Fermeture du bureau de poste, Paris- Van Loo, 155 rue de Versailles (16ème), transfert partiel dans un Franprix : ne pas laisser faire ce précédent à Paris

18 Juillet 2014 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #La Poste

Fermeture du bureau de poste, Paris- Van Loo, 155 rue de Versailles (16ème), transfert partiel dans un Franprix : ne pas laisser faire ce précédent à Paris

Brève, PCF Paris 15, 18 juillet 2014

La CGT des Postaux de Paris et l’Union syndicale CGT du Commerce organisent un rassemblement ce vendredi 18 juillet à 16h, au niveau du 136 avenue de Versailles, Paris 16ème (métro Exelmans, à deux pas du Pont du Garigliano, 15ème).

140718_155_versailles.jpgIls s’opposent à la fermeture du bureau de poste Paris-Van Loo, 155 avenue de Versailles (officiellement pour « restructuration du bâtiment ») et au transfert d’une partie de ses activités dans un « relais poste » dans un supermarché « Franprix » avoisinant.

Le démantèlement des anciens 17.000 bureaux de poste du pays continue. Il ne reste plus que moins de 10.000 bureaux de poste de plein exercice effectuant toutes les opérations postales.

Tous les prétextes sont bons.

La direction de La Poste ferme les bureaux dans les zones rurales pour cause de trop faible densité de population. Avenue de Versailles, l’argument sera dur à tenir.

On entend déjà officieusement, cette fois-ci, que c’est dans le 16ème, un quartier de riches qui n’ont pas besoin d’aller à La Poste. C’est oublier la concentration d’entreprises et puis, les services publics, c’est censé être pour tous dans des conditions égales.

Ailleurs, La Poste prétend qu’elle paye des loyers trop élevés (ex : le bureau de Champs-Elysées qu’elle e déjà fermé), parfois pour le compte de sa propre filiale immobilière, Postimmo…

L’immeuble du 155 avenue de Versailles comprenait, outre le bureau de Poste, un foyer social pour postiers. Il a été vendu par La Poste à Adoma en 2009. Après la période transitoire, aujourd’hui, l’immeuble est transformé aux frais du logement social et du contribuable parisien suivant une délibération du Conseil de Paris de 2012. Autant dire que les politiques parisiens sont au courant depuis longtemps des menaces sur le bureau de poste… 

La vérité est, encore une fois, que la direction de La Poste ne cherche qu’à maximiser le profit pour préparer la privatisation. Quand est créée une agence postale communale, La Poste se débarrasse de son personnel et transfert ses coûts aux collectivités publiques. Dans le 16ème, elle se débarrasse de ses personnels qualifiés, permet à Franprix de capter des clients supplémentaires et une redevance, en intensifiant encore le travail de ses employés.

Les usagers ont tout à perdre, dans les conditions d’accueil et de confidentialité. L’envoi de recommandés, les retraits plus importants et nombre d’opérations plus pointues ne seront plus réalisables.  

Pour rappel, le ministre de tutelle de La Poste est un certain Arnaud Montebourg. Jusqu’en 2012, de campagne électorale en campagne électorale, le député PS était intarissable quand il s’agissait de défendre les bureaux de Poste.

En 2009, il s’est approprié bruyamment le succès de la « votation » contre la transformation de La Poste en société anonyme. Sur son blog, on retrouve un billet, sans doute de 2005, intitulé : « La Poste dans la tourmente libérale ». Y sont pêle-mêle dénoncés les fermetures de bureaux, « atteinte intolérable à la défense du service public en milieu rural », « la volonté européenne de limitation des monopoles et l’ouverture programmée à la concurrence », « les agissements des dirigeants de La Poste dans leur tentative de libéralisation à outrance »… Il concluait : « Là où nous parlons des valeurs du service public, d’équité et de proximité, La Poste oppose la rentabilité. Deux logiques s’affrontent ».

Ceux qui auraient pu se faire des illusions sur le politicien, voient aujourd’hui que ces logiques ne « s’affrontaient » que dans les mots, et non dans les actes. Ce qui n’empêche pas de rappeler Montebourg à ses propos passés !

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une mobilisation se construise, dans un village, une banlieue, un centre-ville contre une fermeture de bureau de poste. De même, les facteurs, avec un soutien des usagers, multiplient les actions et les grèves contre les « réorganisations » mortifères pour l’emploi et le service public.   

Les conditions de la nationalisation du mouvement pour la défense de La Poste se construisent.

Communistes du 15ème, nous soutenons les postiers, salariés et populations du 16ème qui refusent la fermeture du bureau Paris Van Loo qui doit être relogé immédiatement.

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