Manifestation nationale pour l’éducation - Samedi 30 janvier 2010, 13h30 Denfert-Rochereau

29 Janvier 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Education nationale

Voir aussi nos articles et tracts:

- Retrait des décrets Chatel

- Non à la remise en cause des SES

- Lycées et régions

- Lycées professionnels (2008)


Manifestation nationale pour l’éducation

 

Samedi 30 janvier 2010, 13h30 Denfert-Rochereau

 

16.300 : c’est le nombre d’emplois que le gouvernement et le ministre Chatel veulent supprimer dans l’éducation nationale en 2010. Au total, cela fera 80.000 postes liquidés entre 2007 et 2012 si on laisse faire.

 

Les prétextes avancés par le pouvoir ne tiennent pas.

Le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n’a aucune justification  avouable. Quand deux profs partent à la retraite, le nombre d’heures de cours qu’ils effectuaient et préparaient n’est pas divisé par deux ! La population globale, la population scolaire (+ 45.000 dans le secondaire l’an prochain), les besoins de service public ne cessent d’augmenter au contraire.

Quant à invoquer la pénurie budgétaire : il n’y a qu’à faire des mathématiques simples pour voir que cela ne tient pas.

La suppression des 16.300 emplois est censée faire « économiser » 400 millions d’euros à l’Etat. Mais le gouvernement trouve juste ces 400 millions pour faire la guerre en Afghanistan, 700 millions pour la « prime à la casse », 700 millions pour rembourser des impôts aux plus riches avec le « bouclier fiscal », 1 milliard pour acheter des vaccins en trop aux laboratoires pharmaceutiques, 2,4 milliards pour supprimer la TVA dans la restauration, 32 milliards pour exonérer le patronat de cotisations sociales etc.

 

Non, la baisse des moyens à l’éducation, les « réformes » successives correspondent à un choix politique : celui d’affaiblir l’éducation nationale, de remettre en cause ses missions, ses principes comme l’égalité, l’objectif de réussite pour tous, le pluralisme et la laïcité, de développer peu à peu un marché privé lucratif de l’éducation.

 

Enseignants, agents techniques, lycéens, nous ne subissons déjà que trop cette politique avec les classes surchargées, les difficultés de remplacement, le temps de travail à rallonge, etc. sans parler du recul des salaires réels. L’abandon de la carte scolaire marque une volonté de renforcer la ségrégation spatiale et sociale. La remise en cause de la formation des enseignants et des concours vise à casser le statut et l’esprit de service public.

 

La « réforme » du lycée du ministre Chatel est l’illustration parfaite de la même politique malgré son rhabillage par rapport au projet Darcos de 2008. Elle s’applique à gérer la pénurie fabriquée de moyens en diminuant l’offre d’enseignement, les horaires de cours, en détériorant les conditions de travail. Pour casser le cadre égalitaire, elle met en place une « autonomisation » croissante des établissements facteur de nouvelles disparités, d’atteintes larvées aux statuts, d’intrusions des intérêts privés. Elle s’attaque à certaines matières comme l’histoire ou les sciences économiques et sociales, coupables de développer l’esprit critique des élèves.

                     

Combattre les décrets Chatel, gagner leur retrait, faire annuler les suppressions de postes : ces luttes sont essentielles pour inverser le choix du déclin de l’éducation nationale.

L’éducation n’est ni un coût, ni une source de profits financiers, c’est la condition du développement tout à la fois de l’individu, du citoyen, de la société et aussi de l’économie. Défendons l’éducation nationale, l’école publique et laïque !

La convergence d’intérêt avec les étudiants et les chercheurs, avec les personnels  hospitaliers, etc. que redoutait le gouvernement l’an dernier peut et doit se réaliser en 2010, avec bien d’autres catégories de salariés du privé et du public, se transformer en convergence de lutte, en unité d’action. Pour gagner !

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