Trains "Bombardier" en panne: le choix (Huchon-Perben) de la délocalisation se retourne contre les Franciliens

17 Avril 2011 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de l'industrie

Trains de banlieue Bombardier en panne : le choix du moins disant social et de la délocalisation se retournent contre les Franciliens

 

Les pannes se multiplient sur la ligne H du Transilien desservant une partie de la banlieue nord. Les nouveaux trains « Bombardier » mis en place depuis fin 2009 montrent de graves défauts de fiabilité au point que les livraisons ont dû être interrompues. 

 

En 2006, nous avons fait partie de ceux qui ont dénoncé le « contrat du siècle », la décision conjointe de la direction de la SNCF, du ministre des transports UMP Perben et du Président PS de la Région et du Syndicat des transports d’Ile-de-France, Huchon, de choisir le groupe canadien Bombardier comme maître d’œuvre plutôt que le groupe français Alstom.

 

Pour un marché de 1,8 milliard d’euros, 172 trains, ils ont choisi le moins disant social, la délocalisation, le sabotage d’une filière industrielle d’excellence en France, le sacrifice de l’emploi.

110417_Huchon_pepy.jpgPeu implanté en France, Bombardier a emporté le marché, de l’aveu du ministre de l’époque, en promettant des coûts inférieurs grâce à ses usines d’Europe de l’est (et avec des pièces venues de Chine). Huchon s’en était félicité : comme si le dumping social allait profiter au Franciliens.

 

Les usagers voient bien que non aujourd’hui !

Les salariés aussi. La CGT de la seule usine Bombardier située en France constate : « Il ne faut pas s’étonner de voir des pannes arriver quand on délocalise à tour de bras . La majorité de la production est faite ailleurs".

 

Il est temps de revoir ce contrat que Bombardier n’arrive pas à assurer. La seule chose que réussit Bombardier sans problème, c’est amasser des profits pour ses actionnaires (1,2 milliard de dollars canadiens en 2011).

Ce contre-exemple doit servir d’enseignement pour les autres régions.

 

L’entreprise nationale SNCF, la collectivité publique Ile-de-France, l’ensemble des régions, le gouvernement peuvent et doivent miser sur l’emploi et la production, sur le développement des nouvelles technologies en France, au plus près des besoins (dans l’immédiat avec une coopération Alstom-Bombardier).

Et arrêter les discours hypocrites sur le « patriotisme économique ».

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cotty jean-Louis 17/04/2011 14:14



Oui assez d'hypocrisie! priorité à l'emploi local! Halte aux délocalisations. Mr Huchon est un loyal serviteur du capitalisme, en bon social-démocrate! et il faudrait voter pour ces politiciens
véreux, à la présidenteille! plus tôt le vote blanc.