L’ex-ministre UMP, Versini, numéro 3 sur la liste Hidalgo dans le 15ème !

23 Novembre 2013 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #PARIS

L’ex-ministre UMP, Versini, numéro 3 sur la liste Hidalgo dans le 15ème !

PCF Paris 15, 22 novembre 2013

Nous apprenons par la presse qu’Anne Hidalgo a décidé d’offrir la 3ème place sur la liste pour les municipales à Paris 15 qu’elle conduit à l’ancienne ministre UMP, Dominique Versini.

131123_versini.pngAu début des années 2000, Dominique Versini, parrainée par Jacques Chirac, a joué l’alibi social du gouvernement Raffarin. Ensuite, elle a été choisie par Jean-François Copé pour conduire la liste UMP aux régionales de 2004 à Paris (après avoir été n°2 sur la liste Balladur en 1998).

Le choix d’Anne Hidalgo de recruter des personnalités de droite n’est pas pour nous surprendre.

Il montre surtout à quel point la politique « social-libérale » de la municipalité de Delanoë est compatible avec les options de la droite.

Il traduit une tactique politicienne espérant racoler une partie de l’électorat de la droite. On sait combien cet opportunisme finit toujours par renforcer la politique au service du capital et la droite elle-même.

Le recrutement de Mme Versini n’est pas un acte ponctuel.

Mme Hidalgo vient de féliciter l’ancien membre du gouvernement Sarkozy-Fillon, Martin Hirsch, pour sa nomination par le gouvernement à la tête de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Au Modem, elle a débauché le seul conseiller de Paris sortant, Jean-François Martins, n°2 sur la liste de Marielle de Sarnez en 2008. Celui-ci figure en position éligible sur la liste dans le 11ème arrondissement. Anne Hidalgo avait aussi fait des offres à l’ancienne ministre de Juppé, la multicarte Corinne Lepage.

Il y a quelques semaines, la direction du PCF Paris faisait ratifier son accord avec le PS d’Anne Hidalgo, la présence sur ses listes dès le 1er tour contre 13 places éligibles de conseillers de Paris. M. Ian Brossat, président du groupe Front de gauche, président nommé par Delanoë de Sempariseine, a intégré officiellement l’équipe de campagne d’Hidalgo.

M. Brossat avait cru bon de s’insurger médiatiquement, en son temps, contre une éventuelle alliance Hidalgo-Modem, qualifiant le Modem de « parti de centre-droit ». Hidalgo ouvre maintenant ses listes, au-delà du Modem, à des personnalités de l’UMP…

Il faut être conséquent. Nous invitons chaque candidat PCF-FdG à peser en son âme et conscience la signification politique de sa présence sur les listes Hidalgo. La clarification de la situation, l'officialisation de l’ouverture à des éléments de droite des listes Hidalgo, non posée dans le débat, confirme le caractère biaisé du vote de ratification de l'accord entre la direction PCF 75 et Hidalgo oraganisé à la mi-octobre.

Cette situation amène la section du PCF Paris 15ème, pour conserver sa crédibilité dans ses luttes, à afficher publiquement son désaccord avec la présence de candidats estampillés PCF sur les listes Hidalgo.

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chaban 25/11/2013 22:59


Pouvez-vous apporter la preuve ici que Dominique Versini a toujours sa carte d'adhérente à l'UMP ?

Joseph D. Casado 23/11/2013 13:23


bonjour,


Deux éléments m'amènent à demander d'urgence un échange de fond entre militants du PCF Parisien,  sur cette question du positionnement de notre Parti sur l'union tripartite qui semble bien
amuser (à tort) un certain nombre de nos détracteurs :


1) Ce n'est pas l'alliance avec le PS ou avec le Front de Gauche qui sont au coeur de la problématique électorale pour les municipales de 2014. Ce n'est pas celle de la lutte des classes qui se
dessine aujourd'hui sur une fracture du pouvoir et de la richesse davantage que sur l'opposition des hommes dans les rapports de production. Ce n'est pas davantage la mesure de l'électorat
favorable à une position de confrontation bipolaire entre le projet communiste et le capitalisme. Quand au carriérisme et autres opportunismes, ils s'inscrivent depuis belle lurette dans l'action
pour la transformation des structures mécanistes et bureaucratiques qui les pérennisent. Les soviétiques en ont payé le prix, et nous en avons subi le contre coup : dont act. Stop, démontons-en
le mécanisme dans un rassemblement commun.


2) Il est inquiétant de voir justifié le rejet d'un projet pour Paris sans qu'il ait été discuté sur le fond (c'est à dire quelles avancées nous pouvons y inscrire pour accélérer le passage à
d'autre formes d'organisations sociales et humaines et pour invalider toutes les stratégies néolibérales et de l'économie comportementaliste à l'oeuvre dans le quotidien), au prétexte que des
personnes qui y sont associées "largement", sont distinctes de notre sensibilité.


Cette forme de stigmatisation n'est pas recevable. Elle l'est d'autant moins que ce réductionnisme en devient une fuite en avant qui continue de fragmenter le mouvement progressiste dans un
moment historique crucial où nous avons la responsabilité de le rassembler. Je ne citerai par Hessel, vous l'avez déjà fait, mais Albert Ouzoulias qui écrivait dans les bataillons de la jeunesse
en 1971, qu'il nous fallait rassembler bien au delà de nos rangs.


C'est dans un front progressiste que nous avons toutes les chances de faire prévaloir notre raison d'être, que nous pourrons retrouver la place que nous devions aux sacrifices de nos ainés.


Et si le front progressiste doit passer par la liste d'Anne Hidalgo dans laquelle se trouvent des personnalités qui se sont égarées (ou ont trouvé leur voix) au RPR et ailleurs, alors nous devons
en prendre acte sans cesser de légitimer nos idées contre celles de nos détracteurs et auprès des citoyens. Nous devons faire progresser nos idées et contrecarrer celle du néolibéralisme et de
l'économie comportementaliste dans ce front pogressiste.


Agissons pour gagner à Paris, non pas en bipolarisant entre UMP et PS ou en acceptant que le PCF soit assimilé à un faire valoir tiraillé entre front de gauche et alliance de circonstance avec le
PS, et pas davantage en acceptant la prétention du PS local à naviguer à vue sur le plus petit dénominateur commun se démarquant de la pratique du gouvernement, mais en le soutenant.


Il s'agit de réfuter pied à pied et de manière argumentée, toutes les tactiques du quotidien qui visent à priver notre peuple d'avenir : l'application bête et méchante de la refondation sociale
libérale, à l'oeuvre depuis 15 ans. Et sur ce sujet encore, le PS et la ville de Paris sont traversés par des pratiques technocratiques et des carnets de recettes empruntées aux élites du
management et de la finance dont ils ne mesurent pas les conséquences, qui tendent à rendre caduques toutes les bonnes volontés affichées. A nous de les mettre en évidence, de manière prospective
et à l'instar de l'expérience pour les dépasser.


En référence au Chili où les élections renouent avec une situation que nous n'avons pas connu depuis la mandature d'Allende, Nous pouvons refermer en France la parenthèse de la stratégie
néolibérale actuelle. Elle a trouvé l'une de ses origines et ses partisans dans le libéralisme de Friedman à Santiago. Il y aura du boulot et des débats de fond sans fard, mais d'ici les
élections, Nous pouvons créer la surprise et une nouvelle fois, démontrer que Paris reste un creuset dont le peuple oriente l'action et pour lequel le PCF relève victorieusement les défis.


 


Amicalement


CJD Scritch