66ème anniversaire de la Libération de Paris

26 Août 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Histoire - Notre mémoire

66ème anniversaire de la Libération de Paris

 

Des camarades de notre section du PCF ont pris part à différentes initiatives organisées à l’occasion du 66ème anniversaire de la Libération de Paris le 25 août 1944, organisées par la Mairie du 15ème, la Ville de Paris, également dans certaines entreprises.

 

Dans ces temps chargés de menaces, cette commémoration s’impose plus que jamais.

 

Il faut encore et toujours rendre hommage au combat et au sacrifice de ceux qui ont libéré la capitale de la France.

 

Notre arrondissement a payé un lourd tribut. 32 combattants, avec ou sans uniforme, appartenant à différents groupes de résistance sont tombés sur les barricades et les rues du 15ème arrondissement en ces jours d’août 1944. 100826_plaque_morillons.jpg

Ils ont rejoint dans la mort des centaines de résistants, déportés, fusillés, combattants du 15ème, parmi lesquels les communistes Charles Michels, Georges Pitard, Antoine Hajje… ou les cinq martyrs du lycée Buffon.

Ne l’oublions pas !

 

La liberté, la paix, l’indépendance nationale ont animé le combat qu’ils ont payé de leur vie, un combat aussi courageux que responsable.

 

L’insurrection nationale des Forces françaises de l’intérieur, l’action des Forces françaises libres ont contribué à sortir notre pays de 4 ans de nuit nazie, de souffrances, de guerre.

Elles ont aussi joué un rôle décisif pour que notre peuple recouvre pleinement sa souveraineté, participant en tant que tel à la libération du pays, s’imposant vis-à-vis des alliées.

 

L’insurrection nationale a préservé les possibilités d’une France indépendante. Elle a été la victoire des masses populaires, armées ou non armées, contrastant avec l’attitude des « grandes féodalités économiques et financières », des capitalistes compromis dans la faillite nationale et la collaboration.

 

Aboutissement de la Résistance, l’insurrection libératrice est décisive dans les conquêtes sociales et démocratiques, sans précédent, des années d’après-guerre, avec l’application d’une partie du programme du Conseil national de la Résistance.

 

De façon incontestable, le Parti communiste fut l’élément décisif de cette bataille militaire et politique et de ses résultats. Dès juillet 1940, l’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos affirmait « Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ».

 

Les « féodalités financières » ont reculé mais n’ont jamais accepté les concessions de la Libération au peuple travailleur.


66 ans plus tard, de manière extrêmement préoccupante, la Sécurité sociale, les grands services publics, les acquis de la Libération sont remis en cause dans leur fondement.

Dans le même temps, la souveraineté nationale est de plus en plus confisquée au profit de structures capitalistes supranationales qui pilotent les politiques antipopulaires.

Dans le même temps encore, ceux qui sabotent ou laissent faire ce saccage, déploient un discours de haine et de xénophobie qui ne peut que rappeler, toutes proportions gardées pour l’instant, les discours des années 30 et 40.

 

L’Histoire nous enseigne que cette coïncidence n’est pas fortuite. Inlassablement faisons la connaître !

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Poggiale Avidor Betty- Nîmes ( Gard ) 27/08/2010 12:40



Chers amis.


Aujourd'hui je suis orpheline du PCF car il n'est plus le grand Parti des travailleurs dont le souci essentiel était la lutte implacable contre le capitalisme. Je suis scandalisée lorsque je
découvre qu'un député communiste propose de faire fusionner les retraites privé/public. Sans hésiter, le 7 septembre  je serais dans la rue pour crier " retrait du projet de réforme des
retraites"et crier " grève générale " je suis aussi orpheline de la CGT, pour les mêmes raisons qui m'ont conduit à quitter le PCF.


Et le 4 septembre je serais dans la rue pour crier " les mesures discriminatoires, xénophobes,  mises en oeuvre par le gouvernement Sarkozy égalent le Statut des juifs édicté par le sinistre
Pétain.


Je suis  issue d'une famille de religion juive - qui a pu échapper à l'extermination grace à la main tendue, à ma mère seule avec ses cinq marmots,  par la Résistance communiste


Et donc je vous remercie de vos articles sur la Libération de Paris rappelant le rôle essentiel et incontournalble des communistes aux heures noires de l'Occupation de notre pays, et je vous
remercie de rappeler l'aapel du 10 juillet 1940 lancé par Jacques Duclos et ses camarades du Comité Central.


Hélas sur Nîmes l'hommages rendu par les " actuels aparatchiks du PCF " aux jeunes résistants communistes Jean Robert et Vincent Faîta ( guillotinnés ) est devenu un  " truc  incolore
et sans saveur" Et c'est avec tristesse que j'ai décidé de ne plus participer à cette cérémonie qui nie, avec l'accord des dirigeants de la Fédération du Gard, le rôle incontournable, essentiel,;
de la Résistance communiste face au pouvoir pétainiste et à l'occupant nazi.


Très cordialement


Betty Poggiale Avidor



cotty 26/08/2010 22:13



Excellent article! honneur à nos martyrs sans eux rien de ce le conseil national de la résistance n'aurait pu exister! hélas une offensive d'une extrême violence des revanchards pétainistes,
capitalistes et fascistes utilisent des méthodes que l'on croyait révolues. Hélas, "le ventre est encore fécond d'ou a surgi la bête immonde"


Pourtant les forces existent mais les objectifs anticapitalistes sont flous et prouvent que le pcf est considérablement affaibli.Nous traversons une période ou les ténèbres l'emporte sur la
lumière. Merci à vous militants infatigables, honneur à ceux qui portent la flamme de la résistance.Jean-Louis