Tract convergences 24 novembre (version Balard)

20 Novembre 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

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Avec les postiers, les enseignants, les employés de banques à partir du 24 novembre,

CONVERGENCES pour une autre politique tout de suite

 

Pendant que le gouvernement endette le pays de 150 milliards d’euros rien que pour 2010, aux dépens des dépenses publiques et sociales utiles au plus grand nombre, mais pour alimenter les profits des multinationales et les revenus des plus riches,

 

Pendant que le chômage progresse de 50.000 victimes par mois, que les salaires réels baissent, que la vie de tous les jours devient plus difficile pour la majorité des salariés,

 

Pendant la vie politique médiatisée se concentre sur des rivalités de personnes et des combinaisons politiciennes pour les élections de 2012 pour nous laisser subir,

 

Des centaines de milliers de salariés résistent et se battent.

Leurs luttes affrontent toutes la politique du pouvoir au service du patronat et portent une exigence de rupture. Elles présentent toutes un caractère d’intérêt général.

 

Ainsi à partir du 24 novembre, les postiers engagent une grève reconductible avec leurs organisations syndicales face au projet de loi qui veut transformer La Poste en SA et casser le monopole public subsistant en « transposant » une directive européenne.

Des millions d’usagers ont déjà apporté leur soutien à cette bataille contre cette nouvelle étape de la privatisation, pour la défense d’un service public essentiel à la vie quotidienne, à la vie économique, à l’aménagement du territoire, à l’accès de tous aux services bancaires,etc aussi pour la défense de dizaines de milliers d’emplois directement menacés.

Un rapport de forces existe pour gagner le retrait du projet de loi, commencer à inverser le processus de privatisation. Une telle victoire débloquerait de nombreuses aux luttes et la perspective politique.

 

Le 24 novembre aussi, les enseignants et autres personnels de l’éducation nationale, des universités et de la recherche sont également appelés à la grève. Encore 16.000 suppressions d’emplois sont programmées pour 2010, cela fera 50.000 en cinq ans. Le projet de réforme du lycée le confirme : le pouvoir veut accélérer l’éclatement de l’éducation nationale, la marchandisation de l’enseignement. Des formations plus inégalitaires, plus chères pour les familles et les étudiants, répondant aux besoins à court terme d’un patronat qui organise le déclin de l’économie du pays : voilà son projet à long terme. Pour l’immédiat comme pour l’avenir, l’immense majorité de la population a intérêt à soutenir les profs.

 

Toujours ce 24 novembre, les employés de la Société Générale sont également appelés à la grève. La banque, comme ses sœurs, a repris de plus bel ses activités spéculatives, tout en continuant à facturer au prix fort ses services aux clients ordinaires. Elle affiche un profit insolent de 450 millions d’euros pour le seul 3ème trimestre.

Mais côté salaires, la direction de la Société générale propose 0,7% d’augmentation en 2010 tout en agitant la menace de suppressions d’emploi et en alourdissant la charge de travail.

Alors encore qu’on apprend que certains traders ont touché des millions d’euros de bonus, 10,75 millions pour un seul individu, en pleine « crise ». Inacceptable ! D’autant plus que le gouvernement lui a octroyé généreusement un prêt de 4 milliards d’euros qui a permis de faire considérablement remonter le cours de l’action et qu’il a renoncé à surtaxer de 10% les bénéfices des banques. Les revendications des agents de la Société Générale sont plus que légitimes. Elles posent la question de la reconquête d’un secteur financier nationalisé et souligne l’importance de la défense de La Poste publique.

 

Salariés, toutes ces batailles sont les nôtre. Dans le bassin d’emploi de la Plaine Balard, qui n’est pas concerné ? Certainement pas les salariés des Banques populaires après la fusion avec les Caisses d’épargne et la politique spéculative désastreuse téléguidée depuis des années par le pouvoir (Natixis)?

Certainement pas les agents de l’HEGP alors que 1150 suppressions d’emploi sont annoncées à l’Assistance publique !

Certainement pas les salariés de France Télévisions sur lesquels pèse la contre-réforme du financement du service public de l’an dernier !

Certainement pas les agents du PMU menacés par la perte du monopole sur les paris hippiques !

 

La libéralisation des jeux d’argent :

tout un symbole de la politique au service du Medef et du capital !

 

Ensemble, gagnons une rupture politique tout de suite ! Soutenons les luttes des uns et des autres et réciproquement !

 

 

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