Le 18 mars contre le « Pacte de responsabilité » : une journée très importante. RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PACTE DE RESPONSABILITE !

26 Février 2014 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Le 18 mars contre le « Pacte de responsabilité » : une journée très importante. RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PACTE DE RESPONSABILITE !

Pcf Paris 15, 26 février 2014

On doit se féliciter de l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires à faire grève et manifester le 18 mars pour les salaires, l’emploi, la protection sociale et les services publics.

Le point naturel de convergence des revendications est l’exigence du retrait du projet de « Pacte de responsabilité » de François Hollande. Les unions syndicales départementales de Paris l’expriment sur leur tract d’appel titré: « NON AU PACTE DE SOLIDARITE ». Ce point de convergence, c’est ce que les militants, les luttes, le mouvement social, les travailleurs attendent.

Le 6 février, des manifestations ont eu lieu dans toute la France à l’appel de la CGT. Certains s’apprêtaient à gloser sur la faible mobilisation et l’isolement des cégétistes. La détermination des manifestants, leur recherche d’un point d’unification des luttes leur a cloué la bouche. L’unité à tout prix des directions syndicales ne saurait être un but en soi. L’union sur des objectifs concrets pour mettre en échec  la politique dirigée contre les travailleurs, si !  

140226_gattaz_hollande.jpgLes diversions et les pirouettes du pouvoir ne parviennent pas à en masquer l’importance et l’impact considérable du Pacte de responsabilité sur chaque famille de travailleurs.

Le Pacte est au cœur de sa politique antisociale. D’un côté, il comprend des cadeaux au patronat sans précédent : les 20 milliards d’euros par an du « Crédit d’impôt compétitivité » (CICE), des abaissements de cotisations sociales familiales pouvant aller jusqu’à leur suppression pur et simple de cette partie du salaire socialisé, 10 à 35 milliards d’euros suivant les scénarios. De l’autre côté, les familles doivent s’acquitter de 7 milliards d’augmentation de la TVA. Le financement des allocations familiales, déjà scandaleusement restreintes, est menacé dans son fondement même. Au total, 50 milliards d’euros de coupes des dépenses publiques et sociales sont annoncés.

La mise en scène du « dialogue social », des compromis, pour obtenir des « contreparties » du patronat apparaît pour ce qu’elle : une vaste supercherie. Les 30 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations sociales patronales, depuis 15 ans, n’ont pratiquement pas créé d’emplois : les faits sont là ; même les économistes à la solde du pouvoir ne les contestent pas.

La collusion entre le MEDEF, la CFDT et le pouvoir apparaît encore plus au grand jour. L’illusion d’un consensus « social » après un accord MEDEF-CFDT ne prend plus. L’union « sacrée » pour l’austérité et pour gonfler les profits capitalistes, à laquelle a scandaleusement appelé Hollande dans ses vœux en faisant référence à 1914, ne prend pas.

La CFDT se trouve aujourd’hui rejoindre exactement les volontés du MEDEF : prolongement du CICE et division par deux des cotisations patronales familiales. La CFDT a choisi son camp depuis longtemps, ce n’est pas celui des travailleurs, c’est celui de la collaboration de classe.  La CFDT (et l’UNSA) peut bien signer de temps à autre, avec d’autres syndicats, des déclarations de diversion, fourre-tout, vagues, pleines de bons sentiments, surtout stérilisantes, sa fonction de syndicat jaune au plan national n’est plus contestable.

Les négociations sur le Pacte commencent officiellement le 28 février. Il n’y a évidemment rien de bon à en attendre. L’appel du 18 mars rend caduques les positions de repli, de résignation adoptées par certaines directions syndicales.

Certains camarades s’inquiètent de la proximité entre le 18 mars et les élections municipales. Qu’importe ! Ce n’est pas aux municipales, cette année, que se joue le changement de politique nationale. Aux électeurs de reconnaître localement leur droite et leur gauche, dans les cas où ils auront vraiment le choix.

Le débat des élections européennes, réduit à quelques semaines, va être aussi tronqué. Le consensus gauche/droite autour de l’intégration européenne va s’appuyer sur le rôle de repoussoir confié à l’extrême-droite. Le mirage de « l’Europe social » correspond bien à la mystification du « Pacte de responsabilité ». Les batailles nationales, contre l’austérité, ou encore contre la « réforme » ferroviaire, portent la rupture nécessaire avec l’UE du capital. Les illusions électorales semées pour 2012 n’ont coûté que trop cher aux luttes, notamment aux grandes mobilisations pour les retraites.

Certains camarades redoutent une nouvelle journée d’action isolée, sans lendemain, à l’image de l’organisation décousue de la mobilisation contre l’ANI (« accord » de casse du code du travail et de libéralisation du licenciement). Ne laissons pas ce scénario se reproduire ! La lutte contre le « Pacte de responsabilité » peut et doit être très rassembleuse.

Ces dernières semaines, les ultraréactionnaires ont tenu le pavé. On remarque que ces soi-disant défenseurs de la famille ne défendent pas les allocations familiales ! Tout le débat politique est en train d’être dévié vers la droite et les seules questions de société. Il n’est que plus important de développer la mobilisation la plus large sur les questions économiques et sociales cruciales, avec des objectifs précis et clairs.   

Communistes, nous mettrons toute notre énergie à alimenter la bataille contre le « Pacte de responsabilité », à en démasquer le contenu, à faire grandir l’exigence de son retrait pur et simple, de la suppression de tout ce qu'il comporte, le CICE, les hausses de TVA.


LIENS VERS NOS TRACTS ET EXPRESSIONS PRECEDENTS :

Contre l’ensemble Pacte de « responsabilités »-TVA-CICE : Construire un front de lutte pour gagner maintenant, c’est possible !

« Pacte de responsabilité » : rien à négocier, tout à rejeter !

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