Beaugrenelle : 7 ans de retard, 8 ans de mensonges et ça continue ! Comme la lutte !

10 Juillet 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #BEAUGRENELLE

Beaugrenelle : 7 ans de retard, 8 ans de mensonges et ça continue ! Comme la lutte !

 

Dans un communiqué de la Ville de Paris, daté du 5 juillet 2010, fidèlement repris par l’édition de Paris du « Parisien » du 6 juillet, Anne Hidalgo, adjointe à l’urbanisme de Bertrand Delanoë, se « réjouit » du rejet d’un recours de deux associations portant sur l’un des permis de construire du projet d’implantation d’un immense centre commercial à Beaugrenelle (voir notre dossier).

 

Mme Hidalgo est contente pour qui ? Pour les promoteurs du projet, Apsys et la foncière Gécina !

 

Le communiqué ose, à nouveau, mettre sur le dos des associations d’habitants le non- avancement du chantier, les trous béants.

Pourtant, on est en droit de se demander pourquoi les travaux n’avancent sur aucun des secteurs alors que le recours restant ne portait que sur une seule parcelle (située entre les rues Linois et de l’Ingénieur Keller, « Pégase »).

En outre, la pratique du fait accompli n’a pas gêné jusqu’à présent promoteurs et municipalité.

Il semble bien plutôt que ces promoteurs hésitent, en ces temps de « crise », sur ce qu’ils veulent réellement construire. Des bureaux en plus du centre commercial ? Comment valoriser au maximum le cadeau inestimable que la Ville de Paris leur a cédé en pleine propriété ? Surtout que parmi les actionnaires de Gécina, ça barde, comme la presse économique s’en fait régulièrement l’écho.

 

La vérité, c’est que le projet, mal ficelé, de la municipalité de Paris et sa SEMEA15 intégrée maintenant dans la SEMPARISEINE a maintenant 7 ans de retard. Le projet amorcé en 2002 aurait dû aboutir en 2006/7. Au fil des prétentions des promoteurs, on parle maintenant de 2013/2014. La municipalité porte la responsabilité du retard, comme elle porte la responsabilité de la nature spéculative de l’opération et de toutes ses lourdes conséquences pour les riverains et la vie du quartier.

 

Pour l’instant, les recours juridiques tombent. Nous le regrettons. Mais, même si elle n’est pas déclarée illégale, la vérité de l’opération ne peut que choquer : les emprises foncières acquises dans les années 60 par la Ville de Paris au nom de l’utilité publique sont transférées, sur tout le Front de Seine, en pleine propriété à des groupes privés qui pourront faire ce qu’ils veulent, en matière de construction, d’extension, de destination des bâtiments, dans un quartier sensible, hautement spéculatif. Avec au milieu, un centre commercial disproportionné.

 

Le communiqué de la Ville de Paris ne trouve à nouveau qu’un prétexte à mettre en avant : l’emploi. C’est lamentable !

Le centre commercial créerait 1200 emplois. Comment ça ?

Pour l’instant, le bilan emploi, depuis la destruction de toutes les activités dans le secteur, est très négatif : de l’ordre de 800 emplois supprimés dans le quartier depuis 4 à 6 ans.

Ensuite, on ne peut que s’amuser de voir évoluer « en ciseaux » les promesses de Mme Hidalgo. Pour rassurer les riverains, elle n’a cessé de réduire le calcul des dimensions du centre commercial (De 58.000m2 de surfaces créées à 36.000 m2 de surfaces strictement commerciales). Dans le même temps, ses promesses en termes d’emplois passaient de 800 (en 2004) à 1000 en 2007 maintenant à 1200. Elle se moque de qui ?

Et ces emplois à l’horizon de la troisième décennie du 21ème siècle, seront pris tout simplement sur les autres commerces, notamment dans le 15ème.

Si l’on veut rire (jaune), il n’y a qu’à suivre la méthode Hidalgo pour l’emploi.

Un immense centre commercial aux mains des plus grosses foncières de France rapporterait 1200 emplois. Une tour de bureaux, comme la Tour Triangle à la Porte de Versailles, dans les mains des mêmes, rapportent 5.000 emplois selon ses annonces.

Sachant que Paris compte 165.000 chômeurs, combien de centres commerciaux et de tours de bureaux faut-il laisser les spéculateurs construire pour éradiquer le chômage dans la capitale?

Assez de ce langage, de cette indécente hypocrisie !

 

A Beaugrenelle, la bataille continue. Elle a permis de sauver le statut d’immeubles de logements sociaux, des ensembles SAGECO et de la tour Beaugrenelle. Elle a empêché l’implantation de tour aéro-réfrigérantes polluantes dirigées vers les immeubles d’habitation. Elle a limité, par une action opiniâtre, les nuisances du chantier. Etc…

 

La bataille continue notamment pour les services et équipements publics! Communistes du 15ème, nous en sommes pleinement partie prenante.   

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