Loyers prohibitifs pour des « studettes »: le ministre obligé de reconnaître le scandale mais pour mieux le laisser faire !

11 Mars 2011 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Droit au LOGEMENT

Loyers prohibitifs pour des « studettes »: le ministre obligé de reconnaître le scandale mais pour mieux le laisser faire !

 

Manifestation contre les expulsions locatives, pour le droit au logement, samedi 12 mars 2011, 14h30 République

 

Article PCF & JC Paris 15

 

Les logements minuscules pour des loyers prohibitifs : jeunes, jeunes étudiants ou jeunes travailleurs, nous connaissons !

500 euros pour 13 m2 (38 euros du m2) c’est plus que courant à Paris. 600 euros pour 20m2 à partager à deux : c’est le lot commun. 515 euros, c’est le loyer moyen infligé aux étudiants. Même en « résidence » étudiante (dont les propriétaires profitent de tas d’aides de l’Etat) par exemple dans le 15ème, les loyers atteignent 550 euros pour 16m2 (35 euros du m2) sans l’électricité.

 

Cette situation est scandaleuse. Les jeunes et d’autres personnes à faibles revenus sont ponctionnés à 50%, 60% de leur budget uniquement pour assurer le minimum indispensable, dans des conditions d’exiguïté, parfois d’hygiène, intolérables. Les aides au logement sont directement captées par ceux qu’on doit appeler des marchands de sommeil, quel que soit leur statut.

 

Le 10 mars 2011, le ministre du logement Benoît Apparu a fait semblant de prendre conscience de cet état de fait.

C’est le signe que la contestation monte, que la situation est intenable.

Mais si Apparu dénonce le scandale mais c’est pour mieux le laisser perdurer. La veille, dans les colonnes du Figaro, il rassurait déjà les investisseurs en s’opposant à tout plafonnement ou gel des loyers…

Pour les « micro-surfaces », il ne propose surtout pas d’interdire les loyers prohibitifs. Que non ! Il propose de taxer davantage les propriétaires qui louent des surfaces de moins de 13m2 à plus de 40 euros du m2 uniquement sur la part dépassant ces 40 euros. Une toute petite taxation, peut-être, pour les cas les plus extrêmes, et à partir de 2012 !

 

De qui se moque le ministre ? Des mal-logés, des jeunes de l’ensemble de la population!

 

Mais puisqu’il est obligé de reconnaître le problème, allons-y encore plus fort !

 

Exigeons le gel des loyers en Ile-de-France, leur plafonnement pour les relocations, l’arrêt des expulsions !

Exigeons la revalorisationdes aides au logement !

Exigeons un plan d’urgence de construction de 600.000 logements sociaux, véritablement sociaux, en 5 ans, et de 80.000 chambres en Cité universitaire (évidemment avec arrêt des démolitions sauf insalubrité et des ventes de HLM) !

 

Il y en a assez que l’argent public soit détourné vers le financement du logement spéculatif sous forme de défiscalisation (dispositifs Robien, Sellier), assez que les pouvoirs publics ou les collectivités locales prétendent faire du « logement étudiant » en favorisant des spéculateurs privés, assez que le budget du logement soit amputé, assez que le financement du logement social par le Livret A soit remis en cause dans l’intérêt des banques privées.

 

Faisons monter la pression sur tous les décideurs jusqu’à gagner une autre politique ! 

 

Manifestation samedi 12 mars 2011 pour le droit au logement, contre les expulsions, aspect le plus grave de la crise du logement qui touche tout le pays :

14h30 République

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