Grève dans les écoles : il faut les moyens de tenir le rythme !

22 Janvier 2013 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Education nationale

Grève dans les écoles : il faut les moyens de tenir le rythme !

Pcf Paris 15, 22 janvier 2013

DSC00768.jpgDans le 15ème arrondissement, comme dans tout Paris, une grande partie des écoles primaires sont fermées aujourd’hui. Le mouvement de grève, à l’appel de 6 organisations syndicales, avec le soutien des organisations de parents d’élève, est suivi à plus de 80%. Le projet de décret du ministre Peillon sur les rythmes scolaires et, précisément les conditions de son application par la municipalité de Paris dès 2013, sont massivement condamnés. Ils doivent être abandonnés.

Le PCF Paris 15ème apporte son soutien aux enseignants du 15ème en grève.

En 2007/2008, nous nous sommes engagés contre la « réforme » du ministre Darcos établissant la journée de 4 jours. La question des « rythmes scolaires » a servi de couverture à la politique de diminution des moyens et de l’offre d’enseignement, notamment de suppression massive de postes. L’abandon des cours le samedi matin, moment privilégié de la rencontre entre enseignants et parents, avait aussi pour but de céder au lobby de l’industrie du tourisme aux dépens des élèves. Les activités périscolaires, plus ou moins sous-traitées selon les moyens des communes, allaient être de qualité pédagogique et d’accès inégaux. Cela s’est confirmé.

Les mêmes raisons nous amènent à refuser en 2013 les conditions du retour à la semaine de 4,5 jours à l’école, prévues par MM. Peillon et Delanoë. A nouveau, la réflexion des spécialistes, parfois intéressante, sur les « rythmes d’apprentissage » sert de prétexte à des économies de moyens.

Les postes détruits, d’enseignant, de remplaçant, de personnel technique, n’ont pas été recréés. Les établissements sont mis au régime sec par l’austérité nationale, relayée par les communes. Les conditions de travail et de rémunération se sont dégradées encore depuis 2008.

Le retour à la semaine de 4,5 jours ne peut se faire sans tenir compte de cette situation face au surcroît de travail et de coût pour les établissements, pour les personnels et pour les familles.

Par ailleurs, école le mercredi matin et école le samedi matin, ce n’est pas pareil et ce n’est pas pareil pour tout le monde, en matière de ramassage des enfants par exemple.

Les activités périscolaires organisées par la Ville de Paris le mercredi sont souvent très déficientes. Là aussi, le manque de moyens conduit au recours à la précarité, voire à la cavalerie. Se précipiter pour revenir à la semaine de 4,5 jours est une façon inacceptable de fuir le problème et de faire des économies sur le dos des enfants, notamment ceux des familles les plus pauvres.

Le projet de décret Peillon ne revient pas sur l’abaissement du temps scolaire par Darcos, prétendument remplacé par une aide « personnalisée » inefficace et stigmatisante, comme la qualifient les enseignants.

L’éducation est un des rares domaines où le candidat Hollande a fait des promesses. Rechanger les rythmes scolaires, sans toucher au reste de la politique anti-scolaire des gouvernements précédents, c’est au mieux de l’hypocrisie, au pire la continuation, par d’autres moyens, de la même politique.

Avec les enseignants en mouvement, nous appelons le ministre Peillon à abandonner son projet de décret et à le retravailler avec tous les acteurs de la communauté éducative. Nous appelons M. Delanoë à renoncer immédiatement à appliquer en avance le décret dès 2013.

Le 23 janvier 2013, est organisée une manifestation régionale pour l’amélioration de l’enseignement primaire, départ 14 heures au RER Luxembourg. Nous appelons à y participer.

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