Municipales 2014 à Paris, le choix du PCF départemental : toujours l’indécision !

19 Août 2013 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #PARIS

Municipales 2014 à Paris, le choix du PCF départemental : toujours l’indécision !

Information, PCF Paris 15, 18 août 2013


130818_Conseil_de_Paris.jpgLa consultation des communistes parisiens, initialement prévue fin juin, sur la stratégie d’alliance électorale pour les municipales de mars 2014 a été reportée sine die. Nous vous en informions dans Infos 15 n°89. Depuis rien de nouveau après le Conseil départemental du PCF 75 du 20 juin si ce n’est l’annonce (lue dans le Parisien du 25 juillet) que le « chef de file » parisien, Ian Brossat (autoproclamé ?) et des « chefs de file » par arrondissement seront présentés à la presse le 9 septembre. Cela n’a aucun sens de désigner d'abord des candidats sans avoir adopté auparavant une ligne d’ensemble. Nous ne nous imaginons pas dans le 15ème proposer des candidatures pour se retrouver en fin de compte faire-valoir d'Anne Hidalgo.

 

Le PCF-Paris se retrouve la seule formation politique à ne pas encore avoir défini sa stratégie. Cela ne serait pas bien grave, au contraire, si ce temps était utiliser à réfléchir collectivement à des propositions, un programme partant du bilan des mandatures Delanoë. Mais, rien de tout cela malheureusement ! Point de base commune de réflexion.

 

L’indécision relève de facteurs politiques extérieurs.


Le gouvernement Hollande déçoit profondément ceux qui ont cru à un changement, même minime à gauche. Plus encore que les autres, les Parisiens n’avaient pas d’illusions à se faire après 11 ans de social-libéralisme sous l’équipe Delanoë. Spontanément, bien des communistes parisiens se seraient prononcés en juin contre des listes derrière le PS.

 

Mais les élus PCF-Front de gauche sont dans une situation embarrassante. Comment s’émanciper d’Hidalgo au 1er tour (même pour mieux la soutenir au second) quand on a, au sein de l’exécutif sortant, collaboré fidèlement à l’ensemble de la politique municipale, dans l'exécutif, et que l'on ne peut même pas se prévaloir de critiques ponctuelles comme les Verts ? Et il est bien tard pour se différencier, même en image.

Deux conseillers de Paris, élus PCF en 2008, sur 8 ont choisi la cohérence (et le mépris des adhérents) en soutenant dès à présent Hidalgo: Alain L’Hostis (10ème arrondissment) et Pierre Mansat (20ème qui a, certes, quitté le PCF sitôt élu, avec ses indemnités). Nous n'osons imaginer pour quoi.

Par ailleurs, les opportunistes du Parti de gauche, à Paris comme nationalement, profitent de tout avantage tactique. Rien n’arrête ces transfuges du PS convertis à une posture « radicale » (dont beaucoup masquent mal leur anticommunisme). A Paris, ils ont déjà annoncé qu’ils déposeront des listes, en tout état de cause. C'est leur droit. Ils proposent au PCF Paris dans les rejoindre dans des listes "Front de gauche" mais fixent leurs conditions. Leurs arguments politiciens sont désarmants. 1 : Sans eux, pas de Front de gauche. 2 : Eux ne sont pas entachés de collaboration avec le PS. Sur cette base, ils prétendent à une répartition ahurissante des têtes de liste et des élus potentiels – quasiment la moitié pour eux – alors que leurs forces ne représentent pas grand chose dans les arrondissements, sinon une capacité de chantage.

Dans ces conditions, l’attentisme de la direction et des élus sortants du PCF 75 se comprend mieux. Les sondages sont contradictoires. C’est bien normal tant les Parisiens sont moins préoccupés par les prochaines municipales que les élus et prétendants. Le 8 juin, un sondage Ifop-JDD donne 6% au Front de gauche. Catastrophe ! Cela laisserait au mieux 2 ou 3 élus estampillés PCF et autant d’autres FdG (contre 10 au total aujourd’hui), et encore suivant le bon vouloir du PS. Le 3 juillet, un sondage CSA-BFM donne 9% au FdG. Soulagement! De quoi espérer conserver des places pour tout le monde ! Certains ne sont pas au bout de leurs émotions.

Dans la section du PCF Paris 15ème, ces calculs et ces conjectures ne nous concernent pas. Nous l’avons dit : dans le cas improbable de listes PCF indépendantes, ce qui est notre choix, nous nous tenons prêts. C’est la seule solution alliant clarté nationale et défense des intérêts des travailleurs parisiens.

Mais pour faire les forces d’appoints de sociaux-démocrates que l’on ne compte pas sur nous pour discréditer nos actions. Nous laissons la place ou les places à ceux qui y aspirent. Face au maire UMP dans le 15ème, tous les élus de la liste Hidalgo en 2008 sont d’ailleurs réunis dans un groupe commun : la « gauche ».

Plus que jamais, dans la période, notre priorité ira vers les luttes locales et parisiennes : la défense des entreprises, des services publics, notamment municipaux, des hôpitaux, des centres de santé, du logement réellement social etc.

Hidalgo n’a qu’un seul argument valable. Si elle perd, une droite revancharde pourra faire encore bien pire sur la base du propre bilan de Delanoë.

A cela aussi, communistes du 15ème, nous devrons réfléchir dans nos prochaines assemblées.

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Le Rhun 03/09/2013 20:49


J'attends avec impatience d'apprendre que le PCF présente une liste dans le 15° : que ça soit au plan national ou local, je ne braderai plus mon bulletin de vote pour le PS car je ne vois plus de
différence entre les actes de ce parti et ceux des partis de droiet : ce sont les mêmes "professionnels" de la politique qui nous enfument, formés dans les mêmes écoles, compromis auprès des
mêmes dirigents d'entreprises (cf Bolloré, son yacht et ses autoslib'). Ces pro de la politique n'ont souvent jamais tenu dans leurs mains un véritable bulletin de salaire à leur nom en dehors de
ceux récupérés de manière plus ou moins directe grace à nos bulletins de vote. Il faut cesser de soutenir une position de moindre mal comme nous l'avons trop souvent fait. Je compte encore sur le
PC pour cela. Sinon, pour le première fois, mais aussi peut-etre définitivement, mon bulletin sera blanc.