Il y a 66 ans: Hiroshima et Nagasaki. Désarmement nucléaire unilatéral de la France !

7 Août 2011 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Solidarité internationale

Il y a 66 ans: Hiroshima et Nagasaki. Désarmement nucléaire unilatéral de la France !

 

PCF Paris 15, 6 août 2011

 

Il faut l’anniversaire des bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki pour que l’on reparle, un peu, de la menace de guerre nucléaire qui pèse sur le monde.

L’accident de la centrale Fukushima a relancé un large débat sur le nucléaire civil, alimenté par les rivalités des multinationales de l’énergie (ce qui n’empêche pas les inquiétudes d’être sérieuses et fondées).

Mais rien sur le nucléaire militaire, qui est pourtant, lui, développe de l’énergie uniquement pour tuer.

 

Les bombes nucléaires seraient des armes dont on ne sert pas, paraît-il ?

 

110807_Nagasaki.jpgMais à Hiroshima le 6 août 1945, puis à Nagasaki le 9 août, les bombes ont bien été lâchées. Les destructions « massives », totales, ont fait quelque 200.000 morts sur le coup, des dizaines de milliers ensuite. Des rescapés, leur descendance, souffrent toujours des conséquences des radiations.

 

Le crime des dirigeants des Etats-Unis avait un but militaire et politique.

Il s’agissait peut-être de précipiter la reddition du Japon, sûrement d’affirmer la force du clan capitaliste face à l’Union Soviétique.

Les Etats-Unis engageaient une course à l’armement nucléaire qui n’est pas achevée. Des dizaines de milliers d’Hiroshima sont toujours en réserves. « La prolifération » continue sur la planète.

 

Quel « équilibre de la terreur » pourrait en retenir l’utilisation ?

 

Au sommet de l’OTAN en décembre 2010 à Lisbonne, a été réaffirmé que « la défense anti-missile ne saurait se substituer à la dissuasion nucléaire ».

Les programmes de recherche, les essais en laboratoire, continuent à mettre au point des armements nucléaires, à impact « limité », utilisables dans le cadre d’ « opérations extérieures ».

C’est toujours le cas, par exemple, au Laser Mégajoule sur le Bassin d’Arcachon pour la part française.

Rien n’est plus clair aujourd’hui que l’intégration totale du pseudo-programme de dissuasion française, dès le départ, dans la force de frappe de l’OTAN. L’illusion, aussi dangereuse que la réalité, d’une défense nucléaire européenne, a fait long feu. Un impérialisme et des bombes européens indépendants seraient-ils meilleurs ?

 

La bataille pour le désarmement nucléaire est toujours d’une actualité pressante alors que l’impérialisme multiplie les foyers de tension dans le monde.

La campagne, qui n’a pas cessé, pour une éventuelle intervention militaire contre l’Iran, supposé développer l’arme atomique, ne saurait faire oublier qu’Israël en dispose déjà, menaçant ses voisins. Comme l’Inde et le Pakistan…

 

L’Appel de Stockholm de 1950 lancé par Frédéric Joliot-Curie et le Conseil mondial de la paix (15 millions de signatures en France) pourrait toujours faire l’objet d’une campagne massive de pétition*.

Aujourd’hui, exigeons en France :

 

-          Le démantèlement unilatéral de la force de frappe nucléaire française (qui coûte 3,5 milliards d’euros au budget de la Nation).

-          Un engagement de la France pour la stricte application du Traité de non prolifération et pour l’abolition de l’arme atomique. 

 

N’oublions jamais Hiroshima et Nagasaki !

 

 

TEXTE DE L’APPEL DE STOCKHOLM, 19 MARS 1950 :

 

" Nous exigeons l'interdiction absolue de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination massive des populations.
Nous exigeons l'établissement d'un rigoureux contrôle international pour assurer l'application de cette mesure d'interdiction.
Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait, contre n'importe quel pays, l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme criminel de guerre.
Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel."

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