1962 - 2012 : Ce que, communistes, nous commémorons

29 Mars 2012 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Histoire - Notre mémoire

1962 - 2012

 

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Le PCF et notre section commémorent le 50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie. Le cessez-le-feu du 19 mars 1962, suivant les accords d’Evian, marque la fin d’une guerre ignoble dont les valets du colonialisme ont tu le nom jusqu’en 1999.


Pour le peuple algérien et les combattants de la liberté, y compris ces « Européens » le plus souvent communistes, qui firent ce choix, d’une autre façon pour les appelés de l’armée française, c’est le début de la fin d’un cauchemar qui aura causé la mort de centaines de milliers d’Algériens, de dizaines de milliers de Français.


L’impérialisme français, l’impérialisme en général s’était acharné dans le crime. Il a dû reconnaître sa défaite.

 

Le mouvement communiste international, les pays socialistes, ont fait preuve d’une solidarité sans faille vis-à-vis des forces émancipatrices, même s’ils pouvaient pressentir qu’elles ne s’engageraient pas réellement dans la construction du socialisme, ce qui s’est vérifié.

En France, le PCF, seul comme grande formation politique, a mené, de bout en bout, la lutte anticolonialiste, la lutte pour la paix et le droit du peuple algérien à disposer de lui-même. Les « socialistes », Mitterrand et Mollet en tête, avaient fait outrageusement le choix des colonialistes. De cela aussi il faut se souvenir. Il est proprement choquant que M. Delanoë ait été invité à intervenir officiellement à la cérémonie officielle en l’honneur des morts de Charonne.

 

Le PCF Paris 15 a payé lourdement le prix de ce crime d’Etat. Nous avons célébré dignement, comme chaque année, la mémoire d’Anne-Claude Godeau, militante CGT et PCF aux Chèques postaux et de Jean-Pierre Bernard, militant de la CGT aux Télécoms et du PCF, secrétaire de la section PCF - Pasteur.

L’engagement contre l’exploitation capitaliste était pour eux indissociable de l’engagement pour la paix et contre l’impérialisme. L’Etat français et sa police les ont tués pour cela le 8 février 1962 avec 7 de leurs camarades. Tout cela, il faut le rappeler.

 

Le pouvoir gaulliste n’a pas fait le deuil de l’Algérie française de gaieté de cœur. Il a défendu âprement les intérêts de l’impérialisme dans le néocolonialisme. En rien, il ne pouvait accepter que la victoire du peuple algérien soit synonyme de victoire du mouvement ouvrier en France. La complaisance du pouvoir à l’endroit des fascistes de l’OAS, les crimes policiers calculés de Charonne ou du 17 octobre 1961 sont parties intégrantes de cette politique.

Sous d’autres formes, elle continue avec un capitalisme français affaibli, regroupé avec ses congénères dans l’UE et toujours aligné sur les USA et l’OTAN.


Voilà bien toute l’actualité de la commémoration de 1962 et de l’action du PCF et des communistes ! En 2011 et 2012, la France a continué la guerre en Afghanistan, en Côte d’Ivoire. Elle a participé au premier rang à la destruction de la Libye pour les intérêts pétroliers occidentaux.

Un pseudo dirigeant de "gauche" comme Mélenchon a demandé au Parlement européen une intervention militaire. Il salue un marchand de canons comme Serge Dassault, reconnaissant en lui un « industriel efficace ». Il se réjouit de la vente des Rafales à l’Inde. Il déclare que « nous (lui !) les Français ne menaçons personne » pour mieux refuser la baisse des crédits militaires et le désarmement atomique. Comme tous les militants de la paix, nous ne rangerons pas derrière les tenants de ces positions-là!

 

Contre le colonialisme, le néocolonialisme, l’impérialisme et le militarisme, il n’y a décidément qu’une seule force sur laquelle compter : Les communistes !

 

Quel encouragement de voir cinquante jeunes à la rencontre d’Henri Alleg dans notre section, à l’initiative des JC Paris 15, le 17 décembre dernier !

 

Reproduction ci-dessus d’une toile du camarade Corvesse de l’Imprimerie nationale en hommage aux morts de Charonne.


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