RASSEMBLEMENT LE 17 NOVEMBRE POUR LA SECU PLACE CHERIOUX

16 Novembre 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie

La section du PCF Paris 15ème apporte son soutien plein et entier au rassemblement organisé par l'Union locale CGT du 15ème :

HALTE À LA CASSE DE LA SÉCU!

RENDEZ-NOUS NOS CENTRES DE SANTÉ
!
HALTE À LA RÉPRESSION ANTISYNDICALE !



MARDI 17 NOVEMBRE 2009 À PARTIR DE 12H
RASSEMBLEMENT CENTRE DE SÉCU
3 PLACE CHÉRIOUX 75015 PARIS (métro Vaugirard)

Mensonges d’État sur le déficit de la SECU

Le gouvernement prétend continuer la casse de la SECU en prétextant un pseudo déficit. En effet, alors que celui-ci est estimé  à 11 milliards d’euros, le rapport de la Cour des comptes est clair :

 

une partie des taxes sur le tabac n’est pas reversée à la Sécurité sociale, manque à gagner 7,8 milliards ; Sur l’alcool, idem, - 3,5 milliards ; sur les primes d’assurance, - 1,6 milliards.

la taxe des industries polluantes n’est pas reversée : manque à gagner, 1,2 milliards, idem pour la part de la TVA, - 2 milliards ; les retards de paiement pour les contrats aidés, - 2,1 milliards, et pour les entreprises, - 1,9 milliards.

Il faut rajouter à ces 20 milliards de recettes non perçues, les dizaines de milliards des exonérations patronales non compensées. La Sécurité sociale est viable à condition qu’on lui verse ce qui lui est dû.

 

Cependant aujourd’hui le gouvernement est forcé de reconnaître que ce ne sont pas les dépenses qui sont en cause mais bien les recettes qui se réduisent de façon importante. C’est l’aveu que ce ne sont pas les excès des assurés qui plombent la Sécu mais le pillage organisé par le gouvernement et ses cadeaux au patronat. Il veulent faire le même coup pour les retraites et ce dès 2010. Il faut agir !

 

Démolition de l’hôpital public,

Les hôpitaux publics sont étranglés financièrement. Le plan d’économie de 3007 millions d’euros imposé aux établissements de l’Assistance Publique, intervenant après les précédents, année après année met maintenant en danger de mort notre système de santé. Ce sont une nouvelle fois des fermetures d’hôpitaux, des restructurations, des suppressions d’emplois : 1200 sont supprimés rien que pour 2009. Il faut agir, personnel et usagers, et arrêter cette spirale infernale.

 

Et des centres de Sécu…

Les fermetures des centres de Sécurité sociale posent désormais un problème considérable aux usagers sociaux et aggravent les conditions de travail du personnel. Il faut savoir qu’en 1982 la CPAM de Paris comptait 55 centres de Sécurité sociale qui jouaient pleinement leur rôle de proximité et rendaient des services de grande qualité. Au 31/12/2008 il n’en restait que 22 à 26 (en comptant les points d’accueil spécifiques). Dans les 6e et 15e arrondissements existaient 6 centres au 31/12/2008, il n’en reste que 2 aujourd’hui. Les assurés sociaux sont ainsi obligés d’effectuer des déplacements plus longs (comme les usagers des hôpitaux) et, anomalie supplémentaire, ne sont même pas informés de la fermeture de leur centre. La direction de la CPAM Paris, comme La Poste, pensait qu’en installant des machines cela allait supprimer la venue des assurés sociaux à l’accueil. Paris raté !

 

Le traitement des dossiers fait, lui, l’objet d’un dépeçage monstre :

 

les nombreuses feuilles (saumon) des médecins sont dédiés à une boite postale dans le 10e. Il faut bien entendu payer un timbre !

les appels téléphoniques sont traités sur une plateforme en composant un seul numéro (3646),

les dossiers d’accidents du travail sont traités en un seul point dans le 12e et les assurés n’ont pas le droit de s’y rendre ni même d’appeler un interlocuteur.

Les dossiers d’indemnités journalières sont traités en 6 secteurs sur Paris sans là aussi que les assurés puisse s’y rendre ou téléphoner.

La nouvelle carte vitale est éditée par une entreprise privée et cela pose de nombreux problèmes de dysfonctionnements en cas de retour et de rejet de la demande de carte.

Le changement d’affiliation de caisse prend 1 mois à 1 mois et demi par manque de personnel. Idem pour les dossiers CMU.

 

Depuis juin tous les centres sont fermés le jeudi pour traiter les dossiers mais le problème n’est pas pour autant résolu alors que les prestations sont réduites, ce qui est anormal. Il y a besoin urgent de création massive d’emploi. Le personnel fait des efforts considérables, subit le mécontentement légitime des assurés mais voit chaque jour la situation s’aggraver…

 

Répression et harcèlement moral pour imposer ces mauvais coups

Il est bien évident qu’une telle politique antisociale engendre logiquement de forts mécontentements comme ont pu l’attester de nombreuses luttes. Il est tout aussi évident que pour faire passer ces mesures toutes les pratiques sont bonnes, pressions, intimidations, harcèlement moral, sanctions, répression antisyndicale puisque ce sont les délégués syndicaux qui animent les luttes…

 

A l’association Protection Sociale de Vaugirard, Fonds Marie-José Chérioux, 91 bis rue Falguière, atelier protégé, le délégué syndical CGT qui avait protesté contre le changement arbitraire de poste d’une jeune handicapée se voit harcelé de lettres de reproches à répétition (+ de 8 en quinze jours) et sanctionné d’un avertissement. Dans le même temps, il lui est demandé de réaliser des études les plus diverses, en plus de son travail, qu’il n’arrive pas à rendre à temps subissant de nouveaux reproches. La tension est telle qu’il se voit prescrire un congé de maladie pour cause d’angoisse.

 

Alors, qui est responsable de ces congés maladie et du coût qu’ils engendrent ? La gestion par le stress n’est-elle pas une cause de ces entreprises de démolition humaines qui peuvent se terminer, l’actualité récente nous le rappelle, par l’autodestruction du salarié ? Une personne qui ne peut plus lutter, se défendre, qui subit les brimades, les injustices quotidiennes, le harcèlement n’est-elle pas par nature sujette à ce type de comportement ?

 

Il s’agit là d’un système qui, partant de la logique de la valorisation de l’argent détruit l’être humain. La démolition de la SÉCU, celles des hôpitaux, la fermeture de Caisses répondent à cette logique. La réalisation de ces noirs desseins implique la mise au pas de l’Homme, c’est ce qui explique le harcèlement et la répression antisyndicale. C’est pour organiser la lutte sur ces questions, en lien avec le vécu quotidien de chacun, au plus proche du terrain que l’union locale CGT de Paris 15e de organise ce rassemblement durant lequel sera tenue une conférence de presse.

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