Après le 19 octobre - avant le 28 : tract retraites actualisé

22 Octobre 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de la retraite par répartition

En format PDF, mis en page

 

70% contre la « réforme », 3,5 millions dans la rue pour le crier

Gagner le maximum à l’action décisive pour le retrait du projet de loi 

 

Une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations a été fixée par les syndicats au jeudi 28 octobre. Elle peut et doit être le point de départ de la mobilisation décisive pour  gagner le retrait du projet de loi Woerth contre les retraites.

Le rapport de force le rend possible, n’en déplaise à la propagande officielle et à ses entreprises d’intoxication, de diversion, d’intimidation.

Loin de s’essouffler, la mouvement s’étend et s’élargit de semaine en semaine : depuis le 12 octobre, on atteint 3,5 millions de manifestants, dans bien des villes des sommets historiques inédits depuis 1995 voire 1968. Le soutien massif de la population ne se dément pas. La responsabilité du blocage de la situation incombe entièrement au gouvernement. Même les sondages admettent qu’une forte majorité attend une « radicalisation » du mouvement.

Loin de sonner la fin de la lutte, le vote du Sénat n’est qu’une formalité pour le pouvoir. On le sait depuis le départ. Le travail des sénateurs, notamment communistes, aura permis de dénoncer tous les aspects régressifs du projet. La lutte continue. On s’en souvient, le CPE a été mis en échec après le vote du Parlement.

Loin de se « fissurer », le mouvement rassemble, permet la convergence des luttes

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement parce qu’ils ont vu le lien entre les questions d’emploi, de formation et de droit à la retraite. Les parents d’élève se mobilisent. Les batailles pour l’hôpital public affrontent la même attaque contre le financement de la Sécurité sociale. Les luttes pour la défense de l’industrie, pour les salaires sont aussi, solidairement, des luttes pour le financement des retraites. Total réalise 1 milliard d’euros de profits par mois, en redonne les deux tiers à ses actionnaires mais la firme veut fermer une raffinerie en France et supprimer des centaines d’emplois.

La lutte commune, la victoire possible rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles. Reproduisons le « tous ensemble » de 1995 !

Le mouvement de fond dans le pays appelle une nouvelle étape et

une perspective d’alternative claire.

Où est passé le MEDEF ? Mme Parisot est-elle aux champignons ? Tout est fait dans les media pour que les véritables commanditaires et profiteurs de la casse des retraites n’apparaissent pas, pour déplacer le lieu de l’affrontement hors de l’entreprise. N’oublions pas que les firmes du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 86%. C’est trois fois le soi-disant « déficit » des retraites.

C’est là qu’il faut frapper, au cœur du système, le pouvoir économique.

Gagner le maximum à l’action

Le potentiel existe pour des actions de masse, encore plus fortes, qui touchent aux intérêts économiques du patronat, en particulier la grève. La grève générale illimitée ne se décrète pas. Il ne s’agit pas d’y appeler pour se retrouver à quelques éléments « radicalisés », entre soi. Il s’agit de la construire, de gagner à l’action décisive tous ceux, des millions, une majorité de nos collègues, de nos voisins, qui soutiennent la lutte.

Le succès de la manifestation du samedi 16 octobre pose la question de créer les conditions d’une entrée en grève, sous des formes adaptées, des salariés pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel.

Une impulsion nationale sur des objectifs clairs peut aussi raviver la mobilisation dans des secteurs qui se sont beaucoup battus, qui ont « beaucoup donné » ces dernières années.

Certains secteurs ont ouvert la voie en engageant déjà la grève reconductible à un haut niveau notamment les ouvriers des raffineries et les cheminots. Depuis plusieurs jours, des actions symboliques montrent la continuité de la lutte et préparent la prochaine étape, le 28 octobre. Elle peut être l’étape décisive. Communistes, nous mettons toute notre action dans cet objectif.

Retrait du projet de la loi Woerth ! Le mot d’ordre s’impose à tous maintenant

C’est la revendication fédératrice immédiate. Peu importe les mots de chaque organisation : que l’on « rejette » le projet de loi, que l’on « s’y oppose », que l’on soit « contre », qu’on demande « l’arrêt de son examen au Parlement » : tout cela revient à revendiquer le retrait. Il faut le dire clairement.

C’est un préalable indispensable à toute alternative de progrès pour les retraites. Aucune n’est imaginable sans la mise en échec du cœur du projet : la fin de la retraite à 60 ans, le report des âges de départ à 62 et 67 ans. Aucun point n’est négociable, pas plus la remise en cause de la médecine du travail que la baisse des salaires nets des fonctionnaires…

Ne laissons pas enfermer la perspective politique entre une version UMP et une version PS de la « réforme ». On comprend les calculs des media qui mettent en avant le PS et son projet.

La question immédiate, ce n’est pas ce que la gauche ferait en 2012, les calculs électoraux, mais comment on gagne maintenant. Et le mouvement ne gagnera pas sur les propositions du PS. En prévoyant l’allongement de la durée de cotisation, le PS rend illusoire pour le plus grand nombre la retraite à 60 ans. Il s’inscrit dans les orientations de l’UE. Martine Aubry reproche surtout au gouvernement sa méthode et vante l’exemple allemand d’une « réforme concertée » qui a abouti à la retraite à 67 ans ! Le projet PS veut augmenter la CSG et dégager encore plus le patronat du financement de la Sécu en la fusionnant avec l’impôt sur le revenu.

Les luttes portent l’alternative politique.

Pour les retraites, l’alternative, c’est la défense et la reconquête du système solidaire par répartition. Le droit effectif à la retraite à 60 ans (à taux plein - 75%) pour tous passe par le retour aux 37,5 annuités (55 ans avec bonifications pour les métiers reconnus pénibles).

Cela correspond à une réalité. La durée des carrières est actuellement (hors bonifications) de 36 ans. Elle ne s’allongera pas, selon le COR lui-même (37 ans dans les années 2020). L’âge moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 21 et 22 ans.

Cette référence renvoie aussi au rôle central de la cotisation sociale, part socialisée du salaire, dans notre système solidaire.

Liée solidairement à l’emploi et aux salaires, la cotisation sociale constitue un prélèvement direct, sans accumulation financière, sur la création de richesses. Abaisser le chômage et la précarité, augmenter les salaires, rétablir les cotisations patronales, supprimer les exonérations (33 milliards d’euros par an) : c’est le plus sûr moyen de prendre sur les profits, de financer nos retraites.

 

 

Gagner le retrait de la loi Woerth, le maintien de la retraite à 60 ans, c’est un enjeu politique général.

En revenant sur cet acquis historique, le pouvoir veut avoir les mains libres pour accélérer encore sa politique de casse sociale et de régression économique. Son modèle, c’est la Grande-Bretagne dont le gouvernement vient d’annoncer la destruction de 500.000 emplois en 5 ans et la diminution d’un quart des dépenses publiques et sociales.

Les travailleurs, en gagnant, peuvent commencer à inverser sa politique au service du capital. C’est vital pour le plus grand nombre.

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

PCF - Section Paris 15ème 01/11/2010 09:58



La correction est faite. C'est l'expression "taux plein" assimilée aux 50% du régime général qui gênait à l'origine.



Jean Claude Paté 23/10/2010 12:13



Bonjour, dans le tract du 20 octobre je lis dans le texte ci-dessous souligné en gras par moi :


Pour les retraites, l’alternative, c’est la défense et la reconquête du système solidaire par répartition. Le droit effectif à la retraite à 60 ans (à taux « plein » - 75% avec
les complémentaires) pour tous passe par le retour aux 37,5 annuités (55 ans avec bonifications pour les métiers reconnus pénibles).


Hors, dans la fonction publique, pour 37 ½ de cotisation les 75 % été acquis sans les complémentaires.


S’agirait-il d’une faute de frappe qui a placé d’avec au lieu d'un sans ?


Fraternellement


Jean Claude Paté






cotty 22/10/2010 10:22



La lutte continue! et la vague de fond de la contestation balaiera les obstacles. Suppression de la loi scélérate qui veut réduire à la misère des millions de salarié-es. Résistance à ce régime
fascisant...