Briser l'étau de l'euro, monnaie unique concue contre les peuples!

13 Mai 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #"Europe": NON à l'UE du capital

Contre la monnaie unique : le PCF avait raison!  

 

En 1996, notre parti, le PCF, lançait une vaste campagne de pétition pour un référendum sur la monnaie unique.

 

Nous étions dans la foulée de la campagne qui avait amené le NON à 49% à Maastricht en 1992. Nos arguments contre la monnaie unique, contre l’UE du capital correspondaient à la colère populaire contre la politique de Juppé.

Dans cette campagne, nous étions bien loin d’être isolés des travailleurs, comme en témoignaient les centaines de milliers de signatures recueillies, même si nous étions très loin du reste de la « gauche » (L’obscur Mélenchon, par exemple, venait d’être le porte-parole du oui à Maastricht sous les ors du Sénat où son parti l’avait confortablement installé). 

 

 

« Rien de positif ne se construira en Europe si la souveraineté de chaque peuple, fondement de la démocratie, est sapée », titrait l'Humanité Dimanche du 30 janvier 1997.

 

On sait que, quelques mois plus tard, le 16 juin 1997, Jospin, premier ministre de la "gauche plurielle" devait apporter avec Chirac la signature de la France au funeste traité d’Amsterdam qu’il refusa bien sûr d'organiser tout référendum sur la monnaie unique. 

 

L'actualité et la justesse de nos analyses apparaissent de façon confondante avec l'offensive actuelle conjuguée des gouvernements nationaux et de l'UE contre les peuples au nom du "sauvetage de l'euro".  Les ravages, le saccage des acquis sociaux et économiques des pays d’Europe avec l’UE et l’euro se vérifient tous les jours, en Grèce de façon aiguë, mais aussi dans tous les autres pays.

 

Les économistes de droite sont incapables de dire ce que l’euro aurait pu apporter aux peuples. En quoi l’euro aurait-il protégé nos pays des crises, du chômage de masse, de la désindustrialisation, de la spéculation ? En rien, au contraire puisque cette monnaie a été créée dans l’intérêt des financiers, des délocaliseurs, contre les démocraties nationales.  L’euro até  conçu pour le capital mondialisé, pour piller nos économies, détruire nos acquis sociaux.


Assez de l’euro ! Qu’une monnaie commune et le retour de monnaies nationales le remplacent !

 

Nous reproduisons des extraits d’articles de notre presse dans les années 1992/1997. Ils sont d’une telle actualité. Soyons révolutionnaires ! Combattons l’UE et l’euro !

 

« Tout le système est donc conçu pour mettre les travailleurs européens en concurrence entre eux, pour briser les protections que les structures sociales de chaque pays peuvent opposer au libre jeu de la loi de la rentabilité. Il est par nature porteur d’une tendance à la hausse du chômage. Et c’est dans une Europe ainsi verrouillée par la disparition des monnaies nationales, enchaînée aux exigences des marchés internationaux, qu’on espère pouvoir s’en remettre à un hypothétique « gouvernement économique européen » pour faire une politique favorable à l’emploi ? (Michel Manaille, collaborateur de la section économique du CN du PCF – Les Cahiers du communisme – mars 1996).

 

« La monnaie unique, avec la banque centrale européenne, constituerait l’élément essentiel d’un système de domination à travers lequel les marchés financiers pourraient imposer à chaque pays européen sa politique économique et sociale. … Dans ces conditions, on comprend le caractère illusoire des déclarations des dirigeants socialistes      affirmant que rien n’est plus urgent que d’ajouter à Maastricht un volet social… » (Pierre Zarka – Humanité dimanche – 21 mars 1996).

 

« Les pays qui connaissent des retards de développement (Espagne, Grèce, Irlande, Portugal) seront encore plus durement touchés par l’application des contraintes de l’Union économique et monétaire qui s’apparentent aux politiques d’ajustement structurel menées par le FMI dans les pays en voie de développement et plus récemment dans les pays de l’Est. » (Jean-Paul Le Marec – collaborateur du groupe « coalition des gauches » au Parlement européen – Cahiers du communisme – juin  1992). 

 

« La liquidation des monnaies nationales, loin de favoriser le rapprochement des peuples, contribuera à les opposer » (Pierre Ivorra – Humanité Dimanche du 30 janvier 1996).

 

« Le PCF propose de forger un outil monétaire pour cette solidarité. Il s’agirait de transformer la monnaie commune actuelle, l’ECU, en un véritable instrument de coopération. Les monnaies nationales seraient maintenues. Les taux de change entre elles pourraient varier. L’ECU aurait une double dimension. Il y aurait un ECU courant qui pourrait être utilisé par les Etats et les entreprises. Il serait constitué d’un panier de monnaies des Etats participants mais dans lequel le poids du mark et de la zone mark serait réduit. Un ECU de référence servirait d’étalon à la place du dollar… » (« L’Europe, les pièces du dossier, numéro spécial de l’Huma dimanche du 21 mars 1996).

 

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