Inauguration plutôt discrète des nouvelles rames du Transilien par G.Pépy et JP.Huchon.

6 Novembre 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #SNCF

Inauguration plutôt discrète des nouvelles rames du Transilien par G.Pépy et JP.Huchon.

 

Pas de quoi être fiers de leurs choix politiques en effet !

 

Le 4 novembre 2009 ont été présentés aux officiels et à la presse les premières rames des 172 nouveaux trains de banlieue qui commenceront à circuler sur la ligne Paris-Luzarches à partir du 13 décembre et dont la livraison s’étalera jusqu’en 2015.

On aurait pu imaginer inauguration plus fastueuse, plus publique, pour un matériel qui représente, objectivement, une modernisation par rapport aux anciens trains « petits gris » des années 60/70.

Non, les flonflons et les confettis sont restés confinés au « technicentre » de Joncherolles à Villetaneuse.

Nous pouvons aisément imaginer pourquoi.

 

Les choix d’éclatement de la SNCF, conduisant à des filialisations, notamment de l’activité fret, sont très contestés par les cheminots, dont la première journée nationale de grève le 20 octobre, à l’appel de trois syndicats, a été fortement suivie, notamment sur le réseau Paris-Nord. Les défenseurs du service public auraient pu gâcher la fête du patron, Guillaume Pépy.

 

Jean-Paul Huchon, président sortant PS de la Région Ile-de-France et du Syndicat des transports, STIF, est, quant à lui, de plus en plus rattrapé par sa décision de 2006 d’attribuer le marché du renouvellement des trains de banlieue au groupe canadien Bombardier contre Alstom.

 

Huchon, celui-là même qui se vante d’accorder (sans contreparties) des aides publiques aux entreprises franciliennes, a fait le choix de la délocalisation, du dumping social. La conception et la majorité de la fabrication des trains Bombardier sont faites à l’étranger, au Canada et en Europe de l’est, une minorité seulement sur le site de Crespin dans le Nord (auquel Alstom aurait pu sous-traiter une partie du marché, s’il l’avait obtenu).

 

Avec la crise, l’attribution de ce marché géant, de 2,7 milliards d’euros (4 milliards avec les rames en option) est encore plus gênante politiquement. D’autant que 8 régions de province viennent justement de faire le choix d’Alstom et de la production en France pour une commande groupée de 100 TER.

 

Pour la deuxième tranche du renouvellement des trains de banlieue parisienne, gagnons que la production en France l’emporte !

Faisons de la politique des commandes publiques un sujet de la campagne des prochaines élections régionales.

De même que la lutte contre la marchandisation des transports en Ile-de-France, pour le monopole public RATP/SNCF. 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

PCF Paris 15 - Modérateur 12/12/2009 15:27


Selon la CGT du site de Crespin, 30 à 50% de la production, au moins, est délocalisée.
Il s'agit notamment des activités électriques et électroniques.
C'est d'ailleurs cet aspect du contrat que le ministre Perben avait laissé entendre pour expliquer le gain de l'appel d'offre.
La solution que nous préconisions était une maîtrise d'oeuvre par Alstom, avec Crespin comme sous-traitant, pour une production entièrement en France.
C'est ce que l'on attend de collectivités territoriales de gauche que de mettre l'emploi, le développement économique au centre. Evidemment sans rentrer dans la logique d'Alstom multinationale, qui
est la même que celle de Bombardier.




Christophe 12/12/2009 13:46



Vous êtes qui pour écrire de telles conneries?? Tout est fabriqué chez nous dans le Nord. Certes notre entité est canadienne mais ce sont des français , des ch'tis, qui fabriquent ce
train et nous faisons travailler des milliers de personnes, en France, autour de ce projet français! Certes nous avons des fournisseurs étrangers , car il n'y a pas forcément de fournisseur
français capable d'assumer nos requis, mais à coté de çà il y a la fierté des nordistes dans notre entreprise !
Alors , s'il vous plait, arrêtez ce matraquage sur Bombardier !!
Merci d'avance!!!