1450 signatures collectées dans le 15ème contre la Loi Bachelot. Continuons pour défendre l’hôpital public !

26 Août 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie

La défense de l’hôpital public contre la politique du gouvernement devrait être déclarée « grande cause nationale ».


L’exemple des Etats-Unis est éloquent. Voilà où veulent nous amener nos dirigeants : dépenser plus pour être moins bien soigné, 16,3% du PIB consacrés aux dépenses de santé, contre 10% en France, pour des résultats très inférieurs, une inégalité d’accès aux soins qui laissent 15% de la population sans aucune couverture et 30% avec une couverture réduite. Et un lobby des financiers de la santé qui est en état de s’opposer à la plus timide réforme.


Pour ne pas en arriver là en France, une grande majorité existe. La Loi Bachelot a fait quasiment l’unanimité contre elle, au printemps.


Le monde hospitalier, médecins compris, s’est élevé contre « l’hôpital-entreprise », contre le dépeçage du service public de soins, de recherche et d’enseignement universitaire.

Les nouvelles « agences régionales de santé » pourront livrer certaines activités, « rentables », lucratives, aux cliniques privées, sur les nouveaux « territoires de santé ». Les directeurs d’hôpitaux pourront être issus du privé, passer du public au privé, avec tous les tentations que l’on imagine. Des médecins pourront être embauchés complètement hors statut.

Dans le même temps, le pouvoir prive l’assurance maladie et l’hôpital de ses moyens, en particulier en multipliant les exonérations de cotisations patronales (32,5 milliards en 2009, 12 milliards de plus que le soi-disant « déficit » pour cette année).

Les mêmes, directeurs d’ARS, et directeurs d’hôpitaux, seront mandatés pour tailler dans le vifs. Cliniques, assurances privées, certains secteurs mutualistes sans principe, se réjouissent déjà de la manne.


La loi Bachelot poursuit et aggrave la logique financière de la « tarification à l’activité » des soins. Leurs conséquences n’ont pas tardé pour se faire durement sentir.


Début juillet, la suppression de 2600 postes dans le CHU était déjà annoncée, au nom d’un « déficit » fabriqué de 480 millions d’euros, dont 800 aux Hospices civils de Lyon et 700 à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Presque dans chaque hôpital, des activités sont externalisées au plus grand bénéfice du privé à court terme (la restauration à l’hôpital Necker…).


Confrontée à une opposition d’une amplitude inhabituelle, Bachelot et le gouvernement ont fait passer leur loi en catimini. Ils ont joué sur le calendrier des élections européennes, faisant voter la loi au Sénat le 5 juin. Le 22 juin, Bachelot s’est même permise d’enlever à la dernière minute la seule concession faite au médecin : l’obligation de demander un « avis notifié écrit » au Conseil médical des hôpitaux est devenu par un amendement de dernière minute une simple « consultation ».


Peut-on considérer une bataille qui n’a pu vraiment être menée comme perdue ? Nous répondons non.

A notre échelle, comme d’autres camarades du PCF dans d’autres départements, nous avons fait la démonstration des possibilités de rassemblement.

466 signatures à l’hôpital Necker,

259 à l’hôpital Pompidou,

67 à l’hôpital Vaugirard,

de toutes les catégories et étant loin d’aller au bout des choses, 95 aux Chèques Postaux, une centaine à la RATP-Croix-Nivert montrant les potentialités d’intervention des autres services publics, des centaines dans les quartiers : la défense de l’hôpital public, sous tous ses aspects, le droit à l’accès aux soins, la défense du service public, la défense du pouvoir d’achat avec la part socialisée du salaire qu’est la cotisation sociale, est un point de convergence crucial de toute l’opposition à la politique du pouvoir.


Dans de nombreuses villes, la mobilisation s'est renforcée, même au cœur de l’été. A Amiens contre la fermeture de l’hôpital nord, à Albi, à Besançon, dans l’Ouest-Var… contre les suppressions d’emplois, à l’Assistance publique en général et en particulier contre le changement de statut et le passage sous la tutelle de l’ARS, etc…

Les conditions d’un vaste rassemblement pour l’hôpital public sont plus que jamais réunies. Communistes, contribuons à construire ce Front de lutte en apportant des perspectives précises :


-          abrogation de la Loi Bachelot

-          remise en cause de la tarification à l’activité

-          suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (comme même Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, doit en reconnaître la nécessité).

 

Allons-y ! Faisons avec tous ceux qui sont prêts à se battre, qui y ont intérêt, sans attendre !

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