, persévère dans cette stratégie et essaye d’amener les communistes à la cautionner. Une nouvelle « consultation » des communistes, complètement irréaliste, est décidée pour mercredi 20 au sujet de la candidature à la présidentielle. Encore une procédure supplémentaire à l’image du mode de fonctionnement des « collectifs », digne d’un congrès des Verts. Quelle valeur aura-t-elle alors que l’avis des communistes exprimés précédemment est balayé par le collectif national et la direction du Parti ? La réunion du collectif national pourra encore tout modifier etc… Les communistes ont mieux à faire dans les luttes qu’à s’épuiser à convaincre les membres des collectifs !

Le bulletin de vote proposé par le CN est profondément biaisé. Il se restreint à deux choix qui l’un comme l’autre avalisent une aggravation de la stratégie des collectifs.

Dans un cas, on propose aux communistes de retirer la candidature de la secrétaire nationale pour trouver une autre candidature plus acceptable par les « collectifs », moins « marquée » par le parti communiste. Le nom de Francis Wurtz a été avancé avec insistance par certains membres du CN, sans doute parce qu’il est plus compatible avec les positions ouvertement favorables à l’intégration européenne de certains « ténors » des collectifs. Dans l’autre cas, on incite les camarades, notamment ceux qui craignent le plus l’effacement du Parti, à maintenir la candidature de la secrétaire nationale mais aux conditions des collectifs : qu’elle se mette en congé du Parti, qu’elle défende leur programme, que le directeur de campagne soit une « personnalité » des collectifs (Claude Debons, ex secrétaire de la CFDT-SNCF est pressenti) comme la porte-parole (C. Autain)… Aux communistes de coller les affiches, de payer les frais de campagne, d’apporter signatures et temps de parole officiels à ceux qui ne cessent de cracher sur leur parti !

Une telle obstination dans cette voie de la part de la direction du Parti confirme à nos yeux la volonté d’accélérer l’effacement du Parti, de son organisation, de ses positions, de s’inscrire dans une recomposition politique, dès les candidatures aux législatives.

Une question naturelle n’a jamais été posée aux communistes, sans doute parce qu’ils auraient massivement approuvé : présenter un candidat communiste sur un programme communiste. 

C’est, une fois de plus, ce que nous avons proposé au CN et nous appelons les communistes à intervenir dans ce sens également pour imposer des candidats communistes aux législatives. Le rassemblement de ceux qui luttent, du monde du travail, de ceux qui ont le plus intérêt à battre la politique au service du capital est la raison d’être du PCF. Pas de la nouvelle organisation, c’est flagrant, qu’on tente de mettre sur pied avec les « collectifs ».

Il implique une rupture, dans les mots et dans les faits, avec le choix de la « Mutation » que poursuit la stratégie des collectifs. C’est dans la sape des organisations du Parti, dans la priorité accordée aux institutions sur les luttes, dans les expériences de « gauche plurielle », dans l’affadissement de nos positions théoriques par exemple contre l’UE du capital que se trouvent les raisons des 3,37% de 2002.

Pas dans notre identité de Parti communiste, plus actuelle et nécessaire que jamais !

 

PS : Nous réitérons notre soutien à la démarche de l’appel « Nous ferons vivre le PCF, même malgré la stratégie de sa direction », déjà signé par 225 camarades, militants, responsables locaux ou nationaux, de 30 fédérations.

Liens vers les interventions au CN

d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, section Paris 15ème

de Fabienne DEBEAUVAIS, fédération de la Somme, section d’Amiens

de Claude FAINZANG, fédération de Paris, section Paris 19ème

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Lundi 18 décembre 2006

Inauguration du tramway : beaucoup de battage, pas de débat

L’inauguration du T3 a donné lieu le samedi 16 décembre à une vaste opération promotionnelle. Le Maire de Paris a voulu en faire une opération de prestige invitant des personnalités du monde entier. D’importants moyens ont été déployés pour dissimuler tout ce qui pourrait faire tache dans la mise en scène. Dès le 15, un service d’ordre de la RATP tente d’intimider des militants communistes : leur diffusion de tracts nuirait à la distribution de chocolats à la gloire du T3. Le 16, la CGT RATP avait appelé à la grève sur des mots d’ordre précis et responsables (voir le communiqué). La direction de la RATP a remplacé préventivement les machinistes du tram par des « jaunes » de l’encadrement. Ses gros bras ont interdit l’accès du dépôt aux responsables syndicaux, violation inédite du droit du travail à la RATP. En fin de matinée, c’est au tour des CRS d’être sollicités pour tenir les manifestants (photo)

à l’écart de la Porte de Versailles où avaient lieu la cérémonie mais aussi plusieurs tables rondes organisées par France 3. Des manifestants qui voulaient exprimer leur opposition au tramway colonial israélien (construit par la même société) dont le tracé spolie les Palestiniens de leurs terres ont eux été embarqués avec violence dans des bus – un blessé grave. Le dialogue, l’avis des personnels, des syndicats sur l’avenir des transports en Ile-de-France n’avait donc pas sa place pour les décideurs politiques samedi. Il était inopportun pour eux de laisser dire que le T3, très bel équipement technologique, projet initié par la droite avant d’être repris par la municipalité actuelle, n’était peut-être pas le plus approprié sur ces boulevards où, sans surveillance policière comme samedi aux 38 passages à niveau sans barrière, il ne pourra guère rouler plus vite que les bus pour des raisons de sécurité. Il était sans doute malvenu de dire que de tels investissements devraient être prioritairement consacrés à une augmentation de l’offre Paris-banlieue, plutôt qu’à des opérations de « requalification urbaine », comme aime Mme Hidalgo à décrire le T3 dans des secteurs très convoités par la spéculation immobilière. Quant à demander des moyens et des effectifs nécessaires pour assurer le fonctionnement du tram et l’allongement des amplitudes horaires des autobus sans dégradation du service en journée ni des conditions de travail, ce devait être déplacé. Le gouvernement, la direction de la RATP mais aussi le STIF et la Région redoutent visiblement que l’on puisse expliquer et contredire les axes de leur politique qui vont dans le sens de la rentabilité financière, de la marchandisation et de la privatisation rampante. L’expression déterminée des grévistes, notamment du dépôt de la Croix Nivert, n’en a été que plus importante pour la suite de la lutte pour la sauvegarde et le développement des services publics.

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Lundi 18 décembre 2006

Conseil national du PCF, 15 et 16 décembre 2006  

Résumé sommaire de l’intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Il est temps d’arrêter une stratégie suicidaire ! Affaiblir le PCF, c’est affaiblir le rassemblement du monde du travail, de ceux qui luttent contre la politique du capital. Le collectif national: un grenouillage politicien. Derrière « l’antilibéralisme » pointent l’arrimage à la social-démocratie et l’anticommunisme. Candidatures 2007 : le CN doit trancher. Il faut respecter les communistes, non les égarer et les excéder. Cherche-t-on l’échec pour mieux justifier une recomposition effaçant le Parti ? Aux communistes d’intervenir pour des candidats du PCF, pour faire vivre cellules, sections sur des bases de lutte, en rupture avec la ligne de la « Mutation » qui a mené aux 3% en 2002 et que prolongent les « collectifs ».

 

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Lundi 18 décembre 2006

Conseil national des 15 et 16 décembre 2006  

 

Intervention de Fabienne DEBEAUVAIS, section d’Amiens, fédération de la Somme. L’urgence sociale : l’action avec les citoyens !

Nous avons souvent dit qu’il y avait urgence à être dans l’action et dans les luttes avec les citoyens. Nous avons assez perdu de temps. Plutôt, la stratégie des collectifs a assez fait perdre de temps aux militants communistes. Les tergiversations et querelles politiciennes désespèrent les camarades, les plongent dans le désarroi. Cette situation est lourde de menaces pour le Parti et son avenir dans cette période délicate. En ce qui nous concerne, à la section d’Amiens, nous n’avons pas quitté l’action sur le terrain, dans les quartiers, les entreprises, devant les commerces, sur les marchés. Quand on s’affiche comme communistes, non seulement on est bien accueilli mais je dirais même qu’il y a une profonde attente à notre égard du côté des salariés. Quand nous nous exprimons sur des positions de classe, nous sommes très bien perçus et nos propositions sont sincèrement bien reçues. Les salariés attendent notamment beaucoup de nous sur les questions du pouvoir d’achat et comme le font remarquer mes camarades syndicalistes, la revendication des 1500 euros bruts est en dessous du compte pour couvrir les charges du foyer et vivre correctement. Sur la défense des services publics, en particulier les hôpitaux ou de la Poste, salariés et usagers sont à la recherche de propositions concrètes pour combattre les suppressions d’emploi, la dégradation des services, la privatisation. Nous les avons. Mettre fin au scandale des exonérations de cotisations patronales est par exemple une proposition crédible. En particulier dans notre département, des propositions sérieuses contre la désindustrialisation sont indispensables. Dunlop, Goodyear laissent envisager des plans de suppressions d’emploi, comme chez Valéo. Dans la suite du NON du 29 mai, nous devons aider le mouvement social à se rassembler contre la politique de dumping social et de délocalisation encouragée par l’Union européenne. En clair, j’attends de ce Conseil national que nous désignions une ou un candidat du PCF à la présidentielle, avec un programme anticapitaliste. Qu’on en finisse avec le recul sur l’identité et les positions communistes, comme me le disent les camarades, ayons nos positions de parti marxiste. Pour les législatives, les camarades doivent également désigner les candidatures communistes les plus aptes à rassembler l’électorat, les travailleurs. Clairement, j’invite tous les communistes à faire vivre partout des positions de luttes communistes contre la droite, l’extrême-droite et toute politique en faveur du MEDEF au plus tôt. Enfin, impulsons le mouvement d’adhésions dont nous avons besoin pour gagner les luttes en 2007. Voilà aussi un objectif de rassemblement pour les communistes!

par Fabienne DEBEAUVAIS ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 décembre 2006

Conseil national du PCF, 15 et 16 décembre 2006 

Résumé de l’intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, section du 19ème

Certains au CN pensent que la forme « Parti Communiste » est obsolète. Je pense au contraire qu’elle est indispensable pour rassembler le monde du travail contre la politique au service du capital. Mais c’est la direction du Parti elle-même qui utilise les présidentielles et les collectifs pour aller vers l’effacement du Parti. Avoir voulu réduire quasiment l’activité du Parti aux collectifs, pas populaires, où on se retrouve avec des anticommunistes qui ont quelquefois leur candidat par ailleurs, et dont le seul but est d’empêcher une candidature issue du PC, cela nous met dans un sacré guêpier. Il y a un moyen de se sortir de ce guêpier, c’est de présenter une candidature du Parti Communiste aux Présidentielles et aux législatives, sur un programme PCF de rupture avec le modèle de l’alternance et le consensus de l’intégration européenne. Il faut trancher là-dessus aujourd’hui ou demain. Notre pays a besoin d’un Parti Communiste présent aux élections, combatif. Contre la privatisation de GDF, contre les attaques des régimes de retraites, pour les salaires (au fait combien de signatures sur la pétition à ce jour ?), les services publics, les hôpitaux, pour en finir avec les exonérations de cotisations patronales…, pour construire des rapports de forces dans les luttes. Il faut redonner la priorité au mouvement populaire. Regagner les couches populaires. Plus que jamais, le PCF doit redevenir un parti indépendant, indépendant des collectifs et indépendant du PS. 

par Claude FAINZANG ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 16 décembre 2006

Inauguration du Tramway T3.

Notre camarade Stéphane CHOULY, secrétaire de la section CGT machinistes du dépôt du Point du jour explique à l’AFP et au quotidien « Metro » les raisons de la grève

Lien vers notre tract : « inauguration en grande pompe et en trompe l’oeil ».

Extrait de la dépêche AFP du 15 décembre  

 

 

 

 

De son côté, Stéphane Chouly, secrétaire de la section CGT du dépôt Bus du Point du Jour, a confirmé à l'AFP ce "préavis de grève" sans évaluer l'impact de la mobilisation et annoncé un "rassemblement +soft+ (de grévistes) samedi au niveau du tramway", sans en préciser l'heure et le lieu. "Nous sommes favorables au T3 mais sa mise en service doit se faire dans les les meilleures conditions possibles, avec plus de moyens et d'effectifs, afin qu'elle ne conduise pas à la détérioration de nos conditions de travail", a souligné M. Chouly. "La direction de la RATP remet en cause les jours de repos des samedis et dimanches, accroît le nombre de soirées et de nuits travaillées (...), tout cela dans une logique de privatisation rampante", avait affirmé mardi la CGT dans un communiqué. Pour le syndicat, "avec le refus de mettre les moyens et les effectifs nécessaires, le renforcement de l'offre (de transport) va être en trompe-l'oeil, et le T3 risque de ne pas représenter une véritable amélioration" pour les usagers.  

 

Article de "metro": Inauguration perturbée pour le T3  La CGT appelle à la grève du 15 au 19 décembre pour dénoncer le manque d’effectifs  Le chiffre: 4O minutes, c'est le temps que met le tramway aujourd’hui du XIIIe au XVe. Les syndicats CGT-RATP des dépôts de bus de Croix-Nivert et de Point- du-Jour ont déposé un préavis de grève à partir du 15 décembre, à 23 heures, jusqu’au 19 décembre, 6 h 30. Ils demandent un renfort d’effectifs afin de faire face à la nouvelle offre de transport pour 2006-2007 (Mobilien, prolongement du service en soirée, tramway T3…) “Dans certains dépôts, les personnels vont travailler six dimanches de plus par an, alors qu’ils en font déjà une vingtaine…” a indiqué hier Stéphane Chouly, de la section CGT de Point-du-jour.
Un quart d’heure de plus ! “Nous allons profiter de l’inauguration du tramway pour dénoncer ce qui s’y passe. Aujourd’hui, alors que le T3 est en test, nous mettons quarante minutes pour relier le pont du Garigliano à la porte d’Ivry. Comment voulez-vous que l’on mette vingt- quatre minutes, comme l’annonce la RATP , avec des voyageurs !” Selon la CGT , le recrutement de machinistes est indispensable. “ La RATP nous propose de faire du 20 km/h sur le T3, accessible aux piétons et à la circulation… Sur le T2, en site propre, nous roulons déjà à 20 km/h.” De réels dangers : Plusieurs accidents ont déjà eu lieu pendant les essais. “Si nous ne revoyons pas les temps de parcours sur l’ensemble de la course, en prévoyant des pauses, et si la vitesse n’est pas revue à la baisse, nous allons avoir de vrais problèmes…”  
 Aurélie SARROT, journal Metro 

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Mercredi 13 décembre 2006

Après les articles du Monde des 10 et 11 décembre :

Combattre l’anticommunisme est plus que jamais une lutte d’actualité

Déclaration de militants et responsables du PCF dont Stéphane AURIOL, Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, membres du Conseil national du PCF

Le journal Le Monde cherche visiblement à relancer l’une des attaques les plus récurrentes de l’anticommunisme en publiant sur toute la troisième page de son édition datée des 10 et 11 décembre 2006 deux articles sur le PCF regroupés sous le titre infâmant, sur cinq colonnes, « quand le PCF négociait avec les nazis ». Depuis 1945, les anticommunistes de toutes les obédiences tentent d’exploiter les hésitations stratégiques de la direction du PCF en 1940 pour salir l’histoire et l’idéologie de notre parti, jusqu’à amener l’amalgame aussi intolérable qu’écoeurant entre fascisme et communisme. Plus l’accusation est grosse, … on connaît la suite.

Le PCF est la seule organisation politique dont on attend qu’elle soit comptable de son histoire. Pour beaucoup de communistes dont nous faisons partie, qui refusent de renier nos convictions et de changer de nom, c’est notre fierté.

En 1940, après l’invasion allemande, toutes les autres formations politiques abdiquent, sinon trahissent, devant le fascisme. Elles se sont davantage consacrées depuis la déclaration de guerre en septembre 1939 à réprimer les communistes et l’ensemble des militants ouvriers qu’à préparer le pays à se défendre. Le 27 septembre, le ministre socialiste Sérol signait le décret punissant de mort toute activité communiste. On est loin du Front populaire déjà anéanti par Munich un an à peine auparavant.

En juin 40, le pays est en décomposition, le régime de Vichy, le plus violemment anticommuniste, va s'installer. La direction du PCF est géographiquement éclatée. La vision tactique du pacte germano-soviétique, gagner du temps pour préserver et renforcer l’Union soviétique, peut se comprendre aisément comme peut se comprendre que les réalités de l’internationale communiste sont en décalage avec celles de la France occupée.

C’est dans ce contexte de confusion généralisée qu’il est nécessaire de situer l’initiative éphémère de demande de reparution légale de L’Humanité par certains dirigeants du PCF. Cette application de la théorie de l’utilisation de la « moindre possibilité favorable » est rapidement désavouée notamment par Maurice Thorez lui-même et abandonnée. L’Appel du 10 juillet de Duclos et Thorez, diffusé clandestinement tout au long de l’été, traduit sans conteste la volonté du PCF de mobiliser pour l’indépendance nationale. Le choix de faire réapparaître dans la légalité au grand jour les cadres du Parti a coûté cher mais la reconstitution de l’organisation communiste dès 40 aura été décisive pour la Résistance.

Cela fait des années que ces sujets font l’objet d’études historiques, notamment du côté du PCF. Qu’y a-t-il de neuf aujourd’hui ? Un xième  ouvrage signé par MM. Besse et Pennetier, historien de « gauche », vient de sortir. Ils chargent la personnalité de Jacques Duclos, dont l’apport au mouvement révolutionnaire est incontestable, et dévoilent des « notes » décousues qu’ils ont retrouvées dans les archives départementales de Paris et qui seraient issues de cette police qui allait se mettre au service de Vichy et de la collaboration dans la droite ligne des opérations de traque des communistes qu'elle a menées depuis septembre 39. Elles auraient été saisies sur une militante communiste faisant partie d’une délégation partie demander la reparution de l’Huma. Ils « estiment » que leur auteur pourrait être le responsable communiste Tréand. Surtout, ils prétendent leur donner valeur de document d’orientation du PCF. Le procédé démontre pour le moins la légèreté du travail de ces « historiens ». Elle les conduit à une insinuation ignoble. Dans ces notes griffonnées, le ministre Georges Mandel est désigné comme le « juif Mandel ». Voilà de quoi alimenter la thèse si appréciée des anticommunistes : « les communistes sont antisémites comme les fascistes ». Toute insinuation dans ce sens est une insulte inacceptable pour le Parti de Maurice Thorez et Georges Politzer, pour tous les communistes.

Quelle est l’opportunité pour le Monde de remettre le couvert ? S’agit-il de donner des arguments supplémentaires à ceux qui veulent éradiquer l’identité du PCF du paysage politique ?

L’Humanité datée du 12 décembre consacre deux pages à ce même sujet. Si les articles de Jean-Paul Scot rétablissent heureusement des éléments de vérité sur le nombre de résistants communistes assassinés mis en doute honteusement par le Monde, l’article de l’historien Bourderon rentre entièrement dans le jeu malsain de MM. Besse et Pennetier à qui l’Huma juge bon de surcroît d’accorder 4 colonnes d’interview. Aucun rappel du contexte, aucun esprit critique : l’Huma choisit la ligne de la repentance avec toutes les acceptations qu’elle comporte à l’égard de l’anticommunisme. Nous dénonçons cette orientation et demandons à ce qui est encore à 80% notre journal (le reste du capital étant dans les mains des trusts menés par le groupe Lagardère) de rectifier le tir incessamment.

Mais le pire est constitué par la déclaration de la direction du PCF. De qui émane-t-elle exactement ? Ce texte valide d’emblée la thèse du livre et son esprit, osant affirmer que la stratégie du PCF en 40 « était nourrie de propos antisémites ». Elle reprend la thématique souvent reprise par les anticommunistes de « gauche » de la gentille base, composée de braves militants « ignorant tout des tractations puis des règlements de compte de sommet » opposée aux directions et à la structure du Parti. Sans son organisation, sans sa direction, sans ses structures, un parti communiste n’existe pas et le PCF n’aurait pas pu résister, l’affirmation de cette évidence n’empêchant pas l’analyse critique, au contraire nécessaire, de notre histoire et de l’action de nos dirigeants. S’il y a un divorce entre les communistes et leur direction, c’est bien en ce moment !

Nous invitons les camarades à intervenir auprès du secrétariat national du PCF pour qu’un communiqué rectificatif voie le jour !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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