Inauguration de la place Marie-Claude Vaillant-Couturier à Paris

14 Mai 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Histoire - Notre mémoire

Inauguration de la place Marie-Claude Vaillant-Couturier à Paris

 

Jeudi 14 mai à 17h45 sera inaugurée une place à Paris du nom de Marie-Claude Vaillant-Couturier (1912-1996). Le rendez-vous est à l’angle de la rue du Pont Louis-Philippe et de la rue Geoffroy l’Asnier.


Sera honorée la mémoire de la femme politique, de la grande militante communiste, de la résistante, déportée, qui fut témoin au procès de Nuremberg et continua sans relâche à témoigner.

 



Marie-Claude Vaillant-Couturier a adhéré au PCF en 1934 en riposte au lendemain de la manifestation fasciste du 6 février. Dans les années 30, elle est responsable de l’Union des jeunes filles de France aux côtés de Danielle Casanova et Jeannette Vermeersch. Elle épouse le dirigeant communiste Paul Vaillant-Couturier qui meurt peu après en 1937. Dès 1940, elle s’engage dans la Résistance en rapport direct avec la direction illégale du PCF. A la Libération, à peine rentrée du camp de concentration de Ravensbrück, elle est élue membre du Comité central et PCF. Candidate du Parti, elle est élue députée de la Seine puis du Val de Marne jusqu’en 1973 lorsqu’elle propose à ses camarades que Georges Marchais lui succède. Elle sera deux fois une vice-présidente respectée de l’Assemblée nationale. En toute circonstance, elle défend sans concessions la politique de notre parti.

 

Parallèlement, dans un autre volet de son engagement, la cause des femmes, elle devient après la guerre la première secrétaire de la Fédération démocratique internationale des femmes.

 

De Marie-Claude Vaillant-Couturier reste aussi évidemment dans l’histoire le témoin de la Déportation, du système concentrationnaire nazi. Arrêtée en février 1942, elle est déportée à Auschwitz dans le convoi des 230 Françaises du 24 janvier 1943. Elles en franchissent l’entrée en chantant la Marseillaise. Marie-Claude Vaillant-Couturier est transférée ensuite au camp de Ravensbrück que délivre l’armée soviétique.

Témoin au Procès de Nuremberg en 1946. Elle militera jusqu’au bout pour cette mémoire, notamment contre toutes les tentatives révisionnistes et négationnistes, à la Fédération nationale des déportés résistants et patriotes (FNDIRP) puis comme première présidente en 1990 de la Fondation pour la mémoire de la déportation.

 

Elle est décédée en 1996.

 

« Ce que nous pouvons laisser comme message aux jeunes, ce que la Résistance nous a appris, c’est que lorsqu’une cause nous paraît juste, il faut lutter pour elle, quels qu’en soient les risques pour soi ». Marie-Claude Vaillant-Couturier.

 

 

Le témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier au procès de Nuremberg, sur le site de la FNDIRP :

 

http://www.fndirp.asso.fr/temoigmcvc1.htm

 

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