Rythmes scolaires : Delanoë se veut droit dans ses bottes. La lutte peut le faire reculer jusqu’au bout.

21 Mars 2013 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Education nationale

Rythmes scolaires : Delanoë se veut droit dans ses bottes. La lutte peut le faire reculer jusqu’au bout.  

Pcf paris 15ème, 20 mars 2013

REUNION SUR LES RYTHMES SCOLAIRES, JEUDI 21 MARS, 19h00, A LA MAIRIE DU 15ème


LUNDI 25 MARS, GREVE DANS LES ECOLES, A L’APPEL DES PRINCIPALES ORAGINISATIONS SYNDICALES

 

130321_greve_ecole.jpgPlus de 80% des enseignants des écoles parisiennes ont fait grève contre le passage à la semaine de 4 jours et demi dans les conditions locales et nationales envisageables en 2013. Ils ont reçu le soutien massif des parents d’élève, celui des personnels, animateurs et professeurs de la Ville de Paris concernés, eux-mêmes en lutte. Mme Hidalgo et M. Delanoë ont pu mesurer directement la détermination de la communauté éducative parisienne et ses raisons, à l’occasion de réunions publiques qualifiée de « houleuses » par les observateurs.

Malgré cette mobilisation sans précédent, le Maire de Paris a décidé d’imposer la semaine de 4,5 jours dès la rentrée 2013. Il s’est assuré du soutien de tout son exécutif, notamment des adjoints et du maire du 2ème arrondissement « écologistes » (Véronique Dubarry, René Dutrey et Jacques Boutault, de l’adjoint aux sports Front de gauche (Jean Vuillermoz). Ils cosignent la résolution que M. Delanoë entend faire voter au Conseil de Paris du 25 mars.

Leur conception de la démocratie « participative » ? La surdité, le mépris à nouveau que l’on pourrait résumer par la formule rituelle de la municipalité : « Nous faisons votre bien, vous le comprendrez plus tard ». C’est inacceptable.  

On voit aisément que les préoccupations politiciennes de M. Delanoë n’ont rien à voir avec l’intérêt des écoliers.

Après les défections de la plupart des grandes villes, gérées par la gauche ou la droite, son ami, le ministre Peillon risque de paraître complètement désavoué si Paris reporte également sa mesure phare sur les rythmes scolaires. Peillon a déjà tenté, et raté, une diversion avec la remise en cause des vacances d’été. Il se retrouve à découvert pour faire passer son projet de loi sur la « refondation de l’école ».

Faire passer la semaine de 4,5 jours dès 2013, c’est aussi pour Mme Hidalgo un moyen de sortir l’école et ses moyens des débats de la campagne des municipales de 2014.  

Communistes, nous ne changeons pas d’avis.

On ne peut pas imposer une mesure contre 80% au moins des personnes les plus concernées.

Oui, il faut revenir sur la « réforme » Darcos. Mais elle a supprimé les cours le samedi et non le mercredi, ce qui a des répercussions très différentes, et elle fait partie d’un tout avec les baisses de moyens humains et financiers subis par l’école depuis 2008.

Sans dispositions globales, notamment des financements à la hauteur, l’école le mercredi matin va représenter un nouveau recul, pour les conditions de travail et de vie des enseignants et pour l’encadrement scolaire et périscolaire des élèves.

Non, les premières concessions de M. Delanoë ne font pas le compte.

L’allongement démesuré de la pause de midi, dite « méridienne » était une aberration, en termes d’organisation du temps. Il est heureusement écarté. Enfin, il est question de créations de postes d’animateurs et de professeurs de la Ville mais l’engagement ferme porte seulement sur 80 et 25 postes en 2013 respectivement pour … 660 écoles. Enfin, il est question de la titularisation de personnels d’animation précaire mais c’est un autre débat que celui des rythmes scolaires.

Quant aux nombres de postes d’enseignants, de remplaçants, aux primes, c’est à un autre niveau que cela se joue. La municipalité de Paris ne fait qu’œuvrer à court-circuiter le débat national.

Les premières concessions de Delanoë montrent que la lutte commence à payer sur un dossier indéfendable. La mobilisation peut aller jusqu’au bout et gagner. Nous la soutenons entièrement.   

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