La loi Bachelot: c'est grave docteurs!

19 Avril 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie

L’intégralité du tract en pdf

 

Mobilisation inédite le 28 avril, avant celle du 1er mai:

 

 

 

Pour l’avenir de l’hôpital public,

 gagner le retrait  de la loi Bachelot

 

C’est grave docteurs?

 

« … le Parlement va-t-il voter la loi “Bachelot” qui porte en elle la disparition de cette médecine hospitalière au profit d’une médecine mercantile ? Le maître-mot n’est plus la santé mais la rentabilité. La préoccupation centrale n’est plus le malade mais le compte d’exploitation de l’hôpital. Et les premières victimes en seront les patients et les soignants. (…)

La pensée marchande dont se prévaut cette loi réduit le qualitatif au quantitatif, le malade au tarif de sa maladie. Dans le même temps on organise des suppressions massives et injustifiées d’emplois d’infirmières et d’aides-soignants. ... »

Extraits de l’appel lancé par

25 professeurs de médecine des hôpitaux publics le 16 avril 2009.

(en lien l’intégralité de l’appel)

 

Une provocation!

Le gouvernement vient de faire voter un budget de l’Assistance publique—Hôpitaux de Paris programmant 1200 suppressions d’emplois (700 équivalent temps plein) pour 2009. Supprimer des emplois, dans les services publics en particulier, voilà sa politique, une politique qui nourrit et aggrave la crise!

La loi Bachelot veut mettre en place le cadre pour accélérer ce processus de démantèlement de l’hôpital public, la désorganisation de notre système de soins, au profit des intérêts privés, des groupes privés de «santé». Son passage en force s’accompagne d’une campagne indécente de dénigrement de l’hôpital public.

Mais cela ne prend pas devant les réalités. La mobilisation des personnels rencontre le vécu des patients. Les manifestations rassemblent de plus en plus largement pour exiger le retrait de la Loi Bachelot et les vraies réformes, notamment les financements dont l’hôpital public a besoin.

Les médecins sont de plus en plus nombreux à rejoindre le mouvement, suite entre autres à l’assemblée du 24 mars à l’Ecole de médecine et à l’appel de 25 éminents professeurs. Après les naufrages pour le service public des « réformes » précédentes, la tarification à l’activité (T2A), le plan hôpital 2007, toute la communauté hospitalière sait qu’elle doit s’unir sur le fond.

Le projet de loi revient en discussion le 12 mai au Sénat. C’est le moment de changer l’ordre des choses.

Le 28 avril, les syndicats de l’AP-HP, plusieurs organisations de médecins, appellent ensemble à manifester.

L’avenir de l’hôpital public est une question d’intérêt général. Dans cette bataille, la défense de l’AP-HP, pôle d’excellence de réputation mondiale, directement menacée dans son statut et sa cohérence par la loi revêt aussi une importance nationale.

Aussi les luttes pour l’hôpital s’inscrivent directement dans la suite des journées nationales de grève contre la politique du pouvoir et du Medef. Les convergences relèvent de l’évidence. Les dangers de « l’autonomie » (en fait de la dépendance au privé) sont ainsi les mêmes qu’il s’agisse de l’université ou de l’hôpital. 

Le 19 mars, nous avons été trois millions dans les rues, du privé comme du public. Les forces existent pour gagner une autre politique tout de suite.

La manifestation unitaire du 1er mai sera le nouveau point de rassemblement de toutes les luttes, de toutes les colères. Le retrait du projet de Loi Bachelot sera une des premières revendications.

Communistes des hôpitaux, des entreprises et des quartiers, nous mettons nos propositions, notre action au service de cette perspective d’alternative immédiate, partant du mouvement populaire.

 

En lien : notre analyse et nos propositions contre le projet de loi Bachelot.

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