Nouvelle année : même politique antisociale ! Une seule voie pour la riposte : la lutte !

16 Janvier 2014 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Nouvelle année : même politique antisociale ! Une seule voie pour la riposte : la lutte !

PCF Paris 15, 15 janvier 2014

 

Les allocations familiales, ce qu’il en restera, demain, les familles se les paieront elles-mêmes !

 Voilà en substance ce que François Hollande vient d’annoncer dans sa conférence de presse du 14 janvier. Le patronat va être entièrement exempté des cotisations sociales familles : 35 milliards d’euros qui iront gonfler les profits et les grosses fortunes comme tous les cadeaux précédents accordés au capital. Plus ils en touchent, plus ils suppriment des emplois ! Les faits sont là ! Une grève est lancée à Sanofi, le géant pharmaceutique qui réalise 5 milliards de profits par an, investit en Chine et en Amérique, mais veut liquider encore 2000 postes qualifiés en France.

 En ce début d’année, la note est salée pour le plus grand nombre.

Les hausses de TVA vont prélever en moyenne 200 euros par an sur chaque ménage. Les transports SNCF/RATP ont déjà augmenté de 3%. Tout cela pour alimenter le CICE, « crédit d’impôt compétitivité » : 10 milliards de cadeaux au patronat en 2014 pour … peut-être 30.000 emplois créés selon l’Insee (330.000 euros par emploi !). 

Les tarifs de l’électricité ont discrètement augmenté également de 2,5% après les 5% d’août dernier, avec l’augmentation de la taxe hypocritement dénommée « Contribution au service publique de l’énergie » pour alimenter les profits d’EDF et des banques et leurs investissements à l’étranger. Les loyers continuent d’augmenter bien plus vite que les salaires et pensions. Le pouvoir entretient la pénurie de logements. Depuis septembre, 734 grandes entreprises ont engagé des plans de licenciement profitant de la casse du code du travail (ANI) votée en 2013.

A l’autre bout de l’échelle, les grandes fortunes enflent.

140115_gattaz.pngCelle de Liliane Bettancourt a atteint 24 milliards d’euros, celle de François Pineau, responsable de la casse de La Redoute, 11 milliards. A 13 milliards d’euros on retrouve celle de Serge Dassault qui profite d’une rente d’Etat pour les avions Rafale non vendus, des guerres françaises en Libye au Mali ou ailleurs, et qui profite aussi de la protection des politiciens qui viennent scandaleusement de voter au Sénat le maintien de son immunité parlementaire.

Pour 2014, la feuille de route de Hollande est la même : austérité des dépenses publiques et sociales, démantèlement des droits sociaux, privatisations, asservissement à l’Europe des monopoles, guerres dans le monde. Le tout avec un recours annoncé aux ordonnances pour esquiver même le débat parlementaire. La réalité est très différente de l’image cultivée par les media d’un président impuissant et maladroit. Comme Sarkozy, Hollande est un agent zélé et docile des intérêts capitalistes.

La colère explose dans le pays dans les milieux les plus différents. Le pouvoir est discrédité avec 22% de bonnes opinions. Il ne se passe pas une semaine sans que se développent des dizaines de lutte dans l’industrie, les services. La question est plus que jamais posée : sur quoi bute le mouvement social pour mettre en échec cette politique ?

L’impasse politicienne est flagrante. Elle a été soigneusement organisée. Communistes, nous ne faisons pas partie de ceux, y compris syndicalistes, qui ont semé des illusions sur un « changement » aux élections de 2012, comme nous ne voyons pas de « tournant libéral » en 2014. Ces illusions nourrissent la résignation d’aujourd’hui. Le gouvernement de « gauche » a ainsi réussi en 2013 à enterrer, avec sa nouvelle contre-réforme des retraites, le puissant mouvement de lutte de 2010. A côté du consensus droite/PS, le système monte en épingle le FN pour détourner la colère populaire des luttes.

En 2014 auront lieu deux élections, les municipales et les européennes. Nationalement, il n’y a pas de « changement » à en attendre.

La situation à Paris est exemplaire. D’un côté, Hidalgo et Delanoë, très proches lieutenants et amis de Hollande mènent une politique social-libérale depuis 12 ans. L’équipe compte être reconduite pour continuer. Dans le 15ème, Hidalgo a désigné à côté d’elle Mme Dominique Versini, ancien ministre UMP, chiraquienne revendiquée ! Quelques « cautions » de gauche sont appontées en places pour masquer cette réalité. Quelques ex-PS sont chargés de canaliser le mécontentement de gauche au 1er tour pour aider Hidalgo au second. Communistes du 15ème, nous ne mangeons pas de ces pains-là. A droite, Kosciusko-Morizet a bien du mal à trouver des critiques de fond à faire à Hidalgo tant leurs visions sont proches. Elle s’efforce assez lamentablement de séduire la bourgeoisie branchée et influente. Le système joue du FN pour maintenir le statu quo.

La campagne des européennes est réduite au minimum, quelques semaines. Le FN, mis en avant, est chargé de détourner l’attention, de détourner la protestation contre l’UE des luttes, de disqualifier l’opposition à L’UE et l’euro pour le compte des forces du consensus.

En 2013, certains syndicats ont ouvertement confirmé leur choix d’accompagner la politique du gouvernement et de rentrer dans le jeu du « compromis social » avec le Medef. D’autres de rechercher l’unité syndicale à tout prix. ANI, retraites : la bataille s’est réduite à un témoignage avant réconciliation avec la CFDT, partisan de ces contre-réformes. Contre le CICE, la TVA : il n’y pas eu de mouvement national. Le décalage est de plus en plus marqué entre le rejet des travailleurs de l’UE et l’alignement des directions syndicales sur la Confédération européenne des syndicats.   

Pour nous communistes, plus que jamais dans cette période, l’alternative politique ne peut venir que des luttes et de leur convergence sur des positions de ruptures pour commencer à faire reculer la politique du pouvoir.

Partout dans le pays, montent chez les usagers et chez les cheminots le refus de la dégradation du service public SNCF. La catastrophe de Brétigny montre à quoi mène la politique de privatisation. La « réforme » ferroviaire, qui en est la prochaine étape décisive, est programmée d’ici juin. Le rejet de la réforme ferroviaire peut et doit faire l’objet d’une lutte nationale et rassembleuse.

Peugeot-Citroën a réussi à liquider, finalement sans véritable encombre, l’usine d’Aulnay et 6000 emplois dans le pays. Voilà que l’on apprend que l’Etat va faire son entrée en force dans le capital pour faciliter l’alliance (la prise de contrôle ?) par le groupe chinois Dong Feng! Pour la même somme, il pourrait nationaliser dans l’intérêt de l’emploi et de la réponse aux besoins. Plus que jamais, exigeons la nationalisation !

Voilà deux exemples des positions de rupture que, communistes, nous voulons porter en débat avec vous, avec le mouvement social, avec ceux qui luttent et lutteront cette année.

De façon fondamentale, conscients du brouillage médiatique, nous défendrons aussi avec force cette année la nécessité de la rupture avec l’UE du capital, à la décliner concrètement dans les luttes avec le refus de l’application des traités et directives européennes, à nous battre pour l’abandon de l’euro, l’instrument économique mais surtout politique de la domination sur les peuples et leur expression démocratique de l’Europe des monopoles.

N’hésitez pas à nous rejoindre !

Bonne année 2014 de résistance et de luttes !   

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