La panne de courant du 5 juillet doit servir d’avertissement

12 Juillet 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #EDF et GDF

La panne de courant du 5 juillet doit servir d’avertissement 

 

Le 5 juillet 2010, une bonne partie des quartiers de Montparnasse et de la Porte Brancion ont été touchés par une longue panne d’électricité. 70.000 usagers ont été privés de courant plus ou moins longtemps. Les 6.000 salariés de la Tour Montparnasse n’ont pas pu travailler. Les marchandises réfrigérées des supermarchés sont perdues… Heureusement, rien de plus grave cette fois-ci.

 

Un incendie dans une galerie souterraine est la cause immédiate de la panne. Mais l’accident renvoie à l’état du réseau parisien et à la politique d’EDF (responsable via sa filiale de distribution ERDF). 

 

Le 15 décembre 2009, le Conseil de Paris allongeait de 15 ans la concession d’ERDF sur le réseau parisien. Lors du débat, un conseiller de Paris, parmi d’autres, (M. Vauglin) signalait : « le taux de coupure à Paris est le plus faible de France, ce qui tient avant tout au fait qu’il n’y pas de réseau aérien. Toutefois, le concessionnaire a choisi de remplacer les boîtes de jonction par des boîtes plus rapides à installer, mais qui résistent mal aux chaleurs estivales avec pour conséquence qu’ERDF doit maintenant investir pour changer ces boîtes plutôt que pour améliorer le réseau ».

 

D’autres coupures sont donc en vue, si l’été reste chaud et si rien n’est fait pour remettre EDF sur la voie du service public.

 

Le constat de dégradation de la distribution est le même dans toute la France. Un récent rapport fait état d’une augmentation de la durée moyenne des pannes de 50% en 10 ans, de 60 à 90 minutes par an, avec des pointes dans certains départements ruraux (35 heures de panne en 2008 en Lozère).

 

Dans sa logique de profit, en vue de la privatisation, EDF néglige l’entretien du réseau français, qualifié de « vieillissant ».

L’argent de ces investissements est détourné vers les dividendes des actionnaires, déjà en partie privés (2 milliards d’euros pour 2009) et vers l’acquisition de parts de capital d’opérateurs étrangers.

Ce qui n’empêche pas, bien au contraire, le gouvernement de préparer de nouvelles augmentations pour nourrir la concurrence.

 

La sécurité d’alimentation, la sûreté pour les usagers et les agents, ne sont plus la priorité pour une direction d’entreprise qui veut transformer EDF en une des plus grosses multinationales de l’énergie.

 

Nous ne pouvons pas l’accepter.

Tous les acteurs parisiens, notamment les usagers, les élus, doivent agir avec les salariés pour obtenir la vérification et le remplacement de toutes les boîtes de jonction, l’entretien et la modernisation des réseaux également du réseau basse tension, les moyens humains qualifiés et statutaires correspondants.

Evidemment pas aux frais de la collectivité : l’argent du service public doit aller au service public.

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