64ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki : le désarmement nucléaire toujours aussi lointain

8 Août 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Solidarité internationale

Il y a 64 ans, le 6 août puis le 9 août 1945, les Etats-Unis larguaient deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. 200.000 personnes sont tuées sur le coup (110.000 selon les Américains), des dizaines de milliers d’autres des suites de leurs brûlures et des radiations. Des milliers de survivants, les « Hibakusha » souffrent encore dans leur chair.

Chaque année, la commémoration de ce crime de guerre est l’occasion de faire le point sur l’objectif profondément porté par les peuples du désarmement nucléaire de la planète. Le maire d’Hiroshima a à nouveau exprimé l’espoir d’une abolition de l’arme atomique en 2020, rappelé l’existence du Traité de non prolifération, les responsabilités que pourrait prendre l’ONU.


Mais force est de constater que 2009 marque peu d’avancées, sinon des reculs.


Fidèle à ses choix de communication, Barak Obama finit par incarner l’hypocrisie en politique.  Pour la première fois, un président américain a reconnu que les Etats-Unis, seule puissance à avoir utilisé la bombe atomique, avaient une « responsabilité morale » pour œuvrer à « un monde sans armes nucléaires ». Mais c’est pour ajouter qu’il ne le verrait probablement pas  « de son vivant ».

Un accord semble peut-être en vue avec la Russie pour une diminution des arsenaux de certains armements nucléaires, mais les programmes d’élaboration de mini-bombes, plus opérationnelles se poursuivent côté USA.

 

Dans le même temps, les foyers de tension créés et entretenus par l’impérialisme dans le monde font planer de plus en plus dangereusement un risque nucléaire, notamment au Moyen-Orient avec une puissance nucléaire déstabilisée, le Pakistan, une autre agressive, Israël. Ils alimentent la logique de prolifération, notamment en Iran.


Le gouvernement français maintient sa politique d’armement nucléaire qui coûte au minimum plus de 3 milliards d’euros par an à la Nation. Le retour complet de notre pays dans l’OTAN, appliqué par Sarkozy, a fait voler en éclats les quelques illusions qui pouvaient rester sur l’autonomie de la force de frappe française. Avec le Traité de Lisbonne, elle devient de plus en plus clairement un élément au service des politiques extérieures agressives (préventives !) de l’OTAN et de son pilier européen, l’UE.


Aussi le triste anniversaire des crimes d’Hiroshima et de Nagasaki ne peut qu’inciter à lutter plus résolument pour le désarmement nucléaire total.

Dans notre pays, nous pouvons agir dans ce sens pour l’abandon unilatéral de tous les programmes nucléaires et pour que la France prenne l’initiative de relancer des négociations internationales : Pour un monde sans armes nucléaires ! Pour la paix !

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