Soutien aux salariés des magasins DAMART qui ont décidé de se faire entendre !

24 Décembre 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #15ème

Soutien aux salariés des magasins DAMART qui ont décidé de se faire entendre !

Mardi  22 décembre, les 1720 salariés des 75 magasins DAMART implantés sur le territoire était appelés à débrayer entre 15h et 17h, à l’appel de l’intersyndicale CGT – FO – CFE-CGC – CFTC   pour protester contre la surcharge de travail, le manque d’effectif, le déficit de reconnaissance, contre des objectifs de « productivité » irréalistes et contre la précarité généralisée de leurs statuts.

 Selon les premières informations, le mouvement a bien été suivi dans toute la France, malgré de fortes pressions de la direction. Dans le 15ème, 100% des vendeurs (en fait surtout des vendeuses) du magasin DAMART situé 134bis rue Vaugirard ont fait grève. La vingtaine de salariés a diffusé une pétition devant le magasin. Les manifestations de solidarité des clients et des passants ont été nombreuses.

DAMART.jpgL’exploit n’est pas mince pour le premier mouvement de grève de l’histoire du magasin. Mais il n’en faut pas moins pour contraindre une direction, qualifiée de « sourde » par les employés, à entendre leurs revendications légitimes.

Depuis 10 ans, les conditions de travail se sont dégradées constamment, à tel point que l’on ne compte plus qu’un CDI à temps plein pour 5 employés. Plus de la moitié des vendeuses sont à temps partiel (avec des salaires inférieurs à 900, même 700 euros, par mois). Pourtant le manque d’effectif est criant. Les demandes de la clientèle sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Au dire des salariés, il faudrait être deux pour accomplir la charge de travail imposée à chacun.

L’Union locale CGT du 15ème  a apporté un soutien actif à cette initiative de lutte contre une situation connue dans de très nombreuses autres entreprises comparables de l’arrondissement.

Des représentants de la section du PCF 15ème ont également apporté leur soutien.

La dégradation des conditions de travail vécue chez Damart, comme ailleurs, est directement  à mettre en relation avec les profits gagnés par le patronat et les actionnaires et avec la politique qui les favorise.

La direction de Damart affiche des profits pour l’exercice 2008/2009 (hauts salaires des dirigeants déduits) de 11,4 millions d’euros, presque le double de ceux de 2007/2008 (6,4 millions). Où vont-ils ? L’assemblée des actionnaires du 12 novembre dernier a décidé d’en distribué 4,24 millions en dividendes pour, … les actionnaires eux-mêmes. C’est l’équivalent d’une augmentation des salaires de 120 euros par mois pour tous les salariés du groupe en France et à l’étranger.

Cela ne peut plus durer ! Les CDD, les contrats précaires peuvent et doivent être transformés en CDI, les contrats à temps partiel en contrats à temps plein.

La lutte des salariés de Damart appelle aussi, comme des milliers d’autres en France, de vrais changements politiques : la fin de la casse du code du travail, l’interdiction du temps partiel subi, la limitation des journées de travail éclatées, l’abrogation des cadeaux fiscaux au patronat, par exemple sur les heures supplémentaires, des exonérations de cotisations sociales patronales qui encouragent la pratique des bas salaires…

La montée des luttes et leur convergence peuvent permettre de faire reculer le patronat et le gouvernement, de leur faire ravaler leur arrogance. La lutte ouverte chez Damart fait entièrement partie de ce mouvement.

Les militants communistes sont dans le même mouvement et le seront en 2010.

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Usager DAMART pris en OTAGE 25/12/2009 12:00


Voilà une attitude bien franco-française !
Engager la confrontation avant la négociation !
Tout le monde est perdant : les salariés, comme les patrons, perdent de l'argent !
Et ces messieurs-dames là, bien au chaud dans leurs caleçons de laine, prennent en otage les clients dans une période de grand froid ! INACCEPTABLE !
Je n'ai plus qu'à expliquer à ma fille qu'elle doit grelotter tout l'hiver "à-cause-des-vilains-ca-pi-ta-listes-qui-exploitent-les-travailleurs". RIDICULE !
Vous dépeignez une situation à la ZOLA : on redescend sur terre et on DISCUTE !
C'est exactement le même exemple qu'à la RATP : le terrorisme syndical en lieu et place de la démocratie sociale. Ce pays me fait peur...