Loi sur la dépendance : les menaces contre les salariés et les retraités se précisent

14 Juin 2011 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie

Loi « sur la dépendance » :

les menaces sur les retraités et les salariés se précisent.

 

 

Le projet de loi de « réforme » de la prise en charge de la « dépendance » pourrait être déposé par le gouvernement au milieu de l’été. Plusieurs rapports, discrets, confirment les menaces pour les retraités (hausse de la CSG notamment), les familles, les salariés qui risquent d’être amenés à payer seuls la solidarité nationale.

 

Le financement actuel de la dépendance, déjà insatisfaisant, est déjà mis en cause par la politique même du gouvernement.

Les ressources de département qui assurent l’essentiel du financement de l’APA, l’allocation personnelle d’autonomie sont gelées. Les versements de l’Etat au titre de la solidarité nationale ne suivent pas la hausse des allocataires.

La perte continue de pouvoir d’achat des retraités, - 20% en moyenne depuis 1993, aggravée avec la loi Woerth, pèse lourdement sur les ressources propres des personnes âgées dépendantes. Les familles sont mises à contribution à un niveau de plus en plus insupportable.

Plutôt que répondre à cette situation, le gouvernement veut l’utiliser, comme Sarkozy l’a d’ailleurs laissé entendre pour:

-          ponctionner, encore, les retraités en augmentant les taux de la CSG sur leurs pensions. Comme nous l’avions dénoncé, les retraités ne sont pas épargnés par le pouvoir, comme le Président a tenté de leur faire croire à propos de la loi Woerth.

-          mettre la main sur les quelques biens que, notamment les familles aux revenus modestes, auront durement réussi à rassembler, avec l’extension des remboursements sur succession. Mesurons l’hypocrisie du pouvoir qui sape les ressources du logement social, pousse à l’accession à la propriété pour mieux saisir les logements à la fin.

-          développer un nouveau marché au profit des assurances privées, un nouveau gâchis financier

La question de la perte d’autonomie est aussi un moyen récurrent de faire glisser vers la prise en charge de la dépendance des dépenses qui devraient revenir à l’assurance maladie et d’accroître les exonérations de cotisations patronales.

Un rapport de force existe pour s’opposer à ces projets du gouvernement, les mettre en échec sans attendre (sans doute en vain) 2012 !

La prévention et la prise en charge de la dépendance doivent suivre la logique vertueuse du service public.

Elles nécessitent une amélioration des politiques de santé publique et des moyens accrus (ex : pour la médecine du travail, la prévention de la maladie d’Alzeimer…).

Elles nécessitent un accroissement de l’offre publique de structures adaptées, de formation des aides à domicile, etc.

C’est le moyen de lutter contre ceux qui veulent faire du profit sur le dos des invalides.

En termes de financement, la prise en charge de la dépendance doit relever de la solidarité nationale, avec un engagement de l’Etat.

 

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cotty jean-Louis 14/06/2011 18:19



La casse du Service Public ne date pas d'aujourd'hui, elle à commencé avec le gouvernement socialiste et des ministres communistes dès 1983 avec la pause sociale. Dans le domaine de la
santé les effets sont dévastateurs, par une offensive sans précédents contre le droit pour tous à se soigner. La démolition systématique de la Sécurité Sociale mise en place par le Ministre
communiste Ambroise Croisat en collaboration étroite avec les organisations syndicales, et surtout la puissante CGT.A ce jour le patient est considéré comme un client, la santé une marchandise
qui peut rapporter  des sommes colossales pour le privé. Cette société capitaliste fait du profit avec le bien le plus précieux de l'être humain sa Santé.L'exemple Cubain dans ce domaine est
tout à fait remarquable. Le rapport de force est notoirement insuffisant entre les classes la borieuses et le grand Capital. Combien coûte chaque jour l'intervention française en Libye, en Irak,
en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, au Tchad.La liste est longue!!! Les caisses sont vides, mais les coffres-forts des multinationales françaises sont prospères en milliards d'euros...Le peuple
subit l'inacceptable, l'intolérable, et notre PCF s'affaiblit considérablement. Que la flamme de la résistance ne faiblisse pas. Faire vivre et renforcer le pcf est une priorité sur une base
anti-capitaliste, en refusant toute compromission avec les révisionnistes, ceux et celles qui veulent liquider notre parti.