Contre la "réforme ferroviaire" - tract JC 15 - mai 2014

21 Mai 2014 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #SNCF

Usagers, soutenons les cheminots dans la lutte contre la casse du service public ferroviaire !

Tract JC Paris 15, mai 2014 - PDF en lien

140602_autocollants_jc_ferroviaire.jpgDeux ans de gouvernement Hollande, deux ans de casse des acquis sociaux pour les travailleurs et deux ans de cadeaux pour les patrons ; 20 milliards pour le CICE, 50 milliards pour le pacte de responsabilité…

L’attaque s’oriente aussi sur les services publics que les socialistes, à la suite de la droite, cherchent à démanteler pour offrir de nouveaux marchés aux intérêts privés. Une réforme ferroviaire d’ampleur se prépare en France et passera au parlement à la mi-juin. Cette réforme vise, sous couvert du respect des engagements vis-à-vis de l’UE, à préparer la mise en concurrence et la privatisation du ferroviaire. Les cheminots ont conscience des effets néfastes de cette réforme et s’apprêtent à mener l’offensive pour la mettre en échec à partir du 22 mai. Usagers, nous devons soutenir les cheminots dans leur lutte contre la privatisation du rail et pour la reconstruction d’un service public du ferroviaire public, de qualité, et au service des travailleurs !   

 La réforme prévoit une réorganisation de la SNCF, contours de la privatisation !


La réforme ferroviaire c'est la préparation de l'ouverture à la concurrence passant par le renforcement de la division entre gestionnaire d'infrastructures et exploitant du réseau. Il existe aujourd’hui deux entités, RFF d’un côté pour le réseau et SNCF de l’autre pour l’exploitation. Avec la réforme prévue ce ne sera plus deux mais trois entités qui coexisteront ! Une EPIC « mère », coquille vide composée de quelques centaines de cadres pour donner l’illusion d’une direction unique, une EPIC « Réseau » chargée comme RFF de la gestion du réseau ferroviaire et enfin une EPIC « mobilité » s’occupant de l’exploitation. Tout le monde dénonçait les doublons engendrés pas RFF et SNCF,  la réforme prévoit donc de mettre en place une véritable usine à gaz avec cette troisième entité.

 

Le démembrement de l’EPIC SNCF en trois entreprises distinctes est lourd de conséquences, cela trace ni plus ni moins que les contours de la privatisation du chemin de fer. En divisant les activités on maintient une dette publique liée à l’infrastructure et on ouvre à la concurrence l’exploitation, seul secteur susceptible d’apporter au privé des bénéfices. Le même scénario s’est joué dans plusieurs pays européens (Royaume-Uni, Belgique…), menant systématiquement à une casse du service public ferroviaire et ouvrant la voie à la privatisation. Cela est néfaste pour les cheminots et leurs droits, mais aussi pour nous, usagers. La privatisation des services publics n’a jamais amélioré la qualité des services ou fait baisser les prix, bien au contraire !

 

Les conséquences de la réforme ferroviaire sont nombreuses...

 

La réforme, afin de faciliter l’entrée des entreprises privées dans le ferroviaire, s’attaque d’abord aux acquis des cheminots. Le gouvernement prévoit en effet la mise en place d’une convention collective commune à tous les travailleurs du rail… calquée sur l’actuelle convention collective des entreprises privées. Le statut de cheminot sera alors vidé de sa substance, nouvelle attaque contre le droit du travail. Refusons cet alignement vers le bas qui est une nouvelle attaque contre nos acquis sociaux et qui abaissera la qualité du service rendu.

 

Cette réforme c’est aussi la mise en place de la concurrence et de la privatisation du ferroviaire. Le patronat, le gouvernement et les médias nous vantent au jour le jour les bienfaits de la privatisation et de la concurrence. Mais regardons les exemples qui nous entourent pour comprendre que les usagers et les cheminots seront perdants face à cette réforme. Partout où le service public ferroviaire a été cassé les conséquences ont été les mêmes : augmentation des tarifs, accidents ferroviaires, services de moindre qualité, trains en retard… Au contraire, il faut soutenir les cheminots pour la reconstruction d’un grand monopole public du ferroviaire de qualité.

 

La lutte des cheminots est aussi la nôtre !

 

La stratégie du gouvernement et du capital, c'est d'opposer les travailleurs entre eux : public contre privé, immigrés contre français ou même, dans le secteur public, statutaires contre contractuels. Ici on va tenter d’opposer les usagers aux cheminots, les uns prenant en « otage » les autres… Refusons ces manœuvres de division et unissons-nous face à une politique de casse qui nous touche tous. En 1995, la lutte des cheminots était la nôtre, leur victoire était notre victoire à tous, le rapport de force existe pour gagner aujourd’hui aussi ! Usagers et cheminots, nous avons tous les mêmes intérêts, en défendant le monopole public du rail, nous défendons des conditions de travail décentes et un service de qualité.

 

Usagers, refusons donc cette réforme et soutenons les cheminots en grève à partir du 22 mai et exigeons:

 

· LE MONOPOLE PUBLIC AU SERVICE DES INTERETS POPULAIRESc'est une évidence ! Il n'y a qu'un chemin de fer, il ne peut y avoir qu'un monopole, il doit être public et unifié : pour des tarifs accessibles, un service de qualité, la garantie de la sécurité !

· LA REINTEGRATION DE RFF DANS L’EPIC SNCF. Arrêtons avec les doublons et reconstruisons un grand monopole public unifié autour de la SNCF.

· LA DEFENSE DES ACQUIS SOCIAUX, au côté des cheminots exigeons la défense du statut cheminot et l’alignement des conditions de travail par le haut. Tous les travailleurs du rail doivent avoir les mêmes conditions de travail, mais ces conditions ce sont celles encadrées par le statut de cheminot !

· LA BAISSE DES TARIFS, les logiques de recherche du profit font augmenter sans cesse les tarifs des trains. Il faut rompre avec cette logique pour  renouer avec les logiques du service public.

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