AVEC LES SALARIES DE CITROËN, FAIRE DE LA DEFENSE DE L’INDUSTRIE UNE LUTTE NATIONALE

9 Août 2012 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de l'industrie

Pour nous communistes de Paris 15ème, dont certains anciens de l’entreprise, la solidarité active avec les ouvriers de Citroën (PSA) est une évidence. Citroën dans le 15ème, c’était plus de 20.000 ouvriers à Grenelle, à Javel.

120809_Citroen-copie-2.jpgPendant des décennies dans le 15ème, les communistes ont été à l’avant-garde, avant et après la grève historique de 1968, avec la CGT et en son sein, de luttes très dures contre une direction à l’avant-garde, de son côté, des méthodes d’exploitation patronales : de la répression ultra-violente, du flicage, de la mise en opposition des mains d’œuvre selon leur origine, à la collaboration de classe la plus élaborée, aux « cercles de qualité » etc. avec comme relais de toujours son syndicat maison.  

La bataille actuelle contre la fermeture de l’usine d’Aulnay est la fille de la bataille, tout le long des années 70, contre la casse des usines du 15ème d’où la partie des activités, largement  sauvée par la lutte, a été transférée.

Nous reproduisons en lien notre premier tract de masse, élaboré avec  des communistes d’autres sections.

 

Voilà quelques éléments d’analyse que nous mettons en discussion :


Pour nous, il est possible et nécessaire de faire de PSA une lutte nationale visant un objectif précis et immédiat: le retrait du plan de suppression de 8000 postes et de fermeture du site d’Aulnay. Il n’y a ni à se résigner d’emblée à aménager des reclassements, ni à instrumentaliser la lutte vers d’autres objectifs politiciens ou politiques.


La propagande patronale ne tient pas, il est aisé de la démonter. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Quand on veut casser ses usines, on met en scène des difficultés financières, dont tel ou tel expert n’aura plus qu’à attester (le recours aux experts : encore une illusion réformiste !). PSA n’a jamais vendu autant de voitures qu’en 2010 et 2011, a cumulé 2,5 milliards d’euros de profits depuis 2005.

 

Le plan de casse de PSA correspond à une stratégie de la direction, que l’alliance avec l’Américain General Motors complète, pour gonfler ses profits et à rien d’autre. La fermeture de l’usine d’Aulnay, l’une des plus modernes d’Europe, était préméditée depuis des années.

A la manifestation du 25 juillet devant le siège, on entendait une réflexion, à la fois profonde et de bon sens, d’un ouvrier d’Aulnay : « vous prétendez vouloir que nous soyons plus compétitifs. Mais comment serons-nous plus compétitifs quand notre usine n’existera plus ? »


Les pouvoirs publics, le gouvernement ont les moyens d’agir de façon décisive. C’est une question de volonté politique.

Ayrault et Hollande jouent l’indignation pour mieux se rabattre sur un aménagement du plan, une reconversion des sites. Montebourg monte sur ses grands chevaux pour accoucher, hors sujet, d’une nouvelle aide de 600 millions d’euros aux firmes automobiles au nom des voitures propres. Le lendemain, les patrons de Renault lui font un pied de nez en annonçant que les batteries des futures voitures électriques ne seront pas fabriquées à Flins, comme promis, mais par un sous-traitant coréen. Lamentable !


Nous pouvons exiger du gouvernement :

  •  Qu’il prenne clairement position pour ou contre le plan de casse
  •  Qu’il menace PSA de lui faire rendre les aides publiques perçues, d’arrêter le robinet
  •  Qu’il prenne d’urgence des mesures contre les importations de produits automobiles de pays où les conditions sociales relèvent du dumping (Roumanie : des salaires 10 fois moins élevés !), indépendamment des prétentions illégitimes de l’Union européenne.
  •  Qu’il intervienne, l’Etat étant actionnaire de référence, pour que Renault arrête au plus tôt ses réimportations d’automobiles montées à l’étranger, respecte son engagement que les Dacia ne soient pas distribuées en France.
  •  Qu’il intervienne pour que PSA continue à fournir ce qui était en 2011 son premier marché d’exportation, 200.000 véhicules par an : l’Iran. Les USA, après l’alliance avec General Motors, ont conduit PSA à lâcher cette destination. C’est la cause première des pertes affichées. Ce n’est pas avec des Peugeot ou des Citroën pour ses habitants que l’Etat iranien menace la France !

Par son importance, PSA peut devenir une lutte nationale. Un rapport de force peut être construit, rassemblant les salariés dans chacune des usines, les salariés de l’ensemble de PSA, tous frappés dans leur emploi, leur salaire, leurs conditions de travail par la stratégie de la direction, les salariés de l’ensemble du secteur automobile, ceux des bassins d’emploi touchés, le pays tout entier.

A tous ces niveaux, patronat, sinon le gouvernement, vont tout faire pour jouer la division.

Tous les candidats à la présidentielles ont pleuré sur l’industrie pour gagner les voix populaires. C’est aux travailleurs, au peuple de défendre eux-mêmes et de gagner le développement de l’industrie qui répond à leurs besoins !


DES LE 4 SEPTEMBRE, LE TRAVAIL ET L’ACTION VONT REPRENDRE DANS LES USINES PSA !

RETRAIT DU PLAN DE SUPPRESSIONS D’EMPLOI ET DE FERMETURE DE L’USINE D’AULNAY !

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